[RP] La guerre franco-angevino-bretonne (21 avril - 26 mai 1454)

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[RP] La guerre franco-angevino-bretonne (21 avril - 26 mai 1454)

Message par Dandolo le Lun 12 Oct 2009, 18:20

Le récit qui suit n'est pas définitif. Il est destiné à figurer dans les archives afin de contribuer à l'histoire des RRs. Il n'est pas complet, se veut objectif, c'est la raison pour laquelle je vous demande de bien vouloir l'amender de renseignements manquants, erronés - des oublis orthographiques aussi - afin qu'il reflète une certaine objectivité. Merci d'avance.
Rekkared



La guerre franco-angevino-bretonne (21 avril - 26 mai 1454)
Par Rekkared


Prologue

Ce récit est destiné à être conservé aux archives. Si vous avez des modifications à apporter, poster à la suite du dernier message. Les jours de fêtes, sont ceux de Saints Médiévaux.

Les prémices de la guerre
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Dimanche XI des calendes de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Vendredi 21 avril 2006

En ce jour de la Saint Marcellinus, bien avant les matines - après le milieu la nuit -, suite à la déclaration de la Reyne Nathan lors de la présentation de la liste Bretagne Unie Indépendante, les Normands s'agitèrent à leur tour.
De sources concordantes [1], une mobilisation larvée de plusieurs provinces limitrophes de la Bretagne fût effectuée à l'instigation du Seigneur Thierry pour le compte de son suzerain, afin d'envoyer en éclaireurs des éléments phookaistes vers Fougères, ce qui permettait de douter de l'ardeur de l'agitation normande.
En effet, débattue au conseil de Normandie, l'option de l'engagement a connu une obstruction de la part de Monseigneur Lescure, Cardinal Camerlingue, qui déclara que la décision de la guerre contre la Bretagne relevait seulement du conseil et non d'initiatives privées. Mais plus inattendue fût la réaction du duc de Normandie sur les Phookaistes qui leur interdit d'attaquer l'Artois.

Le soutien normand semble donc plus intéressé que politique comme viendrait le confirmer les propos de Cronos sur le Seigneur Thierry, qui aurait négocié avec les phookaïstes, y vit une opportunité stratégique pour déclencher les hostilités avec la Bretagne. Mais les phookaïstes y virent un prétexte pour redorer leur blason un peu terni.

Les Bretons attendirent avec inquiétude et incrédulité le dénouement de ce processus, alors que les négociations de Cholet battaient leur plein.

Restait à savoir si le Berry, qui venait de signer une alliance forte avec la Normandie, était au courant de cette stratégie.

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Mercredi VII des nones de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Lundi 1er mai 2006

En ce jour de la Saint Philippe, bien avant les matines - après minuit -, la Curie romaine lança une appel solennel à la raison à tous les fidèles en ces termes [2] :

« La Sainte Eglise de Dieu a eu vent de la Guerre qui se prépare, et regrette amèrement les conséquences qui s'ensuivront. Il est triste de voir les aristotéliciens se battre entre eux quand l'hérésie ne suscite que peu de réactions, alors qu'elle est un danger bien plus pressant et menaçant.
Dans cette optique, voir les dirigeants éminents des duchés français se lier d'amitié avec les hérétiques phookaistes de Normandie pour attaquer l'Aristotélicienne Bretagne nous cause la plus grande douleur. Le doigt de Dieu est sur ceux qui s'allient avec les serviteurs du mal, et la défaite de l'Ost Royal sera inéluctable si une oeuvre purificatrice n'est pas accomplie.

Si la Normandie ne se convertit pas, elle entraînera dans sa chute les armées du Roi. Ducs et comtes de l'Ost, combattez l'hérésie en votre sein, sinon vous vous faites les serviteurs du mal. »
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Jeudi VI des nones de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Mardi 2 mai 2006

Le lendemain, jour de la Saint Athanasius, bien avant les matines - après le milieu la nuit -, les autorités bretonnes rendirent publics deux traités d'amitié :

L'un avec deux comtés du Royaume d'Angleterre [3] :
Les principaux points portèrent sur :
- L'entente culturelle : Langue et traductions, favoriser les échanges entre les villes de chaque duché et comté et un financement spécifique pour ces actions.
- L'entente politique : tenue d'ambassades et concertation bimensuelle sur les affaires courantes.
- L'entente militaire : discussion entre états majors sur des actions conjointes, soutien logistique en cas de guerre offensive justifié, soutien matériel et humain en cas de guerre défensive.
- L'entente judiciaire : coopération suivant le jus soli, statut du breton non citoyen aux prévenus anglois, poursuites étendues pour les criminels, veto possible des infractions non politiques.
- L'entente commerciale : discussions et échanges favorisés, clause de la nation la plus favorisée, affirmation de la recherche de la prospérité commune.

L'autre avec l'Anjou [4] :
Les duchés de Bretagne et d'Anjou ont signé un traité d'amitié dont les principaux points sont :
- Le souhait de voir régner une paix durable entre les deux Etats
- La coopération judiciaire et économique sur la base du volontariat
- L’entente commerciale
- La coopération et partage d'informations
- La reconnaissance de la religion aristotélicienne comme religion d'Etat
- La reconnaissance par le duché d'Anjou de l'indépendance bretonne

Ce dernier traité ne comportant toutefois aucune clause militaire.
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Vendredi V des nones de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Mercredi 3 mai 2006

Le surlendemain, jour de la Saint Alexandre, peu après les complies - le soir -, depuis une abbaye grégorienne de la région de Dieppe où il est actuellement en convalescence, le cardinal Nolivos, primat de l’Eglise gallicane, adressa un message aux fidèles Aristotéliciens du Royaume de France, concernant la crise entre la Bretagne et la Normandie rapporté par JLam [5] :

« En tant que primat de l'Eglise gallicane, je souhaite apporter mon point de vue aux fidèles Aristotéliciens du Royaume. Je voudrais leur rappeler qu'en tant qu'Aristotéliciens, ils doivent fidélité au Roy de France, monarque de droit divin, Lévan III et à ses représentants. Je leur demande donc de ne pas prendre les armes dans ce conflit et de laisser les troupes royales faire leur travail. Concernant le caractère religieux que semble revêtir ce conflit, je demande à la cour d'appel du royaume de France d'ordonner la tenue d'un tribunal extraordinaire pour juger le cardinal - carmerlingue Lescure dès la fin des hostilités. Je tiens aussi à réaffirmer aux fidèles phookaïstes que l'Eglise gallicane ne leur ferme pas la porte, bien que la charte de Normandie soit désormais caduque. »
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Lundi veille des nones de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Samedi 6 mai 2006

Le jour de la Saint Jean, bien avant les matines - milieu de la nuit -, des rumeurs sur les réactions des comtés & duchés du Royaume de France parcouraient ledit Royaume [6]. Ainsi :

L'Anjou affirmerait son amitié avec la Bretagne et dénoncerait les affabulations dans cette affaire. De plus, l'Anjou n'autoriserait pas le passage dans sa province aux osts hostiles à la Bretagne & honorerait son alliance auprès de la Bretagne si une guerre venait à être déclarée.

Le Berry, regretterait la tournure militaire que prennent les évènements ainsi que le risque de voir le sang d'aristotéliciens couler & proposerait sa médiation en encourageant la Curie à en faire de même.

Le Dauphiné-Lyonnais estimerait la Bretagne Françoise de principe & de cœur, & considèrerait le conflit à venir comme fratricide. Le Conseil provincial insisterait qu'elle ne mobiliserait pas, préférant une difficile négociation à la guerre.

De l'autre côté de la Manche, le Conseil du Sussex condamnerait fermement les déclarations visant à amorcer une guerre en Bretagne. Il soulèverait la question de l'action du Roy Lévan III dans l'affaire et dénoncerait le fait que : « les ordres de levée de l'Ost Royal ne proviennent pas de sa Majesté Lévan III, mais bien du Grand Connétable de France, lui-même agissant sous les ordres des Pairs de France ».

Le comte des Flandres Lilin, quant à lui, attendrait & suivrait les ordres officiels du Roy, & insisterait sur le fait que toute personne Flamande se joignant à l'Ost sans son aval serait accusée de haute trahison. La duchesse de Champagne aurait tenu les mêmes propos aux Champenois.

En Normandie, les débats seraient houleux et la population partagée vis-à-vis des décisions du conseil. Le corps ecclésiastique aristotélicien se range derrière la paix et prône le retour au calme.

Pour le reste, aucune déclaration officielle n'était encore rendue publique, & les populations restaient divisées.

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Mercredi VIII des ides de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Lundi 8 mai 2006

Le surlendemain, jour de la Saint Michel Ange, bien après les complies - le soir -, le Roy de France Lévan III répondait publiquement à la duchesse de Champagne. [7]

Le Roy déplorait l'envenimement de la crise, & déclarait être opposé à la guerre avec la Bretagne, préférant trouver une issue diplomatique, ceci afin d'éviter de faire couler inutilement le sang.
Le Roy invitait donc le Conseil de Champagne à « protéger la terre de Champagne des troubles et des complots que certains indépendantistes de Bretagne ne manqueraient pas de fomenter », en n'hésitant pas à « adopter des lois d'exception permettant le jugement rapide des personnes suspectées d'être liées aux Bretons. »
Le Roy annonçait aussi prendre à sa charge le surcoût lié à la sécurité du duché de Champagne. La Champagne ne lèverait donc aucun ost pour soutenir l'un ou l'autre des camps.

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Vendredi VI des ides de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Mercredi 10 mai 2006

En ce jour de Saint Maiolus, vers les complies - le soir -, messire Erasmus, Comte de Charroux et Porte-parole du Comté du Poitou, annonçait aux Poitevins la proclamation de la loi martiale sur l'ensemble du comté par décret de la Comtesse Era, suite à une agression sur les personnes de la Comtesse Era, Comte Erasmus et de sa fiancée, damoiselle Emolas. [8]

Le Comte précisa que cette agression n'était pas revendiquée par les autorités angevines. Le Duc Tydual d'Anjou en éclaircit d'ailleurs les circonstances, & une accord de paix fût conclu entre les deux Comtés.

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Mardi veille des ides de mai de l'an de Pâques MCDLIV
Dimanche 14 mai 2006

En ce jour de la Saint Boniface, après les matines - milieu de la nuit -, le Grand Maître de France Heraklius fît une annonce suite à la mobilisation de l'ost royal. [9]

Dans sa diatribe, il affirmait que les Bretons ont pris d'assaut Avranches & leurs alliés Anglois, Lisieux, villes de Normandie.

Puis, le Roy lui-même s’est exprimé en public en ces termes : « Des frondeurs bretons ont cru devoir franchir la frontière et attaquer les villes d'Avranches et de Lisieux.

Nous ordonnons, sur tout le territoire du Royaume, l'arrestation et la mise en détention immédiate de tout personne suspecte de collaboration avec la mutinerie.

Les personnes qui se seront rendues coupable de tentative de révolte ou d'appel à la révolte seront pendues. »

La ville de Lisieux fût ensuite reprise & par Ordre du Roy Lévan III de Normandie, la guerre déclarée à la Bretagne et à ses alliés, & Tydual, duc d’Anjou, dès lors considéré comme félon et traître à la Couronne.

La guerre entre la France d'une part, la Bretagne & l'Anjou d'autre part.

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Jeudi XVII des calendes de juin de l'an de Pâques MCDLIV
Mardi 16 juin 2006

En ce jour de la Saint Pérégrin, d'après le récit des vétérans des deux camps, l'ost royal, formé de diverses compagnies et conrois des provinces fidèles à la France, vint mettre le siège devant Saumur en Anjou, après quelques escarmouches qui obligèrent les troupes angevines à s'enfermer dans la place.

Le duc Tydual fût contraint à la trêve & mais le lendemain, l'hôtel de ville de Saumur fût pris par un certain Chibax, & la ville livrée au Roy & ce, malgré la trêve...

Dans les jours qui suivirent, il y eu une autre bataille à La Flêche, dont le récit ne nous est malheureusement pas parvenu.

Epilogue
_________________
Dimanche VII des calendes de juin de l'an de Pâques MCDLIV
Vendredi 26 mai 2006

Le Roy fît un discours annonçant le traité de Tours qui clotûrait la guerre & le rétablissement de la concorde au sein du Royaume :

« Peuple du Royaume de France,

Vous avez participé avec bravoure et droiture à la guerre contre l'extrémisme breton et ses alliés félons : à Lisieux, à Avranches, à Fougères, à Saumur, à La Flêche, vous avez versé votre sang pour le Royaume et pour la Couronne. Le Roi, le Grand Maître de France et les plus hauts dignitaires du Royaume, la cour des pairs, vous remercient. Ils remercient tout particulièrement les Duchés de Normandie et de Touraine, en première ligne dans cette lutte fratricide.

Nous pouvons le dire : les Bretons ne sont probablement les ennemis ni des Normands, ni des Tourangeaux ni d'aucune autre province. S'il est vrai qu'il existe en leur sein quelques extrémistes pour lesquels la religion même ne constitue pas un rempart à la vilenie, d'autres en revanche méritent la considération et le respect.

Dame Nathan, tout comme nous, désire la paix. Nous rentrons de Tours où, dans la cathédrale de l'archevêque, nous avons signé un traité définissant clairement les liens qui nous unissent elle et nous. Puisse ce traité apporter paix et prospérité à tous, au sein du Royaume de France.

Par ailleurs, la Grande-duchesse nous a assuré que tous les prisonniers qu'elle détient seraient libérés ; nous lui avons fait la même promesse en retour.

Depuis quelques jours, d'aucuns ont tenté de rendre inaudible le message du Roi de France : certains en le faisant passer pour belliqueux, d'autres pour lâche. Pourtant, nous n'avons jamais cessé d'affirmer avec force que nous désirions la paix, et que nous étions prêts à faire preuve de la plus grande fermeté pour la maintenir. Notamment, nous n'avons jamais appelé à la démobilisation de l'Ost - il s'agit là de rumeurs malveillantes et infondées.

Au contraire, nous n'avons jamais faibli dans notre soutien à l'Ost, qui seule à permis de faire naître les conditions d'un dialogue raisonnable entre les parties en conflit. Nous lui renouvelons ici l'expression de notre gratitude.

La mobilisation et les combats ont entraîné des dépenses en or et en sang. A effet de compensation, nous demandons aux autorités des Comtés et Duchés qui ont été partie prenante aux conflits contre les extrémistes bretons et contre le félon Tydual, de présenter au Grand Maître de France leurs doléances financières argumentées et étayées, ainsi que les listes exhaustives des combattants et de leurs faits d'armes. »

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Re: [RP] La guerre franco-angevino-bretonne (21 avril - 26 mai 1454)

Message par Dandolo le Lun 12 Oct 2009, 18:21

Voici le traité de Tours, dont la source est perdue :
Traité de Tours

Proposition 1 : Le Roi de France, en la personne de Lévan III de par la grâce du Divin, reconnaît le titre de Grand-duc de Bretagne, reconnaît en Nathan son titulaire, et reconnaît la qualité de Grand-duché autonome à la Bretagne.

Proposition 2 : Nathan, Grande-duchesse de Bretagne, reconnaît Lévan III, par la grâce du Divin Roi de France légitime, et reconnaît sa souveraineté.

Proposition 3 : Afin de sceller cette charte unissant la Bretagne à la France, la Grande-duchesse Nathan rendra hommage au Roi de France Lévan III, en se présentant devant lui à Paris.

Proposition 4 : À chaque changement des titulaires du titre de Roi de France ou du titre de Grand-duc de Bretagne, la cérémonie scellant ce pacte devra être reconduite.

Proposition 5 : La Hérauderie bretonne restera autonome et assurera respect des règles de la Hérauderie royale

Proposition 6 : La noblesse bretonne restera autonome et différenciée de la noblesse royale.

Proposition 7 : La noblesse bretonne renonce à ses droits de faire partie de la pairie royale.

Proposition 8 : Les cours bretonnes resteront autonomes et différenciées de la pairie royale.

Proposition 9 : Le Grand-duc de Bretagne est donc naturellement écarté du droit d'élire un Roi.

Proposition 10 : La cour d'appel bretonne restera autonome. Cependant, un observateur français sera nommé par la pairie royale et approuvé par le Grand-duc breton afin d'assister aux séances de la cour d'appel bretonne. Les personnes juridiquement françaises et ne pouvant être considérées comme bretonnes auront la possibilité de faire appel à la cour d'appel royale. Ce sera alors à l'observateur français de la Cour d'appel bretonne de déférer l'appel auprès de la cour royale.

Proposition 11 : Le Grand-duc de Bretagne s'engage à ne pas nuire au Roi de France, à sa famille ni à ses biens.

Proposition 12 : En cas d'attaque de la Bretagne de la part d'un pays étranger, le Roi de France proposera son aide afin de la défendre.

SA Dame Nathan, Grande-duchesse de Bretagne
SM Lévan III, Roi de France

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Re: [RP] La guerre franco-angevino-bretonne (21 avril - 26 mai 1454)

Message par Kerraaoc le Jeu 13 Oct 2011, 17:33

(d'après Raphaël de Montauban)





En Normandie :

Tout commença au cours de l'an de grasce 1453, la Normandie, domaine sous protection royale, est alors un Duché avec un poids démographique, stratégique et culturel relativement important sur le plan du Royaume de France. Outre le fait qu'elle cultive un esprit revanchard et haineux à l'encontre de son voisin breton, elle dispose d'une armée relativement motivée (troupes régulières : environ 40) et pouvant présenter un potentiel offensif non négligeable.
Le jeudi veille des nones d'avril de l'an de Pâques 1453 est élu le nouveau gouvernement du Duché de Normandie (Mardi 4 Avril 2006)


• Répartition des voix :

1. "Consommons Alcools Liqueurs Vins et Amours" (CALVA) : 67.4%
2. "Renouveau Normand" (RN) : 32.6%

• Répartition des sièges :

1. Duc : Wakuma (CALVA)
2. Bailli : Aegidius (CALVA)
3. Capitaine : Rohana (CALVA) puis Blackney (CALVA)
4. Commissaire au commerce : Blackney (CALVA) car démission, remplacé par Dunhyll
5. Commissaire aux mines : Lescure (RN)
6. Connétable : Salômbo (CALVA)
7. Juge : Claudal (CALVA)
8. Porte-parole : Cronos (CALVA)
9. Prévôt des maréchaux : Sashann (RN)
10. Procureur : Akane (CALVA)
11. Suppléants : Erillion (RN), Ruhtra (RN) - démission -



Un conseil aux personnalités constrastée, parfois incompatibles, comme en témoignent les nombreux rixes et joutes qui ponctuent les débats du conseil, entre les personnes issues de CALVA et celles issues de RN. Une illustre opposition entre les Sieurs Blackney, Aegidius, et Cronos, tous trois officiers de l'armée normande, d'un côté et son Eminence Lescure et Messire Sashann de l'autre. Après quelques jours seulement après son élection, le Sieur Blackney démissionne, et disparaît de la scène publique.

Tandis que les tensions avec la Bretagne se concrétisent, une dissension apparaît entre ces différents protagonistes : les premiers déploieront leur énergie à préserver la Normandie de la Bretagne même si cela signifie engager les hostilités, tandis que les seconds maintiendront leur ferme opposition à un quelconque conflit entre la Normandie et la Bretagne.

Cependant les premières semaines de mandat passent sans que personne ne puisse se rendre compte de l'imminence de la guerre.


En Bretagne :

En l'an de grasce 1453, la Bretagne, toujours officiellement province françoise, est un Duché d'une puissance incomparable dans le Royaume. Fort de son armée à la fois nombreuse et expérimentée, la Bretagne nourrit depuis l'aube de sa création des vélléités indépendantistes vis à vis de la Couronne, plus ou moins tolérées sans qu'aucun texte officiel rende effective cette indépendance. Son économie florissante, ses nombreuses ressources, ainsi que son influence dans d'autres duchés, notamment avec l'Anjou et la Champagne, en font incontestablement le premier Duché des Royaumes.

Héritière de plusieurs générations de listes ducales, la liste Bretagne Unie Indépendante (B.U.I) a été présentée aujourd’hui aux Bretons pour le prochain scrutin ducal et frappe par le retour à la vie publique d'un certain nombre de personnalités éminentes manifestement motivées par le maintien d'une indépendance bretonne, mise régulièrement en cause par ses voisins. Première entre tous, la Reyne Nathan de Bretagne a rassemblé autour d'elle d'anciens ducs ou élèves de ceux-ci dans un programme de rassemblement et d'unité des Bretons, face à la menace extérieure. Figurent également Pit51, précurseur de l'autonomie marseillaise, Gomoz de Penthièvre que tous croyaient retiré du monde depuis la Fronde, aux côtés de personnages plus énigmatiques comme Myrlin le Dagsit, jeune clerc inconnu du monde il y a deux mois.

• La Liste Bretagne Unie :

1- Nathan
2- Amalric36
3- Pit51
4- Myrlin dit le Dagsit
5- Mat
6- Gomoz
7- Evenice06
8- Gwellañ
9- Golgol
10- AhDouais
11- Rowenda
12- IZI



La nouvelle Reyne de Bretagne réinvestit une nouvelle fois le leitmotiv de l'indépendance bretonne dans son discours, irritant considérablement les autorités royales françoises. Parmi le gouvernement, nombreux sont les Bretons farouchement opposés à la France et faisant preuve parfois d'un profond et actif sentiment anti-françois.






Après la déclaration de la Reyne Nathan lors de la présentation de la liste Bretagne Unie Indépendante, c'est du côté des Normands que l'agitation prend de l'ampleur.
Des sources concordantes annoncent une mobilisation en sourdine de plusieurs voisins de la Bretagne coordonnée par le Seigneur Thierry, alors Grand Connétable de France pour le compte de son suzerain Sa Majesté Levan III de Normandie, souverain de toutes les provinces et possessions françoises.

Le conflit prend une tournure plus complexe, lorsque que les rumeurs persisantes font état de l'originalité du plan, qui consiste en la mobilisation et l'envoi en éclaireurs de troupes phookaistes vers la ville bretonne de Fougères, ce qui laisse toutefois planer de nombreux doutes sur l'ardeur de l'engagement Normand.

En effet, débattue au conseil de Normandie, cette option a connu une obstruction de la part de Monseigneur Lescure, Cardinal Camerlingue, qui a déclaré:
" On peut faire une guerre contre la Bretagne, décidons le en conseil, interdisons les initiatives privées qui n'honorent personne, faisons une oeuvre belle et honorable. Si ce groupe de Phookaistes attaque la Bretagne comme des brigands et que nous les soutenons alors je devrais quitter le conseil tout simplement. Les Normands ont peut-être le sang chaud, ce n'est pas une raison pour se conduire comme des barbares stupides"

Plus inattendue est la déclaration du Duc normand, Wakuma de St-Lô sur les Phookaistes.
"Sachez qu'à l'origine ils voulaient attaquer l'Artois mais je leur ai interdit."

Mais il est important de noter que les phookaïstes sont une part très infime de la population normande, et que la force militaire qu'on leur prête se révèle finalement très surestimée.

Mais la rumeur fait malgré tout son chemin, et le sujet semble semer le trouble en Normandie. Le Vicomte d'Yvetot, Messire Cronos déclara même:
"Le Seigneur Thierry a négocié avec ces phookaïstes pour qu'il déclenche les hostilités. Eux y voit un prétexte pour redorer un blason phookaïste un peu terni et lui y voit une opportunité stratégique pour déclencher la guerre totale avec la Bretagne immédiatement après. Nous ferions mieux de suivre le mouvement et en retirer ce que l'on peut. Comme du fer ou du blé ..."

Pendant ce temps se déroulent les négociations de Cholet, entre Bretons et représentants de l'autorité royale, destinées à mettre une fois pour toute un terme à la polémique passionnée de l'indépendance bretonne Celles-ci battent leur plein mais ne semble guère aboutir sur des accords, ni même des espoirs d'apaisement.

Dans chaque camp les troupes se mobilisent, les Normands tentent de gonfler au possible leurs rangs, tandis que les Bretons s'organisent aux frontières de leur Duché. La guerre, non officiellement déclarée, est considérée comme imminente, et on assiste à un jeu diplomatique dans lequel chacun attend un signe, un ordre pour passer à l'action.


Les troupes normandes mobilisent...






• Le Lundi 1er mai 1453 : La Curie romaine lança une appel solennel à la raison à tous les fidèles en ces termes:
"La Sainte Eglise de Dieu a eu vent de la Guerre qui se prépare, et regrette amèrement les conséquences qui s'ensuivront. Il est triste de voir les aristotéliciens se battre entre eux quand l'hérésie ne suscite que peu de réactions, alors qu'elle est un danger bien plus pressant et menaçant.
Dans cette optique, voir les dirigeants éminents des duchés français se lier d'amitié avec les hérétiques phookaistes de Normandie pour attaquer l'Aristotélicienne Bretagne nous cause la plus grande douleur. Le doigt de Dieu est sur ceux qui s'allient avec les serviteurs du mal, et la défaite de l'Ost Royal sera inéluctable si une oeuvre purificatrice n'est pas accomplie.

Si la Normandie ne se convertit pas, elle entraînera dans sa chute les armées du Roi. Ducs et comtes de l'Ost, combattez l'hérésie en votre sein, sinon vous vous faites les serviteurs du mal"

Pendant ce temps, effectivement, l'Ost Royal mobilise et rappatrie en son sein de nombreux nobles, chevaliers, et homme du rang prêts à porter les armes contre l'impétueuse Bretagne.

• Le 2 mai 1453 : la Bretagne et l'Angleterre s'unissent dans un traité d'amitié. Ainsi la Perfide Albion, ennemie héréditaire de nostre sainct royaume de France, fait cognoistre implicitement son sentiment sur le conflit.
En outre, ce traité comprend une coopération militaire, qui ne laisse planer aucun doute sur les intentions de la Bretagne.

Dans le même temps, s'unissent également la Bretagne et l'Anjou dans un nouveau traité d'amitié, mais qui ne comporte cette fois ci aucune clause militaire de manière officielle.

• Le 4 mai 1453 : Le Grand Maître de France, le Comte Heraklius de Montbazillac, a confirmé officiellement la mobilisation des troupes de l'Ost Royal, demandant à chaque sujet du Royaume de France de se tenir prêt à porter les armes et défendre la grandeur de leur Royaume. Celui-ci affirme ainsi que :
« Depuis bien trop longtemps la Bretagne s'abroge le droit de lancer des affronts au Royaume de France sans que celui ne réagisse. Cela n'a que trop duré, et il est temps à présent de relever le gant lancée par celle ci afin de laver l'humiliation faites à notre Royaume. »

La guerre contre la Bretagne et ses alliés l'Angleterre et l'Anjou, est officiellement déclarée bien que l'on considère le conflit comme déjà effectif à partir du 21 avril 1454.

• Le 7 mai 1453 : Sa Majesté le Roi Lévan III, prend acte des plaintes de l’Eglise et, suivant la recommandation des Pairs Alsbo et Heraklius, il vient de surseoir à l’exécution du Cardinal Lescure. Son Eminence, le Cardinal Lescure est le Cardinal à la position la plus élevée dans la hiérarchie de l’Eglise. Il est en outre Archevêque de Normandie. Son Eminence, soucieuse de la diffusion de la foi et du dogme se heurtait depuis quelques temps à l’hérésie phookaïste sévissant en Normandie et dont les violations répétées de la charte de Normandie n’assuraient plus le libre culte.
Le pouvoir normand mis alors en accusation le Cardinal, sous la charge de haute trahison, avançant que Son Eminence avait transmis à Rome des informations confidentielles concernant le Duché de Normandie.
Le procès fut conduit dans des circonstances plus ou moins obscures et le prévenu fut condamné à mort le samedi 6 mai 1454, ce qui provoqua l’indignation de la communauté aristotélicienne. Cependant, le Roi ordonna la tenue d’une Haute Cour de Justice afin d’étudier les charges retenues contre le Cardinal. D’ici là, le Camerlingue demeura sous la protection du Roi.

• Le 10 mai 1453 : Alors qu'il attendait son transfert sous bonne garde en sa geôle du château de Rouen pour être jugé par la Haute Cour de Justice, Monseigneur Lescure, Cardinal Camerlingue de l'Eglise, fut poignardé par un inconnu. Son décès, violent et soudain, émut et indigna la communauté aristotélicienne du Royaume de France.


Assassinat du Cardinal Lescure






• Dès l'annonce de la mobilisation des troupes du Royaume de France, l'armée de Normandie, sous l'égide du Capitaine Rohana, secondée par le Général des Léopards Normands Sieur Laguiff de Gacé, le Général de Cavalerie Sieur Keitaro, le Général des Archers, Sieur Olrik, et enfin l'Amiral de la flotte de guerre, le Vicomte Cronos, reçoit du Grand Connétable de France Messire Thierry, l'ordre le [date] de marcher sur la ville de Fougères, où est stationnée une importante garnison de troupes bretonnes. La médiocre qualité des renseignements et le manque de coordination dans la chaîne de commandement à ce moment sera la cause de ce que l'on appellera plus tard le "désastre de Fougères".



• L'armée normande, dont le camp était établi à Avranches, prend donc la route vers la Bretagne. Malgré la vaillance légendaire et la motivation sans faille des troupes normandes, celles-ci, mal préparées, peu expérimentées et en infériorité numérique, se heurtent brutalement à un contingent breton nombreux, coordonné et discipliné, qui ne laisse guère entrevoir d'issues possibles aux soldats normands, qui stoppés dans leur élan, sont victimes du manque de communication de l'Etat-Major Royal et des aurorités ducales normandes. L'ordre de prendre la ville est pourtant toujours valide, bien que le Maire breton, Messire Kenshiro entend tenir le pouvoir jusqu'au bout, ayant déjà pris les dispositions pour préserver les stocks de vivres et les richesses municipales. Mais toutes les tentatives pour faire chuter la cité fougéroise échouent inmanquablement, et l'armée normande piétine tandis que les soldats et officiers normands sont systématiquement mis en procès par les autorités bretonnes. Le sentiment d'abandon fait son chemin parmi les rangs des soldats normands. Tandis que le Capitaine Rohana s'interroge sur la poursuite de la lutte armée contre Fougères, des Normands bien connus, tels que Don Rodrigo et le Sieur Petgaz d'Orbieux, dans un ultime pied de nez aux Bretons, ouvrent dans la partie de la ville occupée une taverne phookaïste.






• Au moment même où la situation normande devient critique, Messire Blackney, Vicomte de Montgommery, suppléa au Capitaine Rohana en reprenant les rênes de l'armée normande à Fougères, et ordonne le repli stratégique sur Avranches La contre-offensive Bretonne ne se fait guère attendre, celle-ci profite de la libération de Fougères pour entreprendre l'invasion de la Normandie.

• D'innombrables troupes bretonnes pénètrent le territoire Normand, et s'avançent jusque devant les majestueux remparts d'Avranches, devant laquelle ils mettent le siège. La mairesse de la ville, Dame Julik, adopte alors la stratégie similaire de son homologue fougérois, en mettant en lieu sûr le trésor avranchinais. Les autorités ducales décrètent alors l'état d'urgence, et le Connétable et le Prévôt instaurent l'enrôlement de troupes supplémentaires pour défendre la patrie normande. Les troupes Bretonnes s'avançent même jusqu'à Bayeux, où le Maire, Messire Faraneith, pris par surprise, demande l'aide de troupes supplémentaires, mais celles-ci commençent à manquer.


La contre-offensive Bretonne surprend les Normands...

• Ainsi, au nom du respect de l'Alliance du Nord, les Artésiens et les Flamands entendent honorer leur serment auprès de leur alliée la Normandie, qui essuie au début seule le coût de la guerre contre la Bretagne. Le Duc Wakuma décidera ultérieurement de leur rendre hommage pour leur assistance plus que bienvenue dans ce moment critique de la guerre contre la Bretagne.

• Avranches, pillonnée par la machinerie de guerre bretonne, subit les assauts répétés des cohortes ennemies, n'hésitant pas à narguer les habitant. Ceux-ci, galvanisés par un ardent sentiment patriotique, refusent de se laisser aller au désespoir, et tentent d'éteindre les incendies provoqués par les projecticles incendescents de l'ennemi. Les soldats Normands, comme le valeureux Alcann, neveu du capitaine Blackney, le Lieutenant Hagar, le soldat Théodomis de Grailly, font payer cher à l'ennemi chaque pas en avant. Mais Avranches tient bon, et déjà les Alliés commençent à affluer sur le Front de l'Ouest : les Artésiens, menés par le Capitaine d'Artois, Sieur Aconit, les Flamands dirigés par le Capitaine des Flandres Sieur Jeanjacob, des chevaliers de l'Ordre de la Licorne, et le groupe armé des Protecteurs d'Angel dont faisait partie Sieur Zegaut, alors Maire de Dieppe.


Avranches pillonnée par les troupes bretonnes

L'armée bretonne s'enlise, se brisant chaque jour que Dieu fait sur les murailles de la cité avranchinaise, malgré la chute de la muraille sud qui se termine par un carnage sanguinaire dans les rues d'Avranches...






• Le 9 mai 1453, des troupes angloises, désormais alliées des Bretons, pénètrent la frontière sud de la Normandie sans être inquiétés, alors que la plupart des forces armées normandes sont concentrées dans la partie occidentale du Duché. Cette incursion sur le territoire Normand aboutit à la prise de Lisieux, lors d'une attaque sournoise ayant eu lieu dans la nuit, provoquant ainsi la chute du maire alors en place, Sire Godvador, remplacé par une Angloise répondant au nom de Psggirl.

• La chute de la ville, jusqu'ici épargnée par les âffres de la guerre suscitent l'émotion et l'émoi au sein de la population, jusqu'à atteindre les oreilles du Roy Levan III, qui ne se retint pas de réagir vivement, afin de s'exprimer sur cette guerre le 14 mai 1453 après plusieurs jours de silence de sa part :
"Des rebelles bretons ont cru devoir franchir la frontière et attaquer les villes d'Avranches et de Lisieux.
Nous ordonnons, sur tout le territoire du Royaume, l'arrestation et la mise en détention immédiate de tout personne suspecte de collaboration avec la mutinerie.
Les personnes qui se seront rendues coupable de tentative de révolte ou d'appel à la révolte seront pendues."

La ville de Lisieux fut reprise le lendemain. Et l'ardeur à bouter hors de Normandie l'envahisseur Breton et ses alliés fut ainsi démultipliée.


Les Anglois chassent le Maire de Lisieux et prennent le contrôle de la mairie

• La contre-attaque normande s'organise, le Capitaine Blackney, le Général Laguiff et l'Amiral Cronos élaborent avec leurs alliés flamands, artésiens, licorneux et les protecteurs d'Angel une stratégie visant à couper la retraite Bretonne et à harceler leurs troupes en plaçant sur les chemins du bocage normand de part et d'autre d'Avranches assiégée de véritables groupes de guérilla surentraînés, dont certains étaient des gens d'armes chevronnés et expérimentés tel que le chevalier de la Licorne Birkut ou son frère le chevalier TT.

• Devant l'imprenable forteresse d'Avranches, l'ennemi bat péniblement en retraite le [date], et tombe dans le piège mortel ainsi mis en place. De nombreux ennemis tomberont dans cet étau implacable. Tandis que le Duc de Normandie et son conseil se félicite de la fin du siège d'Avranches et de la tentative d'invasion du territoire Normand, les derniers soldats Bretons sont systématiquement pourchassés jusqu'à la frontière britanno-normande ou traduits devant la Cour de Justice de Normandie par le Juge Claudal de Lillebonne.
De son côté, le magistrat Breton, Sire Gwellãn, pris d'une ivresse vengeresse, fait condamner de nombreux prisonniers de guerre Normands à de lourdes peines de prison, au détriment des règles élémentaires de la Justice dans les Royaumes.


Les alliés du Nord harcèlent les troupes Bretonnes qui font retraite

• Le 26 mai 1453, au lendemain des batailles qui ont eu lieu en Bretagne et en Normandie, le Roy fît un discours annonçant le traité de Tours qui clotûrait la guerre et annonçait le rétablissement de la concorde au sein du Royaume :
« Peuple du Royaume de France,
Vous avez participé avec bravoure et droiture à la guerre contre l'extrémisme breton et ses alliés félons : à Lisieux, à Avranches, à Fougères, à Saumur, à La Flêche, vous avez versé votre sang pour le Royaume et pour la Couronne. Le Roi, le Grand Maître de France et les plus hauts dignitaires du Royaume, la cour des pairs, vous remercient. Ils remercient tout particulièrement les Duchés de Normandie et de Touraine, en première ligne dans cette lutte fratricide.
Nous pouvons le dire : les Bretons ne sont probablement les ennemis ni des Normands, ni des Tourangeaux ni d'aucune autre province. S'il est vrai qu'il existe en leur sein quelques extrémistes pour lesquels la religion même ne constitue pas un rempart à la vilenie, d'autres en revanche méritent la considération et le respect.
Dame Nathan, tout comme nous, désire la paix. Nous rentrons de Tours où, dans la cathédrale de l'archevêque, nous avons signé un traité définissant clairement les liens qui nous unissent elle et nous. Puisse ce traité apporter paix et prospérité à tous, au sein du Royaume de France.
Par ailleurs, la Grande-duchesse nous a assuré que tous les prisonniers qu'elle détient seraient libérés ; nous lui avons fait la même promesse en retour.
Depuis quelques jours, d'aucuns ont tenté de rendre inaudible le message du Roi de France : certains en le faisant passer pour belliqueux, d'autres pour lâche. Pourtant, nous n'avons jamais cessé d'affirmer avec force que nous désirions la paix, et que nous étions prêts à faire preuve de la plus grande fermeté pour la maintenir. Notamment, nous n'avons jamais appelé à la démobilisation de l'Ost - il s'agit là de rumeurs malveillantes et infondées.
Au contraire, nous n'avons jamais faibli dans notre soutien à l'Ost, qui seule à permis de faire naître les conditions d'un dialogue raisonnable entre les parties en conflit. Nous lui renouvelons ici l'expression de notre gratitude.
La mobilisation et les combats ont entraîné des dépenses en or et en sang. A effet de compensation, nous demandons aux autorités des Comtés et Duchés qui ont été partie prenante aux conflits contre les extrémistes bretons et contre le félon Tydual, de présenter au Grand Maître de France leurs doléances financières argumentées et étayées, ainsi que les listes exhaustives des combattants et de leurs faits d'armes. »

• Dès le 26 mai 1453, des conseillers ducaux de chaque Duché belligérant se retrouvent autour d'une table pour négocier la libération des prisonniers de guerre et la levée des charges contre ceux-ci. Celles-ci se soldèrent par une trêve fragile, engoncée dans une atmosphère haineuse et méfiante qui s'installa durablement entre ces deux voisins.


Les négociations de paix entre les belligérants sont tendues

Bilan pour le Duché de Normandie :

Celui-ci sortit de cette guerre exsangue et meurtri. Il n'acquit ni richesses, ni biens, ni terres, mais bien au contraire accusa un déficit budgétaire abyssal (-800 000 écus selon certains témoignages de l'époque), les richesses ducales ayant été englouties dans les dépenses liées à la défense du Duché, de ses villes et de son château. Beaucoup moins matériel mais somme toute fois beaucoup plus important sont les séquelles invisibles à l’œil nu que laissèrent dans le cœur du peuple Normand les blessures morales infligées par l'abandon et la non considération du sacrifice normand par les représentants de l'autorité royale, dont le paroxysme se traduira plus tard par la défiance normande vis à vis du Roy et de l'Eglise. Au niveau diplomatique, les relations entre Normands et Bretons sont désormais réduites à des contacts restreints pour le moins peu courtois et laconiques.

Les seuls points forts que l'on pourrait noter sont l'unicité dont le peuple Normand fit preuve durant le conflit, et la mise en lumière des difficultés stratégiques et techniques rencontrées par l'armée normande durant cette guerre. Le futur Connétable et Capitaine de Normandie Sire Vinkolat de Bayeux, s'inspira des déboires et des erreurs des troupes Normandes pour donner une nouvelle impulsion à celle-ci et la réorganiser en un véritable ost n'ayant rien à envier à la soldatesque royale.


Bilan pour le Duché de Bretagne :

Le lendemain de la guerre a pour la Bretagne le goût de la victoire amère : certes, grâce au Traité de Tours, nul ne peut contester l'indépendance de la Bretagne, qui acquiert donc sa propre cour d'appel, et son propre office héraldique ; la Reyne de Bretagne est enfin reconnue comme souveraine en ses terres, ne répondant désormais plus de l'autorité royale. Mais le Grand Duché de Bretagne supporte lui aussi le coût de la guerre et son pesan d'or : les finances ne sont plus aussi florissantes qu'il n'y paraissait, et la réputation de la grande armée bretonne apparaît dès lors comme surestimée. Les rapports de force entre la Bretagne et la Normandie s'équilibrent peu à peu, cette dernière modernisant son infrastructure, l'organisation de son Ost et de ses forces armées. La Bretagne perd également, et ce définitivement le soutien, du moins officiel de la Champagne, seul l'Anjou devient désormais l'allié traditionnel du Grand Duché. La haine et l'aversion qu'éprouvent de nombreux François au sortir du conflit joueront également contre les affaires diplomatiques de la Bretagne. Cependant la Bretagne reste néanmoins la grande gagnante de la 1er guerre Royaume de France/Bretagne&Anjou.


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Source: Le Château de Rouen

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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre franco-angevino-bretonne (21 avril - 26 mai 1454)

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