CHAPITRE XV. Manière de mouvoir une légion en bataille, et des armes des centurions et des triaires.

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Message par Legrandalsacien1 le Dim 01 Mai 2011, 20:48

CHAPITRE XV. Manière de mouvoir une légion en bataille, et des armes des centurions et des triaires.


Pour voir à présent comment on range une armée en bataille, prenons, par exemple, une légion, dont la disposition servira de plan pour en ranger plusieurs ensemble. La cavalerie se place sur les ailes ; l'infanterie commence à se former par la première cohorte de la droite ; la seconde se place de suite en ligne ; la troisième occupe le centre ; la quatrième se range à côté ; la cinquième la suit et forme la gauche de la première ligne. Les ordinaires, les autres officiers et tous les soldats qui combattaient dans cette première ligne, devant et autour des enseignes, s'appelaient le corps des princes, tous pesamment armés ; ils avaient des cuirasses complètes, des grèves de fer, des boucliers, de grandes et petites épées, cinq flèches plombées dans la concavité de leurs boucliers, pour les lancer à la première
occasion, et deux armes de jet ; une grande, qui est le javelot, et une petite, qui est le demi-
javelot ou le dard. Le javelot était composé d'un fer de neuf pouces de long, triangulaire, et
qui était monté sur une hampe de cinq pieds et demi : on exerçait particulièrement les
soldats à lancer cette arme, parce qu'étant bien jetée, elle perçait également les cuirasses
des cavaliers et les boucliers des fantassins. Le demi-javelot avait un fer triangulaire de cinq
pouces de long, sur une hampe de trois pieds et demi.

La seconde ligne, où étaient les hastaires, était armée comme celle des princes, et se formait à la droite par la sixième cohorte ; la septième se plaçait de suite ; la huitième occupait le centre ; elle était suivie de la neuvième, et la dixième fermait toujours la gauche. Derrière ces deux lignes, on plaçait les férentaires ou les légèrement armés, que nousappelons à présent escarmoucheurs, ou gens déterminés ; les écussones, armés d'écus ou de grands boucliers, de flèches plombées, d'épées et d'armes de jet, à peu près comme le sont presque tous nos soldats aujourd'hui ; les archers, armés de casques, de cuirasses, d'épées, d'arcs et de flèches ; les frondeurs, qui jetaient des pierres avec la fronde ou fustibale, et les tragulaires, qui tiraient des flèches avec des balistes de main ou des arbalètes.

Après toute cette armure légère, les triaires, armés de boucliers, de casques, de cuirasses complètes, de jambières de fer, de l'épée et du poignard, de flèches plombées et de deux armes de jet, formaient une troisième ligne. Pendant l'action, on les faisait demeurer baissés
un genou en terre, afin que, si les premières lignes étaient battues, cette troupe fraîche pût
rétablir les affaires, et rappeler la victoire de son côté.
On fera observer, en passant, que les porte-enseigne, quoique gens de pied, avaient des
demi-cuirasses et des casques couverts de peaux d'ours, avec le poil, pour se donner un air
plus terrible ; mais les centurions avaient des cuirasses complètes, de grands boucliers et des casques de fer, comme les triaires, avec cette différence que les centurions portaient leurs casques traversés d'aigrettes argentées, pour être plus facilement reconnus de leurs
soldats.

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