Traité sur la condition féminine par Branatole

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Traité sur la condition féminine par Branatole

Message par Dandolo le Lun 02 Nov 2009, 15:42

Branatole a écrit:

Contrairement à ce que l’on peut croire, le moyen age était une période relativement libre pour la femme. A l’inverse, la renaissance est la période sur laquelle la femme dans son ensemble a perdu ses droits …. Et même son statut d’être vivant.
Je vais tenter, dans le traité qui suit, de rétablir quelques vérités et tordre le coup à certaines idées reçues.

Dans un premier temps, nous allons voir les droits des femmes, puis l’amour courtois pour finir par le mariage.

Le Droit des femmes.

En règles générales, les femmes du peuple et de la bourgeoisie avaient une grande liberté : elles étaient majeures à douze ans, étaient considérées comme aptes à gérer leurs biens, choisir leurs mari … et même voter. Quoique le vote n’était autorisé que pour les femmes en ayant le statut social.
De même, elles avaient la possibilité de pratiquer un grand nombre de métier.

A l’inverse, les femmes nobles étaient brimées. Elles sont issues de châteaux, c'est-à-dire d’un univers violent et viril où elles ne comptent guerres. Elles n’étaient guerres plus considérées qu’une monnaie d’échange pour accroître ses biens et assurer sa descendance. En effet, elles étaient liées à leurs terres.
Souvent fois, les fillettes nobles étaient promises à des hommes plus âgés … défois même dès leurs naissances. Néanmoins, il ne faut pas négliger leurs rôles puisque lorsque leurs époux étaient à la guerre ou à la chasse, c’était à elles de gérer les biens du couple.

L’amour courtois

LA dame, c'est-à-dire l’épouse du seigneur, jouissait d’un immense prestige dans le cœur des guerriers.
Le chevalier devait se montrer prêt à offrir sa vie pour sa mie, tandis qu’elle le protége de son amour en lui inspirant vaillance et courage.

L’amour devient alors un art, une exaltation de l’âme et une délicieuse souffrance

Il en résulte quelques points importants à noter :
_ L’amour est forcement adultère. En effet, comme expliqué avant, les mariages nobles étaient des mariages arrangés … la passion ne pouvait donc être trouvé qu’ailleurs.

_ L’amour exige le secret. Non seulement car c’est un amour adultérin, mais aussi car c’est considéré comme une chose trop grave pour être même seulement prononcé.


_ La dame était toujours de condition sociale supérieure à celle de son amant.
L’attitude de ce chevalier célibataire devait être humble, réservé et soumis. Il est l’équivalent de la « femme objet » de l’époque. Il n’était que son vassal, d’une loyauté et d’une fidélité sans faille

_ La dame est lointaine, inaccessible. Dans sa conquête amoureuse, le chevalier était confronté à des obstacles et des épreuves tels que le mari jaloux ou l’éloignement de la personne.
Il fallait être prêt à mourir pour l’élue. En contre partie, la dame pouvait accorder à son chevalier servant un baiser, une étreinte ou le plaisir de l’admirer nue.

_ La chasteté était à la fois l’épreuve et la récompense suprême. Lors d’une cérémonie, la dame était couchée au côté de son amant et vérifier ainsi que son amant est capable de la respecter alors qu’il est dans une situation terriblement tentatrice.
Lors de cette cérémonie de l’assag (ou l’essai), tous les subterfuges érotiques étaient autorisés à condition de ne pas en venir au fait.

Le mariage

Le consentement des deux conjoints était nécessaire. Evidement, la cérémonie était bénite par un prêtre bien que quelques exceptions aient eu lieu.

Afin de protéger la femme de son mari, il lui était ordonné de constituer un douaire (capital). Le montant était fixé à un tiers, et plus exceptionnellement à la moitié, de ses biens.
Lorsque la femme meurt, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation était une chose omise et l’adultère sérieusement condamné.

Le divorce n’était autorisé qu’après enquête de moralité et dans trois cas précis :
En cas de stérilité ou d’impuissance
En cas de consanguinité
Et enfin, si l’un des deux conjoints aspire à entrer dans les ordres. C’est ainsi que de nombreuses femmes se sont retrouvées dans des couvents.


On peut donc constater que les femmes étaient bien plus libres et protéger à cette époque que ce que les croyances nous laisse entendre.

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