Etude Philosophique sur les Hommes et leurs conditions de vie

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Etude Philosophique sur les Hommes et leurs conditions de vie

Message par Invité le Ven 09 Mai 2008, 08:48

Etude Philosophique sur les Hommes et leurs conditions de vie.

Cette
étude, travaillée par Don Angelo Della Rosa, sur les Hommes dans leur
globalité est faite pour sensibiliser les politiciens, les classes
moyennes ainsi que les vagabonds sur le sens de leur vie, de leurs
préoccupations de chaque jour.
L'Etude aura été, espérons-le,
poussée au maximum afin d'éviter un oubli facheux venant contrecarrer
les arguments avancés. Bien sûr, toutes théories méritent d'être
détruites par d'autres arguments afin de construire une étude solide et
concrète. Sachant que la vérité n'existe point, que l'universalité
n'apparaîtra aucunement dans cette feuille et que les éventuels "je"
utilisés désignent une globalité, un ensemble et ne représentent point
là une généralité incassable que l'on ne peut détruire par des
arguments censés. A vous donc de faire fonctionner les neurones qui
sont vôtres afin d'enrichir ce dossier.



I) Qu'est-ce qu'un homme / autrui?

Un
Homme était, est, sera toujours un individu, donc indivisible. Une
personne à part entière qui détient des pensées à elle, des gestes
propres à sa vie, une conscience personnelle, une insconscience de
même... Bref chaque Homme fonctionne de la même façon et c'est ainsi
que l'on pourrait nommer autrui, mon "alter ego". Oui, aujourd'hui nous
usons de ce terme pour désigner la partie manquante à notre être, notre
amour, la personne qui continuera la vie à nos côtés. On dit cela suite
au très bon mythe de Jupiter cassant l'Homme en deux parts, une femme
et un homme qui sont ainsi séparés et doivent se rechercher toute la
vie, c'est le but de chaque homme.
Mais alter signifie autre, et égo
veut dire moi même. Autrui est donc un autre moi- même. Je poserai donc
la question suivante: pourquoi perçoit on l'autre comme une personne
totalement différente? Comme une personne qui ne mérite de vivre,
d'être connue, d'être appréciée alors que c'est un autre moi?
Tout
simplement parce qu'il y a des façons d'agir qui sont différentes à la
nôtre. Des gestes qui peuvent être mal perçus et des attitudes qui
deviennent donc hostiles.

Mais il faut savoir que tout Homme a
donc sa propre conscience et sa propre sensibilité, ce qui fait de nous
des êtres vivant supérieurs, non point des animaux "L'Homme en prenant
conscience d'être un animal cesse de l'être". Par conséquent nous avons
d'autres préoccupations que celles d'autrui et cela remonte à la
préhistoire lorsqu'un homme cherchait à construire et l'autre à
chasser. Il y a donc une conception de la vie différente et une
mentalité autre qui change les rapports vis à vis d'autrui.
C'est
ainsi que nous pouvons être choqués par l'attitude d'autres qui ne font
point la même chose que nous, nous sommes par conséquent victimes d'une
imcompréhension que nous ne cherchons pourtant pas à défaire.
C'est
donc à partir de là que la différence se marque le plus et que nous
sommes donc confrontés à l'incompréhension des autres et que décennie
par décennie nous nous renfermons par nous même et perdons contact avec
l'autre puisque nous perdons confiance en autrui.

C'est à partir
de là que vient une suite incessante de questions comme: que pouvons
nour faire contre cela? Comment faire confiance à autrui? Comment
percevoir une nouvelle fois autrui comme moi-même et non pas comme une
autre personne?
Toutes ces questions ne trouveront sûrement jamais
de réponses vu la gravité de la situation qui fait que maintenant, en
1455, les nobles snobent les pauvres et les pauvres ne cherchent point
à réfléchir et se soumettent aux nobles. C'est ainsi que les
différences sociales apparaissent et qu'il y a alors des changements
d'avis, des divergeances sur la politique et la gestion des provinces,
des royaumes...


II) Les Paysans peuvent-ils être heureux?

De
nos jours, nous constatons que les paysans semblent heureux, et en quoi
pouvons nous juger cela? Leur lieu de rendez vous est la taverne où ils
boivent pieusement, ou plutôt copieusement pour oublier qu'ils boivent.
Ils s'amusent et expriment leur joie dans des danses populaires, des
chants célestes et des jeux ahurissants.
Pouvons nous donc être sûrs que le paysan est heureux?
Généralemement
les paysans sont ignares, ne sachant lire et écrire: ils se contentent
à creuser la terre meuble sans penser au lendemain ou à leur condition,
ce pourquoi les hommes politiques arrivent à leur fin en les enfonçant
dans l'inconscience.
Mais justement, l'homme est heureux car il ne
se pose aucune question, il fait ce pourquoi il pense être fait, il se
dit indispensable à une société et ne voit donc rien d'autre que son
rôle crucial pour les autres et pour lui.
Il pense alors qu'il est un rouage de la société et que les autres ont besoin de lui comme lui a besoin des autres.

Cependant,
pour reprendre les politiciens, ceux-ci leur parlent, leur disent des
choses que les paysans ne peuvent comprendre et devant un talent de
réthorique à ne point défier, le paysan tombe sous le charme et est
manipulé par ces politiciens. En quelque sorte, le paysan est heureux,
mais non libre, sa conscience est enchaînée à un desespoir de ne point
pouvoir comprendre et bénéficier d'un savoir important.
C'est ainsi
que vient la question suivante: si un homme est indépendant, qu'il vit
seul, admettons dans les montagnes fertiles, il a de quoi vivre chaque
jour et personne ne vient lui parler. Peut il être heureux?
Non
car il n'utilise point non plus sa conscience, il vit chaque jour en
faisant les mêmes gestes spécifiques et inés. Il est en quelque sorte
une machine voire un animal seul.
Après tout, nous pouvons aujourd'hui affirmer que l'homme ne vit en société que par intérêt.

Et
pourquoi pouvons nous l'affirmer? Aujourd'hui nous voyons que la
société est une machine monumentale où toutes les personnes ont un rôle
spécifique, où toutes les personnes travaillent pour les autres et ont
des personnes qui travaillent pour eux. Une chaîne gigantesque et
indestructible, la boucle bouclée.
Le boulanger a donc besoin du
meunier qui lui a besoin de bléiculteur. L'Homme ne peut faire tout
cela seul, ou alors en y prenant un temps fou et il n'y trouve aucun
intérêt. Et ainsi il est heureux de pouvoir faire quelque chose pour
lui et pour autrui.
Il y'a aussi un échange de technique, de savoir:
le boulanger a une nouvelle recette et l'échange à un apprenti et ainsi
de suite.
Par contre l'homme seul ne peut pas échanger ses
techniques ou en recevoir puisqu'il vit seul. Ainsi, les hommes vivent
en société non pas car c'est normal ainsi, mais parce qu'il leur faut
pour leur intérêt mais aussi pour leur plaisir et donc leur bonheur.

Ce
n'est pas totalement par intérêt que l'homme vit en société ou alors il
serait bien égoïste, l'homme prend du plaisir à vivre avec les autres
et donc à connaître l'amitié, l'amour, l'échange des sentiments.
L'homme vit en société non pas seulement par intérêt, ni par besoin,
mais parce qu'il ne peut s'imaginer la vie autrement.


III) Les lois détruisent-elles la liberté ?

Les
lois sont là pour imposer des principes que nous devrions incorporer en
nous. Il est clair que nous ne pouvons tuer, cela est cohérent pour
chacun et pourtant il faut bien l'inscrire sur un bout de papier car
certaines âmes trouvent cela purement logique de donner la mort à une
personne qui ne mérite de vivre.
Comme dans toutes sociétés nous
vous dirons que vous avez des droits et des devoirs, les devoirs
peuvent être les lois que vous devez respecter pour vivre en harmonie
avec autrui et soi même.
Alors aujourd'hui les lois détruisent-ils
la liberté? Si nous ne portons pas de jugement et de réflexion sur la
dite loi, alors oui elle détruit notre liberté car nous nous soumettons
à celle-ci.
Par contre, si nous réfléchissons au bien fondé de cette
loi, à ce qu'elle apporte, ce qu'elle fait, ce qu'elle permet, nous
verrons qu'elle est indispensable au bon déroulement de la vie.
Ainsi,
pour prendre l'exemple de la loi sur les Listes Ducales de Lorraine, à
première vue nous pouvons penser que cela est une oppression à la
liberté, à la démocratie. Mais si nous allons plus en profondeur nous
voyons là un moyen de ne point tomber dans l'anarchie et un manque
total de cohérence de certaines listes avec l'avenir Lorrain. La loi
permet donc d'éviter un débordement affolant de listes dans un monde où
il y'en a déjà trop. D'ailleurs, il vaut mieux s'unir dans une même
liste plutôt que d'inventer une semblable divisant les idées.

Cependant,
il existe tout de même des lois qui détruisent la liberté, sous les
dictatures ,la pression est telle que le peuple ne peut aucunement se
poser de question et user de sa liberté d'expression, de sa liberté de
vie. Nous voyons clairement que sous ces régimes nous ne sommes que des
machines sans droits et sans devoirs et c'est à cet instant qu'il est
dangereux de rester passif car nous retournons vite à un état animal où
la loi du plus fort et du plus intelligent prône.
Les lois sont un danger pour notre liberté dans la mesure où nous ne pouvons exercer nos droits et nos devoirs.
La liberté est donc une chose sacrée qui se gagne, un bien essentiel à tout homme.


IV) Conclusion sur la vie en 1455

Nous
percevons donc après ce raisonnement que tout Homme est égal à son
prochain car autrui est un autre moi-même. Seules les divergeances
engendrées d'année en année font que l'homme se croit supérieur à un
autre ou soumis à un autre.
Mais il faut savoir que tout Homme
exerçant son pouvoir de déduction et de réfléxion est désigné comme
être libre car aucun homme ne peut contrôler son esprit, il est en
quelque sorte indépendant: " Le Roy peut contrôler mon corps mais
jamais mon esprit"
La conscience est donc un nerf important à
sauvegarder à tout prix; à faire travailler chaque jour en se posant
moultes questions. Les paysans que nous croisons en taverne ne vivent
point donc seulement de leur suffisante ration quotidienne de bières ou
de nourriture salissante, mais bien d'un entretien régulier avec son
prochain et d'échange d'avis, de questions et de réponses (= politique,
divertissement, travail...)
Il n'y a que peu d'hommes qui se
renferment dans leur bulle et ne font que travailler toute leur vie
sans même penser un seul moment à leur existence.
Nous pouvons aussi
déduire que les lois ne sont aucunement un frein pour la liberté de
chacun puisqu'il suffit de réfléchir pour voir arriver le bon sens de
tout cela.
Finalement, l'homme ne peut être heureux durant toute sa
vie au sens où il peut arriver au stade du savoir infini et se
contenter de l'instant présent et réfléchir chaque jour au sens de sa
vie. L'homme n'est point un sage, mais il s'en rapproche chaque jour un
peu plus.
L'Homme jouit de pouvoir vivre en société, pouvoir aider
son prochain et être aidé en retour tout en échangeant des techniques
qui feront leur chemin dans le monde durant des siècles.
L'Homme,
aujourd'hui, se porte bien et n'hésite point à apporter sa réfléxion
sur un monde qu'il souhaite juste pour tous, même s'il réfléchit plus
souvent sur ce qui l'intéresse avant tout...




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