[RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

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[RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:53


Chronique de Guerre : L'Alliance du Ponant contre le Domaine Royal.


Le 27 mai 1459, Le prétexte :
- la Reyne refuse sa grâce au Poilu.

Non reconnaissance d'un Duc du Berry:

De nous, Béatrice de Castelmaure-Frayner, Reine de France,

A tous qui la présente annonce entendront ou liront,
A George le Poilu, Duc d'Aigurande,

Salut.

En date du 15 avril 1459, nous avions reçu le Duc d'Aigurande, alors désigné à la tête du Berry, & félon à la Couronne, & posé les conditions d'obtention par lui d'une grâce royale pour cette félonie ;

Eu égard aux circonstances l'ayant fait déclarer félon, à l'argumentaire qu'il nous fit parvenir de sa grande loyauté & de son respect de la Couronne, au moment d'en demander la grâce, & soucieuse de nous faire notre propre opinion & d'offrir à cet homme d'expérience l'occasion de prouver par ses actes son repentir, aux fins de couronner sa bonne conduite par la grâce tant méritée, en vertu du pardon aristotélicien que nous chérissons, nous l'avons autorisé à gérer le Berry au titre de régent, avec les restrictions que cela implique selon le droit royal, & lui avons ce faisant donné l'occasion de prouver par ses actes la loyauté & le respect qu'il avança dans sa demande de grâce ;

C'est avec grande affliction que nous avons, au cours des quelques semaines qui lui furent accordées comme régent du Berry, constaté le peu de cas que ledit Duc d'Aigurande faisait tant du statut de Régent, décrit par les lois royales qu'il eut été seyant de respecter, que des lois & institutions royales en général, en sus de la sécurité de la Couronne qu'il méprisa ouvertement alors même que toutes les provinces alentour s'unissaient pour mettre en déroute une armée de ressortissants étrangers au Royaume ;

C'est avec une affliction tout aussi grande que nous constatons l'échec du Duc d'Aigurande à nous prouver ses capacités à œuvrer de concert avec la Couronne qu'il jure de servir ; en un mot, son incapacité à remplir les serments qu'il prononce ;

Et pour ces raisons, en vertu du Codex Lévan ayant valeur dans tout le Royaume de France, stipulant :

La reconnaissance des membres d'un Conseil Ducal ou Comtal ne suffit pas à légitimer dans leurs fonctions les Ducs, Comtes, Gouverneurs ou Régents.
Cette reconnaissance n'est que le reflet de la proposition des Conseils à Sa Majesté le Roy de France, quant à la personne qui dirigera leur Duché ou Comté.

Pour être reconnu par Notre Très Aristotélicien Souverain et pouvoir agir en tant que tels, les Ducs, Comtes, Gouverneurs ou Régents, doivent au préalable l'hommage au Roy.
Libre à Sa Majesté le Roy de France, ou son représentant désigné, de les reconnaître ou pas dans ces fonctions Ducales ou Comtales.

Nous avons fait le choix de refuser la grâce royale audit Duc d'Aigurande pour sa félonie passé, n'ayant pas eu les preuves de bonne foi que nous attendions ; ainsi, nous lui nions toute prétention au trône ducal du Berry & incitons nos loyaux sujets du Berry à désigner pour les représenter une autre personne de leur choix, dont nous serions encline à accepter l'allégeance.

Fait à Paris, le 27 mai de l'an mil quatre cent cinquante neuf.

B.d.C.



Le 26 juin : L'invasion :
- L'armée de Namaycush a demandé à traverser le Berry (15 personnes). Mais surprise, une armée tourangelle (33 personnes) est entrée en même temps sur les terres berrichonnes (burin khazad, elzebur et consort pour ceux qui les connaissent) et se trouvent entre Bourges (ma capitale) et Saint Aignan.

Communication de George le Poilu à ses alliés du Ponant:

Georgepoilu a écrit:L'armée de namaycush a demandé à traverser le Berry (15 personnes)

Mais surprise, une armée tourangelle (33 personnes) est entrée en même temps sur les terres berrichonnes (burin khazad, elzebur et consort pour ceux qui les connaissent) et se trouvent entre Bourges (ma capitale) et Saint Aignan.

J'ignore s'ils ne font que traverser, mais j'ai un très sérieux doute... on risque donc d'être en guerre d'ici demain ou après demain (je ne déclarerai pas la guerre mais attendrai leur acte d'hostilité) et s'ils viennent nous ennuyer, j'ignore si la bourgogne sera dans le coup aussi

Si le Berry est attaqué, je demanderai assistance à mes amis ponantais ou à tout le moins à mes alliés bretons et angevins. alors si vous avez y répondre favorablement, je préfère vous prévenir déjà pour que votre mobilisation ne perde pas 48 h.


Le 27 juin 1459 :
- le Duc de Touraine, Llyr di Maggio s'exprime chez les Feudataires et signe une annonce officielle.:


A Sa Majesté Béatrice Ière, Reyne de France,
Aux Grands Feudataires du Royaume,
Au fier et brave peuple berrichon,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Nous, LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine, et de ce fait, digne vassal de la Couronne de France ;

Considérant que l’ultimatum donné par Sa Majesté au Régent du Berry Georges le Poilu pour se retirer du trône qu’il occupait illégalement est arrivé à son terme,
Considérant qu’en refusant de se plier à l’ordonnance royale, le Duc d’Aigurande s’est rendu de facto traitre et félon à la Couronne de France,

Informons que la Touraine, première défenseuse de la Royauté, a donc pris sur elle de faire justice et de prendre en main l’outrage fait à la Couronne.
Qu’en conséquence, plusieurs de ses armées ont traversé il y a plusieurs heures les frontières berrichonnes, en vue de renverser le Poilu dans les plus brefs délais.
Dans la seule et unique optique d’y installer un nouveau gouvernement berrichon légitime, reconnu, accepté, composé uniquement de Berrichons fidèles à sa Majesté.
Il est en effet grand temps que l’ordre, la justice et la morale règnent sur le Royaume de France. Et que les félons, et tout autre nuisibles soient jugés, comme il se doit.

Qu’il soit donc su de tous et de toutes que la guerre entreprise contre le Poilu n’est en aucun cas une guerre contre le Berry, mais une guerre contre la félonie.
Avérée, déclarée et affirmée.

Ainsi, tout Berrichon portant les couleurs de la Royauté et souhaitant participer à la destitution du Félon Poilu sera considéré en ami par nos armées.
En revanche, tout Berrichon qui prendrait parti pour ce Traitre sera considéré à son tour comme un ennemi de la royauté, et sera de facto châtié par nos troupes.

Pour la France ! Pour la Reyne ! Pour Dieu !

Faict à Tours, le vingt-septième jour du mois de juin de l’an de grâce 1459.

LLyr di Maggio et d'Astralgan
Duc de Touraine

Ludwig von Frayner
Chambellan de Touraine

- La Première Secrétaire d'Etat, SG Alandriss De Montbazon-Navailles se rend au Ponant pour y rencontrer le Chancelier Datan l'Epervier

Articles KAP :
27-06-2011 Le Berry au coeur de la tourmente:

BOURGES (AAP) - Depuis quelques temps, le duché du Berry, gouverné par Georgepoilu depuis trois mois, est en proie à une vive agitation. Ce qui était jusqu'à peu du domaine obscur des services de sécurité apparaît depuis quelques jours aux yeux de tous.

Dimanche 26 juin, une armée venue de Touraine et menée par Burin_Khazad est entrée en Berry, allant camper le lendemain aux portes de la capitale du duché, Bourges. Dans le même temps, une seconde armée, de retour de la croisade à Genève et portant les couleurs de la reine, stationne aux portes de Châteauroux.

Le même jour, huit personnes furent inculpées pour haute trahison devant la cour de justice du Berry. Le procureur, Alleaume, reproche aux accusés de faire partie d'un complot visant à déstabiliser le Berry et d'être des espions à la solde de la Touraine et de la Bourgogne. Par ailleurs, il prédit que ces derniers ont pour but de «se révolter contre chacune des villes du Berry [...] pendant que [leur] grand ami, le capitaine Namaycush, fondrait sur [Bourges]». L'accusation se base sur un témoignage anonyme.

Si à l'heure actuelle les deux armées sus-citées n'ont entrepris aucune action belliqueuse contre les intérêts Berrichons, le fait que les deux capitaines soient connus pour divers coups d'éclat, en Gascogne, à Porto ou en Touraine notamment, et que Namaycush arbore le pavillon royal, mis en regard avec la non-reconnaissance du félon Georgepoilu comme régnant légitime du Berry, laisse présager des heurts armés.

Officiellement, les autorités du Berry n'ont pas pris position. La seule déclaration officielle concerne la fermeture de l'université, pour des raisons de sécurité et «par ordre exprès du prévôt», annoncée dimanche par la rectrice Ysabeau.

Kartouche, pour l'AAP

28-06-2011 Avis de perturbation:

BOURGES (AAP) - Il est déconseillé aux voyageurs de passer par Bourges au cours des jours à venir.

Une affiche anonyme placardée en Berry avertit la population qu'en raison «d'un regroupement de forces armées [...] autour de la ville», la route de la capitale risque de devenir impraticable. Son auteur recommande d'éviter la zone et invite les voyageurs qui ne souhaiteraient pas repousser leur départ à contacter les responsables du blocus.

Leur identité n'étant pas dévoilée par l'affiche, l'AAP ne peut indiquer aux personnes ayant besoin d'informations détaillées que les noms de Burin_Khazad, commandant de l'armée venue de Touraine et stationnant aux portes de Bourges (cf. AAP du 27 juin) et de George_Aristote, capitaine du Berry.

Kartouche, pour l'AAP


Le 28 juin 1458 : Le Ponant soutient le Berry.
- Dans un communiqué officiel, le Ponant annonce son soutien au Berry au nom du Traité qui fut rédigé de longue date en attente de signature légale et légitime. Le Traité est temporairement ratifié par les Régnants du Ponant - Kilia signant en tant que régente et la Chancelière du Berry pour son Duché-.

Communiqué officiel du Ponant:

A tous ceux qui, officiellement ou non, ont pénétré sur les terres berrichonnes,
Aux Femmes et aux hommes qui suivent leurs étendards en ayant confiance en leur capitaine,
Au peuple du Berry,

Nous, membres unis du ponant, apprenons que des armées ont pénétré sur les terres Berrichonnes et menacent leur capitale, quand d'autres vont les rejoindre sous peu. Il semblerait que l'une d'entre elles arbore le pavillon royal, sans pour autant avoir reçu un ordre de la Reyne ou du Dauphin, pour faire acte d'ingérence dans les affaires Berrichonnes. Nous ne sommes pas sans savoir que des manœuvres se préparent et dont le seul perdant sera le peuple Berrichon et tous ceux qui tomberont pour satisfaire des égos démesurés.

Notre Reyne, n'ayant point reconnu le Duc du Berry, a engagé, selon ses propres dires, ses "loyaux sujets du Berry à désigner pour les représenter une autre personne de leur choix". Cela ne signifie aucunement qu'un blanc-seing fut accordé à une autre province ou à quiconque n'étant pas Berrichon pour prendre le pourvoir en lieu et place des Berrichons eux-mêmes.

Nous recommandons vivement aux chefs d'armées, ayant dénaturé la demande Royale dans l'unique but de faire main-basse sur le Berry, de quitter les terres Berrichonnes et de laisser ce peuple libre de choisir son futur régnant. Il est intolérable qu'une telle ingérence soit permise et ce, bien évidemment, sans l'approbation de la Reyne ou du Dauphin de France.

Nous souhaitons, enfin, émettre une mise en garde sur les conséquences que pourraient avoir un tel acte d'ingérence. En effet, les provinces amies du Berry, face à cette incursion illégitime, ont non seulement le droit mais même le devoir, de venir porter assistance au peuple Berrichons dans la défense de ses instances et de lui permettre de trouver un régnant dans les conditions édictée par la Reyne, et nulle autre personne.

Aussi, pour le premier homme qui tombera à terre en cas de guerre, pour que la paix demeure sur les terres du Royaume de France et pour le respect des volontés de la Reyne, que chaque ressortissant des provinces s'engageant dans ce conflit potentiel interpelle ses dirigeants afin de leur demander de raison garder et que chaque capitaine, chaque soldat, chaque mercenaire prenne conscience des conséquences de ses actes.

Fait le 28 juin 1548 à Cholet
Pour le compte de l'assemblée du Ponant

Datan l'épervier
Chancelier du Ponant

TRAITE D’ENTENTE, D’AMITIE ET DE COOPÉRATION ENTRE L'ALLIANCE DU PONANT ET LE BERRY:


TRAITE D’ENTENTE, D’AMITIE ET DE COOPÉRATION ENTRE L'ALLIANCE DU PONANT ET LE BERRY

Dans leur grande sagesse, les Hautes Autorités de l’Alliance du Ponant (Grand Duché de Bretagne, Duché d'Anjou, de Guyenne, Comté d'Artois et du Poitou) et du Berry ont souhaité mettre par écrit l’amitié qui lie les peuples des Provinces membres de l’Alliance du Ponant et du Berry, afin que celle-ci perdure pour les générations à venir.


Titre 1 : De l’amitié

1.1. Les Hautes Parties Contractantes, au nom de leurs peuples, provinces, héritiers, successeurs et vassaux, s’offrent mutuellement une paix et une amitié sincère et durable. Ils mettront tout en œuvre pour s’assurer que la-dite amitié soit maintenue et qu’aucun acte hostile, de part et d’autre, ne soit commis en quelque occasion ou pour quelque raison que ce soit.

1.2. Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent l'amitié entre les provinces du Berry, de l’Anjou, de l’Artois, de la Guyenne, du Poitou et du Grand Duché de Bretagne. Ceci, aussi longtemps que les provinces concernées respecteront leurs engagements les uns envers les autres. Les Hautes Parties Contractantes conviennent que les dispositions statutaires de l'Alliance du Ponant prévalent sur le présent texte.

1.3. Les dites provinces, ci-dessus citées, s'apporteront mutuellement soutien technique et logistique, dans la mesure du possible, dans le domaine judiciaire, économique, diplomatique et militaire. Des réunions de partage d’expérience d’une province à l’autre peuvent éventuellement être envisagées.


Titre 2 : Des rapports diplomatiques

2.1. Le Duché du Berry s'engage à représenter ses intérêts et à honorer son amitié envers l’Alliance du Ponant en nommant à Cholet deux représentants en plus du Duc.

2.2. L’Alliance du Ponant s'engage à accueillir en son palais de Cholet l’ensemble des personnes, mandatées par le Duc et de part leurs fonction. Les personnes ainsi accueillies sont les représentants de l’économie, de la justice, de l’armée, de la diplomatie et de la marine Berrichonne.

2.3. Le Berry, même s’il n’est pas reconnu en tant que membre de l’Alliance du Ponant, est soumis et peut faire appliquer chaque point du traité fondateur de l’Alliance du Ponant.


Titre 3 : De l'entente économique et commerciale

3.1. Les parties contractantes s’engagent à mettre en oeuvre des actions de nature à favoriser toute entente commerciale entre elles selon l'étendue de leur pouvoir.

3.2. En partenaires civilisés, elles s'engagent à punir toute déstabilisation économique envers l'une ou l'autre, dont les auteurs comptent parmi leurs citoyens.

3.3. Les parties contractantes s'engagent à ne pas créer de troubles économiques, politiques ou sociaux sur les territoires signataires par quelque moyen que ce soit. (Ingérence, fomentation de révolte, déstabilisation du marché).

3.4. Les parties contractantes s'engagent à favoriser l'échange commercial entre leurs provinces, que ce soit par mer ou par terre.


Titre 4 : De la Coopération judiciaire.


4.1. Dispositions préalables :

4.1.1. Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent le principe qu'une personne ne peut fuir la loi qu'elle enfreint et échapper à l'autorité de son Duc/Comte sur ses terres.

4.1.2. Si un citoyen peut être mis en accusation dans l'une des provinces signataires, il sera jugé en fonction des lois et coutumes du lieu de son crime ou délit. Le verdict devra cependant être conforme aux lois constitutionnelles du lieu du jugement.

4.1.3. Tout délit commis dans une province, déjà commis auparavant dans l'autre, pourra être poursuivi comme récidive.

4.1.4. Eu égard à la reconnaissance de la jurisprudence du Royaume de France et à la règle "non bis in idem", un individu condamné par l’une des Cours ne peut pas être condamné pour les mêmes faits par l’autre Cour.

4.1.5. Sont exclues de ce présent traité les procédures à l’encontre de citoyens pour raison politique, contestation ou opposition au pouvoir en place.

4.2. De la procédure judiciaire à adopter :


4.2.1
. Les Conseils Comtaux/Ducaux sont habilités à lancer des poursuites à l'encontre d'une personne suspectée d'avoir enfreint la Loi et qui se réfugie sur le territoire des Provinces (Comtés/Duchés) liées par ce traité. Ils doivent pour cela adresser une demande de poursuites.

4.2.2. Cette demande prend la forme d’un acte motivé du Conseil Comtal/Ducal requérant ou de son émissaire, exposant l’identité ou la description de la personne en fonction de la législation de la Provinces, les faits reprochés et les éléments de preuve appuyant la plainte, adressé au Conseil Comtal/Ducal requis.

4.2.3. La mise en accusation effectuée, le Procureur de la Justice requérante fournira au procureur du Duché/Comté requis l'Acte d'Accusation.

4.2.4. Le procès sera mené par la Justice requérante, en étroite collaboration avec la Justice requise. Les Parties Contractantes conviennent que l'ensemble de cette procédure ne saurait excéder deux mois.

4.2.5.
Au terme des délibérations, les deux Juges des Comtés/Duchés liés par ce traité se concerteront pour donner la sentence. Le Juge requérant proposera une peine, le Juge requis devant la valider, cela dans le but de veiller au respect des lois et coutumes des Parties liées par ce traité.

4.2.6. Une partie de l'amende versée au Comté/Duché sur lequel se déroule le procès pourra être reversée au comté sur lequel se sont déroulés les faits, sur la demande de ce dernier.


Titre 5 : Dispositions finales

Article 5.1. Dispositions générales

5.1.1. Le présent Traité entrera en vigueur au lendemain de l’échange des consentements, exprimés au terme d’un débat et d’un vote des Conseils respectifs de leur Duché/Comté.

5.1.2. Le présent Traité est bilatéral et n’est point, dans sa forme prime, ouvert à l’adhésion de Provinces tierces.

5.1.3.
Des modifications totales ou partielles de ce présent Traité peuvent être décidées par consentement mutuel.

5.1.4. Le non-respect d'une clause de ce traité libère l'autre partie de toute obligation jusqu'à ce qu'une compensation ou un accord puisse être trouvé.

5.1.5.
Le présent traité ne prévaut pas sur les Alliances contractés de part et d’autres mais implique dans ce cas, la priorité aux échanges diplomatiques en cas de litige.

Article 5.2. De la rupture du présent Traité :


5.2.1.
Une annulation unilatérale de ce présent Traité en temps de paix doit respecter la procédure suivante:

- Une missive d'un des Contractants sera adressée à l'autre Contractant.
- Une déclaration officielle et formelle sera alors publiée dans les gargotes respectives et les ambassades.

5.2.2. Toute affaire en cours entre les deux provinces lors de l'annulation ne pourra être stoppée et sera donc conduite jusqu'au terme de son instruction.

5.2.3. Cet accord ne prend pas acte en cas de guerre entre les Comté/Duché contractants.

Puisse le Très Haut inspirer aux Parties Contractantes le respect des présentes dispositions.

Faict à Cholet

Le 25ème jour de juin 1459

Evit Breizh, Elfyn de Montfort Grand-Duc de Bretagne


Sa grâce Leepo , duc de Guyenne


Sa Grandeur Oane de Surgères, comtesse de Poitou


Sa grandeur Crysline, Comtesse d'Artois


Sa Grâce Kilia de Mauléon Penthièvre, régente d'Anjou


Au nom du Berry, Whoopie de la Rose Noire, Dame de Puy-Vallée,
Chancelière de Berry


Le 29 juin : Assaut contre Bourges :
- Lors de ces premiers combats il y a eu deux blessés graves côté berrichon dont Astérie, la Secrétaire d'Etat et Georges le Poilu lui-même.
En face, les rapports font état de deux blessés également, un certain Thael et le capitaine d'armée Joachim qui a du céder le commandement.

- Le Héraut du Berry, dépose une saisine en Pairie. et fait paraitre une réaction officielle.

Réaction du Héraut du Berry:

A Sa Majesté Béatrice de Castelmaure-Frayner, Reyne de France,
Aux Grands Feudataires du Royaume,
Au Fier et très Brave peuple Berrichon,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Et Au petit envahisseur tourangeau,

Nous, Bubul d'Arundel des Olonnes dict Bubul27, Baron de Buzançais et Seigneur de la Beausse et Héraut du Berry, et de ce fait digne et magnanime vassal et officier de la Couronne de France

Reconnaissons la décision royale de notre Majesté Béatrice, laquelle incitait ses loyaux sujets du Berry à désigner pour les représenter une autre personne de leur choix, dont elle serait encline à accepter l'allégeance, en date du 27 mai de l'an mil quatre cent cinquante neuf.

Informons qu'à l'heure où est écrit ce texte, aucun membre élu au conseil n'a présenté sa dite candidature pour être nommé régent ducal de Berry, même les élus d'opposition, qui préfèrent jouer les malfaisants à l'extérieur pour que le berry soit envahi, plutôt que de la jouer interne.

Depuis trois mois, en tant que héraut, j'occupe les murs de la belle cité de Bourges ; et jamais aucune demande officielle de destitution du conseil nous est parvenu depuis la déclaration royale du 27 mai de l'an mil quatre cent cinquante neuf, qui aurait permis la destitution du duc élu et non reconnu par sa majesté.

Après lecture d'un parchemin ducal de Touraine, torchonné du duc en poste, et en tant qu'officier royal, nous ne pouvons prendre en compte ce chiffon pour acte officiel émanant de notre bonne Reyne, mais bien la volonté déclaré d'un fou illuminé se prenant pour sa Majesté elle-même.

Qu'il soit donc su de tous et de toutes Berrichons, Berrichonnes, Enfants de France, que la Touraine entreprend ce jour une guerre d'intérêts personnels, et non un acte loyal officiel.

L'incursion de ses armées agrémentées ducales en notre province, est donc une déclaration de guerre, pure et dure, et rien d'autres.

Avérée, déclarée et affirmée.

Le duc de Touraine ose se prendre pour le Très-Haut en intervenant sur des terres qui ne sont pas siennes ; et pire que tout, il envoie un félon à son propre duché mettre à feu et à sang un autre duché.
En effet, le dénommé Burin_Khazad a, il y a peu, renversé la duchesse légitime de Touraine, Camille d'Anclair ; acte que sa majesté la Reyne a elle-même reconnu comme acte de félonie.

Considérant l'acte de félonie engagé par le duc Llyr de Touraine en attaquant un duché sans aucune déclaration de guerre au préalable, sommons :
- Que les armées tourangelles soient immédiatement détruites et que les soldats s'en retournent chez eux en simple voyageurs et non en groupes ou corps d'armes sous peine de poursuites judiciaires, sous les 24 heures.
- Que l'armée de Namaycush, le vil brigand, soir sur le champ détruite et armement remis aux autorités militaires ducales, sous les 24 heures.
- Lançons en tant qu'officier royal, une mise en procès à l'encontre du duc de Touraine, pour attaque non officielle et félonie en usurpant l'autorité de la couronne et en déclarant la guerre en son nom.

Par conséquent, à la situation actuelle gravissime engagé par la Touraine et le brigand Namaycush envers le Berry et les berrichons, et en tant que bon vassal envers la Reyne et le Royaume de France et son représentant en Berry, j'appelle à la levée du ban de la noblesse et que chaque berrichon, berrichonne s'active à la formation de lances et armées, cela pour défendre le Berry et le libérer des envahisseurs, et pour protéger les intérêts de sa majesté en Berry.

Que ce crime soit puni et les châtiments exemplaires.

Faict à Chenonceau, ce vingt-huitième jour du mois de juin de l'An de grasce mil quatre cent cinquante neuf.

- Alors que des renforts se mobilisent pour défendre la capitale berrichonne, la Curia essaie une voie diplomatique assez molle tandis que le mégalomane Namaycush, ennemi de la Guyenne, hurle ses insultes au Chancelier du Ponant.

Réponse de Namaycush à Datan:

Namaycush a écrit:A Vous, Chancelier du Ponant,
Ordure et Crevure !
De Nous, Capitaine de la Reine de France, ni soumis à la Curia comme à la Pairie, vous accusons d’ingérence dans les affaires du Royaume de France.
Nous rappelons que l’allégeance du Berry ne fut point reconnue et constatons que tout prétexte vous semble bon, encore une fois, pour menacer la France.
Ainsi de ce fait, qu’il vous soit su que noblesse militaire répondra et ripostera à toute tentative d’ingérence, ainsi prouvée par les faits.
Qu’à votre clapet de canard, nous déclarons guerre ! Et profitons de cette missive afin de vous rappeler que vous n’êtes que menteurs et félons à la Reine.
Ainsi rédigé devant Bourges, le XXIXéme de juin 1459.
Carmin

La Curia essaie de "diplomatiser" et demande la démission de George, garantissant le retrait de la Touraine :

Citation:

Nous, Grands Officiers de la Curia Regis,

A vous, Georges le Poilu, Régnant du Berry,
A vous, LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine,
A tous qui la présente annonce entendront ou liront,

Salut.

Faisons savoir que les Berrichons n'ont donc pas respecté la volonté de Sa Majesté la Reyne, Béatrice de Castelmaure-Frayner, comme exprimée dans ladite annonce, à savoir de lui présenter un autre personne de leur choix pour qu'allégeance soit reconnue et non persévérer dans la fidélité au duc d'Aigurande, dont l'allégeance a été refusée par Sa Majesté,

Que l'initiative tourangelle ne doit nullement être une guerre ouverte contre le Berry, mais bien une action menée contre le Régnant du Berry, dépositaire illégal d'un pouvoir dont Sa Majesté l'a privé par son annonce du 27ème jour du cinquième mois de l'An de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf,

Que toute attaque dirigée contre la population berrichonne ne peut être défendue par nous, car contraire tant aux volontés de Sa Majesté qu'aux usages d'une guerre juste, seule une action dirigée contre le seul duc d'Aigurande, occupant illégitime du siège ducal, étant légitime,

Que nous pouvons, mettre à votre disposition un diplomate pour trouver au plus vite un accord pour mettre fin à tout ceci.

Puisse le Très Haut protéger la Couronne.

Faict à Paris, le 29ème jour du 6ème mois de l'An de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf.


Le 30 juin 1459 : les excuses en tous genres.
- La Touraine persiste a affirmer que son action est légitime, conforme aux voeux de la Reyne qui ne l'a jamais demandé et appuyé en cela par la Curia qui, bien que tiède, reconnait que la Touraine agit pour chasser un félon de son trône tout en condamnant les actions de guerre contre le peuple du Berry et réaffirme que Namaycush agit sans ordre ni bénédiction de la couronne.

- Le Berry dans une déclaration officielle coupe toute relation diplomatique avec la Touraine tandis que le MAO (Marquisat des Alpes Occidentales) soutient le Berry.

Déclaration isolée du Vicomte de Digoine, Eusaias de Blanc-Combaz:

De nous Eusaias Blanc Combaz,
Vicomte de digoine,
Grand Lion de Bourgogne,

A la très noble assemblée des Pairs,
Salutations et respects.

Qu’il nous ait plaisant de voir le Héraut Berrichon se démener dans sa mélasse. Vous pouvez trouver cela étrange comme entrée en matière et c’est donc à fin d’éviter que vous sourcils s’arquent ou se froncent que nous allons vous détailler nos propos.

En ce jour deux armées royalistes, loyalistes font siège devant la capitale berrichonne, que l’autre félon, couard (oui il a refusé un duel que je lui lançais alors même que mon gant lui avait rougi la joue), menteur, voleur, oui je ne site que les moindres de ses défauts, refuse de quitter malgré l’ORDRE de la Reine. J’entends déjà les vils dire : « Mais c’est qu’on ne trouve pas de personne qui souhaite être duc » et croyez moi je trouve cela normal !

Normal pourquoi ? Normal car lorsque nous traversions le Berry il y a quelques temps, nous avons vu de nos propres yeux, les proches du félon, Georgearistote, Alleaume ainsi que ce très cher héraut du Berry, battre à mort des berrichons qui refusaient de soutenir le couard George Poilu dans sa félonie.

Le siège devant la capitale Berrichonne n’est qu’une copie du siège de l’armée Fieriste devant la ville de Chateauroux afin de destituer un maire non membre du fier. Je trouve d’ailleurs cela fort risible de voir un héraut, qui doit être neutre de par son statut, participer à un siège devant une ville non partisane à son mouvement politique. Je trouve aussi risible le fait qu’aucun berrichon n’ait encore suspendu George Poilu par le cou, oui par les glorieuses c’est plus difficile vu qu’il en a pas, au premier arbre qui passe.

De même nous trouvons amusant qu’un soit disant héraut, soutenant la félonie d’un sot, ne voit pas en une armée portant l’oriflamme de la Reine menée par un proche de celle-ci, comme royaliste. Ce bon héraut aurait-il confondu le Félon et la Reine, inversant ainsi les rôles ? Ce bon héraut refuserait il la Royauté ?

Nous avons, je dois l’avouer, ri aux éclats lorsqu’on a su que le même héraut « sommait » les troupes royalistes, la pairie aussi visiblement, voir même sa Majesté la Reine, de je ne sais plus quoi, la chose importante était l’emploi du mot « sommer », « implorer » aurait été moins irrespectueux il me semble.

Nous profiterons de cette lettre à votre attention pour encourager, applaudir, acclamer la bravoure et la loyauté du Duc de Touraine.

Nous profiterons de cette lettre à votre attention pour montrer notre soutien franc et honnête aux berrichons victimes de leur dictateur.

Nous profiterons de cette lettre pour faire part, que déjà en Bourgogne, nobles et roturiers se préparent a soutenir la Touraine afin de délivrer le Berry de la mélasse dans laquelle George Poilu le maintient.

Espérons que le félon et ses soutiens décoreront les arbres et potences du Berry dans un très proche avenir et que le peuple Berrichons pourra enfin vivre libre et heureux en notre royaume de France.

Pour Dieu et la Couronne !

Réponse de Llyr au Ponant et au Berry :


A Sa Majesté Béatrice Ière, Reyne de France,
Aux Grands Feudataires du Royaume,
Au fier et brave peuple berrichon,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Nous, LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine, et de ce fait, digne vassal de la Couronne de France ;

Rappelons que Sa Majesté Béatrice Ière, Reyne de France, a laissé un ultimatum au Duc d‘Aigurande. Que cet ultimatum a été ignoré par le Régent Poilu, bafouant ainsi l‘Ordonnance Royale. La félonie de ce dernier est donc avérée et incontestable.

Rappelons que les troupes tourangelles battant pavillon royal sont entrées en réponse à plusieurs lettres de Berrichons, demandant explicitement un soutien armé pour que le Poilu soit détrôné.
Nos soldats sont donc entrés au Berry dans le seul et unique intérêt du peuple berrichon, afin que sa lutte contre le Régent félon aboutisse.

Rappelons donc que la seule la destitution du Poilu nous intéresse. Ainsi, aucune hostilité n’a été et ne sera jamais envisagée contre les institutions générales du Berry.

Rappelons que le peuple berrichon n’est victime que d’une seule chose : l’entêtement stupide et meurtrier de son dirigeant, appelé explicitement à quitter le trône par la Reyne.

Ainsi, sommes nous forcés de constater que PONANT et Touraine poursuivent strictement le même objectif, à savoir : « Venir porter assistance au peuple Berrichons dans la défense de ses instances et de lui permettre de trouver un régnant dans les conditions édictée par la Reyne, et nulle autre personne. »
Ainsi, sommes nous forcés de souligner que PONANT et Touraine cherchent une résolution pacifique à ce conflit.
En effet, ayant pris en compte les plaintes et avertissements de nos voisins, la Touraine s’engage à se retirer promptement du sol berrichon, dès que le Poilu aura quitté le trône sur lequel il est illégalement assis.
En d’autres termes, Nous enjoignons le Régent Poilu de faire preuve de sagesse, en s’inclinant devant la décision de sa Majesté, évitant ainsi que le sang ne soit inutilement versé.

En outre, afin que la transition soit correctement assurée, et que la Touraine demande au Berry :
A ce que des élections soient engagées pour élire un nouveau Duc.
A ce que les prochaines élections ducales ne voient pas Georges Poilu accéder au Conseil ducal.
A ce que le félon Poilu soit mis à disposition de la Reyne, et conduit à la Bastille jusqu’à ce qu’avis royal soit émis sur son cas.
A ce que des frais de guerre à la hauteur de 2000 écus soient puisés sur la fortune personnelle du Poilu, estimée - nous le rappelons - à plus de 40 000 écus
A ce que le respect des blessés tourangeaux et alliés soit assuré selon les règles de la guerre. Récemment bafouée avec la mise en accusation de plusieurs soldats, en totale opposition avec les saints préceptes aristotéliciens.
Que nos soldats aient donc droit de subsistances pendant leur convalescence et que sauf conduit leur soient fournis pour sortir de Berry.

Pour la France ! Pour la Reyne ! Pour Dieu !

Faict à Tours, le trentième jour du mois de juin de l’an de grâce 1459.

LLyr di Maggio et d'Astralgan
Duc de Touraine

Ludwig von Frayner
Chambellan de Touraine

- Le Berry coupe toute relation diplomatique avec la Touraine :

Citation:

De nous, Monseigneur Rapha Montecristo,
Archidiacre de Vienne et secrétaire de la chancellerie berrichonne,
De nous, Whoopie de la Rose Noire, Dame de Puy-Vallée,
Chancelière de Berry,
Aux autorités de Touraine,
Aux Grands Feudataires du Royaume,
Au fier et brave peuple berrichon,
A nos alliés du Ponant,
A tous nos autres alliés,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Considérant l'attaque de la nuit du 28 au 29 juin et du 29 au 30 juin 1459 par des armées tourangelles reconnu par les autorités de ces dernières.
Considérant l'orgueil et la lâcheté absolu qui envahi de plus en plus la Touraine

Déclarons cessez toutes les relations diplomatiques avec la Touraine ainsi rappelons nos ambassadeurs berrichons et expulsons ceux de Touraine.

Déclarons qu'il n'est nullement du ressort de la Touraine d'interpréter les annonces de Sa Majesté Béatrice 1ère, Reyne de France. Cela ne sert qu'a prouver que l'orgueil de la Touraine est incommensurable, ce duché peuplé de vils brigand se disant royaliste, cette noblesse sans foy ni loy qui a notamment pillé la belle ville de Porto, et enfin ces autorités qui se prennent pour le très haut.

Déclarons que le Berry est en état de guerre ainsi tous ressortissant tourangeaux ne s’aventurerait à des représailles de la part de la justice ducale.

Informons que nous demandons aide à nos alliés ainsi il prouverait qu'une alliance n'est pas qu'un papier mais bel et bien une alliance de chaque institutions de chaque duché allié.

Informons également que les autorités berrichonnes ont toujours fait preuves de patience envers ses homologues tourangeaux, que le Berry n'avais aucune intentions belliqueuse envers la Touraine et la Touraine à toujours fait preuve de mauvaises foy et d'agressivité envers leurs homologue berrichons.

C'est ainsi que nous concluons en disant que le Berry est libre et il restera libre, c'est ainsi qu'il a choisit georgelepoilu comme duc regnant, c'est ainsi qu'il en sera et restera nul ne pourra changer celà.

Pour le Berry, Pour George Le Poilu

A vaillant cueur riems impossible

Fait en L'hôtel des Echevins le 29 du mois de juin de l'an de grâce 1459

Monseigneur Rapha Montecristo,
Archidiacre de Vienne et secrétaire de la chancelerie berrichonne

Whoopie de la Rose Noire, Dame de Puy-Vallée,
Chancelière de Berry

Les grands Officiers de la Couronne prennent position:

Nous, Grands Officiers de la Couronne, à tous ceux qui ces présentes verront et orront, salut et connaissance de vérité.

Que connute chose soit à vous que nous considérons que l'attaque des armées tourangelles juste car destinée à chasser du pouvoir un homme qui ne peut nullement prétendre exercer la charge de duc de Berry, et usurpe de ce fait une charge qui ne peut être sienne, ainsi que déclaré par Sa Majesté. Cette attaque ne peut donc être considérée comme élément d'une guerre contre le Berry.

Item que, nonobstant cela, les mesures de rétorsion appliquée au marché de la ville de Bourges entraînent notre plus sévère condamnation, car le peuple berrichon n'a pas à payer pour les abus de celui qui est toujours duc d'Aigurande. Il serait bienvenu que les marchandises ainsi saisies soient remises en vente au prix courant.

Item que, nonobstant cela, les mises en procès des blessés desdites armées tourangelles entraîne une égale condamnation de notre part, car les blessés n'ont pas à être poursuivi en justice, à moins que le Berry ne désire envoyer ses procureurs, juges et officiers de justice se saisir des blessés au sein même des campements tourangeaux.

Item que nous continuons à prier pour que le Berry se voit libéré de son actuel régnant, notre souci premier, et que nous nous réjouirons de le voir enfin dirigé par un duc ou une duchesse qui se montrera bienveillant à l'égard de la Couronne de France, ce qui ne pourra que passer par la prise du château de Bourges, ou sa reddition volontaire. Dans ces deux cas, nous espérons que se proposera pour diriger le Berry jusqu'aux prochaines élections une personne féale à la Couronne et désireuse du bien-être de sa province.

Item que nous rappelons que le vicomte Namaycush est bien capitaine de la Reine mais qu'il n'est pas pour autant mandaté par elle dans les affaires berrichonnes. Ses actes n'engagent donc que les membres de son armée avec les conséquences que cela implique au regard des textes de lois applicables.

Donné le dernier jour de juin del an de grasce MCDLVIIII

Le MAO soutient le Berry:

Aix, le 30 juin de l'an 1459,

Nous, Alagaranna de Luchance, Comtesse Illustre de Provence, et nous Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales, déclarons, être choquées par l'attitude de la Touraine, qui sous le prétexte d'une déclaration royale ne reconnaissant pas le Duc Georgepoilu, élu démocratiquement par une majorité des Berrichons, déclare la Guerre au Berry et donc à la démocratie elle même.
Nous espérons que la raison saura revenir aux dirigeants à l'origine de ces attaques, et qu'une initiative de paix saura être trouvée.
Il y a deux ans, déjà l'ancienne Alliance du Centre s'en était prise au Berry duché martyr du Royaume de France, et pourtant, encore une fois, les habitants de ce duché ont par le vote exprimé une confiance maintes fois renouvelée envers le Duc d'Aigurrande. Doit-on encore passer par les armes pour défendre un choix du peuple ?

Nous exprimons par cette déclaration notre soutien au peuple du Berry qui va vivre, si ces attaques sont maintenues, des heures difficiles. Qu'Aristote vous protège. Nous exprimons également notre peine pour les hommes envoyés loin de chez eux combattre les Berrichons pour un conflit qui ne concerne que les Hautes Sphères de la Politique, loin des attentes et problèmes qui touchent ces hommes en armées ou les Berrichons.

A vaillant cueur riems impossible !
Digo Li que Vengon No Pasaroun !

Marquise des Alpes occidentales


Comtesse Illustre de Provence

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:54

Du 30 juin au 7 juillet : prises de mines en Berry
L'armée Ad Honores (Touraine) reste sous les murs de Bourges tandis que l'armée Pacificatoria Legatio (Touraine) et la "Beatriz" vont s'emparer des mines berrichonnes lesquelles ont été fermées par le Duché du Berry.

communication privée concernant les mines prises par les armées tourangelles:

Des précisions à apporter quant à l'annexion provisoire des mines du Berry.
Les mines du Berry ont été prises non pas par bellicisme, mais parce qu'elles ont été volontairement fermées par le Poilu à de l'arrivée de nos armées ; afin d'obliger bon gré mal gré la population à le défendre. Comme on obligerait un esclave à servir son maitre.
Nous avons donc refusé que le sang des Berrichons soit versé inutilement dans cette bataille, et avons donc décidé de prendre les mines pour les rouvrir.

Si les mines et carrières berrichonnes sont donc bien passées sous notre contrôle, il n'y a nul pillage mais bien uniquement saine gestion de celles-ci :
En effet, en premier lieu, cette réouverture des mines bénéficie à la population berrichonne qui - pour une partie d'entre elle et notamment les plus jeunes et fragiles - s'était retrouvée du jour au lendemain incapable de gagner ses écus quotidiens de par la fermeture arbitraire et autoritaire desdites mines par le régent félon en place.
En second lieu, elle bénéficie à l'état desdites mines que nous entretenons quotidiennement.
En outre, sachez que tous les coûts associés à cette saine gestion sont intégralement supportés par l'économie de notre Duché et elle-seule.
Le peuple berrichon n'est donc nullement pénalisé. Au contraire, il bénéficie pleinement de cette annexion passagère. Lui assurant sa prospérité future.

Vous avez donc l'assurance que l'intégralité du territoire berrichon restera inchangé à la fin de ce conflit. Les mines étant entretenues et préservées pour le futur.
La Touraine ne fait pas la guerre au Berry. Elle fait la guerre au Traitre, et au Traitre seulement.
En faisant son possible pour que le peuple berrichon, innocent, soit épargné de l'entêtement de ses vils dirigeants.
La Touraine n'a jamais lutté que pour la Royauté, contre la félonie.


Le 3 juillet 1459 : entrée en guerre du BA.
- Le Bourbonnais-Auvergne déclare officiellement la guerre au Berry allant en cela à l'encontre des recommandations de la Curia Regis qui en appelait à ne pas mener la guerre contre le Berry et son peuple mais bien seulement contre le félon.

- Le Berry décrète la Loi martiale.

Déclaration de guerre du Bourbonnais-Auvergne au Berry:

Au peuple du Berry et à son dirigeant illégitime Georgepoilu d'Aiguerande,
A Sa Grasce Llyr di Maggio, duc de Touraine,
Aux grands feudataires du Royaume de France,
A tous ceux qui liront ou se feront lire la présente missive,
Attendu l'amitié qui lie le Bourbonnais Auvergne et la Touraine depuis de très longues années,
Attendu que l'actuel régnant du Berry a été déclaré félon par Sa Majesté la Reyne de France Béatrix de Castelmaure
Attendu qu'il a démontré avoir amitié avec des gredins tels l'infâme Nilas,
Attendu qu'il les accueille en ses terres sans qu'ils soient inquiétés,
Attendu que le Berry est frontalier avec le Bourbonnais Auvergne et qu'ainsi ces marauds trouvent asile à nos frontières,
Nous, Thibaud-Xavier de Ludgarès, Duc du Bourbonnais Auvergne, déclarons par la présente la guerre au duché du Berry.
Enjoignons sa population à pareillement se révolter contre son dirigeant afin d'expier la folie qui les a si souvent conduit à le hisser à sa tête,
Annonçons que le traité de paix nous liant au Berry prend fin avec notre scel posé sur la présente déclaration.
Que la puissante COBA va dès ce jour faire route pour assister la Touraine dans son action en Berry.
Etabli à Clermont le 03 juillet 1459
Pour le duc et son conseil
T.-X. de L.

Du conseil ducal berrichon au peuple du Berry:

Berrichons, Berrichonnes,
Ami(e)s du peuple du Berry.
Aux envahisseurs,

En l'absence de notre Bon Duc toujours hospitalisé dans un état grave après les coups subits il y a quelques jours par les armées de Touraine, il m'a fait dire que, moi, Alleaume de Niraco, pouvais ainsi parler en son nom, et vous faire savoir que :

L'heure est grave, à ceux qui liront où se feront lire cette lettre, enrôlez vos amis, parents, préparez vos armes si vous n'en avez pas, nous vous en fournirons dans la mesure du possible, et faites vous par la suite connaitre à une des personnes suivantes en vue d'intégrer les forces Loyalistes au Duché de Berry > Gilgalaad, Bubul27, Claire_G, Alleaume.

En effet, les armées de Touraine alliés à des Perigourdins et à des troupes mercenaires de Namaycush ont violés la souveraineté du Berry en vue de destituer notre Conseil Ducal et son Duc, selon les écrits de la Curie Regis parue en ce jour, hors, étant les premiers au devant du théâtre qu'il se trame ici, il est clair que les coalisés vont bien au delà du mandat qui leur a était accordé par la Curia.

En effet, à ce jour nous pouvons dénombrer plusieurs massacres de Berrichons, de pillages de denrées sur notre marché de Bourges. Mais surtout, depuis ce matin, la mine de pierre et la mine de fer ne nous appartiennent plus. Elles ont été rattachées au Duché de Touraine en vue d'affaiblir notre économie.

Alors, partout dans le Royaume, on essaie de nous faire croire qu'il n'y a point guerre qui se passe ici, mais VOUS Berrichons, savez que c'est bien une guerre avec pillage en règle à la clé qui aura lieu si nous venions à la perdre.
Nous ne pouvons cautionner que de tels actes soit perpétrés dans notre Duché en toute impunité. Nous sommons les armées étrangères de quitter le Duché du Berry des ce jour afin d'éviter tout bain de sang dont ils auraient à en payer les conséquences.

Le Conseil Ducal du Berry tient à rendre hommage à tout les Berrichons qui se sont battus pour le Berry, et qui sont déjà malheureusement tombés sur le Champs d'Honneur, votre sacrifice sera vengé.

Beaucoup de Berrichons et de Berrichonnes s'interrogent et se posent la question suivante : Le Duc doit il rester ou doit-il partir ?

Je répondrais seulement que c'est à lui seul d'en décider, le Berry à élu son dirigeant à une très large majorité, c'est un véritable plébiscite qui a fait émergé la liste de George Le Poilu à maintes reprises. La Majorité du Conseil Ducal continuera à suivre son Duc quoi qu'il advienne, nous avons le devoir d'obéissance à notre Duc.

Je tiens aussi à faire savoir que, toute personne appelant à la révolte, à la désobéissance civile, ou entrant dans les armées des ennemis sera considéré comme traitre envers le Duché de Berry. Il a été porté plusieurs cas à ma connaissance à Sancerre, un certains VaeVictis, que j'engage prestement à servir son Duché s'il ne veut pas se voir mettre au ban. De même que Châteauroux, il m'a été rapporté que le Curé de la ville prêchait pour la désobéissance civile envers le Duché, j'ose espérer que cela n'est point vrai, j'attends que les preuves me soit apportés afin d'en tirer les conclusions, de même que pour le Sieur de Sancerre, j'engage notre Curé à faire preuve d'un peu plus d'engagement envers son Duché, et il lui est demandé de ne prêcher qu'en faveur des actions de son Duché.

De même, j'apporte réponse à la demande du Maire de Châteauroux, toute personnes défendant sa ville ne sera pas considéré comme traitre, que si seulement il ne c'est pas rendu coupable de trahison en appelant à la révolte contre le Duc. Il ne saurait être tolérable qu'une grâce ai lieu envers des personnes qui ont conspiré durant la guerre pour faire tomber le Duché.
De même, je vous fais savoir, que selon la jurisprudence Berrichonne :

« Selon la tradition et les usages en vigueur dans notre province, les mairies d’un village berrichon sont propriétés du Duché de Berry, et que le maire n’est que le dépositaire de l’autorité que le duc de Berry lui a confié pour la gestion du village. »

Il est inadmissible que vous refusiez l'envoie de troupe pour aider les Berrichons de Bourges, car se sont vos frères, vos sœurs qui se battent pour que vous puissiez exercer votre magistrature à qui vous refusez votre aide.

De même, nous rebondissons sur votre exemple de démission de la mairie de Châteauroux, vous comparez votre unique élection au 13 autres que dénombres le Duc George, autant vous dire que votre exemple n'est point concluant, et ne doit pas servir de référence car biaisé.

L'heure n'étant point à la querelle, le Conseil Ducal restera sourd aux bâtons dans les roux que certains essaient de mettre depuis le début de ce conflit.

Pour finir, nous tenons à vous informer des choses suivantes :

- Ne vous rendez pas dans les mines si vous en avez la possibilité, elles sont administrés par nos ennemis.
- La maréchaussée du Duché paye 20 écus de salaire, engagez vous afin de défendre votre Duché avec honneur, et c'est tout à votre honneur !
- Si vous êtes engagé dans une armée des Loyalistes Berrichons, n'oubliez pas de toujours tuer votre adversaire ! ( HRP : configuration des options de combat : Dans mon groupe > Je n'hésite pas à tuer ... ! )
- La CAPITALE est toujours INTERDITE de séjour aux étrangers sous peine de mise en procès !
- Berrichons ne voyagez plus sans avoir contactez ( Alleaume, Gilgalaad, Bubul27 ou Claire_G ) afin d'avoir une info sur le trafic des routes !

Au nom du Conseil Ducal du Berry,
Pour le peuple du Berry.

Alleaume de Niraco,
Procureur du berry

Réponse du Conseil ducal du Berry à la déclaration de guerre du BA:

Aux Grands Feudataires du Royaume de France,
Au Duc du Bourbonnais Auvergne,
Aux membres de l'Alliance du Ponant,
A la Curia Regis,
Enfants de France et d'ailleurs,

Le Conseil Ducal Loyal au Duc du Berry vous fait savoir :

Dans la matinée, nous avons eu connaissance de la déclaration de guerre " Contre le Duché du Berry " faites il y a peu par le Duc Tixlu, Régnant en titre de la Province du Bourbonnais.

Hors, la déclaration de la Curia Regis rédigée il y a quelques jours, stipulait que le conflit ne devait en rien être une guerre ouverte contre le Berry et son peuple, mais bien contre son Duc.

Une fois de plus, nous prenons les mêmes pour recommencer l'histoire.
La Touraine allié depuis toujours au BA, au Périgord, et maintenant plusieurs personnes de Bourgogne nous menacent aussi.

Nous notons une fois de plus que les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

Durant la dernière guerre qui avait opposé le Berry et l'ADC, le Bourbonnais, commandait par son Chef de guerre, Garcimore ont mit le Berry à feu et à sang, pillant les marchés, vidant les caisses de la mairie de Bourges pour plus de 5000 écus, et bien d'autres actes criminels encore. Nous avons donc toutes les plus grandes craintes du monde en vue de l'arrivé d'un tel homme sur nos terres.

Nous condamnons la lâcheté dont font preuves nos attaquants, se mettant à dix contre un en vue de nous écraser comme des miettes, étant donné qu'ils ont bien comprit que le peuple ne céderait pas avec seulement la Touraine. Ou est donc la fierté de faire la guerre de cette manière ?

C'est pourquoi, en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés par le Duc du Berry :

Nous demandons de toute urgence soutiens humanitaires pour les Berrichons et les Berrichonnes qui bientôt n'auront même plus de quoi se nourrir, et seront laissés à crever aux abords de leurs villes.
Nous demandons soutiens militaire à nos Amis de l'Alliance du Ponant, ainsi que de toutes provinces du Royaume et d'Empire qui ne souhaitent pas fermer les yeux et laisser un peuple entier ce faire massacrer sous prétexte de lubie guerrière des voisins qui nous entourent, en nous faisant croire qu'ils viennent pour notre bonté..

En effet, les provinces vassales du Royaume de France, n'ont en aucun cas respecter l’ordonnance de la Curia, marchant dessus à la moindre occasion. Ce qui ne devait être qu'une guerre personnel en vue de destituer un homme, c'est transformé en guerre contre tout un peuple rassemblé pour défendre son Duc et leur Duché.

Notre Duc étant en convalescence, il n'est point disposé à prendre décision sur sa succession ou pas au trône du Berry, et nous n'avons aucun pouvoir pour décider cela à son absence.

C'est pourquoi :

- Nous appelons de tout notre cœur, et de toute notre force à l'arrêt de cette guerre qui une fois de plus laissera de grave séquelles dans le Berry.

- Nous appelons les armées coalisés à s'en retourner chez elle, en effet le processus électorale étant bientôt engagé, nous vous demandons de laisser les élections suivre naturellement le cours des choses et ainsi, un nouveau régnant montera sur le trône du Berry, comme la Reyne l'avait fait demander.

- Nous appelons la Curia Regis a revoir son jugement qui a été biaisé par les coalisés de Bourgogne et du Bourbonnais, qui profite de la destitution de notre Duc, pour une fois de plus nous déclarer une guerre non pas contre notre Duc, mais bien contre le Berry et son peuple comme le dit le Duc Tixlu !
C'est pourquoi nous vous demandons de tenir à l'écart le Bourbonnais qui a maintes fois fait preuves de barbaries à l'encontre de notre Duché.

Au nom du Conseil Ducal du Berry,
Fait au Châteaux de Bourges, le 03 Juillet 1459.

Alleaume de Niraco,
Procureur du Berry.

Annonce décrétant la loi martiale dans tout le Berry:

Berrichons, Berrichones,
Aux Étrangers et voyageurs venus, d'ailleurs,

Salut !

Le Conseil Ducal du Berry Loyal au Duc élu du Berry vous fait savoir que :

Il y a de cela quelques jours, devant l'urgence de la situation et en absence de notre bon Duc, j'ai pris la décision de faire vider la capitale, et de la fermer aux voyageurs et étrangers. Malheureusement cette mesure d'urgence n'aura pas permit l'arrêt de l'acheminement de troupes de secours à nos envahisseurs.

C'est pourquoi, en ce Troisième jour de Juillet, de l'an de Grace 1459, moi, Alleaume de Niraco, chargé par notre bon et vénérable Duc de parler et d'agir en son nom, déclare que :

La Loy Martiale et la fermeture des frontières est appliqué sur tout le territoire Berrichons à compté de ce jour sans délais pour qui que se soit.
Les étrangers arrivant à Bourges seront mis en procès automatiquement. Conformément à la Loy Martiale, appliqué de manière suivante :
Sur la circulation des étrangers sur le sol Berrichon

Sauf loi martiale, bannissement ou décision ducale, la circulation des étrangers est libre sur le sol berrichon et ce même en lances ou corps d'armes.
Cependant, Toute personne créant une armée ou circulant dans une armée au Berry sans l'autorisation écrite du Duc sera poursuivie pour haute trahison.
Le Duc peut également demander la dissolution immédiate d'une lance, d'une armée ou d'un corps armé. Le refus d'obéissance à cet ordre est un trouble à l'ordre public.
Le prévôt et le capitaine peuvent parler au nom du Duc en cette matière en cas d'absence de celui ci. (loi faite sous George le Poilu, le 11 mai 1457)
Les Tourangeaux et leurs alliés sont persona non-grata dans nos villes, il est donné autorisation aux Capitaines Sambre et Bubul27 de stopper l'arriver de tout étrangers quel qu'il soit s'il n'a pas fait décliner son identité la veille !

Toute les demandes de laissé passé doivent être adressé au Prévôt ou à ma personne, mais devant l'état de la situation, seul les laisser passer urgent seront accordés.
Seul notre Capitaine George_Aristote est habilité avec notre Prévôt à donner autorisation à un groupes armés de rester constituer.

Au nom du Conseil Ducal du Berry,

Fait au Châteaux de Bourges, le 03 Juillet 1459.

Alleaume de Niraco,
Procureur du Berry.


Le 4 juillet 1459 : les dernières tentatives diplomatiques.
- La Grand-Maître de France, Dotch de Cassel, SG Deedlit, Ambassadeur de France auprès de la Bretagne et la Grand Ambassadeur de France Kerindil demandent à s'entretenir avec les plus hautes instance du Ponant pour trouver une issue diplomatique au conflit. La Couronne demande à l'Alliance de faire pression politique sur le Poilu pour qu'il abandonne le trône. Le Ponant demande en échange que les mines soient rendues et que les armées de Touraine cessent leurs attaques.

Déclaration de Namaycush:

De Nous,

Namaycush Salmo Salar, Capitaine de Sa Majesté Béatritz, Reine souveraine de la Grande France, Vicomte de l’Aubusson, Baron du Dorat, Seigneur de l’Agonac comme de Ste Anne.
Tenons à porter à connaissance de tous, notre prise de position quant aux évènements marquants la province du Berry.

Au sujet de l’engagement de notre armée à oriflamme aux armes personnelles de la Régnante, à savoir du « B » brodé d’argent surmonté de couronne, remis personnellement de sa part à titre de preuve et reconnaissance de notre engagement envers la Couronne, il ne peut être que plus logique que l’officier commandant Son armée prenne parti et fait envers un régnant qu’Elle juge félon, malgré que, dans sa grande magnanimité Elle lui ait donné chance de rachat.
Nous rendons ainsi attentif le Héraut de Berry, Bubul d’Arundel des Olonnes dict Bubul27, Baron de Buzançais et Seigneur de la Beausse, au fait que ses déclarations et sommations à l’encontre de « La Béatritz » se répercutent directement contre la Reine de France, le rendant ainsi indigne vassal comme officier de la Couronne. Nous ne saurions que lui recommander de changer de ton dans les plus brefs délais.

Au sujet de l’engagement de la Touraine, encore une fois il ne peut être que plus logique que sa Grâce Llyr di Maggio, ayant prouvé par le temps passé à la charge de Roy d’Armes et « Vrai » officier de la Couronne, lui, ne manque pas d’apporter sa collaboration à la défense de la parole de Sa Majesté, apportant ainsi aide et soutien à la Noblesse militaire de France, mue par honneur et féodalité.

Au sujet d’une guerre, dans le sens strict du sens, nous actons, preuve par l’exemple, qu’aucune ville berrichonne n’a subi assaut pour l’instant, uniquement le chef-lieu, dans le but évident, de renverser un pouvoir défaillant. Nous proposons ainsi, que le conseil existant, après démission de tous, reprenne le château sous l’égide d’Izidore de Castelléo, après éviction évidente du « Félon ». Preuve encore de notre bonne volonté à l’égard du peuple berrichon. Nous ne laissons qu’une durée d’un jour et une nuit à cette proposition. Nous ne nous faisons aucune illusion quant à la réponse qui nous sera donnée. Passé ce délai, nous ne pourrons qu’enjoindre les opposants à la politique poilue de nous rejoindre. Par la suite, à chacun de voir où se situent ses responsabilités et son devoir d’abnégation.

Au sujet de la déclaration de guerre de l’Auvergne, nous ne pouvons que saluer la décision de Sa Seigneurie Tixlu, Pair de France, levant ainsi au plus haut ses couleurs.

Au sujet de la Provence, province d’Empire dissidente, nous relevons que la démocratie n’est usitée qu’en Helvétie, et qu’en Terre de France, seule la monarchie fait force de loi.

Au sujet de l’Eglise, nous, Vassal du Primat de France comme Cardinal Cyril Kad d’Azayes et Imperator d’une autre Cardinalice, la Sérénissime Ingeburge, serions sensible au fait que le clergé incite la populace à ne point défendre Bourges afin que sang n’irrigue point terre du Très-Haut.

Qu’ainsi soit-il bien compris !

Rédigé devant les murs de Bourges, le IVème de juillet 1459.

Carmin


Le 5 juillet 1459. Le DR entre mensonge et médiation.
- Les Feudataires du Domaine Royal s'expriment, condamnent la Félonie de George le Poilu, condamnent la guerre contre le Berry menée par la Touraine et le BA, se proposent comme intermédiaire.

Citation:

A vous, Feudataires du Royaume de France,
De nous, Feudataires du Domaine Royal.

Par la présente, nous vous signifions notre position vis-à-vis de l'actuelle situation ébranlant notre Royaume ;

Qu'il soit su que le Conseil du Domaine Royal dénonce la félonie, et en tant que telle, dénonce la gouvernance du Duc d'Aigurande ;
Qu'il soit su que le Conseil du Domaine Royal soutient ainsi la Touraine dans sa démarche de renversement du pouvoir en Berry ;
Qu'il soit su que le Conseil du Domaine Royal ne soutient, en aucun cas, toute autre action, portant atteinte à l'intégrité physique des Berrichons ou de leurs diverses infrastructures, et qu'ainsi, la guerre doit être menée contre le Félon et non contre le peuple du Berry ;
Qu'il soit su que le Conseil du Domaine Royal soutiendra tout allié se portant à l'aide de la Touraine pour faire choir le Félon, mais que cette aide sera soumise aux mêmes obligations que celles énumérées pour la Touraine ;
Qu'il soit su que le Conseil du Domaine Royal prendra acte de tout débordement Tourangeau et demandera sanction si nécessité se fait sentir ;
Qu'il soit su que le Conseil du Domaine Royal s'établit ce jour comme intermédiaire entre les différentes parties, l'objet étant une régularisation du conflit dans les plus brefs délais, et dans des conditions de bon sens ;
Qu'il soit su que, bien conscient de la dangerosité de la situation, le Conseil du Domaine Royal et ses armées se tiennent prêtes. Qu'ainsi, chaque attaque sur son territoire recevra une réponse armée de l’entièreté d'icelui ;

Sachez, pour terminer, que le seul désir du Domaine Royal est d'établir une paix durable, qui semble s'étioler comme un lambeau de papier dans l'eau salée. Il ne tient qu'à vous, Feudataires de notre Royaume, membre du Ponant, anciens de l'Alliance du Centre, provinces Occitanes, d'établir cette paix en réfléchissant avec votre Tête et votre Cœur, et en déposant les armes.

La félonie n'a pas sa place en notre Royaume, seule la paix et le respect de nos institutions doivent être notre objectif.

Faict à Paris, le cinquième jour de juillet de l'an 1459,

Pour l'Alençon, son Duc :

Pour Orléans, son Duc,


Pour le Maine, son Comte;

Pour la Champagne, son Duc,
Kelso Declervaux,
Pour la Normandie, sa Duchesse,
Akane De Clairval

- Dans le même temps, les armées orléanaises s'avancent vers la Touraine qui leur donne agrément.


Le 6 juillet 1459. Révolution de palais.
- La COBA (ost du Bourbonnais-Auvergne) arrive devant les murs de Bourges.

- Dotch de Cassel devient régente, Chlodwig Von Frayner n'est plus Dauphin, la Reine est guérie et sera au Louvre dimanche 10 juillet pour un grand banquet ; appel à la retenue & la diplomatie dans les conflits internes.

Citation:


Que la charge de Dauphin de France désignant avant tout celui qui régente faute de Roi, & Chlodwig von Frayner ayant démontré, par de fâcheux concours de circonstances, qu'il n'était pas possible de toujours compter sur lui, nous lui retirons cette charge - mais non notre affection & notre estime ;

Qu'ainsi il sera procédé, dans les jours prochains, à la nomination d'un nouveau Dauphin de France, selon l'idée de représentativité, disponibilité, loyauté & modération que nous associons à cette charge ;

Que nous remercions tous nos sujets ayant manifesté, par leurs paroles ou prières, des marques de soutien durant notre convalescence ; qu'ils sachent combien nous leur sommes reconnaissante de ces prières, & qu'ils se réjouissent de nous revoir au Louvre en ce dimanche 10 juillet, jour de notre retour du château où nous avions villégiature de convalescence ;

Qu'enfin, nous appelons nos loyaux sujets au dialogue, à la retenue & à la diplomatie, dans les agitations qui sèment la tourmente en notre Royaume ; car nous aimons tous à part égale nos sujets, & ne voulons de guerre qui ne soit absolument nécessaire, ni ne voulons que d'autres la proclament en notre nom, sauf à y avoir été explicitement autorisés par dérogation publique de pouvoir de notre part, ce dont à l'heure actuelle ne peut se targuer que la Régente de France, Dotch de Cassel ;

Que Saint Louis bénisse le Royaume de France.

Daté en Bourgogne, le 6ème jour de juillet de l'an d'Horace MCDLIX.

B.d.C.

- Appel aux armes en Bourgogne rencontrant un succès assez maigre.

Appel aux armes en Bourgogne:

A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire,
Salut.

Le deuxième jour de juillet de cette année, le duché de Bourgogne, lançait un appel à l'union et à l'action contre la clique ponantesque et il était clair, dans notre esprit, que cette action se devait de revêtir plusieurs formes. Nous avons usé des des moyens diplomatiques, économiques et légaux que nous avions à notre disposition et en la matière, nous n'avons pas varié d'un pouce et n'entendons pas relâcher notre vigilance et nos efforts.

D'aucuns, en cette occasion, ont dit que la Bourgogne parle trop et a encore trop parlé et que ceux-là sachent que nous n'avons cure de leur jugement et que nous, nous avons lancé un appel vers l'union des provinces loyales et féales.
D'autres encore ont cru bon de nous forcer la main, via des courriers, des annonces et autres moyens de communication pour que cette action que nous avons appelée de nos vœux se transforme en entreprise militaire.

Qu'il soit clairement entendu que la question d'une intervention de nos forces, notamment en Berry, s'est bien évidement posée et imposée à nous et que la gravité d'une telle démarche n'a pu qu'entraîner débats et discussions. Il s'agit après tout de pénétrer en une province voisine, souveraine par définition même si celui qui a osé en réclamer la couronne à Paris a sérieusement écorné les prétentions en la matière du conseil en place et qu'il ne peut être ignoré que face aux soldats, il y a des hommes, des femmes, des enfants.

Le Ponant dans sa propension à se draper dans une dignité qu'il n'a jamais possédée crie à l'interprétation biaisée des propos de Sa Majesté notre Reine; le Ponant, dans sa propension à jouer les pucelles effarouchées, se pose en parangon de vertus et assène autant d'affirmations touchantes qui en sa bouche ne peuvent qu'être dénaturées.

L'appel de Sa Majesté était clair, que le Berry se débarrasse du félon duc d'Aigurande et qu'il place à sa tête un sujet digne de confiance et, tant la perspicacité que le sens de l'honneur auraient dû commander au dit duc de se retirer et de penser à ses concitoyens avant que de songer à sa propre personne. Mais l'histoire, routinière, s'est répétée et l'usurpateur se trouve toujours aux commandes. N'y a-t-il donc rien, dans ce fait, qui choque le si respectueux et fidèle Ponant? Nul ne sera donc dupe, que le Poilu reste le postérieur vissé sur le trône berrichon arrange le Ponant qui durant ce temps a les coudées franches pour échafauder des menées dont nous avons tout à craindre.
Alors, l'on pourrait rétorquer que c'est aux Berrichons de réagir et de prendre les armes et de se débarrasser du traître. Ce serait là faire agir sa langue bien aisément, comme certains nous l'ont reproché et ce serait surtout là faire preuve de lâcheté quand l'on sait – et cela est bien connu – comment sont traités ceux qui osent parler d'une voix différente de celle imposée par le Poilu. En ne changeant rien à ses habitudes et à sa composition, le gouvernement illégitime berrichon a choisi de se placer hors du groupe des provinces pouvant prétendre au respect de leur souveraineté et de leur territoire, le gouvernement illégitime berrichon n'a fait qu'ouvrir des frontières sur lesquelles il n'a aucun contrôle, ni aucun droit en ce domaine, le gouvernement illégal berrichon a provoqué l'escalade militaire là où les appels à la raison et des coups de semonce ont été d'abord adressés.

Il est donc évident que le duché de Bourgogne soutient celui de Touraine dans son entreprise de renversement du félon et que ce soutien ne se contentera pas d'être exprimé par écrit; nous ne pouvons que remercier le duc de Touraine d'avoir eu le courage et l'honorabilité de faire ce qui aurait dû être accompli de longue date, l'espèce des hommes valeurs et honorables n'a donc pas déserté le Royaume de France.

En outre, compte-tenu des considérations ci-avant énoncées, le duché de Bourgogne s'inscrit dans une démarche de main tendue vers les Berrichons n'osant pas prendre parti contre le duc d'Aigurande et ses séides. C'est aux Berrichons de construire l'après-félonie, c'est aux Berrichons de se projeter à moyen et long terme et parce qu'il appartient au peuple du Berry, à ce peuple des sans voix, des timides, des menacés, des oppressés, que la Bourgogne invite cette foule composée d'anonymes et de figures mises au ban du duché à prendre contact avec nous et se propose d'apporter un soutien militaire et politique à leur action de libération. La Bourgogne marchera avec les Berrichons et les Berrichonnes qui ont à cœur de protéger le Berry du Poilu et de ses affidés. Que ces Berrichons et Berrichonnes se fassent entendre, la Bourgogne saura les écouter et aussi, les accueillir si demeurer en Berry devait devenir trop dangereux pour eux.

Que le Très-Haut et Saint-Bynarr veillent sur les destinées des Bourguignons et des justes.

Le sixième jour de juillet de l'an de grâce MCDLIX :
La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;
La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.

A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire...
Grand appel à la mobilisation générale!

Bourguignonnes et Bourguignons,

Il y a quelques semaines, dans une déclaration solennelle, le duché de Bourgogne faisait connaître sa position quant à l'alliance illégale du Ponant à laquelle prend part le Berry de Georgepoilu.

Aujourd'hui, il est temps d'agir afin que de jeter hors du trône ce félon illégitimement installé, ce traître renié par Sa Majesté la Reine de France elle-même. Mais, au-delà de ce renvoi qui s'avère capital, il convient en outre de venir en aide aux Berrichons menacés et opprimés par le pouvoir en place.

C'est pourquoi, avec sagesse mais aussi avec cœur, nous nous tournons vers vous afin d'aider les Berrichons et libérer le Berry. Pour ce faire, nous lançons un appel à la mobilisation générale pour que des troupes soient envoyées sur place.

Nous avons besoin :

de volontaires armés pour partir
de ravitaillement en de vivres, armes et liquidités
d'érudits prêts à fournir gracieusement des points d'armée
de défenseurs restant au pays pour protéger nos villes
de nos nobles
de nos militaires.

Toute personne intéressée est invitée à contacter Son Eminence Ingeburge.

Que le Très-Haut et Saint-Bynarr veillent sur les vaillants et solidaires Bourguignons!

Le sixième jour de juillet de l'an de grâce MCDLIX :
La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;
La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.


Le 7 juillet 1459 : Escalade en Touraine.
- La Touraine lève le ban

levée de ban en Touraine:


Nous, Llyr di Maggio et d’Astralgan, duc de Touraine, sous le regard du Très Haut

Considérant que la Touraine est menacée de l’extérieur par deux armées ponantaises fourbissant leurs armes à ses frontières;

Considérant que, du fait de l’immobilisme du Domaine Royal dans son refus à asseoir la légitimité des ordonnances de Sa Majesté la Reyne, nous représentons le dernier rempart du Royalisme avec nos alliés déclarés.

Considérant que notre chute scellerait celle du Royalisme dans le Royaume de France, qui, de fait, ne pourrait plus s’appeler Royaume, mais Terres des Félons.

Considérant donc que, face à ce danger, la Touraine doit pouvoir se prémunir;
Et répondre rapidement et efficacement à toute éventuelle attaque armée contre ses institutions;

Considérant que les nobles ont pour devoir d’aider et de protéger la Touraine et son peuple
à travers leur devoir d’ « conseil, aide et fidélité » issu de leur serment, renouvelé tous les deux mois;

Considérant enfin que, dans le cas d’espèce, la menace est suffisamment sérieuse et justifiée,

Décrétons par ce présent édit,
la levée du Ban

Sommons tous les nobles de Touraine à se mettre, dans les plus brefs délais, à la disposition du Capitaine Fingolfin.

Sommons les nobles tourangeaux résidant à l’étranger de rentrer en terre tourangelle, dans les plus brefs délais.

Sommons les nobles tourangeaux dans l’incapacité prouvée de se déplacer, de se faire représenter, dans les plus brefs délais, par au moins deux de leurs vassaux ou de leurs hommes, leur fournissant vivres et subsistance nécessaires pour deux semaines entières, comptées à partir de leur adhésion physique à notre armée

Au nom de notre pouvoir et de notre juste retenue,
Nous décidons que cette levée de Ban et ses effets dureront tant que l’intégrité de la Touraine sera en danger.

Semper Fi !

Afin que nul ne puisse contester ce document, nous y apposons notre scel et notre signature.

Fait à Tours en ce septième jour de juillet MCDLIX

Llyr di Maggio et d’Astralgan
Duc de Touraine

- Le Lyonnais-Dauphinais soutient la Touraine

Déclaration du Lyonnais-Dauphiné:


De Nous, Sa Grasce Arwel Chanvigny, Duchesse du Lyonnais-Dauphiné,
appuyée de son Conseil et de sa Chancellerie

A Vous, Sa Grasce LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine
A Vous, Messire Georgepoilu
A tous ceux qui liront ou ouïront.


Salut et Paix

C'est encore une fois avec inquiétude que les yeux du Lyonnais-Dauphiné sont tournés vers l'ouest du Royaume. Nous ne pouvons que constater avec désespoir que le Berry est aujourd'hui dirigé par une personnalité dont la légitimé a clairement été rejetée par Sa Majesté la Reyne Béatrice de Castelmaure-Frayner. Les évènements, propos et positions passés ont conduit Sa Majesté à prendre cette décision qui ne saurait souffrir aucune contestation.
Dès lors, le maintien au pouvoir contre la volonté royale de Messire Georgepoilu est frappée de félonie. Devant le soutien historique d'une partie de la population berrichonne mais aussi, d'une partie des dirigeants politiques du Berry, il apparaissait bien impossible de voir le Duc élu se plier à la législation royale de son plein gré.

C'est pourquoi, le Lyonnais-Dauphiné reconnaît en l'action militaire entreprise par la Touraine, l'option la plus viable de faire appliquer la décision de Sa Majesté. Cette opération recevra notre soutien moral tant que l'objectif sera clairement le départ de Messire Georgepoilu et la mise en place d'un régent dont l'allégeance à la Couronne de France ne souffrira d'aucune contestation. Jusqu'à ce que le Berry soit pleinement, et de façon durable, de retour sous la bienveillance de la Couronne de France, le Lyonnais-Dauphiné suspend donc toutes relations diplomatiques ou commerciales envers lui et rappellera dans les plus brefs délais son ambassadrice.

Toutefois, le Lyonnais-Dauphiné met en garde contre tous débordements et toutes actions qui s’avéreraient contre-productives au regard du but recherché. En effet, dans sa déclaration du 27 juin 1459, le Duc de Touraine, Sa Grasce LLyr di Maggio et d'Astralgan, annonçait que « la guerre entreprise contre le Poilu n’est en aucun cas une guerre contre le Berry » expliquant donc qu'il n'avait aucune animosité envers les institutions du Duché. Nous appelons donc au plus strict respect de ces paroles pleines de sagesse et à ne rien faire qui puisse donner l'image d'un Martyr au dirigeant félon qu'ils viennent déloger.

Nous saluons enfin l'initiative entreprise par le Comté du Limousin et de la Marche d'envoyer Son Excellence Elisa de Lahaye Malemort, Chancelière ainsi que Son Excellence Aldraien Carsenac, Vice-Chancelière, afin de trouver une issue pacifique à cette crise.

Faict à Lyon, Castel de Pierre-Scize, le 7ème jour de juillet de l'an de grasce mil quatre cent cinquante neuf.

Sa Grasce Arwel Chanvigny, Duchesse du Lyonnais-Dauphiné


Son Excellence Tenshikuroi Deschenaux, Chancelier du Lyonnais-Dauphiné

- Ultimatum aux deux parties de la GMF et Régente, Dotch de Cassel.

citation:

De Nous, Dotch de Cassel, Régente de France,

A tous ceux qui le présent écrit liront ou se feront lire,

Salut,

Faisons savoir

Que si initialement nous soutenons l'initiative de la Touraine, ayant pour unique but de faire respecter la volonté de Sa Majesté la Reyne, Béatrice de Castelmaure-Frayner, à savoir qu'un autre Régnant soit nommé à la place du Duc d'Aigurande et dont l'allégeance pourrait être acceptée. Nous ne pouvons tolérer que cette initiative se convertisse en guerre ouverte envers le Berry.

Que nous demandons à tous les chefs des armées, à savoir Namycush capitaine de "La Béatritz", Burin_khazad capitaine d'Ad Honores, Garcimore capitaien de les Bûcherons Assoiffés, Zebracolor capitaine de Pacificatoria Legatio, de ne prendre aucunement les armes et demandons plus particulièrement aux armées de Touraine, du Bourbonnais-Auvergne et au capitaine de la Béatritz de ne point lancer d'assaut contre la Capitale de Bourges.

Que nous donnons un dernier ultimatum au Duc d'Aigurande de se retirer dans les 48 heures.

Que nous demandons à Sa Seigneurie Llyr, Duc de Touraine que dès lors que le Duc d'Aigurande ait quitté le trône Berrichon, que les les mines du Berry soient rendues au Berry,

Que nous rappelons, que Namaycush n'est nullement capitaine Royal, que toute initiative qu'il prendrait ne pourrait être vue comme étant ordre de la Couronne.

Que sous peu tous les chefs des armées, et Régnants recevront invitation de la part d'Alandrisse de Montbazon-Navailles de Lortz Premier Secrétaire d'Etat pour les convier à une réunion au sein des Ambassades Royales.

Faict à Paris, le 7ème jour du 7ème mois de l'an de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf,

Signé et scellé de notre main,
Dotch de Cassel,
Régente de France.

_________________

Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:54

Le 9 juillet 1459 : Décès de la Reyne...
- le Duc Thibaud-Xavier de Ludgarès du BA répond à la Régente Dotch "Rappelons que les provinces concernées sont provinces vassales, non domaine royal, et à ce titre que la régence ni même la couronne n'ont d'autorité pour dicter à icelles leurs actions, en l’occurrence militaires.".

citation:

De nous, Thibaud-Xavier de Ludgarès, duc du Bourbonnais Auvergne,

A vous, Dotch de Cassel, Grand Maitre de France, régente.
A tous ceux qui la présente liront,

Faisons savoir que nous avons pris connaissance de l'annonce de la régente de France ce jour.

Rappelons que les provinces concernées sont provinces vassales, non domaine royal, et à ce titre que la régence ni même la couronne n'ont d'autorité pour dicter à icelles leurs actions, en l’occurrence militaires.

Attirons l'attention de la régente sur le fait qu'en l'absence de souverain, elle est là pour gérer les affaires courantes en "bon père de famille" et que ses pouvoirs sont extrapolables des statuts des régents provinciaux, puisqu'il n'existe pas de texte définissant différemment le statut de régent de France.

Indiquons donc que si nous nous rendrons par politesse sur le lieu de l'invitation, nous ne recevons d'ordre de personne et mènerons campagne en Berry comme nous l'entendons pour parvenir aux objectifs que nous nous y sommes fixés.

Scellé à Clermont le 9 juillet 1459

T.X. de L.
Duc du Bourbonnais Auvergne.

- la Dauphine Icie devenant régente annonce la mort de la Reyne et appelle à une table ronde en ne donnant raison à personne mais remets les choses en place... Sans effet.

Annonce officielle de SA Icie de Plantagenêt, Dauphine et Régente du Royaume de France (officialise la mort de la Reyne):

De nous, Icie de Plantagenêt, Dauphine & Régente de France
De nous, Dotch de Cassel, Grand Maître de France

A Sa Grace Llyr, duc de Touraine
A Sa Grace Tixlu, duc du Bourbonnais Auvergne
A Sa Grace Georges le Poilu, duc félon du Berry
Aux alliés du Ponant, vassaux de France
A tous ceux qui écoutent

De nous, Icie de Plantagenêt, Dauphine & Régente de France
De nous, Dotch de Cassel, Grand Maître de France

A cette heure dramatique où le Royaume de France pleure la disparition tragique de Sa Reine, demandons une trêve des combats pour que chacun puisse se recueillir et réfléchir à la vanité de ce monde.

Nous rappelons à la Touraine et à tous ceux engagés dans ce conflit que nul, si ce n’est sous la bannière fleurdelisée, ne devrait rendre justice armée au nom de Sa Majesté.
Si nous comprenons l’exaspération de la Touraine face à la félonie, il n’en demeure pas moins que son autorité s’arrête à ses frontières.

Nous rappelons à messire Namaycush qu’il ne peut agir sans ordre de Sa Majesté quand celle-ci lui a accordé d’être son capitaine. Qu’il n’est d’armées qui n’obéissent à celui qui lui a accordé sa confiance sous peine de n’être qu’armée de va nu pieds sans foi ni loi.
Les insultes proférées à l’égard du chancelier du Ponant, messire Datan, sont indignes d’une personne qui ose prétendre parler au nom de Sa Majesté.
Sommons ce jour, le sieur Namaycusch, dont le comportement à maintes fois agit en dehors de toute autorité alors même qu’il était capitaine de la Reyne, de s’écarter de Bourges et de rejoindre ses terres pour réfléchir à la notion d’obéissance. Nous ne pouvons accepter qu’une armée qui ne sache obéir soit placée sous la bannière fleurdelisée.

Nous rappelons que, même si le Berry est terre de non droit par son choix de placer à sa tête un félon à la couronne, il n’est pas digne d’y semer famine et désolation. Cela ne fait qu’attiser les haines et éloigner un peu plus le peuple du droit chemin vers le choix d’un duc qui réponde devant nous de sa vassalité.

Nous demandons aux provinces du Ponant, vassales de France, de ne pas céder aux provocations ni à la vengeance. Nous rappelons que dans leurs rangs se trouvent également un félon à la couronne et qu’il ne serait pas tolérable qu’il prétende à donner des leçons à d’autres provinces par la force armée.

Par mesure d’équité et d’apaisement et parce que nous avons à cœur l’unité du Royaume, nous demandons à ce qu’une armée de Touraine, hors celle de Namaycuch qui est invitée à sortir de Touraine et une armée du Ponant se placent sous la bannière fleurdelisée pour préserver la paix en Berry et permettre ainsi au peuple berrichon de choisir un souverain digne de la vassalité à la couronne en toute sérénité. Nous y requérons également la présence de personnes issues du Domaine Royal.

Ajoutons que toute autre armée présente sur le sol berrichon est expressément invitée à sortir du Berry.

Nous demandons à Sa Grace Georges le Poilu, puisque en cette façon son peuple ne sera plus menacé, de se retirer pour y soigner ses blessures et laisser place à une personne de son conseil pour gérer les affaires courantes.

Les mines du Berry, devront être restituées dès que les armées fleurdelisées auront pris place en Berry.

Nous invitons sans tarder un représentant des provinces suivantes : Touraine, Berry, Bourbonnais Auvergne et un représentant du Ponant, vassal de la couronne, ainsi qu’un représentant du Domaine Royal, en la chancellerie royale pour discuter des modalités d’organisation.

Nous demanderons à la pairie dont les conseils sont avisés et de grandes expériences, de rédiger un texte afin que plus personne ne puisse prétendre agir au nom de la couronne hors d’une armée arborant la Fleur de Lys.

Le Souverain de France sanctionne par la félonie ceux qui ne respectent pas leur vassalité, il appartient à lui seul d’en gérer les conséquences s’il s’avère que ses décisions ne sont pas respectées.

Il en va de l’unité de notre Royaume et du souci que nous avons de nos peuples.

Faict à Paris, le 9ème jour du 7ème mois de l'an de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf,

Signé et scellé de nos mains,

Icie de Plantagenet
Dauphine & Régente de France

Dotch de Cassel,
Grand Maître de France.

- le Poitou ferme ses frontières au BA, Touraine et Bourgogne.

citation:


A tous icelieu et à venir, qu'il plaise d'ouïr,

Suite à l'entrée d'armées ennemis violant la souveraineté territoriale du Berry et donnant lieu à des annexions de territoires mais aussi des actes barbares commis contre nos frêres et alliés berrichons, nous annonçons dès ce jour la décision de fermer nos frontières à tout tourangeau, bourguignons et auvergnats

Qu'il soit su qu'à compter d'aujourd'hui, 9 juillet 1459, Tout citoyen de la Touraine, de la Bourgogne et du Bourbonnais Auvergne a interdiction de fouler le sol du Poitou. Ceux actuellement présents disposent d'un délai de 48 heures pour quitter nos terres. A partir du 11 juillet 1459, le Poitou ne garantira plus leur sécurité ni leur intégrité physique, et ce jusqu'à ce que le dernier soldat ennemi ait quitté le territoire berrichon. Puisse Aristote avoir pitié de ceux qui seront encore là, une fois le délai passé.

Le Poitou se désole que les honnêtes citoyens et les braves gens de ces duchés, subissent les conséquences des actes belliqueux de leurs régnants. Nous encourageons les citoyens pacifistes à faire pression sur leurs élus afin que chacun puisse enfin circuler librement sur les routes de France.

De plus, au vue de la menace grandissante sur le Poitou, nous déclarons pour Tout étranger hors-ponant l'interdiction de circuler et de séjourner dans la ville de Poitiers afin de garantir la sécurité de notre comté et de sa population.

A ce titre, tout ressortissant étranger voulant mettre les pieds à Poitiers doit au préalable en demander l’autorisation à Brisson (IG: Brisson.), Prévôt des maréchaux. Les étrangers hors-Ponant présents dans la capitale disposent d'un délai de 24 heures pour quitter les lieux.

Toute installation sur les terres du Poitou (changement de résidence IG) sera soumise a l'accord écrit du Prévôt ou du Comte durant cette période d'interdictions.

Toute personne manquant au présent décret se verra poursuivre pour trouble à l’ordre public ou toute personne tentant de franchir les frontières sans y avoir été autorisée, risquerait de connaître la force de nos armées.

De plus, des manœuvres militaires vont se tenir sur notre territoire. Nous invitons les poitevins à éviter les déplacements sur les routes durant les prochains jours.

Poitevin devant, jamais ne se rend !

Fait à Poitiers,
Le 9 juillet mille quatre cent cinquante-neuf,

Sa Grandeur Oane de Surgères,
Comtesse du Poitou.


Le 10 juillet : une guerre privée
- Le Duc Tixlu persiste et signe : "Déclinons ces invitations, et invitons en retours la régente et la GMF à ne pas outrepasser leurs pouvoirs."

Réponse du Duc Tixlu du BA:

De Nous, Thibaud-Xavier de Ludgarès, duc du Bourbonnais Auvergne,
A Icie de Plantagenêt, Dauphine et régente,
A Dotch de Cassel, Grand Maitre de France,
A tous ceux qui le présent écrit liront,
Annonçons par la présente avoir appris le décès de Sa Majesté la Reine. Elle a rejoint le Soleil pour la plus grande tristesse de son peuple. Une nouvelle page de l'histoire du Royaume se tourne.
Prenons acte de l'invitation de la régente et de la GMF à cesser les combats en signe de deuil et à ce que la COBA quitte le Berry. Déclinons ces invitations, et invitons en retours la régente et la GMF à ne pas outrepasser leurs pouvoirs. Le Bourbonnais Auvergne n'est pas domaine Royal et n'entend pas le devenir. Lui seul est apte à juger de l'action qu'il entreprend. Nous menons cette guerre pour notre sécurité, et n'aurions eu à le faire si la Couronne avait respecté son devoir de protection. Le Berry mené par le poilu, pourtant félon et illégitime, a pu faire venir et abriter en toute impunité une armée menée par le fourbe Nilas, agitateur notoire, breton ! La couronne n'a rien fait. Nilas est allé prendre villages limousins. Ils auraient pu être auvergnats. Aujourd'hui encore en Anjou, armée bretonne. Incurie de la couronne. Les travers du Ponant sont dénoncés depuis des lustres. Incurie de la Couronne. Curieusement, lorsque des provinces s'en prennent enfin aux agitateurs et traitres, au séides du ponant, la couronne se réveille. Cela en dit long. Quoi qu'il en soit, lorsque l'institution faillit, nous prenons nos responsabilités et accomplissons ce qui doit l'être.
En l'occurence menons guerre en Berry pour mettre fin à ce qui représete une menace à nos frontières. Malgré la douleur qui nous affecte en raison du décès de la Reine, une trève nuirait aux objectifs de sécurité que nous sommes en droit de mener à bien pour notre peuple. Il n'y en aura donc pas. Nous prenons en revanche dès ce jour les dispositions nécessaires pour pouvoir nous rendre rapidement en délégation officielle nous recueillir à Nevers auprès la dépouille de feue Sa Majesté. Rappelons à toute fin utile que le Bourbonnais Auvergne mène cette guerre en son nom, non en celui de la Reine.
En outre, quel plus grand signe de respect envers feue la Reine que d'appliquer ainsi à la lettre les précèptes de la féodalité auxquels elle tenait tant ? La veille de sa mort elle insistait encore sur la légitimité des guerres privées et sur l'importance de ce principe de féodalité. Nous lui dédierons donc notre victoire, gage du rôle qu'elle aura eu en réaffirmant notre légitimité à nous faire justice nous même.
N'aurons donc de répit désormais que lorsque le poilu sera définitivement écarté du pouvoir, que le Berry sera confié à un conseil qui rompe avec la ligne politique du poilu, et que tous liens seront brisés entre Berry et Ponant.
Insistons une fois encore pour qu'à l'avenir dans leur courrier, la GMF et la régente sachent rester à leur place et ne s'arrogent pas pouvoirs dont elles ne disposent pas en dehors du domaine Royale et s'en tiennent à l'expédition des affaires courrantes le temps qu'un nouveau souverain soit élu pour la France, sans quoi nous serions moins cordiaux à l'avenir. Ressentons en outre comme une insulte et une compromission inédite de la couronne le fait de proposer bannière fleurdelysée à une armée du Ponant. La couronne reconnaîtrait elle donc le Ponant en tant qu'entité (rappelons qu'il est en partie étranger) ? Efface-t-elle toutes les nombreuses infractions de ses membres aux droits du royaume et ses attaques envers tant de provinces pour lesquelles la couronne a su s'écraser ? Décrire le Ponant comme un vassal de la Couronne.... Première nouvelle. Ca n'a jamais été le cas et je doute que la Bretagne prête allégeance à la France, ni maintenant, ni jamais. A quoi pensaient-elles donc en écrivant pareilles absurdités ? Il serait temps que la griserie de titres si nouvellement acquis laisse place à la raison et au pragmatisme, pour le bien du Royaume. Un régent ni un GMF n'est souverain, et ils ne peuvent en aucun cas s'arroger pouvoirs que même un souverain légitime n'a pas.
Etabli à Clermont le 10 juillet 1459
T.-X. de L.
Duc du Bourbonnais Auvergne.


Le 11 juillet 1459
Soutien des MAO au Berry et à la Régente:


Avignon, le 11 juillet de l'an 1459

Nous, Constance de Champlecy, Régente du MArquisat des Alpes Occidentales et Chancelière du Marquisat des Alpes Occidentales et nous Algaranna de Ludchance, Comtesse de Provence, suite à la récente déclaration de la Régente Sa Majesté Icie de Plantagenêt, et du Grand Maistre de France Dotch de Cassel, suite aux réponses de la Tourraine et du Bourbonnais Auvergne, et à la déclaration de la Bourgogne ; la Provence et le Marquisat des Alpes Occidentales, ne peuvent que s'indigner du peu de cas qui est fait de la parole des représentants de la Couronne de Françoise dont elle partage le soucis avec le peuple berrichon.
La Provence réitère son encouragement à toute initiative diplomatique pouvant apaiser le conflit, et en particulier, apporte tout son soutien à Sa Majesté Icie de Plantagenêt, dont elle salue l'arrivée dans d'aussi pénibles circonstances.


Constance de Champlecy, régente du Marquisat des Alpes Occidentales



Algaranna de Ludchance, Comtesse Illustre de Provence

Le Rouergue soutient la Touraine et le BA, dénonçant l'attentisme des institutions Royales.:

A vous, Icie de Plantagenêt, Dauphine & Régente de France
A Vous, Dotch de Cassel, Grand Maître de France
A Sa Grace Georges le Poilu, duc félon du Berry
A Tous ceux qui liront ou se feront lire ceci

D'Istar de Demessy, Comtesse du Rouergue

Nous apprenons avec tristesse la mort de notre souveraine et allons décréter un jour de deuil en rouergue.

Sa Majesté la Reyne Beatrice a déclaré félon le Duc du Berry Georges le Poilu. A ce jour, celui ci est toujours au pouvoir contre la volonté Royale.

Nous faisons appel à la clairvoyance de Sa Grâce Georges le Poilu dans l'intérêt du Berry et des Berrichons afin qu'il laisse place à un régnant reconnu par la couronne. Que s'il ne démissionnait pas, sa responsabilité serait pleinement engagée quant aux conséquences sur le Berry.

Devant l'attentisme des institutions Royales, nous ne pouvons que soutenir les provinces ayant envoyé leurs armées pour libérer le Berry en respect de leur devoir d'allégeance à la couronne de France. Que tout vassal du Royaume de France ne peut qu'approuver leur réaction face à la félonie.

Nous ne pouvons tolérer par vous les injonctions faites aux Régnants des provinces vassales, oubliant les bases fondamentales des loys Royales proclamées dernièrement par la feue notre Reyne.

Fait à Rodez, Le onzième jour du mois de Juillet 1459

Istar de Demessy,
Comtesse du Rouergue


Le 12 juillet 1459 : Le Ponant fait parler les armes.
- Dans la nuit du 11 au 12 juillet, les troupes du Ponant mènent un assaut sur Chinon.

- Les combats se poursuivent sous Bourges bien que les deux armées tourangelles se déplacent à Saint-Aignan.

Intervention de SA Icie de Plantagenet, Dauphine et Régente:

Intervention de SA Icie de Plantagenet, Dauphine et Régente a écrit:
Nous, Icie de Plantagenêt, Régente de France

Qu'en ces temps troublés certains points sont à préciser.
Nous rappelons que le duc Georges d'Aigurande occupe son poste au mépris total des condamnations formulées à son égard et qu'il est félon. Il n'incarne nullement le duché du Berry.

De même, aucune attaque portée à son encontre ne peut être considérée comme dirigée contre le Duché du Berry mais comme la volonté de retirer le trône à un homme non reconnu comme régnant légitime.
Cette guerre visant à détrôner un félon est une guerre privée.

De même nous rappelons que maintes fois, Sa Majesté Béatrice Iiere de France et les Régentes de France l'ont encouragé à nommer un remplaçant.

De même, Sa Majesté Béatrice Iière de France n'a pas donné ordre au Domaine Royal de prendre les armes pour ce faire. Qu'il appartient à Sa seule Majesté d'autoriser l'entrée en guerre de Son Domaine. La Régence n'en a pas le pouvoir.

Sa Majesté Béatrice Iière de France n'a pas interdit à qui que ce soit de destituer Georges d'Aigurande du trône ducal du Berry qu'il occupe illégalement, tant que le Berry et son peuple n'en souffre pas.

De même que si le duc d'Aigurande ne quitte pas son trône, ce qui eu été une preuve de bonne volonté, rien ne peut empêcher une guerre privée à un tiers.

De même, il en advient, à notre grande tristesse, que si des tiers devaient intervenir en Berry comme en Touraine ou en leurs proches frontières, se sont des guerres privées.

Nous, Régente de France, dont le pouvoir se limite à gérer en "bon père de famille", à assurer la protection de nos terres du Domaine Royal, ne pouvons que déplorer l'engagement et l'escalade dans un conflit qui au départ ne devait concerner que la destitution du Trône ducal du Berry du duc d'Aigurande comme précisé plus haut.

Nous appelons, en cette période de deuil les belligérants à la raison et prions pour tous ceux, modestes soldats, peuple de France, qui vont souffrir pour des intérêts qui les dépassent.

Faict au Louvre, ce jourd'hui douze juillet de cet an de Grâce


Le 14 juillet 1459 :
Réponse de SA Icie, Régente du Royaume de France au Duc de Touraine:

Le Duc de Touraine condamne l'offensive du Ponant, en appelle à la Régente, dénonce tous ses traités avec le Ponant a écrit:
A Son Altesse Icie de Plantagenet, Régente de France,
Aux Grands Officiers de la Couronne de France,
Aux Ducs et Comtes du Domaine Royal,
Aux autres Grands Feudataires du Royaume.



    Après avoir eu l’immense plaisir et fierté de voir nos braves et fidèles sujets repousser trois armées** battant pavillon Ponantais - toutes trois ayant reçu agrément du Poitou - qui marchaient sur Chinon, dans la nuit du 11 au 12, et du 12 au 13 juillet,Nous, LLyr di Maggio, Duc de Touraine, fidèle et éternel vassal de sa défunte Majesté, à travers les mots de notre Chambellan,Condamnons l’offensive menée conjointement par les forces d’Anjou, de Poitou et de Bretagne sur le territoire tourangeau, alors que trêve de quarante huit heures avait été proclamée par la Régente de France.Accusons donc l’ensemble des régnants du Ponant de se rendre officiellement complices de la félonie du Poilu, en bafouant une nouvelle Ordonnance royale, et en ayant attaqué, dans le seul but de l’annexer, un territoire vassal de sa Majesté ; qui rendait jusqu‘alors légalement justice, sur le sol berrichon.Décidons donc en conséquence de dénoncer l’ensemble des Traités qui liaient jusqu’ici Touraine aux provinces membres du Ponant, et de retirer tous nos ambassadeurs de leurs Chancelleries.Appelons donc en conséquence, la Régente de France qui a pour rôle de veiller à la paix, et à la sécurité des provinces vassales et alliées à la Couronne, à prendre ses responsabilités, en condamnant héraldiquement tous les nobles ponantais ayant lâchement perpétré cette attaque.La destitution étant à notre sens la solution la plus juste et la plus radicale pour calmer les ardeurs vengeresses et puériles de barbares malfamés ; qui risquent, si on les laisse s‘égosiller, de se propager au Royaume tout entier.Nous regrettons particulièrement l'attitude du Poitou, avec qui nous discutions il y a encore trois semaines, d'un possible Traité d'amitié. Aujourd'hui, Poitou attaque vassal de la Reyne et se rend de facto félon. Quel gâchis.Appelons enfin, nos alliés à se joindre à notre démarche, qui vise à dénoncer l’hypocrisie ponantaise, et à rappeler à l’ensemble des régnants qui composent cette alliance économique, qu’ils demeurent soumis aux mêmes lois et traitements que les autres. Qu’ils demeurent des vassaux, et non des Rois. A ce même titre, le Grand Duché de Bretagne ne peut et ne doit se permettre de s'ingérer dans des affaires qui ne la regardent nullement.Pour la Reyne ! Pour la France ! Pour Dieu !Semper fidelis !


LLyr di Maggio, Duc de Touraine



Ludwig von Frayner, Chambellan de Touraine


** 12-07-2011 04:05 : Vous avez été attaqué par l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Cyclope, l'armée "Phenix de Saintes" dirigée par Theodebert, et l'armée "Zoko ad Eternam" dirigée par Finam.
** 13-07-2011 04:05 : Vous avez été attaqué par l'armée "Phenix de Saintes" dirigée par Theodebert, l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Animos, et l'armée "Zoko ad Eternam" dirigée par Finam.

Réponse de SA Icie, Régente du Royaume de France au Duc de Touraine a écrit:

De nous, Icie de Plantagenêt, Régente de France
A Sa Grace Llyr di Maggio, duc de Touraine
Aux Grands Feudataires du Royaume
A tous ceux qui entendrons

Annonçons

Que nous avons lu avec grand attention la dernière annonce de la Touraine. Qu’il est de notre devoir de remettre en place de nouveau, certaines données erronées.

Qu’en premier lieu, la Bretagne n’a pas attaqué la Touraine. Que les événements en Anjou et la présence d’armées bretonnes sont par nous suivi et que réponse sera donnée au Grand Duché de Bretagne dans la limite des pouvoirs qui nous sont conférés.

Que les actions de l’Anjou et du Poitou qui ont été menés à l’encontre de la Touraine sont définis comme « guerre privée » par nos annonces. De même le fut l’intervention de Touraine en Berry. De même l’intervention du Bourbonnais Auvergne qui a pris soin de nous rappeler les limites du pouvoir d’une Régence.

Qu’il ne peut en cela y avoir deux poids et deux mesures.

Que la trêve demandée ne comportait aucune durée ni aucune obligation si ce n’est celle d’un appel à la prière et à la réflexion sur la vanité des ambitions terrestres.
Que Sa Grâce Tixlu, Duc du Bourbonnais Auvergne à annoncer, nous citons :

une trêve nuirait aux objectifs de sécurité que nous sommes en droit de mener à bien pour notre peuple. Il n'y en aura donc pas
Que le non respect de cette demande de notre part par les belligérants de part et d’autre, renvoie à leur conscience et à leur foi Aristotélicienne.

Que nous rappelons qu’un Régent de France, n’a pas les mêmes possibilités qu’un Roy/Reine de France.
Que nous avons demandé les conseils avisés de la Chambre des Pairs pour la définition de nos actions et leurs possibilités afin que de ne pas outrepasser nos droits.
Que nous espérons que Sa Seigneurie Llyr Di Magio, ainsi que tous Grands Feudataires n’en saurai contester le bien fondé et l’application.

De l'assemblée des pairs de France

A tous présents et advenir,

Salut.

Considérant les demandes récurrentes de précision sur les pouvoirs d'un régent, et compte tenu de la coutume systématiquement rappelée par le Grand Chambellan lorsque le cas se présente,

Informons qu'un régent a mandat pour gérer sa province "en bon père de famille", autrement dit qu'il assure la gestion courante de la province et lui permet de conserver stabilité le temps nécessaire pour qu'un comte légitime soit élu. En revanche, il n'a pas autorité pour modifier les institutions de son comté, déclarer une guerre, signer des traités ni promulguer des lois engageant sa province au delà de son mandat.

Un régent n'étant pas élu, il ne peut orienter la politique de sa province, il est seulement là pour assurer la transition en attendant un comte élu. Tout document ou loi signé par un régent ne sera valable que durant son mandat et devra ensuite être confirmé par un comte légitime pour perdurer. Il peut instaurer un impot ponctuel si la situation économique le nécessite dans le cadre de sa gestion en bon père de famille, mais pas un impot régulier perdurant au delà de son mandat.

Les codex locaux ne sauraient attribuer à un régent d'avantage de légitimité que ne lui en confère la coutume royale (la primauté du droit roral impose qu'un codex local ne peut être que plus contraignant que les lois et coutumes royales, jamais moins).

Pour la bonne marche des institutions locales avant dire droit,

Faict à Paris le 06 mai 1457
Pour la pairie de France,

Sa Seigneurie Thibaud-Xavier de Ludgarès, duc de Lapalisse, Baron d'Arfeuilles et d'Herment, Seigneur de Commières et de Saint-Saturnin, Pair de France
Par interim du Primus inter pares

5 - Du cas particulier du Régent/Intendant d’une Province

Au contraire du Régnant, une Régence n’est point une charge liés à des droits de noblesse. Dès lors, à l’exception des décisions prises à l’encontre du fief de retraite de son prédécesseur, un Régent n’a aucun des droits précisés pour un Régnant. Il ne peut donc anoblir ou destituer, et donc pas demander de destitution si une dérogeance est relevée. De même qu’il ne peut utiliser les armes de la Province ou son scel, entre autres choses.
Ses obligations relèvent du serment de fidélité qu’il est tenu de présenter à Sa Majesté pour légitimer sa Régence.
Il a cependant le droit à un fief de retraite s’il entre dans les conditions liées à celui-ci.

6 - Du cas particulier du Dauphin

Le Dauphin de France est nommé à la discrétion de Sa Majesté.
Le Dauphin de France est l'héritier temporaire de la Couronne ; il gouverne durant la vacance du pouvoir, à la mort ou l'abdication de Sa Majesté.
Tout autre devoir ou privilège du Dauphin de France est laissé à la discrétion de Sa Majesté, qui les définit à chaque nomination de Dauphin et les modifie à sa discrétion.
Le Dauphin de France charge ses armes d'un chef d'azur à trois fleurs de lys d'or en fasce.



Qu’en cela, nous ne pouvons déclarer une personne félonne à la couronne, que nous ne pouvons déclarer de guerre, que nous ne pouvons ni anoblir ni retirer fief. Que notre véritable pouvoir est de croire aux vassaux qui ont prêté serment envers la couronne de France.

Qu’il serait sage que la fidèle Touraine mesure ses propos à Notre encontre. Qu’il ne nous appartient pas de juger ce qui fut fait ou non avant notre nomination et la funeste nouvelle qui nous prive de Notre Reyne. Que Sa Majesté fut et sera toujours souveraine dans ses décisions.

Que nous ne permettrons à quiconque de traiter de lâches le Domaine Royal. Que toute offense dirigée contre lui est de même dirigée contre Nous et par ce fait contre la Couronne.

Que cela soit su et entendu

Faict au Louvre le quatorze juillet de cet an de Grace.
Icie de Plantagenêt, Régente de France


Le 15 juillet 1459 :
Déclaration du Ponant suite à son offensive sur Chinon pour presser la Touraine à se retirer du Berry.:



À Son Altesse Royale, Icie de Plantagenet, Dauphine et Régente de France,
À Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
À Sa Grâce LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine,
À Sa Grâce Thibaud-Xavier de Ludgarès, Duc de Bourbonnais Auvergne,
À Sa Grâce Lenada de Valmont, Duchesse de Bourgogne,
Aux membres de l'Alliance du Ponant,
À tous ceux qui liront ou se feront lire cette déclaration,

Nous, membres unis du Ponant, constatant :

- la non-reconnaissance de la guerre menée en Berry par la Touraine, le Bourbonnais Auvergne et la Bourgogne par la défunte Reine, feue Son Altesse Béatrice de Castelmaure-Frayner,
- la dénonciation de cette même guerre par la nouvelle Régente de France, Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, et par le Grand Maître de France, Dotch de Cassel,
- que les déclarations du Duc du Bourbonnais-Auvergne, confirment qu'il ne s'agit pas là d'une intervention destinée à faire respecter la parole de la Reine,
- que les raisons de cette intervention n'étaient qu'un moyen de justifier une guerre privée,

Déclarons, conformément au traité d'alliance signé entre l'Alliance du Ponant et le Berry, nous porter au secours du Berry et de son peuple en entrant ce jour sur les terres de Touraine.

Qu'il soit su que les armées libératrices unies du Ponant frapperont tout ceux qui ont porté, portent et porteront encore attaques sur les terres berrichonnes. Les conflits armés ne cesseront que lorsque toutes les armées étrangères présentes en Berry auront reculé jusque dans leurs provinces respectives, et qu'elles se seront ainsi conformées à la demande de la Régente et du Grand Maître de France.

Nous en profitons pour dénoncer l'acharnement du Duc du Bourbonnais-Auvergne à vouloir continuer d'interpréter les propos et les désirs de feue Sa Majesté la Reyne et le prions de la laisser reposer en paix.

Nous dénonçons, également, la grande capacité du Pair de France, LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine, à se servir comme bon lui semble des propos tenus par les uns et les autres. Qu'il est simple de dénigrer les propos de Feue la Reyne de France, de prétendre faire respecter ce qu'elle n'aurait pas été capable de gérer, de chercher à faire valoir les paroles de la Régente et de la GMF tout en dénonçant en parallèle la légitimité de leurs propos. Un peu de cohérence et de courage ! Qu'il assume ses actes et ses propos jusqu'au bout.

Il n'existe nulle félonie à aider un allié qui se fait dépouiller par un ennemi sans scrupule, sous une fausse raison. Il fallait une excuse pour faire éclater la guerre et envahir un voisin trop gênant. Trop souvent le lien de vassalité est brandi comme la plus belle des armes avant d'être rangé au fourreau quand il devient encombrant. Ainsi le Duc de Touraine a, le premier, porté attaque en terre étrangère, affirmant le faire de son propre chef. Tout comme il a annoncé qu'il en assumerait les conséquences.

Et bien, les conséquences sont là : qui sème le vent, récolte la tempête. Le duc de Touraine se rend coupable de plonger le Royaume dans la guerre alors que feue la Reyne de France et les membres de l'Alliance du Ponant ont toujours cherché à préserver la paix, et ce malgré la grande capacité de certains à vouloir faire du Ponant la source de tous leurs maux et à voir dans chaque acte, où qu'il se passe, une tentative de déstabilisation du Royaume diligentée par notre Alliance. Croire encore à la sincérité de la Touraine dans ses justifications est faire soit preuve de bêtise, soit de complicité dans une volonté belliqueuse. Même le Duc de Bourbonnais-Auvergne a cessé de brandir cette excuse comme étendard et a, lui au moins, le courage d'assumer ses actes. Tout comme le Ponant, plus uni que jamais, se prépare à assumer les siens, devant Dieu et devant les Hommes.

Afin que plus jamais à l'avenir, une province n'interprète les paroles royales dans un intérêt belliciste personnel,

Fait à Cholet le 15 juillet 1459
Pour les membres de l'Alliance du Ponant

Vice-Chancelière de l'Alliance du Ponant

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:55

Le 16 juillet 1459 : Bouleversement du Conflit.
- Les troupes du Ponant se sont repliées sur Saumur alors que les armées de Touraine ont fait demi-tour et reviennent défendre leur provinces.

Lettre du Poilu adressée aux habitants de Touraine et affiché en place publique (gargote):

Tourangeaux,
Vous qui êtes victime de la folie de vos dirigeants,
Vous qui voulez vivre en paix avec vos voisins alors que vos dirigeants vous conduisent à la guerre
Le parisien Llyr se sert de vos épées pour assoir ses ambitions personnelles, il ne s'intéresse pas à vos vies, à vos besoins, à vos désirs.
Ces français se font élire uniquement pour conduire votre peuple vers la guerre.
Guerre qui dure depuis un mois déjà, qui va couter cher à votre pays, qui ne vous rapportera rien, qui va ruiner votre économie.
Qui paiera l'addition demain quand les armes se rangeront ? Vous évidement par les nouveaux impôts qu'ils vous imposera.
Où est il ce Duc pendant que vous verser votre sang ? A l'abri de son chateau évidement. Aucune goutte de son sang ne coulera contrairement à vous simple tourangeau mobilisé pour défendre votre pays.
Savez-vous que ce Duc sans honneur va jusqu'à défendre Tours contre salaire en se faisant embaucher par la maréchaussée.... pendant ce temps, combien d'entre vous sont rémunérés pour donner leur vie à Chinon, devant Bourges ou ailleurs où les combats se porteront ?
Finallement, à part atiser la haine de vos voisins, à quoi aura servi cette guerre ?
Posez vous la question la prochaine fois que vous devrez élire votre Duc ! La Touraine est un beau pays qui n'a qu'une seule tare, son élite au pouvoir, ces parasites dont Llyr est le plus bel exemple.
Avec mes amitiés
George le poilu
Duc de Berry

Le 17 juillet 1459
17-07-2011 Entretien avec George le Poilu:

Bourges (AAP) – Quelques jours après la libération du Berry par les soldats berrichons, le duc d’Aigurande, s’exprime sur les évènements passés.

AAP : Bonjour Votre Grâce et merci d'avoir accepté de répondre aux questions de l'AAP. Une présentation pour les lecteurs ?

George Le Poilu : Je me nomme George Le Poilu, duc D’Aigurande, duc régnant du Berry, et je suis un berrichon depuis toujours. Je suis actuellement à mon treizième mandat à la tête du Berry mais, le chiffre treize porte malheur en ce moment. Je suis aussi un félon illégitime pour les parisiens, duc de Berry pour les berrichons et pour les provinces amies. Coté carrière je suis avocat du dragon depuis 5 ans.

AAP : Avant de commencer, pouvez-vous revenir sur l'objet de ce conflit ?

GLP : L’objet du conflit ? C’est malheureusement l'appétit guerrier de ces Pairs de France ainsi que les élections royales.

AAP : Pourriez-vous développer un peu plus ?

GLP : J’ai été déclaré félon à la couronne depuis deux ans mais, c'est à quelques jours des élections royales, que trois Pairs de France, devenus ducs de leur province, se décident à renverser le pouvoir ducal du petit Berry. Un Pair de France sur un trône ducal, c'est déjà rare mais alors en voir trois en même temps cela devient suspect. Et bien évidemment, la guerre éclate à quelques jours des élections royales pour renverser une petit province où les élus dérangent. Serait-ce une idée pour obtenir des voix ? A mon avis, c’est la véritable raison de cette guerre. Cependant, en face, ils vous diront agir pour renverser un félon de la couronne de France mais pourquoi maintenant ?

AAP : Le duché du Berry étant libéré des armées tourangelles, comment réagiriez-vous à des nouvelles attaques comme la bourgogne qui se prépare à vous rendre visite ?

GLP : Par les armes bien sûr !

AAP : Vous me dites "par les armes!" mais qui cela concerne t-il ? Les armes seront portées par l'alliance du Ponant, les berrichons ou les provinces voisines ?

GLP : Les armées du Berry aidées de toute personne souhaitant arrêter l'agression d'Armoria.

AAP : Sans être indiscret, qu'avez vous contre son Altesse Armoria ?

GLP : Une vieille amitié datant de l’an 1454, en effet, Berry et Bourgogne étaient alliés. J’étais duc de Berry, elle m'a contacté pour faire tomber le GMF Juliani et prendre sa place. Ensuite, après quelques jours, elle a fait rompre le traité d'amitié entre le Berry et la Bourgogne et n'a cessé de comploter pour isoler le Berry et nous détacher de nos amis bourguignons.

AAP : Une fois encore le château de Bourges a été pris d’assaut sans réussite, qu’elle est la réaction du Berry ?

GLP : Les berrichons se disputent souvent entre eux mais quand le Berry est attaqué, ils s'unissent pour défendre leur pays. Je n’ai pas que des amis dans le Berry mais mes ennemis veulent pouvoir choisir eux mêmes mon départ, ils ne veulent pas qu'on leur impose des choses. Cela fait partie de la fierté berrichonne. En effet, aujourd'hui, les berrichons se réjouissent de l'amitié ponantaise qui a fait partir nos ennemis mais ils se préparent à accueillir les troupes d'Armoria.

AAP : Un dernier mot pour la fin, un message à faire passer ?

GLP : Oui, j’aimerais passer un message aux bourguignons. En effet, n’écoutez pas Armoria, depuis des années elle ment pour que nos relations de voisinage se passent mal alors que nous n'avons jamais causé aucun trouble en Bourgogne (ni révolte, ni pillage, ni attaque armée) et ne souhaitons que de bonnes relations de voisinage. Nous ne voulons pas combattre la Bourgogne, ne la laissez pas vous entraîner dans un conflit qui n'apportera que des larmes et de la souffrance. Le Berry vous tend la main pour avoir à nouveau d’excellentes relations que nous avions lorsque Coluche ou encore Toultourim étaient ducs de Bourgogne et que nous étions unis par un traité d'alliance et d’amitié.

AAP : A bientôt, merci encore.

Propos recueillis par M. pour l’AAP.


Le 19 juillet 1459
Le Duc de Touraine appelle à combattre les "armées félonnes du Ponant à la solde de la Bretagne:



Aux Grands Feudataires du Royaume,
Aux Grands Officiers du Domaine Royal,
Aux Félons et Traitres du PONANT,
Au fier peuple berrichon,
A notre brave peuple tourangeau
Et à tous ceux qui liront ou se feront lire,



    Ayant constaté avec grand plaisir que les Berrichons avaient suivi l'Ordonnance royale de feue sa Majesté Béatrice Ière de France, et que le Duc d’Aigurande avait bel et bien quitté le trône du Berry qu'il occupait illégalement depuis bien trop longtemps,La Touraine estime que sa mission qui visait à rendre justice, pour sa Majesté, et à rétablir ainsi l’ordre dans le fier duché du Berry, est dorénavant achevée.Aussi, Nous Llyr di Maggio, Duc de Touraine, en accord avec nos principes et précédentes déclarations, engageons nos armées et troupes revenues en Touraine à combattre les armées félonnes du Ponant à la solde de la Bretagne, qui nous ont lâchement attaqué, rompant leur serments vassaliques envers la couronne par le simple fait de défendre un félon.Ainsi donc, les armées tourangelles resteront mobilisées, jusqu’à ce que les meneurs des pillards et gredins de l’Ouest soient châtiés et exécutés comme il se doit ; mais aussi jusqu’à ce que le Berry soit à nouveau reconnu par la Couronne de France comme duché loyal, et dénonce à son tour les raids du Ponant et de la Bretagne sur notre territoire, prouvant ainsi la sagesse et la probité de son peuple.Nous tenons par ailleurs à remercier nos alliés, issus pour la grande majorité du Bourbonnais Auvergne, d’Orléans, du Périgord et des Ordres Royaux, mais aussi d’autres mirifiques provinces, pour leur soutien franc et admirable dans cette lutte menée conjointement contre la félonie.Qu’hommage soit rendu à tous ces braves et à leurs dirigeants éclairés. Nous poursuivrons la lutte, ensemble.Et qu’enfin hommage soit rendu à tous les Tourangeaux et à toutes les Tourangelles qui défendent chaque jour, avec exemplarité, leur terre et leur foyer, contre la barbarie et la bêtise ponantaise.Vous faites notre fierté.Pour la France ! Pour la Touraine ! Pour Dieu !Semper fi !


Faict à Tours, le dix-neuvième jour du mois de juillet de l’an de grâce 1459.

LLyr di Maggio et d'Astralgan
Duc de Touraine




Ludwig von Frayner
Chambellan de Touraine




Le 21 juillet 1459 :
Lettre de SA Icie au Duc de Touraine en réponse aux accusation de félonie des Régnants du Ponant:

De nous, Icie de Plantagenêt, Régente de France
A Sa Grâce Llyr di Maggio, Duc de Touraine

Suite à votre annonce du dix neuf juillet de l'an de grâce 1459,
Apprécions que la mission que vous vous êtes arrogée, de rendre justice au nom de Sa Majesté, soit dorénavant achevée.
Rappelons que nul, hormis le Souverain de France, n’a autorité pour déclarer félon qui que ce soit.
Qu’il appartient à lui seul, conformément aux lois fondamentales du Royaume de France, de sanctionner le non respect des serments vassaliques.
Qu’il peut, pour ce faire, demander à ses vassaux de l’aider à les appliquer.
Qu’il nous parait indispensable, sous peine que tout un chacun s’arroge des droits qu’il ne possède pas, que cela soit sous une forme clairement définie.
Qu’il a été demandé par notre annonce du neuf juillet à la Pairie de statuer à ce sujet :
Nous demanderons à la pairie dont les conseils sont avisés et de grandes expériences, de rédiger un texte afin que plus personne ne puisse prétendre agir au nom de la couronne hors d’une armée arborant la Fleur de Lys.

Nous vous mettons en garde sur l’escalade qu’entraîne les propos venimeux et les provocations.

Qu’en toute chose il soit raison garder et que le sang des peuples du nord au sud, de l’est à ouest, souillent à jamais les terres où ils sont versés. Qu’il n’y a nul bénéfice à semer souffrances et désolations dans des guerres privées.

Vainqueurs ou vaincus devront tous répondre de leurs actes lorsque viendra leur temps de se présenter devant le Très Haut.

Faict au Louvre le vingt et un juillet de cet an de grasce
Icie de Plantagenêt, Régente de France


Lettre de SA Icie, Régente au Duc du BA, réponse au propos tenus chez les Feudataires (?) et avertissement.:

De nous, Icie de Plantagenêt, Régente de France

A Sa Grâce Thibaud-Xavier de Ludgarès, Duc du Bourbonnais Auvergne,

En réponse à vos propos tenus au conseil des Grands Feudataires le dix neuf de l'an de grâce 1459, tenons à rappeler qu'il n'est pas du ressort d'un feudataire de décider de la légitimité ou de la validité d'un Conseil ducal.
Rappelons la définition de l’autonomie politique constitutive des provinces hors domaine royal.

3-2 : De la définition de l’autonomie politique constitutive des provinces hors domaine royal.
Les provinces hors du Domaine royal sont liées par le serment inaliénable d’allégeance avec la Couronne de France.
En échange de fidélité, conseil & aide (sous toutes les formes qu'elle peut prendre), la Couronne leur confère protection, justice & subsistance.
Cette unité de corps par le serment mutuel, confère le principe supérieur d’unité dans la diversité du royaume de France.
Chaque province hors du Domaine royal se voit donc par son allégeance à la Couronne garantir une autonomie politique provinciale. Cette autonomie d’action se veut être une conséquence du respect du Royaume envers les latitudes In Gratibus de ses provinces.
Ainsi, qu’il soit lu & su, que chaque province a le droit de conduire la politique - sur les plans économique, judiciaire, diplomatique etc. - qu’elle souhaite, dans la limite des frontières du royaume de France, dès lors que cette politique ne contrevient en rien aux directives, engagements & décisions politiques que la Couronne prend à l'échelle du Royaume, notamment au travers des différents textes de droit royal. Dans le cas contraire, les provinces doivent corriger les leurs, pour caducité de fait, & donc pour décision nulle & non avenue.

De même que la régence ne peut obliger un feudataire à se soumettre à un ordre, un feudataire ne peut décider la mise en place d'un Conseil concernant une autre province que la sienne.
De même qu’il appartient au Souverain d’en appliquer les sanctions si ce contrat mutuel n’était pas respecté.

Le félon a quitté la tête du Berry, le félon constituant le motif de l'intervention en ce Duché. Le Duc de Touraine, Sa Grâce Llyr di Maggio, a fait publier une annonce, le dix-neuvième jour du mois de juillet de l'an de Grâce 1459, stipulant que son devoir avait été rempli.

En conséquence, Nous vous saurions gré de suivre l'exemple de la Touraine, dans la sagesse qu'elle a montré ainsi.

Vous rappelons également que nous ne saurions accepter qu’il soit proférer envers Nous ou envers Nos Grands Officiers, menaces ou insultes. Qu’en ceci, lisez un avertissement.

Nous prions pour qu’Aristote vous inspire plus de mesure.

Faict au Louvre le vingt et un juillet de cet an de grasce
Icie de Plantagenêt, Régente de France


Réponse du Duc du BA à la Régente, scellée de rouge mais affiché chez les Feudataires, "... n'avons que faire d'avertissements.:

De nous, Thibaud-Xavier de Ludgarès, Duc du Bourbonnais Auvergne,

A Icie de Plantagenêt, Régente de France,
A tous ceux qui le présent écrit liront ou se feront lire,

salut.

En réponse au dernier courrier en date de la régente, affirmons que nous n'avons aucunement déclaré que le conseil berrichon actuel soit illégitime en tant que tel. Nous n'avons à ce titre ni porté plainte, ni demandé que la couronne le déclare tel. Dès lors, l'entame du courrier de la régente n'est en rien ignorée de nous mais n'a rien à voir avec le conflit nous liant au Berry, qui est et demeure guerre privée, avec motivations et conditions qui nous sont propres et n'ont pas de rapport direct avec la couronne. De par le fait, les clauses que nous imposons comme résolutoire du conflit armée sont en notre pleine autorité.

Si l'assistance à la Touraine, duché féal et ami du Bourbonnais Auvergne, est de mise en ces temps où le ponant, dévoilant une nouvelle fois ses liens avec la pire engence du royaume et de Bretagne, s'en prend à elle, ce n'était jamais qu'un des éléments qui nous ont conduit en Berry, et loin d'être le principal. La félonie de Georgepoilu n'est pas notre grief principal à son encontre en ceci que si la Couronne la veut punir, elle en a le loisir, mais que sa félonie ne nous impacte pas de façon directe, au contraire de sa politique. Or seul, il ne serait jamais qu'un homme. C'est son système et les liens avec le Ponant, agresseur de la Touraine entre autres, et ses brigands qui représentent un danger à nos frontières. C'est donc la résolution de la situation non un simple changement d'homme que nous exigeons. Nous engageons les moyens nécessaire pour ce faire.

Que n'avons que faire d'avertissements. Que chacun accomplisse sa tâche comme elle se doit, car nous avoir fait perdre notre temps est insultant en soi, et car le respect se gagne, ne se décrète pas.

Qu'enfin serons tout de même magnanime et usons de notre consilium à rappeler à la régente, que, quelle que soit son origine géographique, elle se trompe lourdement sur les moyens de gérer la présente situation, et que si réellement elle tient à l'unité de ce royaume, elle ne devrait pas se tromper d'ennemi.

T.-X. de L.
Duc du Bourbonnais Auvergne.



Le 22 juillet 1459 :
- Les armées tourangelles, agrémentées de quelques auvergnats sont entrés en Anjou, sur le nœud entre Saumur et Chinon... Action laissant la plupart des stratèges perplexes. Néanmoins, le sol angevin est foulé par la Touraine.

Le Ponant invite à la paix et propose des conditions.:

A Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A Dame Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A Dame Alandrisse, Première secrétaire d'état,

Après maintes discussions que nous avons eues ensemble au sujet de la guerre menée par le Duc de Touraine et ses alliés tout aussi avides de ruiner le Berry,
Après que notre pression militaire ait fait en sorte que les armées belliqueuses s'attaquant aux berrichons et à leurs ressources se retirent du Berry,
Après échanges au sein du Ponant avec le Duc rendu félon et après que ce dernier ait accepté de ne point se présenter aux élections ducales sur ses terres,
Après que les élections se soient déroulées conformément aux lois Royales, et persuadés qu'enfin un Duc légitime règnera sur le trône Berrichon,

Nous, membres alliés du Ponant, sommes heureux de voir que le Berry, suivant les demandes de la Reyne, va pouvoir retrouver une stabilité et une prospérité tant méritées par son peuple. Après avoir subit les assauts injustifiés, après avoir tenu son château envers et contre l'adversité, le peuple Berrichon va enfin pouvoir reprendre une vie normale. Cependant, nous constatons que la dernière déclaration de la Touraine à propos des nouvelles élections démontre si ce n'est encore pas clair dans les esprits sains, que sa volonté n'était point uniquement de faire en sorte que le félon se retire...

Ainsi, ne souhaitant pas que le sang coule davantage et que soit trouvé un accord qui permettra à chaque soldat de rentrer chez lui, nous nous déclarons prêts à co-signer une trêve avec les envahisseurs qui, par leurs actes allant bien au delà des demandes royales, nous ont forcé à dépasser le cadre diplomatique pour employer la force. Nous demandons à la Dauphine de France de garantir une telle trêve, qui permettrait de ne pas plonger le Royaume dans un conflit généralisé.
Nous sommes prêts à retirer nos armées de la frontière avec la Touraine, à condition que les envahisseurs du Berry fassent de même.
Nous demandons que le Berry puisse enfin retrouver la paix et que ses élus puissent remettre sur pied sereinement le Duché.
Nous demandons que la Touraine rembourse à ses frais les ressources qu'elle a honteusement volées en s'octroyant les mines berrichonnes.

D'autre part, moi, Datan l'Epervier, conduirai dès ce soir une mission humanitaire vers le Berry, via la Touraine, afin que le peuple Berrichon puisse être alimenté ; ses ressources ayant été pillées par les envahisseurs, je ne puis accepter que d'autres morts surviennent en ces temps troublés.

Le Ponant, régulièrement la cible de provocations et d'insultes, a su démontrer qu'il était prêt militairement à défendre l'un de ses membres lorsqu'il était honteusement attaqué et rappelle une nouvelle fois son souhait le plus cher de vivre dans la paix aristotélicienne avec l'ensemble des provinces de France et des autres nations. Nous dénonçons les attaques qui sont faites à notre encontre et par ce courrier, montrons une nouvelle fois notre volonté d'apaisement.

Si par malheur cependant, la Touraine s'obstinait dans son envie de plonger le Royaume dans une guerre contre le Ponant, ce qui était son but initial comme nous l'avions dénoncé, elle se heurterait à nos forces, ainsi que celles de nos alliés et serait la seule responsable d'un nouveau bain de sang.

Faict à Cholet, pour l'Alliance du Ponant, le vingt-deuxième jour de juillet 1459,

Datan l'Epervier,
Vicomte d'Aulnay de Saintonge,
Chancelier du Ponant,


Le 23 juillet 1459 :
- La Touraine revendique l'annexion d'un territoire (noeud 154 entre Saumur et Chinon).

- SE Datan, Chancelier du Ponant qui se rendait vers le Berry en mission humanitaire, comme il l'avait annoncé dans sa déclaration, se fait faucher par les armées ennemies.

- Alleaume, nouveau Duc du Berry, ratifie les Traités avec le Ponant et le Limousin.

Ratification:

Berrichonnes, Berrichons,
A tout ceux qui se feront lire la présente,

Le Bourbonnais vient de déclarer officiellement qu'elle continuerait à porter la guerre sur notre sol, cela même alors qu'un nouveau Conseil et Duc ont été reconnue par les instances Royales. Le Duc Auvergnat est clair, il souhaite choisir lui même qui vous gouvernera dans votre avenir. Il souhaite donc vous retirer votre droit de votes.

C'est pourquoi, afin que nul ne puisse contester le présent traité, apposons en ce jour notre sceau.

TRAITE D’ENTENTE, D’AMITIE ET DE COOPÉRATION ENTRE L'ALLIANCE DU PONANT ET LE BERRY

Dans leur grande sagesse, les Hautes Autorités de l’Alliance du Ponant (Grand Duché de Bretagne, Duché d'Anjou, de Guyenne, Comté d'Artois et du Poitou) et du Berry ont souhaité mettre par écrit l’amitié qui lie les peuples des Provinces membres de l’Alliance du Ponant et du Berry, afin que celle-ci perdure pour les générations à venir.


Titre 1 : De l’amitié

1.1. Les Hautes Parties Contractantes, au nom de leurs peuples, provinces, héritiers, successeurs et vassaux, s’offrent mutuellement une paix et une amitié sincère et durable. Ils mettront tout en œuvre pour s’assurer que la-dite amitié soit maintenue et qu’aucun acte hostile, de part et d’autre, ne soit commis en quelque occasion ou pour quelque raison que ce soit.

1.2. Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent l'amitié entre les provinces du Berry, de l’Anjou, de l’Artois, de la Guyenne, du Poitou et du Grand Duché de Bretagne. Ceci, aussi longtemps que les provinces concernées respecteront leurs engagements les uns envers les autres. Les Hautes Parties Contractantes conviennent que les dispositions statutaires de l'Alliance du Ponant prévalent sur le présent texte.

1.3. Les dites provinces, ci-dessus citées, s'apporteront mutuellement soutien technique et logistique, dans la mesure du possible, dans le domaine judiciaire, économique, diplomatique et militaire. Des réunions de partage d’expérience d’une province à l’autre peuvent éventuellement être envisagées.


Titre 2 : Des rapports diplomatiques

2.1. Le Duché du Berry s'engage à représenter ses intérêts et à honorer son amitié envers l’Alliance du Ponant en nommant à Cholet deux représentants en plus du Duc.

2.2. L’Alliance du Ponant s'engage à accueillir en son palais de Cholet l’ensemble des personnes, mandatées par le Duc et de part leurs fonction. Les personnes ainsi accueillies sont les représentants de l’économie, de la justice, de l’armée, de la diplomatie et de la marine Berrichonne.

2.3. Le Berry, même s’il n’est pas reconnu en tant que membre de l’Alliance du Ponant, est soumis et peut faire appliquer chaque point du traité fondateur de l’Alliance du Ponant.


Titre 3 : De l'entente économique et commerciale

3.1. Les parties contractantes s’engagent à mettre en oeuvre des actions de nature à favoriser toute entente commerciale entre elles selon l'étendue de leur pouvoir.

3.2. En partenaires civilisés, elles s'engagent à punir toute déstabilisation économique envers l'une ou l'autre, dont les auteurs comptent parmi leurs citoyens.

3.3. Les parties contractantes s'engagent à ne pas créer de troubles économiques, politiques ou sociaux sur les territoires signataires par quelque moyen que ce soit. (Ingérence, fomentation de révolte, déstabilisation du marché).

3.4. Les parties contractantes s'engagent à favoriser l'échange commercial entre leurs provinces, que ce soit par mer ou par terre.


Titre 4 : De la Coopération judiciaire.

4.1. Dispositions préalables :

4.1.1. Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent le principe qu'une personne ne peut fuir la loi qu'elle enfreint et échapper à l'autorité de son Duc/Comte sur ses terres.

4.1.2. Si un citoyen peut être mis en accusation dans l'une des provinces signataires, il sera jugé en fonction des lois et coutumes du lieu de son crime ou délit. Le verdict devra cependant être conforme aux lois constitutionnelles du lieu du jugement.

4.1.3. Tout délit commis dans une province, déjà commis auparavant dans l'autre, pourra être poursuivi comme récidive.

4.1.4. Eu égard à la reconnaissance de la jurisprudence du Royaume de France et à la règle "non bis in idem", un individu condamné par l’une des Cours ne peut pas être condamné pour les mêmes faits par l’autre Cour.

4.1.5. Sont exclues de ce présent traité les procédures à l’encontre de citoyens pour raison politique, contestation ou opposition au pouvoir en place.

4.2. De la procédure judiciaire à adopter :

4.2.1. Les Conseils Comtaux/Ducaux sont habilités à lancer des poursuites à l'encontre d'une personne suspectée d'avoir enfreint la Loi et qui se réfugie sur le territoire des Provinces (Comtés/Duchés) liées par ce traité. Ils doivent pour cela adresser une demande de poursuites.

4.2.2. Cette demande prend la forme d’un acte motivé du Conseil Comtal/Ducal requérant ou de son émissaire, exposant l’identité ou la description de la personne en fonction de la législation de la Provinces, les faits reprochés et les éléments de preuve appuyant la plainte, adressé au Conseil Comtal/Ducal requis.

4.2.3. La mise en accusation effectuée, le Procureur de la Justice requérante fournira au procureur du Duché/Comté requis l'Acte d'Accusation.

4.2.4. Le procès sera mené par la Justice requérante, en étroite collaboration avec la Justice requise. Les Parties Contractantes conviennent que l'ensemble de cette procédure ne saurait excéder deux mois.

4.2.5. Au terme des délibérations, les deux Juges des Comtés/Duchés liés par ce traité se concerteront pour donner la sentence. Le Juge requérant proposera une peine, le Juge requis devant la valider, cela dans le but de veiller au respect des lois et coutumes des Parties liées par ce traité.

4.2.6. Une partie de l'amende versée au Comté/Duché sur lequel se déroule le procès pourra être reversée au comté sur lequel se sont déroulés les faits, sur la demande de ce dernier.


Titre 5 : Dispositions finales

Article 5.1. Dispositions générales

5.1.1. Le présent Traité entrera en vigueur au lendemain de l’échange des consentements, exprimés au terme d’un débat et d’un vote des Conseils respectifs de leur Duché/Comté.

5.1.2. Le présent Traité est bilatéral et n’est point, dans sa forme prime, ouvert à l’adhésion de Provinces tierces.

5.1.3. Des modifications totales ou partielles de ce présent Traité peuvent être décidées par consentement mutuel.

5.1.4. Le non-respect d'une clause de ce traité libère l'autre partie de toute obligation jusqu'à ce qu'une compensation ou un accord puisse être trouvé.

5.1.5. Le présent traité ne prévaut pas sur les Alliances contractés de part et d’autres mais implique dans ce cas, la priorité aux échanges diplomatiques en cas de litige.

Article 5.2. De la rupture du présent Traité :

5.2.1. Une annulation unilatérale de ce présent Traité en temps de paix doit respecter la procédure suivante:

- Une missive d'un des Contractants sera adressée à l'autre Contractant.
- Une déclaration officielle et formelle sera alors publiée dans les gargotes respectives et les ambassades.

5.2.2. Toute affaire en cours entre les deux provinces lors de l'annulation ne pourra être stoppée et sera donc conduite jusqu'au terme de son instruction.

5.2.3. Cet accord ne prend pas acte en cas de guerre entre les Comté/Duché contractants.

Puisse le Très Haut inspirer aux Parties Contractantes le respect des présentes dispositions.

Faict à Cholet

Le 25ème jour de juin 1459

Evit Breizh, Elfyn de Montfort Grand-Duc de Bretagne

Sa grâce Leepo , duc de Guyenne

Sa Grandeur Oane de Surgères, comtesse de Poitou

Sa grandeur Crysline, Comtesse d'Artois

Sa Grâce Kilia de Mauléon Penthièvre, régente d'Anjou

Au nom du Berry, Whoopie de la Rose Noire, Dame de Puy-Vallée,
Chancelière de Berry
De même, afin que nul ne puisse contester le présent traité, apposons notre sceau sur celui-ci :
Traité d'amitié/alliance Berry-Limousin


« Un vrai ami est un égal car l'amitié doit être parfaitement réciproque et équitable. Si elle ne l'est pas, ce n'est plus de l'amitié mais de l'intéressement. L'amitié est le plus grand bien de l'homme. Elle noue les liens des communautés. Et les communautés forment à leur tour la Cité. L'amitié permet les relations sociales et l'Humain peut alors prendre part dans les affaires de la Cité. Et comme la vertu cardinale de l'homme est la participation à la cité, l'amitié est une chose essentielle. »
Le Duo Prophétique - La Vita d'Aristote - Chap. XIII - La réception chez Polyphilos – Extraits



L’amitié sincère relie les hommes, comme elle relie nos provinces – liées autant par l’amour réciproque de nos peuples que par la reconnaissance de nos valeurs justes et morales.

C'est ainsi que ce jour, nos régnants respectifs ont décidé d'officialiser ce lien indéfectible qui fait de nos contrées des amis. Notre histoire commune, la géographie qui nous place au centre du Royaume du France sont autant d'arguments qui s'ajoutent pour rendre cet événement inoubliable. Celui là même qui conclu à la signature d'une Alliance entre deux régions qui aspirent à ne faire qu'une.

En les articles suivants, nous échafaudons les bases de nos relations. De ces articles nous faisons notre pacte devant les hommes et devant le Dieu Créateur.


Premier chapitre - De l'aspect militaire et de défense

Article un - De l'alliance militaire
Les provinces signataires jurent de se défendre mutuellement contre toute menace, que ce soit l’attaque d’une province tierce ou l’arrivée de brigands ou de mercenaires mettant en péril la sécurité du Limousin & de la Marche et du Berry.

Pour cela, les provinces signataires s’engagent à mettre en commun tous les moyens à leur disposition : diplomatiques, financiers, commerciaux, militaires, etc. Et à organiser la collaboration commune de leurs états-majors, amirautés, services de sécurité, etc.

Article deux - De la non agression
Les provinces signataires s'engagent réciproquement à ne mener aucune action militaire, ou agression l'une envers l'autre. Elles garantissent mutuellement l'inviolabilité de leurs frontières existantes. Les provinces signataires s'engagent à considérer leurs armées comme amies et à ne pas pénétrer sur leur territoire réciproque sans accord préalable.

Article trois - Du partage des informations
Parce qu'il est plus simple et moins couteux, en écus sonnants et en sang humain, de prévenir que de guérir, les provinces signataires s'engagent à faire de toutes les données qui sont leurs, celles de son allié. A cet effet, les services de protection respectifs se devront de communiquer entre eux afin d'éviter les nuisibles : Arrivée de brigands, rumeurs d'assauts sous les remparts ou d'attaque en rase campagne, etc.

Article quatre - De la libre circulation
Les provinces signataires accordent un droit de libre circulation à leurs ressortissants sous réserve que la libre circulation soit pacifique et respectueuse des lois.
Les lances et groupes armés sont libres de circuler sur les territoires des deux duchés.
Le port d'armes est libre pour tous les ressortissants des territoires des duchés alliés.
La loi martiale n'est pas applicable aux ressortissants des provinces signataires sauf décision dûment motivée.


Second chapitre - De la bonne justice
Le Comte du Limousin & de la Marche et le Duc du Berry, sous serment pris en toute bonne foi, se prêteront l'un à l'autre appui et assistance contre celui et contre tous ceux qui, par n'importe quel acte hostile, contraire aux coutumes ou aux lois, attenteraient à leurs sujets ou à leurs biens, ou à un seul d'entre eux, les attaqueraient ou leur causeraient quelque dommage.
Chacun promet à l'autre d'imposer réparation du tort commis. Tout garnement pris les doigts dans le miel chez l'un, et qui tenterait d'échapper à la fessée en se réfugiant dans les jupes de l'autre se verra sommé par l'un de se présenter immédiatement devant le juge de l'autre, pour y être jugé selon les bonnes lois de là-bas. Si le vilain n'obtempère point, il sera mis aux fers séance tenante, puis renvoyé par la force devant celui qui l'a fait rechercher. Si besoin est, il sera infligé au garnement sourd aux bonnes et sages paroles si lourde peine qu'il ne sera pas prêt à renouveler sa sotte insolence.

Tierce chapitre - Du sain et prospère commerce

Article un - De la route commerciale Limougeo-Berruyère
Depuis mille ans, une route existe entre nos deux Capitales. Initialement destinée à un usage militaire, cette route est devenue au fil des ans et des besoins un axe commercial. Regulièrement, une caravane prendra le départ, sur ce tracé millénaire afin que le commerce entre les provinces signataires soit fructueux. Le contenu de cette caravane sera établi par les deux commissaires au commerce selon leurs intérêts respectifs.

Article deux - De la légitime préférence
Dans le cadre des échanges commerciaux à venir, les provinces signataires s'engagent à à s’offrir mutuellement une préférence commerciale sur tous les produits, qu'ils soient issus directement du sol ou déjà transformés.
Si l'une des province recevait un contrat qu'elle n'était pas en mesure de satisfaire pleinement, un partenariat serait créé afin que les deux profitent de cet échange.

Quatrième chapitre - De la forte et respectée diplomatie
Article un - Du partage des informations
Comme pour la défense, les provinces signataires s'engagent à se tenir informées de leur politique diplomatique respective, à faire en sorte que celle-ci ne porte pas atteinte aux intérêts de son ami et allié. Les chancelleries s’efforceront d’aider les deux provinces à aller vers une vision géopolitique et des intérêts communs profitables au deux provinces.

De même, les nouvelles provenant des quatre coins du Royaume seront échangées, anotées, pour que celles-ci soient bénéfiques et compréhensibles pour chacun.

Cinquième chapitre - Des dispositions annexes
Article un - De l'exercice et du partage de la culture
Il n'est meilleur liant entre deux hommes que l'histoire qui les lie. Savoir qui libéra avec témérité les Comtés du Limousin et de la Marché de l'envahisseur, qui réunifia avec sagesse quelques terres prospères pour former le Duché de Berry ; Connaitre la langue usitée par les troubadours pour vanter les mérites de nos soldats ; etc, voilà tout autant de chose qui constitue le ferment à déposer sur la terre pour espérer que la récolte sera meilleure.
Pour partager culture et histoire, pour vivre des moments de joie et d'amitié entre les peuples, sont jumelées nos villes afin que des événements de caractère divertissant soient organisés.

Article deux - De l'entrée en vigueur du dit traité
Dès l'aube suivant la signature du traité, ce dernier est déclaré en vigueur, conforme et légitime.

Article trois - De la dénonciation du dit traité
La province signataire souhaitant mettre fin au présent traité devra faire parvenir une lettre officielle à son homologue signataire. Ce dernier dispose d'une semaine pour en prendre acte. Sans réponse officielle le mentionnant, le présent traité est réputé nul passé ce délai. Les provinces signataires s’engagent à publier de façon officielle une lettre spécifiant la rupture du contrat.

Article quatre - Des fins et faims
Puisque ce serait un cuisant échec que d'en arriver là, que l'amertume parviendrait aux lèvres de ceux qui ont dans le passé contribuaient à l'élaboration de cette amitié, seront offerts à chaque province signataire un vin issu du terroir étranger. Qu'ainsi, cette bouteille ne sera ouverte qu'au jour de la rupture de ce traité afin que l'impudent est tout le loisirs de gouter ce délicieux breuvage qui sans conteste aurait été bien meilleur dans les années à venir. Que le produit de la terre qui a vu tomber ses soldats, que ces vignes qui se sont abreuvées du sang coulés lors de folles campagnes ; Que cette histoire et ce qui fit jadis notre si beau et unique lien, reste à jamais en celui qui, par une folle entreprise décidera de rompre cette harmonie, afin de le ronger et que les remords ne le quittent plus.

Arnaut de Malemort
Comte du Limousin & de la Marche
Scellé à Limoges le 21ieme jour du mois d'avril pour faire valoir ce que de droit,

Pour le Berry,
Whoopie60 Chancelière de Berry
George le poilu, Duc-régent de Berry
Fait à Bourges le 25 avril de l'an de Pâques 1458
Pour le Berry et son peuple,

Fait à Bourges, le vingt-troisième de juillet, de l'an de pacques 1459.

Alleaume de Niraco,
Duc de Berry.

courrier de TX de Ludgarès, duc du BA à la Régente, "c'est notre guerre"... :

De Thibaut-Xavier de Ludgarès, duc du Bourbonnais Auvergne,

A la Régente de France,

Avons bien reçu votre proposition de trêve.
Celle ci ne donne malheureusement aucune des garanties que le Bourbonnais Auvergne exige du Berry pour toute armistice.

Il n'est donc aucunement question de se retirer du Berry et de jeter aux orties toute une campagne pour du vent. Le nouveau duc de Berry est issu du même parti que le Poilu et n'a fait preuve d'aucune volonté d'apporter réponse aux causes du conflit.

Nous en profitons pour enjoindre la régence de cesser de nous harceler au sujet de ce conflit, qui est entre le Berry et le Bourbonnais Auvergne, et qui ne se solutionnera qu'entre ces deux provinces. Toute tentative de pression supplémentaire extérieure ne saurait qu’aggraver une situation déjà suffisamment tendue. Nous interrompons d'ailleurs avec ce courrier le balais des pigeons qui commence à nous lasser sérieusement et ne négocierons avec quiconque hormis le Berry, quand il sera prêt à donner suite à nos attentes.

T.X. de L.
Duc du Bourbonnais Auvergne.

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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:55

Le 24 juillet 1459:
- Les 4 armées du Ponant s'avance vers Chinon et en délogent les armées de Touraine et ses alliés d'Orléans ou BA, leur infligeant de lourdes pertes. Combats contre :
""La Béatritz"" dirigée par Namaycush,
"Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban
"les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17,
"Ad Honores" dirigée par Obelix1er,
"Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia,
"Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor.
dernier bilan : environ 20 HS Ponant/ 40 Touraine & co

Le Ponant s'indigne, dénonce et déclare la guerre à la Touraine:

A Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A Dame Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A Dame Alandrisse, Première secrétaire d'état,
Aux régnants Français qui plongent délibérément le royaume dans la Guerre

Nous, membres unis du Ponant tenions à faire connaître notre colère face à l'attentat odieux dont fut victime notre Chancelier, parti comme annoncé clairement porter mission humanitaire en Berry. En effet, cette nuit, alors qu'il quittait seule et pacifiquement la ville de Saumur, Son Excellence Datan l'Epervier, Chancelier de l’Alliance du Ponant, a été honteusement et délibérément attaqué, et laissé pour mort par une armée entière qui s'est acharné sur lui.

De plus, nous prenons acte de l'annexion d’un territoire angevin à l'est de Saumur par les forces de Touraine qui ont reçu l’appui des forces Orléanaises.

Face à de telles exactions et de tels crimes, nous, membres du Ponant vassaux de la Couronne de France, nous voyons contraints et ce, malgré nos tentatives de conciliation, de déclarer la guerre à la Touraine. Nous tenons à préciser, pour éviter que les vicieux n'en profitent, que la Bretagne ne prendra pas part à cette guerre si ce n'est en aidant ses alliés à défendre ses villes.
Que ces fourbes sachent que quelques soient nos frontières, ils sont attendus et de pied ferme.

Que le Très-Haut ait pitié de ces régnants qui foulent au pied leur loyauté proclamée quand elle ne les arrange pas pour assouvir leurs ambitions personnelles au détriment du respect de la vie humaine et de la paix déjà si fragile. Trahison, insulte, attentat sont leurs credo. Le Ponant n’est pour eux qu’une excuse à l’assouvissement de leur jeu inique caché derrière un masque de moralité biaisée et une bien-pensance de façade.

Hélas, la vérité est bien crue : le corps de notre bien aimée Reyne n'est pas encore refroidi que ses œuvres et vœux de paix, eux, sont déjà dans une tombe piétinée par un groupe de têtes mal couronnées aux manteaux d'hermine ensanglantés.

"Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi: miserere nobis."

Faict à Cholet le 23 juillet 1459
Pour le compte des membres de l'Alliance du Ponant

Vice Chancelière de l'Alliance du Ponant

Llyr refuse la paix, dénonce la mission du Chancelier du Ponant et propose de nouvelles conditions de "reddition:


A Son Altesse Icie de Plantagenet, Régente de France,
Aux Grands Officiers de la Couronne de France,
Aux Ducs et Comtes du Domaine Royal,
Aux autres Grands Feudataires du Royaume.



    Nous, LLyr di Maggio, Duc de Touraine, fidèle et éternel vassal de sa défunte Majesté, à travers la plume de notre Chambellan,Au sujet de la demande faite par le Ponant d’indemniser le Berry.Estimons, qu’eu égard à la fermeture des mines berrichonnes durant le conflit dans l’unique optique de favoriser la défense du félon, les pertes financières berrichonne à la somme de 0 écu. Considérant l'affluence berrichonne en nos mines, nous n'en gardons traces en nos archives et nous ne saurions nous baser sur des informations invérifiables. Celle-ci révèle un soutien tacite des berrichons et nous proposons donc au Berry de demander remboursement des salaires versées à sa propre population.Rappelons en outre, qu’eu égard aux pertes dues à la défense du félon sur les deniers du coffre berrichon, nous ne saurions être considérés comme responsable. Nous proposons donc au Berry de se rembourser sur le trésor conséquent du Poilu et de ses sbires.Demandons enfin, eu égard aux condamnations illégales provenant de jugements rendus au nom d'un félon, la somme de 2000 écus que nous reverserons ensuite aux condamnés pour les préjudices subis.Au sujet de la soit disant mission humanitaire ponantaise,Informons, que le Chancelier du PONANT ayant ordonné orgueilleusement à notre Duché de le laisser passer, et ayant traversé tête baissée la frontière tourangelle avant même d’avoir reçu une quelconque autorisation ; ayant par ailleurs méprisé nos nombreuses lettres de mises en garde, correction a donc été sévèrement infligée à ce freluquet de bas étage et à ses gens, et ce dans le pur respect des lois tourangelles. Nul n’est censé ignorer la loi. Et Dieu sait qu’il avait été prévenu.En outre, nous nous devons de préciser que notre Procureur était prêt à payer à ses frais, des Marchands ambulants indépendants, afin d’acheminer les ressources transportées. Nous dénonçons en outre, l’hypocrisie totale de cette mission, qui à travers son tracé, n’était faite que pour envenimer une situation déjà bien compliquée.Refusons la paix humiliante qui nous est imposée de manière barbare et délurée, et restons stupéfaits d’apprendre que des négociations ont pu être organisées en haut lieu, sans en avoir été informé. Alors même que le PONANT avait précédemment refusé de se présenter à la table des négociations organisée par la Régente ces dernières semaines, dans les bureaux des Ambassades Royales, alors que Touraine, Bourbonnais Auvergne et le Capitaine Namaycush avaient répondu présent ; prouvant ainsi le bellicisme des provinces qui la composent. Des provinces qui, comme le prouve l’attitude bornée de leur Chancelier, se croient au dessus des lois. Au dessus des Rois. Que la correction infligée à ce dernier leur serve d’exemple. Il est temps d’arrêter de se leurrer. Le PONANT ne veut pas la paix. Il ne l’a jamais souhaité.Que l’ensemble du Royaume soit donc rassuré. Advienne que pourra, jamais Touraine ne faiblira.Néanmoins, dans un ultime effort, la Touraine s’engage à rappeler ses troupes, sous réserve de quatre conditions cumulatives :* Le départ des Bretons des terres françaises et angevines,* Le retrait de l’agrément poitevin à toutes les armées,* Le départ des armées poitevines et la dissolution des armées angevines* Un dédommagement berrichon à la hauteur de 2000 écus pour nos soldats injustement condamnés.Nous enjoignons donc le PONANT à se ranger enfin du côté de la raison, et du dialogue, avant qu'il ne soit trop tard. Pour la France ! Pour la Touraine ! Pour Dieu !Semper fi !


Faict à Tours, le vingt troisième jour du mois de Juillet 1459.

LLyr di Maggio, Duc de Touraine


Ludwig von Frayner, Chambellan de Touraine


Le 25 juillet 1459:
Déclaration de SM Elfyn à son peuple:



    Peuple de Bretagne,Bretons de tous horizons, et aux différentes visions.Je vous écris ce jour depuis Angers, depuis les casernes d'Anjou, ou le fer est battu, ou les hommes s'arment et d'où on entend l'artillerie de Saumur tonné au loin depuis la campagne. Mon peuple, je vous écris ces lignes depuis les dernières lignes de défenses qui nous séparent d'avec les bellicistes, les imposteurs.Hier en face du Château du Berry, Aujourd'hui annexant l'Anjou et bravant la volonté d'une Reyne de France éteinte en s'appropriant tout droit envers leurs voisins. Et demain? Demain nous retrouverons les mêmes de nouveau devant nos portes, nos marches de Bretagne, les bottes encore humides du sang de nos alliés, l'épée encore chaude des tripes des innocents, et cette lueur de pourceau dédaigneux dans le regard. A croire que la fange donnent des ambitions dont on ne peut prétendre, comme ce petit Duché de Touraine. Bravant et embrasant la France qui commençait à espérer une paix qu'ils n'auront jamais tant que ceux là vivent.Pauvre hère, pauvre France qui ne fait que subir la volonté des va-t-en guerre, alors qu'on mets à peine en bière Feu la Reyne de France ils enterrent avec elle cette fragile paix qu'elle avait consentie à construire. Fragile car non voulus par un nombre certains de nobliots à la langue bien pendue et aux braies en feu, des pauvres jouvenceaux précoce et de vieux aigri, ne voyant que la destruction pour se sentir vivre. Je vous écris pour vous parler de l'anxiété que nous vivons ici, de la crainte que ce conflit s'étendent, mais aussi la confiance qui se lit dans les visages lorsque le plain d'hermine flotte à Angers.La Bretagne ici est vu non pas comme un envahisseur mais comme ce à quoi elle espère, être un allié de soutien, un allié dans la construction et présent dans les pires moments comme dans les bons. Nos Chevaliers sont prêt, et encore c'est un doux euphémisme, si nous ne tenions pas à la paix comme je la chéris de loin aux effusions de sang, nous serions déjà à trancher dans les armées agressant l'Anjou à l'heure actuelle. Mais que fait la Bretagne en France et que fais son souverain l'épée à la main en terre angevine?Nous protégeons l'Anjou des brigands qui sévissent comme des envahisseurs, comme ceux ayant trahit la confiance qui leur avait été accordé par les pouvoirs angevins. Situation difficile dans lequel nous avons du reprendre le château pour le rendre aux angevins, la parole a été plus forte que l'épée, et des négociations ont suffit. A l'instar des négociations royales entre Paris, les vassaux français du ponant et la Bretagne afin de mettre un fin à ce conflit. Longtemps nous avons discuté a Cholet, siège du ponant, mais rien n'a fait, Paris à dénoncé les envahisseurs tourangeaux et auvergnats mais a de même avoués son impuissance dans cette affaire et n'a pu que limiter les dégâts par son manque de souverain. Tandis que les forces bellicistes attaquaient encore et toujours le château de Bourges, capitale du Berry, notre allié. Ils attaquaient tout un peuple, annexant leurs mines et mettant à mal toute l'économie du duché berrichon et ce pour soi disant bouter un homme qu'ils avaient blessé dans les combats? Un Félon pour la couronne française mais aimé de son peuple, un félon qui acceptait de ne plus être à la tête du duché, laissant au peuple le choix de son successeur. Mais non, cela ne suffisait pas, la Touraine loin de vouloir s’arrêter là demander à choisir elle même le régnant de ce duché libre.C'est dans ces conditions, d’échec diplomatique pour Paris et de surenchères de la violence et d'injustice envers le peuple berrichon que les armées ponantaises se sont mis en branle. Mordant les frontières de la Touraine et ses armées afin de les déloger du Berry. But atteint au bout de deux nuits de combats. Après cela, menaçant de nos armées a plusieurs reprises nous avons tenté, vainement, de relancer la diplomatie. Cherchant la trêve des combats envers le Berry et la fin du conflit général dans un statu quo général. Car comment faire régner la paix lorsqu'elle fut faite injustement en humiliant des vaincus... Non, en nourrissant la vengeance, c'est le meilleur moyen d'entretenir les braises de la guerre. Et si pour cela il faut annihiler toute forme de bellicisme chez les tourangeaux, alors les armées ponantaises le feront avec le tranchant de leur bâtarde.Désormais la Touraine abandonne le Berry qu'elle a saigné a blanc et sur laquelle elle s'est enrichi en détournant les revenus des mines pour se tourner vers le Ponant, était-ce là le but final lorsqu'on sait qu'elle se fait aidé par le Bourbonnais, le Périgord, l'Orléans, et d'autres plus isolé. Il n'est pas moins vrai cependant que leurs armées sont désormais dans la campagne angevine et qu'elles ont déclaré le territoire comme étant Tourangeaux. En réaction les armées de nos alliés du ponant ont lancé une offensive et c'est pas moins d'un tiers de leurs hommes qui sont tombés au combat, sous la volonté de nos soldats.Alors que la Touraine sent sa perdition proche elle essaye encore de nous faire plier par des menaces à peine voilé sous l'apparence d'un compromis qui est inacceptable au vu des dégâts qu'elle a causé. Seuls les prochains jours nous donneront les résultats de ce conflit au niveau militaire. Ma seule espérance est de voir enfin cette zone de France gagné en stabilité et que cesse cette agressivité que nous avons pu palper chez ceux qui se définissent comme anti-ponantais et anti-breton...A l'heure où la France choisit son souverain, certains espèrent pouvoir continuer le "jeu" de la guerre et jetteront certainement leurs dévolus sur la Bretagne. Espérons que la raison l'emporte et qu'ils élisent une personne de raison. En attendant la Bretagne évite de tomber dans le piège de la provocation et ne prend pas part à ce conflit, aidant l'effort de nos alliés en les assistant dans leur système de défense.Peuple de Bretagne, priez pour vos enfants, vos frères et vos soeurs qui se battent pour que la justice triomphe et que la paix perdurent, et priez pour l'âme de ceux qui tombent sous la lame des oppresseurs du Royaume de France.Elfyn de Montfort,Grand Duc de Bretagne.



Le 26 juillet 1459 :

- Cette nuit, les troupes du Ponant se sont avancées vers Chinon mais ont du faire face à un regroupement d'armées adverses bien trop conséquent et se sont vus contraints de se replier sur Saumur.
l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia,
l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban,
l'armée ""La Béatritz"" dirigée par Namaycush,
l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17,
l'armée "OR ô desespoir" dirigée par Shiska,
l'armée "Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor,
l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er.
Pertes : Ponant 23 / Touraine &co : 13.

- Il est à noter qu'alors que les Capitaines du Ponant ont donné l'ordre à leurs soldats de ne pas attaquer l'armée "OR ô desespoir" composée de membres de différents Ordre Royaux, lesquels avaient été prévenus de ce fait. Néanmoins, nos armées ont du essuyer les coups de cette armée...

Réaction du Ponant face à l'attaque des armées par les Ordres Royaux.:


A Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A Dame Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A Dame Alandrisse, Première secrétaire d'état,
Aux chefs d'armées des Ordres Royaux,

Nous membres unis du Ponant, déplorons l'entrée en guerre d'une armée des Ordres Royaux dans un conflit privé opposant la Touraine et ses alliés à l'Alliance du Ponant. En plus de l'intervention du Duché d'Orléans, pourtant province du Domaine Royal. Depuis le départ de la déclaration de guerre de la Touraine, nous dénonçons la volonté d'escalade et tentons par tous les moyens de limiter les pertes. Si d'aventure le Royaume de France venait cautionner plus avant les attitudes belliqueuses et insultantes de ceux qui ne souhaitent que s'en prendre au Ponant, il ne pourrait y avoir d'autre issue qu'un bain de sang généralisé. Nos forces ont été assaillies par cette armée royale bien que nous ayons tenté de les contacter à de multiples reprise, et ce, dans le but les informer de notre volonté de ne pas les affronter. Nos chefs d'armées n'ont reçu aucune réponse de leur part, si ce n'est celui de vouloir en découdre.

Les Provinces vassales de la couronne de France, membres du Ponant, ont toujours mis en avant leurs engagements aux côtés du pouvoir royal François et, de tout temps, ont montré leur volonté d'apaisement. Dans ces derniers jours, la Touraine et ses alliés sont entrés sur les terres angevines en armée, ont attaqué un convoi humanitaire, ont appelé à la guerre contre la Bretagne en dénonçant sans aucune légitimité les accords entre les deux couronnes. Pire encore, le Chambellan de Touraine a proféré des insultes à l'égard du Grand Duc de Bretagne et a menacé celle-ci ouvertement, dévoilant ainsi la position de la Touraine vis à vis du Traité de paix du Mont Saint-Michel. Le Duc Llyr s'est octroyé la couronne de France, pour la poser sur la coquille vide qui lui sert de tête, inconscient du chemin qu'il fait prendre aux misérables qui le suivent aveuglément, sans voir la duperie pourtant si évidente.

Nous appelons donc le pouvoir Royal de France à se prononcer sur ses intentions et à justifier l'intervention des Ordres Royaux et d'une province du DR dans ce conflit privé.
Une nouvelle fois nous demandons qu'un espace de dialogue soit ouvert afin qu'une issue soit trouvée.
Nous enjoignons tous les peuples libres à prendre conscience que les paroles et la mémoire de nostre Reyne sont bafouées chaque jour qui dévoile les intentions d'un Duc assoiffé de sang et de pouvoir.

Pour les membres de l'Alliance du Ponant,

Datan l'Epervier
Chancelier du Ponant

Entrée en guerre de la Bourgogne.:



    A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire...Il est un temps pour discuter, il en est un autre pour agir. Il est également un temps pour tendre une main charitable, il en est un autre pour présenter le poing enserrant une épée.Conformément à la position qui est la sienne depuis de longs mois, position réitérée avec force et conviction au cours des dernières semaines, le duché de Bourgogne entre officiellement dans le conflit armé opposant les provinces féales à la Couronne de France à celles, félonnes réunies au sein de l'alliance illégale du Ponant.Ce durcissement de notre engagement est motivé par nombre d'évènements tendant à démontrer s'il en était encore besoin que le Ponant, alliance uniquement contractée dans le but de saper les fondations d'un Royaume quasi millénaire, d'enrichir la clique dévoyée se trouvant à sa tête et d'étendre les possessions bretonnes, n'a brandi l'argument berrichon uniquement que dans le but de justifier un envahissement des provinces fidèles prévu de longue date, là où les principes qu'il présente comme siens auraient dû lui commander de tout mettre en œuvre pour chasser le Poilu du trône de Bourges :

    • l'absence de réaction sincère et officielle face aux menées de Nilas en Limousin;
    • les attaques illégitimes du Ponant contre Chinon constituant une invasion d'une puissance étrangère sur le sol français;
    • la reprise de la capitale angevine par un ressortissant breton réputé pour son attachement à la Couronne de France;
    • les menaces du ci-avant cité Nilas à l'encontre de cette Bourgogne qu'il regrette d'avoir quittée il y a des années;
    • les mises en procès des opposants politiques au Poilu et des pressions étant exercées sur eux;
    • les accusations angevines selon lesquelles la Bourgogne serait entrée en Berry;
    • les pathétiques et risibles déclarations ponantaises exigeant le retrait des troupes " étrangères " du Berry là où des troupes bretonnes sillonnent depuis des semaines Anjou, Berry, Poitou au mépris des liens de vassalité de ces trois provinces envers la Couronne de France;
    • les mêmes déclarations osant indiquer que le Ponant ira châtier le duc de Touraine, fidèle vassal de la Couronne de France là où d'autres régnants ponantais ont bradé leur serment aux Bretons;
    • la coupable absence de réaction ponantaise suite au soutien affiché par les hérétiques helvètes;
    • la signature d'un traité liant Berry et Ponant, aggravant l'illégalité de l'alliance;
    • les insultes et mensonges réitérés du Berry à l'encontre de la Bourgogne;
    • l'arrivée sur le trône berrichon d'un pantin du Poilu;
    • la levée de ban en Berry alors que le duché est vide d'armées non-berrichonnes laissant présager des représailles contre les intérêts bourguignons fondées sur des fantasmes;

    Notre mobilisation est dès lors totale, comme l'est notre détermination à agir. Ainsi, en sus d'apporter assistance aux provinces engagées, nous rappelons, par pure charité aristotélicienne, que la guerre se trouve aussi chez nous.Ainsi :

    • toutes les dispositions prévues par la déclaration ducale datée du deuxième jour de juin de cette année en matière de relations avec les provinces du Ponant sont maintenues et réitérées;
    • tout ressortissant du Ponant – soit les Angevins, Artésiens, Berrichons, Bretons, Guyennais et Poitevins – ne pourra pénétrer le territoire bourguignon si et seulement s'il aura renié le Ponant publiquement, auquel cas il sera conduit devant la cour de justice bourguignonne ou tâtera de l'épée de notre ost, la présente déclaration faisant office d'unique et ultime sommation;
    • toute action illégale commise en Bourgogne par un ressortissant du Ponant sera considérée comme constituant un casus belli.

    La Bourgogne ne se laissera pas souillée par la vermine du Ponant et ne corrompra pas ses idéaux et ses valeurs au nom d'une diplomatie de la langue de bois qui a prouvé ses limites.Que le Très-Haut et Saint-Bynarr veillent sur les vaillants et solidaires Bourguignons!Le vingt-sixième jour de juillet de l'an de grâce MCDLIX :La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.Armoria de Mortain


Position neutre de l'EA. Appel à la cessation du Conflit. Rappel de la trêve dominicale a écrit:

    A l'université des Fidèles de la Très Sainte-Église,À tout ceux qui liront où se feront lire,Salutations, Nous, membres de la Nonciature Apostolique, prenons aujourd'hui la plume le cœur empli de tristesse et d'inquiétude alors que le Royaume de France semble s'embraser à nouveau et que le fer tend à se dresser entre frères et sœurs. Menaçant d'innombrables vies et la stabilité des Fidèles de nos Royaumes.Qu'il soit su que la Très Sainte Église Aristotélicienne Romaine désapprouve l'escalade de ce conflit et enjoint les diverses parties à se remémorer leurs obligations envers le Très-Haut et leurs frères et sœurs dans la foy, tous unis par le baptême et leur appartenance à la religion Aristotélicienne. Nous prions instamment toutes les parties impliqués de prendre conscience de l’enjeu que cela pourrait avoir et de se rendre à l’évidence qu’une telle guerre serait assurément funeste pour la bonne population du Royaume de France. La raison de ce conflit mérite-t-il de créer d'innombrables orphelins et d'apporter la mort en nos cités ? Mérite-t-elle de noircir vos âmes en semant la mort et la désolation autour de vous ? Seul le Très-Haut peut décider de la date et de l'heure où chacun de nous Le rejoindra. La Noblesse de ces contrées ne ferait-elle pas meilleur usage de son énergie à réaliser les desseins que le Très-Haut a pour Son peuple ?Nous invitons par le fait même les diverses parties impliquées dans ce conflit à entreprendre des pourparlers de paix, leur rappelant que la guerre ne sert point à régler des doléances et des inimités mais seulement à en créer de nouvelles. Nous offrons pour cela la bienveillante médiation de notre Sainte Mère Église à toutes les parties. Nous avons la vive espérance de pouvoir régler ce conflit par la diplomatie, afin qu’aucune goutte de sang ne soit, encore une fois, versée inutilement.Nous rappelons à titre informatif que le Dimanche est jour consacré au Très-Haut, et enjoignons les diverses parties en ce conflit à observer avec piété cette journée de paix. (La trêve dominicale couvre les actions entamées le dimanche et résolues le lundi matin). Toute violation de la trêve dominicale constitue un lourd péché qui ne saurait demeurer impuni et serait porté devant la Sainte-Inquisition sans détour.Rappelons finalement que le Très-Haut est témoin de toute chose et mettons en garde les fils et filles du Très-Haut contre la mise en danger de leur âme et contre le péché.Soyez bénis par la grâce du Créateur.



Le 27 juillet 1459 :
Réponse des OR.:


A son Excellence Datan l'Epervier, Chancelier du Ponant
A tous les chefs des armées du Ponant en guerre contre la Touraine,
Au chef d'armée breton qui a tenté de pénétrer plus avant en territoire français,

Nous, membres unis de l'Ordre royal de la Licorne, de l'Ordre royal du Saint-Sépulcre et de l'Ordre royal de l'Ecu vert, présents au sein de l'armée "OR ô désespoir" sise à l'entrée de Chinon, déplorons la tentative de manipulation faite par la diplomatie du Ponant.

Rappelons, à ceux qui l'ignorent, notre objectif et notre devoir de préserver l'intégrité du territoire de France. Que si le conflit initial entre la Touraine et le Berry était resté privé, n'aurions pas eu à répondre de manière totalement défensive aux attaques des armées du Ponant contre la ville de Chinon.

Rappelons, à ceux qui veulent délibérément l'ignorer, que nous sommes installés en et n'avons pas bougé des murailles de Chinon, cherchant par là à protéger le territoire français d'une éventuelle ingérence étrangère. Que des combats avaient eu lieu le 24 juillet à quelques lieues de notre position, et que nous n'y avions pris aucune part. Que l'attaque des armées du Ponant et de leurs alliés mercenaires, dans la nuit du 25 juillet, a pleinement justifié notre position, tant politique que militaire.

En effet, parmi les divers étendards avançant à la frontière tourangelle, flottait un drapeau breton. Nous ne vous ferons pas l'insulte de vous rappeler les accords du Mont Saint-Michel. Toute présence militaire bretonne en terre française, non validée par un décret de la Reine ou du pouvoir royal, ne saurait être acceptée par les défenseurs de la France que nous sommes.

Terminons en disant que tant qu'une armée officielle bretonne, ou des mercenaires cautionnés par la Bretagne, se trouvent dans les rangs des membres du Ponant, nous ferons rempart de notre corps, non pour protéger la Touraine en elle-même, mais pour défendre le Royaume de France à travers elle.

Fait en le campement des Ordres royaux à Chinon, le 27ème jour du mois de juillet 1459.

L'Ordre royal de la Licorne


L'Ordre royal du Saint-Sépulcre


L'Ordre royal de l'Ecu vert


La Curia "couvre" les OR et engage les bretons à quitter le Royaume:

Nous, Grands Officiers de la Couronne, à tous ceux qui ces présentes verront et orront, salut et connaissance de vérité.

Que connute chose soit à vous que dans la guerre privée qui se déroule au sud du Domaine royal, il n'est interdit à personne de faire appel à des alliés français.
Item que dès lors la participation à ces troubles de ressortissants étrangers est des plus malvenues.
Item que cette même participation et donc l'attaque d'une province de France par des étrangers au royaume entrainera la Couronne à défendre ses vassaux, défense qui peut prendre bien des aspects, de cette agression indue.
Item qu'afin de préserver de bonnes relations avec les terres voisines et afin de défendre une paix que nous savons si chère à leur cœur, nous ne pouvons que les encourager à rappeler leurs nobles et bourgeois plutôt que de les laisser causer en France des dommages que nous les savons ne pas désirer.

Donné à Paris, le XXVIIe jour de juillet del an de grasce MCDLVIIII




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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:55

Du 28 au 30 juillet 1459 :
Réponse du Ponant aux OR. dénonciation de l'hypocrisie:

Aux membres unis de l'Ordre royal de la Licorne, de l'Ordre royal du Saint-Sépulcre et de l'Ordre royal de l'Ecu vert, présents au sein de l'armée "OR ô désespoir",
Aux chefs d'armées des Ordres Royaux qui ont lâchement tendu un guet-apens aux forces ponantaises des provinces vassales de France,
Aux fiers soldats royaux qui servent un idéal, bien loin des affaires politiques, et qui ont presté serment de défendre les terres de France,
A tous ceux qui n'ont point voulu entendre la demande de son Altesse la Régente de France de ne point se mêler de cette guerre privée,
Enfin, à tous ceux qui s'amusent de voir le conflit se généraliser,

Nous, membres unis de l'Alliance du Ponant, présents au sein des armées Ponantaises sises à l'entrée de Saumur, déplorons la tentative de manipulation faite par les dirigeants des ordres Royaux.

Rappelons, à ceux qui l'ignorent, que si les objectifs et le devoir de préserver l'intégrité du territoire de France sont bien ceux assignés aux troupes des Ordres Royaux, ils se doivent pourtant de rester vigilants dans les offensives qu'ils mènent. Si véritablement leur seul objectif était de stopper les armées Bretonnes, leur discernement aurait simplement pu être de s'attaquer à la seule et unique armée en partie composée de bénévoles bretons, battant pourtant pavillon Poitevin. Non content de ne point répondre aux chefs des autres armées issues des provinces vassales de France qui préféraient les prévenir de leur volonté de ne point s'attaquer à eux, les Ordres Royaux présents à Chinon ont délibérément engagé le combat contre elles, semant ainsi la discorde et la mort.

Nous ne pouvons que déplorer une nouvelle fois, que tous les prétextes sont bons pour s'en prendre au Ponant, pourtant engagé dans cette guerre privée, au nom de la liberté de ses peuples à vivre en paix. Même si nous ne pouvons croire que l'ensemble des ordres Royaux puissent ainsi bafouer leurs engagements de ne prendre la vie à leur corps défendant, nous ne pouvons que déplorer cette nouvelle escalade.

De félon il n'y a plus, pourtant la guerre continue,
D'insultes et de menaces nous avons reçu, de réponses dignes et mesurées nous avons apporté,
D'entrée en Anjou par les forces Tourangelles il y a eu, de réponse nous avons donné,

Je prie à chaque instant pour qu'une issue diplomatique soit trouvée, non que je craigne pour l'issue de cette guerre, car je sais que la ferveur est de mise quand il s'agit de laver son honneur, mais que, quelles que soient les victimes qui tomberont, leur sang n'aura été versé que pour rassasier des envies guerrières.

Datan l'Epervier
Vicomte d'Aulnay de Saintonge,
Chancelier du Ponant

Réponse de Llyr au Ponant à propos des OR. "Pour la Touraine, dernière marche de la Royauté avant la déferlante ponantaise":

De nous LLyr di Maggio et d'Astralgan, Duc de Touraine, Loyal vassal de la Couronne de France

A Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A Dame Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A Dame Alandrisse, Première Secrétaire d'état,
A ceux qui liront ou entendront

En réponse à son Excellence Datan l'Epervier, Chancelier du Ponant,

Salutations sincères,

Rappelons que, suite à la tentative de suicide du Chancelier du Ponant, son Excellence Datan l'Epervier, certaines provinces du Ponant nous ont déclaré officiellement la guerre, alors que notre action de Justice finie et entérinée par l'élection d'un nouveau Duc du Berry reconnu par la couronne de France nous ont conduit, tenant ainsi nos promesses, a retiré nos troupes du Berry et a laisser sans coup férir les mines ouvertes et dûment entretenues.

Rappelons enfin que nous n'avons jamais usurpé un quelconque trône ou couronne, contrairement à certain membre du Ponant, félon déclaré par la Couronne de France et que nous avons toujours servi la couronne avec zèle et entrain, compétence et justice.

Rappelons que des solutions pacifiques avaient été proposées par la Touraine, laquelle, offrait, à ce moment, une paix blanche aux provinces du Ponant.

Précisons qu'aucune offre de paix n'a été discutée avec la Touraine depuis la déclaration de guerre, qu'aucune négociation n'a jamais été menée entre les protagonistes avant ou après la déclaration de guerre du fait d'une absence des plénipotentiaires du Ponant à la table des négociations.

La présente guerre ne peut donc être considérée que comme une guerre d'annexion engageant la survie même de la Touraine en tant qu'entité politique.

Dans ce cadre, une large partie du contingent du Ponant est composée de mercenaires bretons appartenant à des organisations de brigands connues ou à des forces régulières bretonnes. Les Ordres Royaux ont donc fait savoir qu'ils se retireraient de la défense de la Touraine si et seulement si le contingent breton abandonnait l'offensive et quittait le territoire français en respect du Traité du Mont Saint-Michel.

Rappelons aussi que si les bretons se targuent de n'être point présents dans le conflit car ils ont l'agrément poitevin, l'armée privée de notre excellent ami le Duc Lexhor provenant de l'Orléanais et les Ordres Royaux ont l'agrément de la Touraine. De ce fait et de la propre logique bretonne, ni le Dr, ni les OR ne sont impliqués dans ce conflit, pas plus que les bretons pour les mêmes raisons. On ne peut prêcher tout et son contraire et ainsi avoir le beurre, l'argent du beurre et le céans de la crémière tourangelle par dessus le marché.

Ayant rappelé ces faits indéniables, nous ne pouvons que nous inquiéter de la santé de son Excellence Datan l'Epervier lequel interprète le comportement des Ordres Royaux comme une agression alors que les forces Ponantaises les ont chargé sous les murs de Chinon.

Rappelons à cet égard que Les armées du Ponant ont attaqué une première fois Chinon pendant que la Touraine était en Berry pour son action de Justice légale et légalisé, et encore eux qui ont chargé cette fois-ci, alors qu'il leur suffisait d'accepter notre offre de paix blanche s'ils voulaient simplement la Paix. Cette seconde Attaque visait bel et bien les intérêts de la Touraine en tant que vassal de la Couronne de France.

Un précédent existait déjà lorsque son Excellence a décidé de charger nos forces, prévenant au moment de passer, sans concertation une fois de plus, à la tête d'un prétendu convoi humanitaire entraînant évidemment de graves blessures sur sa personne malgré les multiples mises en garde lui ayant été produites par nos armées de ne point s'y aventurer avant d'en avoir l'autorisation au préalable.

En conséquence, nous comprenons et appuyons la décision prise par les Ordres Royaux. Eu égard à leur mission, il est de leur devoir de laisser au prochain Roy un territoire sur lequel régner.

Pour la Touraine, dernière marche de la Royauté avant la déferlante ponantaise,

LLyr di Maggio et d'Astralgan
Duc de Touraine

- Renversement de la tendance. Alors que les armées de Touraine font face à celles du Ponant entre Saumur et Chinon, une armée menée par le Duc Thomas de Clerel s'est avancée dans les terres du Bourbonnais-Auvergne, s'emparant de deux mines.


Le 30 juillet 1459 :

Les forces berrichonnes sont entrées dans Bourbon ce jour avec une armée intacte et l'autre quasi intacte. Par contre, sur les 21 défenseurs, 20 sont morts.
En parallèle, une armée auvergnate -plus très bourbonnaise pour le coup, dirons les esprits taquins- menée par Theraf est arrivée à Tours. Ils ne vont sans doute pas y rester et, une fois de plus, la question fut posée au premier secrétaire d'État : comment l'armée est-elle arrivée jusque là?...

Réponse de la Régente de France:

Nous, Icie de Plantagenêt, Régente de France
A tous ceux qui entendront, liront ou se feront lire

Le domaine royal appartient de plein droit, comme déclaré dans l’article 2 du chapitre premier du présent droit fondamental, à la Couronne de France, & par extension au porteur de la dite Couronne, le temps de son règne.

Nous rappelons que son intégrité ne peut être violé par qui que se soit, notamment par des armées hors du Domaine Royal.

Nous rappelons que les conflits qui opposent des vassaux de France sont guerres privées et que la traversée des terres du Domaine Royal par un ou plusieurs des belligérants n’est pas autorisée.

Qu’adonc, ceux qui se permettent d’en enfreindre le territoire encourront notre courroux.

A bon entendeur

Faict au Louvre le trente juillet de cet an de Grace.
Icie de Plantagenêt, Régente de France
.

Courrier officiel de la Régente, SA Icie à SM Elfyn:

Nous, Icie de Plantagenêt, Régente de France
A Sa Majesté Elfyn de Montfort, Souverain du Grand Duché de Bretagne
A tous ceux qui entendront, liront ou se feront lire.

Rappelons que par notre missive du quatorze juillet, nous avons demandé, en respect du Traité du Mont Saint Michel, le retrait de vos armées des campagnes angevines.

Nous, Regente de France, ne pouvons permettre que séjourne plus longtemps sur nos terres sans notre accord, les armées d’une puissance étrangère.

Le Grand Duché de Bretagne, comme vous le rappelez, n’a pas pour vocation à s’immiscer dans les affaires internes du Royaume de France. Les tensions sont suffisamment importantes pour que ne s’y ajoute celle de votre présence maintenant que l’Anjou a repris la maitrise de son conseil, ce pour lequel nous éprouvons grande satisfaction.

Les Ordres Royaux présents en défense à Chinon, ne le sont que par l’inquiétude de présences étrangères au conflit privé qui oppose des vassaux de France. Ce que nous ne saurions leur reprocher, d’autant qu’ils sont sur les terres de France où ils ont domicile et sont libres d’y circuler conformément aux lois fondamentales de Notre Royaume.

De même que vous ne faites reproche à l’armée mercenaire battant pavillon poitevin que vous assurez de votre soutien. Nous vous citons :

Qu'il soit sut de tous qu'aucun membres des troupes de la Compagnie Che Guevarrec ne sera châtié pour son engagement dans ce conflit. Souhaitons leur bon courage et prions le Très Haut pour que la chance soit avec eux.

Nous voyons en cela une escalade dommageable pour la paix où chacun trouve argument qui au lieu d’écarter les bellicistes de leurs néfastes projets ne fait qu’alimenter un conflit que nous regrettons tous.

Nous voulons croire que la paix est encore possible, nos peuples n’ont déjà que trop soufferts.

Nul doute que votre désengagement permettra que la pression retombe et qu’ainsi les Ordres Royaux ne craindront plus de menaces et se retireront.
Nous savons cette attente conforme à vos souhaits car tout comme nous vous êtes soucieux du sang versé et de la sécurité à vos frontières.

Nous pourrons ainsi apprécier ensemble les volontés qui ont conduit à mettre fin à une guerre interminable par la signature du Traité du Mont Saint Michel. Volonté qui fut celle de feue Sa Majesté Levan III de Normandie, scellé aussi par des provinces vassales de France comme l’Anjou, le Poitou et la Guyenne.

Que le Tres Haut guide nos pas

Faict au Louvre le trente juillet de cet an de Grace.
Icie de Plantagenêt, Régente de France
.

- Il se rapporte de chez le Feudataires que le Duc du BA menace de quitter le Royaume de France si la Couronne n'intervient pas immédiatement dans le conflit.

Réponse de SM Elfyn de Montfort à SA Icie de Plantagenêt. Les Trente en vacances:




    De nous Elfyn de Montfort, Grand Duc de BretagneA Son Altesse Icie de Plantagenêt, Dauphine et Comtesse de Salbart,Votre Altesse, je prends bonne note de vos espérances concernant les Ordres Royaux ou concernant l'Ordre Grand Ducal.La Bretagne est terre d'honneur, et celui-ci nous pousse à plusieurs choix qui ne sont pas des plus faciles.D'abord, nous nous devons de respecter le Traité du Mont St Michel, car bien que beaucoup croient que nous voulons la guerre, nous fumes les premiers à demander la cessations du conflit touchant des duchés amis et alliés. Et ce sans condition aucune. La paix donc et non la guerre, ce pourquoi jusqu'à ce jour aucune armée bretonne n'a fait partie des combats.Ensuite, nous nous sommes engagés par le Traité d'Alliance avec les vassaux de la couronne concernant le Ponant. Notre devoir est simple, celui de protection comme l'honneur nous engage. Ma volonté ne me pousse pas a lancer deux Etats en guerre totale, mais indirectement le respect de mon honneur et de celui de tous les bretons nous poussent de plus en plus à nous investir pour la défense de nos alliés et donc à encourir des conséquences graves.Par conséquence, sachez que faire respecter vos lois et vos devoirs de juste manière ou à défaut de pousser à tout respecter ne pourrait qu'engendrer le simple fait de dégonfler ce conflit. En effet quand nous ne verrons plus des armées ennemies au Ponant être aidé par le Domaine Royal alors que celui-ci respect le voeux pieux de Paris. Et, quand nous ne verrons plus les Ordres Royaux attaquer nos alliés sur de faux prétextes.Bref, j’espérerais aussi que l'Ordre des Trente se désengagera du territoire angevin, car je vous l'annonce, comme vos Ordres Royaux les miens n'ont plus de mission. J'espère juste qu'ils profiteront de leur permission autrement que les vôtres.Beaucoup d’espérances voyez vous, tout comme vous envers vos vassaux qui vous crachent au visage, tout comme vous envers des Ordres qui sont normalement a vos ordres et pas a ceux rabaissant Paris.Malgré tout, ne prenez pas cette lettre pour une menace déguisée, c'est juste un fait que je vous relate, car dès ce jour ma personne et ma garde personnelle quittons Angers, comme toute force bretonne sous mes ordres et actuellement missionné. Mais j'espère bien que vous comprenez le désarroi que nos alliés peuvent avoir en se laissant entendre sortir pareil ineptie concernant vos Ordres Royaux.Par contre je vous promets une chose, dès que vous le souhaitez, je peux donner pour mission à mes Chevaliers de rentrer dans le Domaine Grand-Ducal. Mais cette mission ne se basera pas sur de simples espérances mais bel et bien sur un engagement réciproque.Dans l'attente de vous lire.Elfyn de MontfortGrand Duc de Bretagne.



Le 01 aout 1459 :
- Deux armées ont quitté Chinon et se dirigent visiblement vers le Berry (Pacificatoria Legatio" dirigée par Zebracolor et "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Khristof17)

- Dans la nuit, les forces du Ponant décident de passer à l'attaque alors même que des discussions de paix sont entamées, les deux parties conscientes qu'il ne s'agit que de leurre. Hélas, les conditions sont plutôt défavorables au Ponant qui souffre de pertes plus lourdes : les bilans actuels sont de 25 pour 15, environ...

Pour le Ponant :
l'armée "Compagnie Che Guevarrec" dirigée par Monsieurpatate,
l'armée "La légion des Ombres" dirigée par Smurf,
l'armée "La Naindomptable" dirigée par Pink69,
l'armée "Les Aigles de Thouars" dirigée par Lafarmaciene,
l'armée "Phenix de Saintes" dirigée par Bbnem.
l'armée "An Alarc'h" dirigée par Coldtracker
Pour la Touraine :
l'armée "Ad Honores" dirigée par Obelix1er,
l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Garlaban,
l'armée "OR ô desespoir" dirigée par Shiska,
l'armée "Semper Vivum" dirigée par Phyladelphia,
l'armée ""La Béatritz"" dirigée par Namaycush.

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:56

Le 4 aout 1459 :

- Annexion de la ville de Bourbon par le Berry depuis cette nuit.

Nouvelle propagande "dellyrante":




A la Régente de France,
Aux Grands Feudataires du Royaume,
Aux Grands Officiers du Domaine Royal,
A notre brave peuple tourangeau,
Et à tous ceux qui liront ou se feront lire,



    Depuis le début de ce conflit, la Régente estime qu’il s’agit d’une guerre privée, préférant ainsi s’enfermer dans une neutralité criminelle qui chaque jour, cause la mort d’innocents, fidèles au Trône de France. Pourtant, force est de constater que le nombre de bretons tant mercenaires que soldats, souillant les terres françaises, n’a jamais été aussi important. Ces derniers allant même jusqu’à attaquer un vassal de la couronne de la France, dans la plus grande indifférence de la Régence. Aujourd’hui, il est clair que les Ordres Royaux, qui ont le mérite et le courage de défendre le Royaume de France malgré les critiques, constituent le dernier rempart de notre Duché, face à l’invasion soigneusement orchestrée par le Duc Elfyn et ses sbires.La question est donc de savoir pourquoi la Régence, alors que le combat fait rage, alors que nos soldats tombent, alors que notre Duché est assiégé, ne nous a pas averti de son conciliabule avec les Bretons ? Pourquoi la Régente, nous laisse-t-elle une nouvelle fois dans l’ignorance ? Quand pensait-elle nous informer, de la tenue de ces négociations ? Une fois trop tard ? Une fois le fait accompli, sans concertation, ni politesse ? Au détriment des serments vassaliques que sont la protection et la justice dû aux vassaux de la couronne de France ?Nous espèrons que des réponses soient rapidement apportées à toutes ces questions.En outre, force est de constater que la guerre se propage au Limousin. Ce Duché qui avait pourtant affirmé sa neutralité, voit sa souveraineté bafouée par la récente prise de la mairie de Rochechouart. Et par qui ? Par les molosses du Duc Elfyn et du Ponant, et dont le chef de meute n’est autre que Thoros. Naïfs sont ceux qui croiraient que cette attaque n’était en rien préméditée par les hautes instances du Ponant. Stupides, sont ceux qui penseraient que la prise de Rochechouart n’était qu’un coup de folie. Indépendant de tout conflit.Nous enjoignons donc le Limousin à ne pas baisser l’échine devant cette pitoyable incursion, et à rejoindre le camp de ceux qui luttent contre la barbarie ponantaise. Battons nous ensemble. Contre ce fléau qui s’étend.En effet, par tous les moyens possibles, le Ponant cherche à affaiblir et à annexer, ceux qui ont pourtant maintes et maintes fois prouvés leur loyauté, à la Royauté. La Touraine. Le Bourbonnais Auvergne. Et aujourd’hui, le Limousin. Qui sait, demain, le Domaine Royal ? La guerre est totale. Et dans cette guerre, la Bretagne est loin d’être indifférente. Contrairement à ses déclarations, elle fait bien fi de ses belles paroles en attaquant sans vergogne le Royaume de France. Une de ses armées aux portes de Chinon. L’autre, derrière les remparts de Rochechouart qui vient de tomber.Ainsi, condamnons nous aujourd’hui toutes les offensives ponantaises sur le sol français, dans ses formes les plus diverses. De la vile attaque de Bourbon, par les forces félonnes du Berry, à la botte du Poilu. Attaque qui sera très prochainement réprimée par nos armées… Jusqu‘à l’attaque de Rochechouart, par les chiens fous du Ponant. Thoros et ses amis. Qui font régner la terreur sur des Duchés pourtant innocents et extérieurs. Que Dieu préserve nos alliés de la folie Ponantaise. Que Dieu préserve les innocents limousins.Il y a un temps pour tout. Et celui de la naïveté est révolu.Pour la France ! Pour la Touraine ! Pour Dieu !Semper fidelis !


Faict à Tours, le deuxième jour du mois d’aout de l’an de grâce 1459.

LLyr di Maggio et d'Astralgan
Duc de Touraine



Ludwig von Frayner
Chambellan de Touraine


La Bourgogne peine à mobiliser mais insiste:



    A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire...Suites de la mobilisation généraleBourguignonnes et Bourguignons,Il y a une vingtaine de jours, dans un appel solennel, le duché de Bourgogne décrétait la mobilisation générale de toutes ses forces vives dans le cadre de la lutte contre l'alliance illégale et contre-nature du Ponant. Nombre de réponses spontanées parvinrent et pour cela, nous vous adressons nos plus vifs et nos plus sincères remerciements.Aujourd'hui, le temps est à l'action, cet appel se concrétisant en un départ, sous peu, de tous les volontaires.Pour autant, nous avons toujours besoin de vous et ce besoin est multiple. Sont toujours attendus :

    • des volontaires armés pour partir en découdre
    • des dons en écus et en vivres pour nos valeureux combattants
    • des défenseurs civils restant au pays pour assurer la protection des villes

    Pour faciliter la mise en œuvre de la mobilisation, des référents sont présents pour vous accueillir.Ainsi :

    • les soldats sont invités à se rendre dans leurs casernes;
    • les nobles sont priés de se rendre au collège nobiliaire;
    • les volontaires au départ doivent se présenter au château de Savigny où ils seront pris en charge;
    • les défenseurs civils sont conviés à écrire à leur maire;
    • les membres de l'Ordre de la Toison d'Or s'orienteront vers la baronne Della
    • les personnes désireuses de donner argent et nourriture se rendront en salle des doléances

    Cette lutte est l'affaire de tous et dépassent les simples intérêts bourguignons. Il en va de la quiétude de notre terre, oui, mais au-delà, de celle du Royaume de France tout entier.Mobilisons-nous!Que le Très-Haut et Saint-Bynarr veillent sur les vaillants et solidaires Bourguignons!Le troisième jour d'août de l'an de grâce MCDLIX :La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.Armoria de Mortain



    A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire...Lutte contre le Ponant : dons et parrainageBourguignons, Bourguignons,L'heure est à la guerre et nos soldats, accompagnés de plusieurs volontaires civils, s'apprêtent à rejoindre les champs de bataille.Mais un conflit armé n'a rien d'une partie de plaisir, c'est long, âpre et exténuant. Pour nos combattants, il faut donc du soutien mais tous les mots d'encouragement ne remplaceront jamais les armes nécessaires au combat ou la nourriture bourguignonne (non parce que la mangeaille ponantaise... il y a mieux). Alors, pour supporter concrètement une de ses femmes ou l'un de ses hommes envoyé pour défendre nos idéaux de loyauté et de justice, faites un geste, parrainez un combattant!Pour ce faire, rien de plus simple :

    • vous choisissez ce que vous voulez donner (argent, épée, bouclier, maïs, pain)
    • vous adressez cette liste à la salle des doléances
    • Les Conseillers via la salle se chargeront de prendre contact avec le Commissaire au Commerce pour l'acheminement des dons

    Peu importe le montant, peu importe la quantité, tout don est le bienvenu. Parrainez un combattant!Que le Très-Haut et Saint-Bynarr fédèrent et inspirent Leurs enfants de Bourgogne!Le troisième jour d'août de l'an de grâce MCDLIX :La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.Armoria de Mortain



Le 5 aout 1459 :
Quand une duchesse de Bourgogne donne des leçons à la Régente:



    A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire,Salut.C'est avec stupeur mais sans étonnement que nous avons appris que la Régente de France, Icie de Plantagenêt, née Montfort, a entrepris de discuter avec les Bretons à propos de la guerre qui secoue actuellement le Royaume de France, guerre dite privée par ladite Régente qui avait d'abord tenté de rappeler à l'ordre les vassaux tourangeau et auvergnat de la Couronne de France au mépris de ses prérogatives et de la Loi Fondamentale du Royaume dont elle est censée être la première garante, guerre finalement admise comme étant privée car il a fallu lui démontrer l'inanité de sa position et l'inconséquence de ses arguments.Stupeur car au final, puisque la Régente l'a elle-même reconnu, cela ne la concerne en rien.Stupeur car là où elle prend le temps de discuter avec les Bretons, elle oublie d'en informer les Français y étant intéressés.Mais pas d'étonnement au final tant la Régente de France a démontré, depuis qu'elle détient les rênes, sa méconnaissance des lois et sa propension à régler des intérêts qui ne sont pas ceux de la Couronne qu'elle a été chargée de garder. Non, nul étonnement devant cette dissimulation, nul étonnement devant ce silence coupable. Nous dénonçons donc ces négociations de la honte car menées sans concertation et avec dissimulation et nous invitons les provinces vassales encore non engagées à prendre conscience de ce qui se joue à la tête du Royaume. Un félon en Berry? Nulle action pour le démettre. Des Bretons traversant notre sol au mépris du traité du Mont-Saint-Michel? Des rappels timorés. Des Bretons attaquant les provinces vassales? Des négociations avec eux. Chaque jour, le dessein s'en fait davantage plus clair.Enfin, pas plus d'étonnement maintenant que nous apprenons aussi que la Régente de France est malade. Si nous souhaitons évidemment que celle-ci se rétablisse au plus tôt, nous ne saurions trop lui conseiller de tirer les conclusions qui s'imposent : traiter avec l'envahisseur n'est manifestement pas bénéfique pour la santé... comme cela ne l'est pas pour le Royaume de France.Que le Très-Haut éclaire le chemin des justes!Le cinquième jour d'août de l'an de grâce MCDLIX :La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.Armoria de Mortain



Le 8 aout 1459:
Communication de la Régente de France à propos des armées bretonnes:

De Nous, Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
Aux feudataires du Royaume de France,
A Sa Majesté, Elfynn de Monfort, Grand Duc de Bretagne,
A tous ceux qui le présent écrit liront ou se feront lire,

Salut.

Afin d’éclaircir des points d’ombre sur les agissements de Paris, il a été décidé d’y répondre une bonne fois.

Ainsi, comme feue notre Reine l’avait décidé, la diplomatie doit être le fer de lance pour résoudre les conflits. Comme nul ne peut aller à l’encontre des choix royaux, comme Paris est avant tout fidèle à son monarque, la Régence a poursuivi le chemin tracé par feue sa Majesté. Le désir de sa Majesté était la paix et la diplomatie, jusqu’à obtenir une nouvelle directive royale. Paris restera engagé sur cet axe.

Tenons à préciser, que les relations diplomatiques avec des terres étrangères ne sont pas ressort du niveau provincial. Que les discussions avec le Grand Duché de Bretagne se sont déroulées directement avec le Royaume de France et nullement de façon secrète.

Force est de constater, que les discussions ayant eu lieu entre le Grand Duché de Bretagne et le Royaume de France, ne peuvent se poursuivre en raison de l'attaque de Chinon par les armées étrangères de Bretagne.

Nous condamnons fermement cette attaque ayant eu lieu dans la nuit du 1 au 2 août et ne pouvons laisser de tels agissements se produire sur le Royaume de France.

Dans notre grande magnanimité, en dépit de la violation du Traité du Mont Saint-Michel, nous laissons aux troupes Bretonnes jusqu'à mercredi soir pour se retirer du Royaume de France.

L'armée "In Zya memoriam" menée par le nouveau Connétable de France, Julien Giffard, se rendra à Chinon. La dite armée n'a nullement pour mission d'interférer dans le conflit opposant les provinces de la Couronne de France, ne pouvant prendre parti pour l'une ou l'autre des vassaux de la couronne. Elle sera présente à Chinon pour défendre la Touraine contre la présence de troupes étrangères Bretonnes.

Nous proposons d'entamer énièmes discussions entre les différentes provinces de France pour trouver un accord de cesser le feu.

Ajoutons aussi, qu’il est grand temps que les paupières se lèvent et que chacun voit les agissements qu’il commet avant de juger les autres. Que l’armée des Lames d’Amahir est une armée totalement indépendante du Domaine Royal. Que les Ordres Royaux se trouvant en terre tourangelle, y sont de leur propre volonté afin de protéger une terre Françoise d’étrangers. Qu’il n’y a ni préférence, ni même d’ordres officieux, seulement une application des chartes des Ordres Royaux, qui peuvent agir selon leur conviction lorsqu’ils ne sont pas en mission pour la couronne.

Faict à Uzès, le septième jour du huitième mois de l'An de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf.

Signé et scellé de notre main,




Dotch de Cassel,
Grand Maître de France.

Le Lyonnais-Dauphiné se joint à la guerre:

De Nous, Sa Grasce Arwel Chanvigny, Duchesse de Lyonnais-Dauphiné, à la lumière de son Conseil et de son Chancelier, A l'attention du Duc de Bourbonnais-Auvergne,
A l'attention du peuple Bourbonnais et Auvergnat,
A l'attention de tous ceux qui liront ou ouïront, et des provinces en guerre contre le Berry,

Qu'il soit su par la présente que le Lyonnais-Dauphiné s'indigne des agissements de l'alliance du Ponant, et particulièrement du Berry sur les terres des Provinces avoisinantes; le Comté du Limousin et de la Marche, le Duché de Touraine, et particulièrement sur celle de nos fidèles alliés du Duché de Bourbonnais-Auvergne ! De tels agissements ne sauraient rester impunis, et nous ne saurions rester sans agir tandis que nos alliés souffrent sur leurs terres.

Le Lyonnais-Dauphiné joint donc ses forces armées à celles de son allié le Bourbonnais-Auvergne, en vertu de leur alliance, afin de libérer ses terres du joug Berrichon en déclarant la guerre à ces pilleurs!
Notre soutien et nos pensées vont aux ressortissants et soldats du Bourbonnais-Auvergne, de Bourgogne, du Limousin et de la Marche, de la Touraine, et du Domaine royal impliqués dans ce conflit et/ou qui souffrent de l'occupation ennemie.

Sa Grâce Arwel Chanvigny, Duchesse de Lyonnais-Dauphiné, et son conseil


Le 9 aout 1459 :
-5 armées (deux tourangelles, deux auvergnates, et une orléanaises) se trouvent réunies autour d'un lieu-dit (nœud) à quelques lieues de Châteauroux.

Proposition de cesser le feu de la part du Ponant:

A Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A Dame Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A Dame Alandrisse, Première secrétaire d'état,

A la Comtesse de Bourgogne,
Au Duc de Touraine,
Au Duc du Bourbonnais-Auvergne,

Il ne saurait être de diplomatie sans action diplomatique. C'est ainsi que je viens ce jour pour proposer une issue à ce conflit qui n'a que trop duré.
Nos peuples souhaitent retrouver leur famille, reprendre le chemin de leur champ et de leur échoppe et vivre en paix. Nous devons tenter la conciliation après tous ces échanges qui ne nous font pas avancer. Le Ponant propose donc que soit ouvert un lieu dans les instances parisiennes, en présence des tous les régnants concernés, ainsi que les représentants des instances parisiennes.
En attendant que cet espoir de paix se concrétise, nous proposons une trêve à tous les intervenants.

Certains riront certainement en pensant que le Ponant a peur, mais si cette main tendue est refusée, j'ai peur qu'il n'aille jusqu'au bout et que le Royaume de France ne s'enflamme entièrement. Que ceux qui croient et espèrent la paix, acceptent une sortie honorable pour tous.

Que le très nous guide pour le salut de nos peuples

Faict à Cholet, au nom de l'Alliance du Ponant, le septième jour du mois d'août 1459,

Datan l'Epervier,
Vicomte d'Aulnay de Saintonge,
Chancelier du Ponant

Réponse du Duc du BA au courrier du Chancelier du Ponant:

De Thibaud-Xavier de Ludgarès, duc du Bourbonnais Auvergne,

A Datan l'Epervier, Vicomte d'Aulnay de Saintonge, Chancelier du Ponant,
A Son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A Dame Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A Dame Alandrisse, Première secrétaire d'état,
A la Comtesse de Bourgogne,
Au Duc de Touraine,
A tous qui le présent liront ou se feront lire,

Accusons réception du courrier de messire Datan invitant à se réunir pour mettre fin à la guerre,

Rappelons qu'une table des négociations avait été ouverte dès le début du conflit en l'ambassade de France,
Que le représentant de touraine, le capitaine Namaycush et moi même nous y sommes rendus en présence des représentants de la couronne et y sommes restés une dizaine de jours.
Que les représentant de Berry ni du Ponant n'ont daigné se présenter, ce qui conduisit nos forces à quitter la table des négociations.
Qu'il est donc exclus que nous réitérions cet affront.

Rappelons également qu'un conflit ne saurait être privé que tant qu'il est exclusivement entre provinces vassales du roy de France, et que le Ponant a transgressé celà en y mêlant la Bretagne, et que ce n'est pas un écusson poitevin qui fera ressembler un breton à un français.
Que donc nous demandons le retrait de l'intégralité des soldats, armées et mercenaires bretons, ainsi d'ailleurs que le retrait des forces brigandes, comme gage de bonne foi en préalable à toute négociation.

Rappelons enfin qu'il serait facile pour le ponant de mettre fin à la guerre :
Que la Bretagne cesse d'ingérer et rompe la partie militaire de l'alliance du ponant, voire en sorte. Qu'elle commerce, lie des amitié, etc, mais qu'elle ne se mèle pas de politique française. Que le ponant cesse d'abriter et protéger des brigands parmi ses nobles.
Que cela règlera en grande partie le différend avec le Berry, qui s'il cesse de fricoter avec tous les brigands du royaume n'aura plus rien à craindre de nous.

Qu'enfin il ne saurait être question de trève tant que l'intégrité de notre territoire ne sera pas recouvrée.

Déclinons donc tant la demande de trève que la proposition de négociations, qui de toutes façons nous concernant devront en priorité avoir lieu avec le Berry, seule province avec laquelle il y ait eu déclaration de guerre.

Faict à Clermont le 10 aout 1459

T.-X. de L.


Le 10 aout 1459 :
- Combat à Châteauroux cette nuit, (85 assaillants, 2 tués, 7 blessés selon un 1er rapport). L'armée berrichonne tient encore la ville.

- Le Ponant demande au Comte du Limousin et Marche l'autorisation de traverser pour trois armées. Autorisation refusée. Une armée limousine se met en travers de leur chemin... Nilas d'Artignac, Duc de Tregor, meurt au combat de la main de Nebisa dit-on alors qu'elle-même est mortellement blessée par le Senher Hull de Blasimon.

Le Limousin & Marche déclare la guerre au Ponant:

De nous Gueldnard de Saint Viance, Comte du Limousin et de la Marche,
A vous son Altesse Royale Icie de Plantagenet, Régente de France,
A vous Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A vous Alandrisse, Première secrétaire d'état,
A vous Pairs de France,
A vous Feudataires du Royaume de France,
A vous, habitant du Royaume de France,

Alors que l'aube se lève à l'Est laissant la pâle lueur orangé du soleil envelopper les hauteurs de Limoges, le Comté du Limousin et de la Marche voit sa terre gorgé de sang. L'heure est aux boucliers fracassés, aux étendards déchiquetés et à la colère. Dans la nuit du 9 au 10 Août 1459, trois armées Ponantaises ont attaqué sans raison une armée du Limousin et de la Marche posté devant les remparts de Limoges. Vils scélérats, fourbes, enfants de chiens qui osent venir violer les frontières d' une Province neutre au conflit qui agite le Royaume.

Depuis plusieurs mois, le Comté du Limousin et de la Marche se voit secouer par toute sorte d'attaque du Ponant avec notamment l'épisode Nilas sans que rien ne soit venu interférer son action. C'est dans cette optique que nous avons décidé lors de l'éclatement de la guerre entre le Berry et la Touraine de fermer nos frontières à ressortissants du Ponant tout en nous déclarant neutre au conflit afin de nous protéger devant une nouvelle fourberie du Ponant. Annonce faite et scellé le 21 Juillet de l'an 1459.

C'est ainsi que les armées "Compagnie Che Guevarrec", "Venetario vel Nex!" et "Les Aigles de Thouars" ont porté le fer contre le Limousin et la Marche en attaquant une de ses armées. En quoi ce Comté déclaré neutre et n'ayant participé en aucune manière au conflit actuel se voit attaquer ? Le Ponant vient de part cette action déclarer la guerre au Comté du Limousin et de la Marche. Laisserons une nouvelle fois le Ponant s'en tirer de bonne grâce ? Pourront ils continuer à agir selon leur bon vouloir en riant au nez de la Couronne et de ses fidèles vassaux ? Cet acte illustre parfaitement la fourberie du Ponant. Que comptent ils faire après ? Prendre des mairies d'autre territoires, des châteaux ? Leur frustration et leur échec en Touraine les a conduits à frapper de manière honteuse et déloyale. Honte aux Ponantais qui agissent de la sorte en montrant à nouveau leur caractère sournois, hypocrite, insidieux et perfide.

Que vont être les raisons pour évoquer cette attaque ? Que le Comte du Limousin et de la Marche a dénoncé le traité qui le liait au Berry. Traité qui avait été conclut sous le règne de Georges le Poilu alors qu'il n'était que régent puis félon faisant de ce traité un traité caduc? Le Duc du Berry va t'il encore se plaindre que les mairies du Limousin et de la Marche ne commerçaient pas avec les siennes ? Oh mon dieu, nous sommes des vilains ! Nous ne voulons pas jouer avec lui alors il pique une colère, hurle et agit comme un enfant capricieux. Quoi d'autre ? Quel justification pour attaquer une Province neutre au conflit ? Rien, rien et rien d'autre que le caractère malveillant et belliqueux de cette alliance.

Doit on ajouter que le Chancelier du Ponant, le fameux et non moins connu Datan jurait faire ses valises si le Ponant attaquait notre Comté. J'espère qu'il n'a pas trop de mobilier et qu'il a un nouveau point de chute. A moins que sa parole et son honneur ne soit que du vent et qu'au final il représente au mieux l'alliance du Ponant qui continue d'user de nombreuses infamies.

Votre Altesse, nous vous avons porté allégeances et vous nous avez promis justice, protection et subsistances. Honorez le serment qui nous lie et répondez. Car oui nous condamnons cet acte infâme et lâche. Oui le Ponant ne cherche que la guerre et la destruction en attaquant ainsi vos plus fidèles vassaux. Il est grand temps de cesser de fermer les yeux sur les actions de ces pleutres. Par toutes les actions entreprises il est évident que la parole n'a aucun effet et que seul les armes puissent les châtier. Depuis trop longtemps la couronne et ses vassaux se font insulter. Ne laissez pas vos plus fidèles sujets perdu à leur triste sort et montrez leur votre attachement.

Nous souhaitons apporter à la Touraine et à tous ses alliés notre plus grand soutient contre ces vauriens qui font fi de la neutralité du Limousin et de la Marche. Appelons aussi tous les fidèles de France, avide de justice et qui condamnent cet acte à venir le réprimer. Car qui sait qui sera la prochaine victime.

Rédigé et scellé dans l'enceinte de Limoges le 10 Août de l'an 1459


Réaction de Tixlu à l'incident en L&M:

De nous, Thibaud-Xavier de Ludgarès, duc du Bourbonnais Auvergne, pair de France,

A vous Gueldnard de Saint Viance, Comte du Limousin et de la Marche,
Au peuple de Limousin et de la Marche,

A tous présents et advenir,

Prenons acte par la présente de la déclaration du comte du Limousin quant à l'attaque inqualifiable du ponant sur ses terres, qui ne fait que confirmer encore une fois si nécessaire ce que nous condamnons et combattons depuis déjà plusieurs semaines, et de quoi nous avertissons la couronne depuis des temps immémoriaux.

Condamnons officiellement cette attaque du Ponant sur le Limousin Marche sans déclaration de guerre préalable, fait de sans honneur.

Assurons le peuple du Limousin La Marche et son comte de notre soutien et de notre amitié en ces temps difficiles. Que si aide nous pouvons apporter à la mesure de nos moyens, nous n'hésiterons pas.

Puisse la couronne, conformément à ce que laisse entrevoir ses dernières déclarations, prendre la mesure de l'infâmie du Ponant, coupable de toutes les bassesses, et assurer à ses vassaux la protection qu'elle leur doit, les armées bretonnes étant, comme la déclaration du Limousin La Marche l'indique, fort loin d'être en marche de retrait.

Etabli à Clermont le 10 aout 1459

T.-X. de L.
duc du Bourbonnais Auvergne
Pair de France

Réponse de la Curia Regis à la proposition de Datan au nom du Ponant:

Nous, Grands Officiers de la Couronne, à Datan l'Epervier, Vicomte d'Aulnay de Saintonge, salut et connaissance de vérité.

Que connute chose soi à vous que devant les nouvelles insultes posées par des bretons contre les terres françaises du Limousin, nous sommes au regret de devoir décliner votre proposition.

Item que si, sachant et appréciant votre volonté de paix, vous parveniez à obtenir le retrait des Bretons présents en France en vue de commettre des actions contre la Couronne royale ou agissant déjà en ce sens, nous vous ouvririons aussitôt les portes d'une salle de discussion du Louvre.

Item que vous comprendrez que sans cela nous prenons et devrons prendre les armes contre les insultes bretonnes.

Donné à Paris le Xe jour du mois d'aoust del an de grasce MCDLVIIII



Réaction toulousaine à l'incident en Limousin:


De Nous, Marievictoire de Lasteyrie-Kamps, Comtessa de Toulouse
A Vous Gueldnard de Saint Viance, Comte du Limousin et de la Marche
Ainsi qu'aux autorités royales, aux autorités ponantaises et aux peuples occitans

Castel Narbonnais, Toulouse, le 11ième d'Août, l'An 1459


Apprenons avec stupeur l'attaque aussi lâche qu'inqualifiable des armées ponantaises à l'encontre du Comté de Limousin et de la Marche, sans même aucune déclaration de guerre au préalable.

Tenons à assurer le peuple du Limousin et de la Marche de notre soutien et de notre amitié la plus sincère et dévouée.
Que si Nous pouvons agir nous le ferons dans la mesure de nos moyens et, qu'en attendant, Nous demandons le retrait immédiat de ces armées ennemies et leur retour en leur pays d'origines, prouvant ainsi qu'il ne s'agit que des actes isolés d'écorcheurs oisifs.

Nous nous permettons également de proposer une table de négociation entre les différentes autorités sus nommées et que, les provinces jusque-là non alignées puissent également répondre d'une même voix face aux différentes menaces qui peuvent les accabler et à l'orage qui gronde dans le ciel azur du Royaume de France.


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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:57

Le 12 aout 1459 :
Offensive du Ponant en Limousin(AAP, 12-08 ):

Les armées du Ponant viennent d'ouvrir un nouveau front en attaquant le Limousin-Marche.
Dans la nuit du 9 au 10 août, trois armées portant étendard du Ponant auraient attaqué une armée du Limousin et de la Marche qui tentait de les empêcher de passer, alors qu'elles s'approchaient de Limoges, la capitale.

Le Limousin-Marche, dont l'armée a été détruite à l'issue de la bataille, a réagi en adressant une lettre à la régente, Icie de Plantagenêt, ainsi qu'aux pairs et feudataires de France, afin que l'attaque du Ponant sur son territoire ne reste pas impunie. En effet, la province, qui était restée neutre dans le conflit qui oppose le Ponant à d'autres provinces, considère cette offensive comme "une fourberie du Ponant".

D'après le Ponant, les trois armées ne faisaient que traverser le Limousin pour rallier le Berry, afin d'aider à la défense du duché, d'autant qu'elles n'ont même pas tenté de s'emparer de la capitale de la province. Cette bataille ne serait qu'un malheureux incident, le Ponant n'ayant jamais voulu s'en prendre à leur voisin Limousin.

Par ailleurs, parmi les victimes de la bataille, on recense Nebisa de Malemort, qui vient d'être reconnue Reyne de France, mais aussi Nilas, ancien duc de Bretagne. A l'heure actuelle, leurs jours ne sont pas en danger.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP

Réaction du Duc d'Orléans aux incidents du Limousin:

De nous, Aurae, Duc d'Orléans,

A vous Gueldnard de Saint Viance, Comte du Limousin et de la Marche,
Au peuple de Limousin et de la Marche,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Salut,

Nous avons bien reçu l'information au sujet de l'attaque sur le Limousin Marche. Cette attaque est un pas de plus dans la félonie du Ponant et, s'il en fallait une, une preuve supplémentaire que "guerre privée" n'est qu'une mascarade pour permettre aux félons de se croire tout permis au sein du Royaume de France.

Nous condamnons évidemment, et de manière officielle l'attaque du Ponant à l'encontre du Limousin Marche.

Si le Limousin Marche en fait la demande, nous répondrons présent à la hauteur de nos moyens. Et nous espérons que, contrairement à la Régence, Notre nouvelle Reyne prendra les choses en main comme elle l'avait annoncé en venant en aide à ses provinces vassales et saura répondre comme il se doit aux traitrises qui ont lieu depuis plusieurs semaines.

Faict et scellé à Blois le douzième jour de l'an de grasce mille quatre cent cinquante neuf.

Aurae,
Duc d'Orléans


La nouvelle Reyne ordonne...:

De nous, Nebisa de Malemort, Reine de France.

A nos sujets à travers le Royaume,

Ainsi que nul ne peut ignorer, le centre du Royaume de France est victime d'une plaie infâme, d'un mal qui le ronge et d'une bien étrange contagion.

Alors que notre province du Berry se trouvait entre les mains d'un Duc illégitime et que la précédente occupante du Trône, lors de ses périodes d'activité, avait fait savoir son avis là dessus, une poignée de fidèles sujets ont décidé de mettre à bas le tyran illégitime et de cette intention, la meilleure qu'il soit au monde, naquit le péril qui menace d'engloutir sur l'autel de l'infamie une population innocente.

A présent que le Berry a reçu un Duc légitime, nous nous interrogeons sur les raisons pouvant pousser un Duché qui se dit intègre et loyal à envahir son voisin, à détruire sciemment ses infrastructures minières, à prendre en otage une population entière pour violer les droits sacrés de la souveraineté d'un Duché en tâchant par la force et la contrainte de rattacher une bonne ville voisine à sa propre terre.

Nous nous interrogeons sur la concentration d'armées à la frontière angevino-tourangelle et sur les causes des escarmouches nous ayant été rapportées. Nous nous interrogeons sur l'origine de ces armées aux bastions étonnants.

Nous ne comprenons pas non plus par quel miracle et de quel droit des armées venues du Poitou, d'Artois, de Guyenne ou d'Anjou se retrouvent à venir d'un conflit qui ne les concernent point et, qui, pour prix de leur grande compassion, vont jusqu'à violer les lois d'un Comté innocent, ayant commis la faute de leur refuser le passage.

Nous ne reviendrons pas sur les fautes et les torts de chacun mais ce désordre doit cesser et il cessera de bon ou de mauvais gré. Notre règne marque un point de rupture avec le passé, avec la coutume née de la fatalité d'une France qui baisse la tête et d'une Royauté qui laisse faire de peur de se trouver éclaboussée...

Notre premier devoir est d'assurer à nos peuples le droit à la sécurité, à la prospérité et à la Paix. Tout ceux qui, par arrivisme ou pas folie, s'opposeront à Nous et à notre démarche ne seront autre chose que des traitres et traités comme tels.

Nous ordonnons ce jour les mesures suivantes : que la population de la bonne ville de Bourbon retrouve la place qui est la sienne au sein de son Duché légitime. Que l'actuel administrateur berrichon quitte sa place avant le crépuscule et qu'un sujet du Bourbonais Auvergne prenne sa place le temps qu'une armée auvergnate vienne récupérer les droits naturels du Bourbonais-Auvergne que le Berry a bafoué et que cela se fasse sans violence.

Nous ordonnons également que toutes les armées impliquées dans ce conflit se stoppent sur le champ, le temps que les régnants du Poitou, d'Anjou, du Berry, d'Auvergne et de Touraine se présentent à Nous pour connaitre notre volonté.

Nous rappelons à tous de se montrer prudents, en effet, Notre Royaume est, actuellement visité par deux armées étrangères. La première, venue de Bretagne a déjà tenté de s'en prendre à Notre bonne ville de Chinon en Touraine et fut, héroïquement, repoussée par les défenses tourangelles et leurs courageux soutiens, d'après Nos informations, elle stationnerait actuellement dans les environs de Saumur, Nous demandons à nos sujets angevins de faire preuve de prudence. Une autre armée de Bretagne a franchit nos frontières sans que le Poitou n'ait pu le signaler à son voisin Limousin, évitant ainsi un atroce carnage, et marche à présent sur le sol Berrichon.

Ainsi que tous le savent... la présence d'une armée issue d'un Royaume étranger, en toute illégalité sur notre sol représente au pire une déclaration de guerre, au mieux une injure et nous allons devoir contacter prestement les autorités Bretonnes pour leur signaler cet état, puis, une fois que Nous serons assurée qu'il s'agit bien de gredins, les traiter comme tels... par chance le Berry ayant un nombre impressionnant d'armées sur son sol pourra se charger de cette mission de première importance pour la défense de Nos sujets et l'honneur de Notre Royaume.

Nous demandons, par conséquent, aux troupes du Domaine Royal de se tenir prêtes à venir en aide à Nos sujets menacés par cette armée... si jamais les régnants convoqués devaient manquer d'énergie ou de volonté pour trouver le chemin de la Paix.

En outre, nous ordonnons au Duc et Pair Thomas de Clérel de se présenter au Louvre avant ce lundi pour venir y défendre sa personne et tâcher d'influer par ses arguments la condamnation morale que ses actes, pour le moins incompatibles avec la dignité de Pair de France, envers la population de Bourbon l'opprimée nous ont fait ressentir. Nous sommes décidée à lui laisser une chance de s'expliquer... il n'y en aura pas deux.

Faict en l'enceinte du Palais Royal du Louvre ce treizième jour du mois d'Aoust 1459, second jour de notre règne.

Nebisa de Malemort
Reine de France


Le 13 aout 1459 :
- la Touraine aurait attaqué et laissé pour mort les cardinaux Verty et Clodweck.

- Afin d'obéir à la demande de la Reyne, Bourbon est laissée par les troupes du Berry et redevient ville franche, en attendant que les troupes auvergnates ne la récupère.

Le Ponant remet les évènements en perspective:

A Sa Majesté Nebisa, Reyne de France.
a Sa Grandeur Gueldnard de Saint Viance, Comte du Limousin et de la Marche,
A Sa Grandeur Dotch Cassel, Grand-Maitre de France et aux membres de la Curia Regis,
A la Comtesse de Toulouse et à tous ceux qui, brusquement, vont se manifester dans les jours à venir

De nous, Membres Unis de l'Alliance du Ponant,

Tenions à dénoncer l'hypocrisie tenace du Régnant du Limousin dans ce conflit depuis son commencement, se prétendant "neutre" en interdisant le passage des armées du Ponant mais en autorisant le déplacement de celles de Touraine, de Bourgogne ou de l'Auvergne. En allant demander à son voisin auvergnat de lui offrir agrément pour son armée. En trouvant tous les prétextes du monde pour dénoncer un traité de défense militaire dès que le Berry, son allié, fut en danger plutôt que de répondre à ce que commandait son devoir. Ainsi, le Comte du Limousin manqua à sa parole en se lavant les mains du sort de son allié et voisin, faisant preuve d'une lâcheté digne des pires traitres de notre histoire. A ce jour, il est le seul responsable de la tragédie qui se déroula devant les murs de Limoges. Nous prions Dieu de veiller sur les âmes de ceux qui sont morts cette nuit là alors qu'ils auraient pu, ce jour, être avec leurs familles bien à l'abri des murs.

Tenions à faire savoir que le Comte du Limousin était parfaitement au courant de l'avancée de nos armées en son territoire et qu'il avait a priori accepté, pour la sauvegarde même de ses soldats et pour éviter toute violence inutile, de faire rentrer son armée en les murs de sa ville. Que cela ne fut pas le cas. Qu'au lieu de cela, il fit intégrer autant de soldats que de civiles en criant à l'invasion les amenant de lui même au massacre aveugle dont il était, lui, totalement conscient. Pour preuve de la position non-belliqueuse du Ponant à l'égard du "neutre" Comté du Limousin&Marche, les armées sont passées par deux villes Limousines non défendues sans porter atteinte à quiconque car il n'est pas dans notre but de nous attaquer à cette province.

Condamnons une fois de plus, en l'écrivant noir sur blanc, les actions de Thoros qui est un brigand notoire, sans patrie ni foi, ni loi et qui, nous le rappelons une fois de plus, prit Angers avant de tenter de s'emparer de Niort et a pillé deux fois Rieux : trois villes du Ponant pour ceux qui auraient des problèmes avec la géographie du Royaume ; Angers étant même la capitale de l'Anjou ce qui reversa le Duc en place à quelques jours de l'attaque de la Touraine contre ce Duché. Y avons-nous vu un complot de la part de nos adversaires? Avons-nous accusé la Touraine de l'avoir payé pour déstabiliser le Ponant en faisant choir de son trône le Duc Kirke à quelques jours de leur attaque sur le territoire d'Anjou? Non. Car nous ne sommes pas de ces charognards prêts à accuser nos ennemis des pires avanies dont ils ne semblent pas coupables : ils en commettent suffisamment chaque jour.
En espérant que ce message sera compris de toutes et de tous, nous le répétons une fois encore en langage très basique pour les plus simples de nos lecteurs :
"Thoros y en être méchant avec tout le monde. Thoros pas ami de nous.".

Constatons avec une certaine ironie que, soudainement, les plumes se délient pour exprimer indignation ou consternation autour d'un conflit qui dure depuis des mois dans le plus grand silence, au cœur d'une indifférence hypocrite qui jusque là voyait pourtant s'afficher tant de mensonges, de trahisons et de bassesse de la part de nos opposants sans qu'ils aient jamais droit à des récriminations, même timorées, de la part de qui que soit. Nous saluons le grand courage et la clairvoyance de la Comtesse de Toulouse qui, d'un seul coup, découvre qu'il y a une guerre et que la guerre, c'est sale tandis que tant de nos soldats baignent dans leur sang après des coups d'épées qui leur furent, pour beaucoup, plantés dans le dos. Nous ne doutons pas que, dans les jours à venir, grand nombre de courageux du même genre sortiront de leur silence coupable pour protester, bêlant comme des moutons en croyant hurler avec les loups.

Faict à Cholet le 13 aout 1459
Pour l'Alliance du Ponant

Vice Chancelière de l'Alliance du Ponant

Le 14 aout 1459 :
Réponse de Sa Majesté la Reyne à la déclaration du Ponant.:



    A Dame Iseliah Rovel, Vice Chancelière de l'Alliance du Ponantcharge à elle de transmettre aux Ducs et Comtes, nos chers vassaux, membres de cette alliance.Nous ne pouvons que nous étonner de votre missive, chère Dame, et de justifications qui s'offrent à nos yeux. A vous croire, à partir du moment ou vos armées, talonnée par une armée étrangère je tiens à le rappeler, avaient signalé leur passage, il n’appartenait plus au Limousin d'être maitre chez lui. Sachez qu'il est de notoriété publique qu'un Régnant, un vassal de la Couronne a, entre autre chose, le droit de décider qui peut ou non circuler sur ses routes et que le fait de ne pas tenir compte du refus, poli et courtois, du Comte Geulnard, notre très estimé vassal, ne fait qu'aggraver les offenses infligée à la France.De même, nous ne considérons pas que le Traité d'amitié signé entre le Berry et le Limousin entrainait pour ce dernier la perte de son libre arbitre et une quelconque soumission aux vœux de son voisin. Le Comte du Limousin pouvait tout à fait estimer ne pas avoir les moyens d'accorder le moindre crédit à une tripotée d'armée dont la volonté manifeste était de semer un peu plus l'anarchie dans notre Royaume, encore qu'il eusse refusé simplement parce qu'il n'aimait pas la couleur des oriflammes, sa décision n'en restait pas moins valide et souveraine, étant maitre chez lui comme indiqué plus haut.Pour ce qui est de la regrettable prise de la bonne ville de Rochechouart et du tourment infligé à ses habitants, en aucun cas et dans aucune de nos déclarations nous n'avons pu déclarer la moindre responsabilité de nos provinces vassales du Ponant, nous avons seulement souligné que lorsqu'un vassal voit débarquer chez lui une armée étrangère, il serait tout à fait raisonnable, digne et loyal de le signaler. Nous tenons à rappeler que nous sommes en paix avec notre voisin, le Grand Duché de Bretagne mais que ce Royaume Souverain n'est en rien un allié de Notre Couronne et que, par conséquent, notre peuple est appelé à la prudence vis à vis de ces ressortissants.Dans tous les cas, nous nous réjouissons à l'idée de voir autant de nos vassaux prêts à se battre contre cet infâme bandit et dés que le soucis avec le conflit au centre de Notre Royaume sera achevé, nous pourrons envisagé de rendre justice à chacun de nos sujets par lui outragé.Soyez assuré que le temps de l'hypocrisie est passé et que tous devrons assumer les choix qu'ils feront car, à présent, la Reine exige qu'il en soit ainsi.Au Palais Royal du Louvre,le quatorzième jours d'Aoust 1459Troisième jour de notre RégneNebisa de MalemortReine de France


Réponse de SG Jake de Valombre, comte du Poitou à la Reyne, faisant son devoir de conseil:

De nous, Jake de Valombre, Comte du Poitou
A vous, Sa Majesté Nebisa de Malemort, Reine de France.

Salutations respectueuses,

Avons pris connaissance de votre annonce concernant « l’instabilité au centre du Royaume ». Nous avons été quelque peu surpris par certains de vos propos tenus dans cette annonce.
En tant que vassal de la Couronne, représentant du Poitou, nous souhaitons vous donner aide et conseil par cette missive.
Ainsi, nous demandons à Sa Majesté de ne pas prendre parti dans ce conflit pour l’un ou l’autre camp.
Que pour nous une Reyne doit fédérer les peuples et non créer une division du Royaume entre ses sujets.
Nous rappelons également que le Ponant n’a jamais voulu cette guerre mais que celui-ci y a été forcé pour défendre son allié le Berry contre l’ingérence de la Touraine faisant justice elle-même sans en recevoir l’ordre ni de la Reyne Béatrix, ni de la Régente Icie.
Vos volontés ont été entendues et nous attendons à présent un pas pour la paix de la part des Règnants de la Touraine, du Bourbonnais-Auvergne, de la Bourgogne et du Limousin.
Nous souhaitons que sa Majesté puisse être médiatrice entre tous et ne prenne pas parti car nous sommes tous vassaux de la Couronne de France envers qui vous avez un devoir de protection, de justice et de subsistance.
Nous attendons donc votre invitation au lieu où se déroulera la Rencontre au Sommet avec tous les dirigeants impliqués dans ce conflit afin de pouvoir négocier cette paix dans le respect de chacun.
Nous espérons que sa Majesté conduira ces négociations avec équité et justesse pour tous.

En vous souhaitons un prompt rétablissement,
Jake de ValombreComte du Poitou

Courrier de SG Alleaume à Sa Majesté en réponse à ses exigences.:


De nous, Alleaume de Niraco, Duc de Berry.
A Nebisa de Malemort, Reyne de France,

A tous ceux qui liront ou se feront lire,
Avons conscience des responsabilités de la Couronne qui doit protection à chacun de ses sujets du Royaume.
Rappelons que nous avons été nommé par tout un peuple afin de représenter ses intérêts, d'assurer sa protection et son rayonnement à travers le Royaume de France.
Rappelons qu'à ce titre, chaque citoyen du Berry est notre sujet, et nous sommes le Seigneur de chacun d'eux, impliquant à notre charge un certain nombre d'obligations que nous nous devons de respecter.
Insistons sur ce fait concernant Thomas de Clerel étant vassal du Duc de Berry et dont les actions en Auvergne, Pair ou non, sont directement sous la responsabilité de son suzerain, à savoir moi-même.
Rappelons que le dit-voisin, ainsi nommé Thibaut-Xavier de Ludgarès , Duc du Bourbonnais-Auvergne a insulté mon peuple de par sa verve à réclamer du fer et du sang, malgré notre accession au trône de Berry à la place du félon de la royauté, le « tyran illégitime », et de par son refus de quitter notre terre et d'entrevoir une trêve.
Rappelons que toute tentative de raisonnement de la précédente Régente de France, Icie de Plantagenêt, à l'intention de ce Duc s'est vouée à l'échec.
Rappelons notre serment à la Couronne de France: « Moi, Alleaume de Niraco, je renouvelle l'allégeance du Berry à la Couronne de France, et à son trône.
Le Berry s'engage par ma voix à vous devoir fidélité, conseil et soutien. »
Nous souhaitons faire preuve d'humilité devant ce serment et le renouveler publiquement afin d'assurer la Reyne de France que nous respecterons les obligations que nous avons envers la Couronne.
A savoir la Loyauté, le Concilium et l'Auxilium.Renouvelons donc l'allégeance du Berry à la Couronne de France et à son trône.
Le Berry s'engage à nouveau par notre voix à vous devoir fidélité, conseil et soutien.
En effet, le Berry sera toujours présent si votre Majesté nécessite une aide contre les ennemis du Royaume, son Duc sera toujours présent pour vous porter conseil en cas de nécessité, et les armées berrichonnes seront toujours sur le pied de guerre pour battre le fer contre les ennemis de la Couronne.
Affirmons de ce fait que le conflit qui nous lie à notre voisin, le Bourbonnais-Auvergne, est et demeure guerre privée, avec motivations et conditions qui sont propres à nos obligations de Seigneur du Duché de Berry et n'ont pas de rapport direct avec la Couronne.
Assurons malgré tout à la Reyne et à l'ensemble du Royaume de France que nous n'abusons pas de notre droit seigneurial de guerre privée et que le peuple de Bourbon n'était en rien notre otage et pouvait quitter la cité librement si telle était sa volonté.
Le fait est que leur Duc les ayant abandonné au moment où ils en avaient le plus besoin, les citoyens de la ville de Bourbon étaient en droit de songer à l'orientation de leurs intérêts.
Invitons votre Majesté à réussir là où la Régente de France a échoué.
Assurons la Couronne et toutes les parties à ce conflit que le Berry et son Duc resteront ouvert au dialogue et prêts à Vous soumettre le détail des actions de chacun depuis l'invasion des Auvergnats sur notre terre afin de vous prouver que la guerre a été déclaré avant mon accession au trône de Berry par l'Auvergne et que ce dernier n'a jamais souhaité une quelconque paix, ainsi qu'à vous gager de notre bonne volonté et de notre bonne foi.
Assurons la Couronne et chacun des sujets de la Reyne que si une armée battant pavillon étranger devait franchir notre frontière, nous nous engageons à faire application de votre souhait au nom du devoir d'Auxilium.

Faict à Saint-Aignan ce treizième jour du mois d'Août 1459, second jour de votre règne.

Alleaume de NiracoDuc de Berry


Le 15 aout 1459 :
- Bourbon retrouve le giron du B.-A.


Le 16 aout 1459 :
- La Bourgogne et la Touraine continuent de déplacer leurs armées notamment, une nouvelle armée montée à Chinon tandis que le Ponant tâche de respecter les consignes et demandes royales.

- Sofio, la duchesse du B-A, aurait été grièvement blessée par une armée bourguignonne.


Le 17 aout 1459 :
-Crise en Bretagne: le roy dépose sa couronne en place public et interpelle le peuple et la duchesse, leur rappelant leurs responsabilités.


Le 18 aout 1459 :
- la Reyne rend son "verdict" après la réunion de la Concorde. le Ponant sans la Bretagne?

citation:


De Nous, Nebisa de Malemort,
Reyne de France, Suzeraine des Ducs et Comtes de Berry, du Bourbonais Auvergne, de Bourgogne, du Poitou, d'Artois et de Guyenne présentement réunis devers Nous,

Nous avons entendu et écouté avec attention les exigences de chacun.
Dans un soucis d'arbitrage honnête et équitable, nous faisons savoir ce jour notre verdict.
L'actuel conflit n'a plus de raison d'être et ordonnons sur le champ sa conclusion pacifique.
Nous reconnaissons comme légitime, tant l'intervention de provinces féales dans le but de chasser un Félon du Trône que la Couronne lui refusait le droit d'occuper, que le juste courroux de celui qui l'y remplaça.
Nous admettons le désir d'assistance de ceux venus se greffer sur le conflit afin d'aider leurs amis respectifs.
Malgré ceci, à présent, plus aucune caution ne prêtée à l'égard de ceux et celles qui tendraient en maintenir un climat d'hostilité au Centre de Notre Royaume et Nous n'aurons plus la moindre tolérance envers ceux qui décideraient d'offenser Notre autorité en s'élevant contre Notre œuvre pacificatrice.


  • Concernant les souhaits du Poitou et de l'Anjou :

    Le nœud angevin entre Saumur et Chinon revient à son légitime possesseur, le Duché d'Anjou.



  • Concernant les souhaits du Berry :

    La reconnaissance, par la Couronne, établit sa légitimité sans que nul ne s'y puisse opposer. A ce sujet, la voix d'un Régnant, quel qu'il soit n'a pas voix au chapitre. Le Duc Alleaume est notre vassal, nous le reconnaissons comme tel et nous louons de cela.

    Le renforcement des armées cesse puisque nous ordonnons à chacun d'agir en conséquence de nos ordres exprimés si après.

    Nous ne pouvons ordonner à des provinces vassales de laisser passer sur ses terres qui elle souhaite refuser.

    La neutralité de la Couronne s'arrête là ou commence son devoir et quand Ses vassaux s’avèrent incapables d'agir avoir sagesse.



  • Concernant le souhait de la Bourgogne :

    Nous nous exprimons sur le point soulevé plus bas.



  • Concernant les souhaits de la Touraine :

    La Couronne n'a jamais donné aux sujets du Grand Duché de Bretagne la permission de circuler sur le sol de France, en armée, comme s'ils étaient en terres conquises. Il sera fait rappel aux autorités bretonnes de ce point.

    Les troupes engagées rentreront chez elle, et pour cela il faudra bien bouger mais... nous précisons nos volontés çi après.

    Concernant les brigands, nulle impunité existant, qu'une liste de noms et de faits soit établi et la justice royale supervisera les mesures à prendre avec le concours de provinces les ayant, hélas, sur leurs terres.



  • Concernant les souhaits du Bourbonais Auvergne :

    Il n'y a pas, en France, de droit d'asile pour les bandits. Toute province s'opposant à châtier ou voir châtier des auteurs de pillages notoires ne pourra invoquer son bon droit face aux sanctions que la Couronne est en droit de prendre envers cette dernière et des moyens qu'elle estimera juste pour rendre Sa Justice.


En sus de cela, nous demandons à tous de reconnaitre les points suivants :


  • Renverser un félon d'un Trône que la Couronne lui refuse le droit d'occuper est un acte de loyauté louable.
  • Il n'est pas permis à des sujets d'un Royaume souverain de circuler en armée sur le sol de France sans en demander, au préalable, la permission à la Couronne de France.
  • Il n'est pas permit à des provinces vassales de la Couronne de France de conclure une Alliance avec un Royaume Souverain.
  • Une guerre privée ne saurait concerner la moitié du Royaume et des étrangers sans perdre sa définition de "privée".
  • Le Surintendant aux Finances étudiera les dommages subis par les mines dans chacune des provinces impliquées par le conflit et établiera le cout que chaque province recevra en guise de réparation.


Nous rappelons également pour qui l'ignore que :Les peuples de France sont encouragés à se regrouper et s'allier entre eux afin de favoriser leur économie ou défendre leurs sujets. C'est pour quoi nous reconnaissons l'existence du Ponant, Alliance regroupant les provinces vassales du Poitou, de l'Anjou, de l'Artois et de la Guyenne. En revanche, il n'est pas permit aux provinces de France de conclure une alliance avec un État souverain ou d'agir comme un État dans l’État. Nous signifions donc que toutes les Alliances existant sur le sol de France sont soumis aux restrictions suivantes : regrouper des provinces du Royaume de France, agir dans le respect des Lois Royales et de la Couronne, ne pas signer de traités au nom de leur Alliance, ne pas se doter d'Institutions visant à se substituer à celles de la Couronne.Et pour conclure nous ordonnons :


  • Que les armées engagées dans ce conflit soient dissoutes sur le champ ou se placent sous l'autorité de la Couronne afin de partir châtier Thoros et L'Eldorado quitte à les prendre en chasse..

Ceci représente, ne vous y trompez pas, un ultimatum. Quiconque s'opposerait à la volonté royale se rangerait sur le champ dans le camp des perturbateurs, avides de guerre et de chaos et signifierait par la même que la Couronne devrait se résoudre à prendre les mesures qui s'imposent.Faict en l'enceinte du Palais des Offices ce dix huitième jours d'Aoust 1459.[/list]


Le 20 aout 1459 :
- minuit : fin de l'ultimatum. Le Ponant accepte le retrait des troupes mais pas de rompre son alliance avec la Bretagne. La Touraine n'a pas signé non plus.

Réponse du Ponant à l'Ultimatum.:

A Nebisa, Reyne de France,
A tous ceux qui liront cette missive

Nous, provinces vassales de France et unies au sein de l'Alliance du Ponant, déclarons accepter d'organiser un retrait progressif de nos troupes situées en Berry et en Anjou sous arbitrage royal afin qu'aucun des deux camps ne se sente floué. Nous ne pouvons que saluer la volonté d'apaisement de la Reyne et espérons à l'avenir que le dialogue sera préféré aux conflits armés. Nous espérons que les autres parties prenantes de cette affaire sauront se ranger aux bons conseils de notre souveraine.

Cependant, nous tenons à préciser que nous ne pouvons, pour l'heure mettre fin immédiatement au partenariat qui nous lie au Grand Duché de Bretagne. Nous ne pouvons balayer d'un revers de la main une collaboration avec le Grand-Duché de Bretagne qui dure depuis maintenant près de 2 ans car l'Alliance du Ponant est bel et bien une alliance économique et diplomatique avant d'être une Alliance militaire. Nous tenons d'ailleurs à préciser que notre Alliance a pris cette direction eut égard aux attaques qu'ont subi l'ensemble de nos partenaires. Ni plus, ni moins. C'est pourquoi, nous demandons la tenue d'une réunion regroupant des représentants de la couronne de France, de la couronne de Bretagne, ainsi que des représentants des provinces de l'Alliance du Ponant, afin de trouver un compromis pour que le Grand Duché de Bretagne puisse garder sa place au sein de l'Alliance du Ponant tout en révisant le volet militaire. Le but étant bien de mettre les échanges ayant court entre les membres de l'Alliance en conformité avec le traité du Mont-Saint-Michel et que chacune des parties puissent repartir sur des bases saines d'échanges cordiaux et respectueux.

Espérons que dans sa volonté d'apaisement, la Reyne continue de préférer la voie de la discussion plutôt que celle de la guerre contre son propre peuple.

Fait à Cholet le 20 Aout 1459
Au nom des membres du Ponant



Vice chancelière de l'Alliance


Le 21 aout 1459 :
-Après un discours ferme, et suite à diverses interventions de la noblesse, le Grand-Duc a fait cesser les vocifération populistes et a repris sa couronne.


Le 22 aout 1459 :
Insatisfaite de la réponse du Ponant, la Reyne déclare la guerre à l'Artois, à l'Anjou et au Berry.:

Nous, Nebisa de Malemort Armantia,
Reyne de France,

Dans le soucis de donner une dernière chance à la Paix, Nous avons reçu personnellement, les Régnants d'Anjou, d'Artois, de Berry, du Bourbonais et de l'Auvergne, de Bourgogne, du Poitou et de Touraine impliqués dans un conflit qui n'avait que trop duré.
Nous avons écouté et fait entendre Nos volontés.Nous avons laissé jusqu'à minuit samedi pour que les Régnants concernés se soumettent à notre décision et volonté, que nous avons attendu toute la journée de Dimanche et jusqu'à ce Lundi afin de laisser un peu plus de chance à la Paix de venir d'elle même.
Seules les Duchesses de Bourgogne et du Bourbonais-Auvergne ont fait acte dans les temps.
Le Duc de Touraine ayant attendu le verdict des urnes pour confirmé son acceptation et le Comte du Poitou s'étant rendu à la raison et ayant fait le choix de l'honneur ce jour.
En revanche les autres provinces, Anjou, Artois et Berry,sont demeurées opposées à l'idée d'agir concrètement pour la Paix.
Nous considérons comme une offense le refus du Duc du Berry, du Régent Angevin et de la Comtesse d'Artois et comme une injure l'éventualité de pérenniser un flou n'ayant que trop duré en vue de lointaines et vagues discutions.
Nous ne saurions Nous résoudre à compter les points dans une partie qui ne sert qu'à nuire à la France mais la preuve de la forfaiture de Nos vassaux nous a été apportée.
Il y a deux jours, l'armée Bretonne, étrangère, présente sur Notre sol sans Notre autorisation, s'est portée sur le sol du Limousin et de la Marche, toujours sans Notre aval et sans celui du Comte Gueldnard, sous les murs de la bonne ville de Guéret, actuellement rançonnée par les troupes du bandit Thoros.
Tout nous porte àcroire que des échanges ont eut lieux, malgré les dénégations farouches du Ponant quant à l'indépendance de ces bandits là.
Pour ces raisons, Nous sommes déchirée de devoir admettre que Nos vassaux nous ont menti et que, malgré leurs paroles, ils n'ont jamais cherché la Paix, qu'ils se considèrent dans les faits comme un État au sein du Royaume et n'entendent pas rompre leurs liens contre nature avec le Grand Duché de Bretagne.
C'est pourquoi Nous nous résignons, déçue mais déterminée, à demander à Nos vassaux de prendre les armes afin de défendre la Souveraineté de Notre Royaume et de faire entendre à l'Alliance, dicte du "Ponant", que l'on ne peut se défier des Lois et Coutumes du Royaume de France sans en courir le juste courroux d'un peuple honorable qui a, trop longtemps, retenu sa colère face aux insultes et aux agressions qui lui étaient faites.
Nos exigences demeurent les mêmes.
Que les provinces françaises du Ponant rompent leurs liens contre nature avec le Grand Duché de Bretagne, qu'ils se plient à l'Autorité Royale et donnent les gages de leur loyauté.
Que le Grand Duché de Bretagne retire ses troupes armées du sol du Royaume de France et se borne à respecter le Traité du Mont Saint Michel, qui couta trop de vies et de sang à nos deux Royaumes pour être ainsi désavoué.
En retour, et dés que la félonie cédera le pas à la raison, Nous garantissons Notre clémence envers ceux qui auraient, par le passé, agi contrairement aux mœurs ou à l'honneur.
Nous assurons, en outre, prohiber les actes de pillages ou de saccages, au sein des bonnes villes de France ou des infrastructures minières et maintenir vis à vis de Nos sujets, une attitude conforme à Nos devoirs de Souveraine et de Suzeraine.
Dés que raison sera rendue et que Nos provinces vassales rentreront dans une conduite digne de celle que Nous attendons, dés que Nos sujets cesseront d'être des pions manipulés et élevés pour tourner le dos à leur Souveraine, Nous aurons le soulagement et le bonheur de signer la Paix... d'ici là et puisqu'ils l'auront voulu, Nous n'aurons pas peur de faire la guerre.
En outre, devant l'acte de loyauté et de sagesse du Poitou, Nous assurons à Notre vassal la paix sur ses terres et lui faisons savoir que Nous lui demandons de Nous signaler la présence de toute armée étrangère qu'il apercevrait sur son sol et, en gage de bonne volonté et de Notre compréhension lui assurons que les troupes qu'il nous enverra ne seront affectées qu'à l'unique mission de mettre à bas l'armée du bandit et ennemi de la France, Thoros ainsi que de ses soudards et âmes damnées.
La France n'est pas en guerre contre son voisin du Grand Duché de Bretagne mais considérera comme une agression toute armée supplémentaire passant les frontières de France, tout mouvement offensif de ses armées et troupes présentes à ce jour, sans Notre autorisation dans Notre Royaume.

Fait de nostre blanche maince funeste jour du 22 Aoust 1459 au Palais du Louvre.

*****************



De Nous, Nebisa de Malemort,
Reyne de France, Suzeraine des Ducs et Comtes de Berry, d'Anjou, du Bourbonnais Auvergne, de Bourgogne, du Poitou, d'Artois et de Guyenne présentement réunis devers Nous,

Nous avons entendu et écouté avec attention les exigences de chacun.
Dans un soucis d'arbitrage honnête et équitable, nous faisons savoir ce jour notre verdict.
L'actuel conflit n'a plus de raison d'être et ordonnons sur le champ sa conclusion pacifique.
Nous reconnaissons comme légitime, tant l'intervention de provinces féales dans le but de chasser un Félon du Trône que la Couronne lui refusait le droit d'occuper, que le juste courroux de celui qui l'y remplaça.
Nous admettons le désir d'assistance de ceux venus se greffer sur le conflit afin d'aider leurs amis respectifs.
Malgré ceci, à présent, plus aucune caution ne prêtée à l'égard de ceux et celles qui tendraient en maintenir un climat d'hostilité au Centre de Notre Royaume et Nous n'aurons plus la moindre tolérance envers ceux qui décideraient d'offenser Notre autorité en s'élevant contre Notre œuvre pacificatrice.

  • Concernant les souhaits du Poitou et de l'Anjou :

    Le nœud angevin entre Saumur et Chinon revient à son légitime possesseur, le Duché d'Anjou.


  • Concernant les souhaits du Berry :

    La reconnaissance, par la Couronne, établit sa légitimité sans que nul ne s'y puisse opposer. A ce sujet, la voix d'un Régnant, quel qu'il soit n'a pas voix au chapitre. Le Duc Alleaume est notre vassal, nous le reconnaissons comme tel et nous louons de cela.

    Le renforcement des armées cesse puisque nous ordonnons à chacun d'agir en conséquence de nos ordres exprimés si après.

    Nous ne pouvons ordonner à des provinces vassales de laisser passer sur ses terres qui elle souhaite refuser.

    La neutralité de la Couronne s'arrête là ou commence son devoir et quand Ses vassaux s’avèrent incapables d'agir avoir sagesse.


  • Concernant le souhait de la Bourgogne :

    Nous nous exprimons sur le point soulevé plus bas.


  • Concernant les souhaits de la Touraine :

    La Couronne n'a jamais donné aux sujets du Grand Duché de Bretagne la permission de circuler sur le sol de France, en armée, comme s'ils étaient en terres conquises. Il sera fait rappel aux autorités bretonnes de ce point.

    Les troupes engagées rentreront chez elle, et pour cela il faudra bien bouger mais... nous précisons nos volontés çi après.

    Concernant les brigands, nulle impunité existant, qu'une liste de noms et de faits soit établi et la justice royale supervisera les mesures à prendre avec le concours de provinces les ayant, hélas, sur leurs terres.


  • Concernant les souhaits du Bourbonais Auvergne :

    Il n'y a pas, en France, de droit d'asile pour les bandits. Toute province s'opposant à châtier ou voir châtier des auteurs de pillages notoires ne pourra invoquer son bon droit face aux sanctions que la Couronne est en droit de prendre envers cette dernière et des moyens qu'elle estimera juste pour rendre Sa Justice.

En sus de cela, nous demandons à tous de reconnaitre les points suivants :

  • Renverser un félon d'un Trône que la Couronne lui refuse le droit d'occuper est un acte de loyauté louable. Charge, à l'avenir, à la Couronne de préciser dans Ses annonce si elle souhaite ou non l'intervention extérieure de ses vassaux pour faire accomplir Sa volonté.
  • Il n'est pas permis à des sujets d'un Royaume souverain de circuler en armée sur le sol de France sans en demander, au préalable, la permission à la Couronne de France.
  • Il n'est pas permit à des provinces vassales de la Couronne de France de conclure une Alliance avec un Royaume Souverain.
  • Une guerre privée ne saurait concerner la moitié du Royaume et des étrangers sans perdre sa définition de "privée".
  • Le Surintendant aux Finances étudiera les dommages subis par les mines dans chacune des provinces impliquées par le conflit et établira le cout que chaque province recevra en guise de réparation.

Nous rappelons également pour qui l'ignore que :Les peuples de France sont encouragés à se regrouper et s'allier entre eux afin de favoriser leur économie ou défendre leurs sujets. C'est pour quoi nous reconnaissons l'existence du Ponant, Alliance regroupant les provinces vassales du Poitou, de l'Anjou, de l'Artois et de la Guyenne. En revanche, il n'est pas permit aux provinces de France de conclure une alliance avec un État souverain ou d'agir comme un État dans l’État. Nous signifions donc que toutes les Alliances existant sur le sol de France sont soumis aux restrictions suivantes : regrouper des provinces du Royaume de France, agir dans le respect des Lois Royales et de la Couronne, ne pas signer de traités au nom de leur Alliance, ne pas se doter d'Institutions visant à se substituer à celles de la Couronne.Et pour conclure nous ordonnons :

  • Que les armées engagées dans ce conflit soient dissoutes ou démobilisées sur le champ ou se placent sous l'autorité de la Couronne afin de partir châtier Thoros et L'Eldorado quitte à les prendre en chasse. Les armées "démobilisées" par leur province devant rentrer dans leur province d'origine sans la moindre halte et par le plus court chemin via des provinces leur ayant accordé le droit de passage.

Et nous assurons :

  • sa Majesté accepte une rencontre entre les différents dirigeants des provinces vassales du Ponant et de la Bretagne afin de mettre le traité de l’alliance du Ponant en conformité avec le Traité du Mont St Michel.

Ceci représente, ne vous y trompez pas, un ultimatum. Quiconque s'opposerait à la volonté royale se rangerait sur le champ dans le camp des perturbateurs, avides de guerre et de chaos et signifierait par la même que la Couronne devrait se résoudre à prendre les mesures qui s'imposent.Faict en l'enceinte du Palais des Offices ce dix huitième jours d'Aoust 1459. Avec les assentiments reçus entre le 18 et le 22 d'Aoust 1459 :Pour la Bourgogne:Pour le Bourbonnais-Auvergne:Pour la Touraine:Pour le Poitou:[/list]


Le 25 aout 1459:
Le Duc Alleaume déclaré félon:



    De Nous, Nebisa de Malemort Armantia,en complément de l'annonce précédente et devant le trahison de ce dernier, qui nous assurait hier au soir de sa soumission par les mots et agissait en traitre au matin, Alleaume de Niraco, ancien duc du Berry se voit également déclaré Félon au Royaume de France.La noblesse loyale du Berry passe sous Notre protection et Nos sujets berrichons également.De même, Nous prenons acte de la déclaration de guerre du Grand Duché de Bretagne qui laisse éclater au grand jour la volonté de ces traitres, faire de leur Ponant un Royaume gouverné par les Bretons, un destin tragique que ne sera pas celui de Nos sujets.Fait de Notre main agile dans l'enceinte du Palais Royal du Louvrece jour du 25 Aoust 1459


Mobilisation générale au Berry:

Berrichons, Berrichonnes,
Ami(e)s du Ponant,
A tout les étrangers présents sur nos terres servant avec conviction nos armées,
A tout ceux qui la présente se feront lire,

Salut !

Hier, vous l'avez appris, la Reyne de France à déclaré la guerre contre le Berry, je ne reviendrai pas sur cela pour le moment. Une déclaration en réponse viendra.

Dix heures après la déclaration de guerre, cinq armées battant pavillons Tourangeaux et Auvergnats se sont introduits en Berry.
Leurs localisation actuel n'étant pas déterminées, nous demandons aux Maires de Châteauroux et de Saint-Aignan d'acter la mobilisation général de nos villes afin de repousser l'envahisseur.

Sa Majesté déclare la guerre contre ce qu'elle considère être ses provinces vassales, en soutenant clairement les ennemis du Berry, qui sont présents à nos portes depuis déjà deux mois, la Touraine et l'Auvergne.

Pour l'honneur et la liberté, le Berry ne laissera pas une nouvelle fois des armées hostiles, dictées par la haine et le sang, fouler notre sol et répandre le malheur dans nos foyers.

Nous demandons en ce jour à tout les Capitaines d'armées présent en Berry de prendre en chasse les armées des envahisseurs jusqu'à ce qu'ils quittent nos terres, ou jusqu'à ce que les têtes de ses hommes sans foy, ni loy trône au bout de vos épées.

Pour le Berry et son peuple,

Fait à Châteauroux, le vingt-trois d'août de l'an de Pacques 1459.

Alleaume de Niraco,
Duc de Berry.

Le Duc Alleaume rappelle des règles fondamentales à la Reyne de France:

De Nous, Sa Grâce Alleaume de Niraco, Duc de Berry

A Nebisa de Malemort, Ancienne Suzeraine des peuples du Berry, et NON Suzeraine des Nobles du Berry.
A tout ceux qui par la présente voudront savoir la vérité.

Salut !

Prenons la plume en ce jour, afin de dénoncer une nouvelle fois la Reyne du Royaume de France.

Celle-ci ayant encore abusé de fourberie et de mensonges, faisant croire que le Berry Libre se rendrait à sa volonté, allant jusqu'à même produire un faux scelé soit disant de notre main.
Rappelons que Sa Majesté n'en est pas à sa première, en ayant voulu faire croire que le Poitou signait la reddition, simplement afin de faire éclater le Ponant.

Rappelons à Sa Majesté, que la déclaration de rupture vassalique du Berry, ayant intervenue, bien avant vos déclarations de félonie, il vous est impossible de déclarer félon une personne qui ne vous sert plus.
Nous sommes, et restons Duc de Berry, là où vous avez trahie votre contrat vassalique à notre encontre.

De même, il ne saurait être reconnu comme Reyne de France, une personne n'ayant toujours pas été sacré, ni couronné.

De même, rappelons à Sa Majesté, la fondamentale loy héraldique qui dit que : " Le vassal de mon vassal, n'est pas mon vassal ".

De ce fait, la Noblesse Berrichonne ne saurait se placer sous l'autorité d'une personne qui n'est pas sa Suzeraine, ni recevoir menaces, ni chantages de destitution.
De ce fait, la Noblesse Berrichonne n'a plus à recevoir d'injonction de l'Hérauderie, et se voit placer sous l'aile de leur Suzerain direct, à savoir le Duc de Berry.

Rappelons, que les sujets du Berry, ne sont pas sujets de la Reyne de France, les Berrichons, ne sont seulement sujet du Duc de Berry, qui est lui, leur Seigneur, et leur apporte protection et assure les intérêts de son peuple.

Là, où la Reyne à faillit à maintes reprises, en attaquant le Berry sans avoir reconnu le Duc félon.

Malheureusement, sa déclaration venant bien après notre mise à l'index de la Couronne, nous ne pouvons que réfuter et considérer comme caduque tout ce qui a été dit à notre encontre.

Appelons la Noblesse Berrichonne a continuer à prendre les armes pour servir leur Duché, devant la folie de la Reyne.

Donnons dernier conseil à Sa Majesté, de se rendre au plus vite à la Hérauderie, afin se s'enquérir des Loys qu'elle ne semble pas connaître.

Fait à Châteauroux, le vingt-quatrième d'août de l'an de Pâques 1459.

Alleaume de Niraco,
Duc de Berry.

AAP (25-08) Débat sur l'indépendance de l'Artois:

Arras (AAP) - L'Artois songe à prendre son indépendance.

Historiquement, l'Artois est une province un peu à part parmi les autres provinces françaises. Depuis le règne de Levan III, avec deux conflits contre le domaine royal et de fortes tensions diplomatiques latentes - sans compter les quelques escarmouches de ses deux provinces voisines, la Champagne et la Normandie - le comté d'Artois a montré son attachement à son autonomie.

Or, avec l'élection de la Reyne Nebisa et ses menaces envers le Ponant - dont l'Artois est membre - la comtesse d'Artois Zazaroyaume a lancé un débat au sein de la population artésienne à propos de l'avenir du comté dans le royaume de France. Elle précise que ce n'est qu'une réflexion au cas où la reyne continuerait à ingérer dans la gestion des provinces hors Domaine Royal, et ce que cette mesure ne serait appliquée - le cas échéant - qu'en dernier recours.

Ainsi, actuellement, avec la majorité des suffrages exprimés, l'Artois serait prêt à prendre son indépendance si la situation se dégradait au point que qu'il n'y ait le choix qu'entre la fronde ou l'indépendance.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP


Le 28 août 1459 :
- de violents combats autour de Bourges qui n'ont malheureusement pas permis de réaliser une percée suffisante pour libérer le siège de la capitale du Berry. De nombreuses victimes des deux côtés.

- Poussée des forces du Ponant vers Chinon stoppées au lieu-dit de la "Buse Clouée" par les armées "royalistes". La bataille s'achève par un statu quo.

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:57

Le 29 aout 1459 :
(AAP) Guerre entre le Royaume de France et le Ponant:

PARIS (AAP) - Les dissensions qui couvaient depuis longtemps entre la Couronne de France et le Ponant ont fini par dégénérer. Des centaines de soldats sont d'ores et déjà engagés dans une guerre civile entre certaines provinces françaises alliées au Grand duché de Bretagne et le reste du Royaume.

Pour comprendre, il faut remonter au règne de Levan III de Normandie, et plus précisément au 16 décembre 1457, date de signature du traité du Ponant entre le Grand duché de Bretagne, le comté du Poitou et le duché d'Anjou. Celui-ci contrevient en effet au principe d'alors selon lequel tous les accords comportant des clauses militaires entre des provinces françaises et des Etats étrangers doivent être validés avant ratification par la Curia Regis. Malgré la formulation très claire de l'article 4, à savoir "l’Alliance du Ponant se donne par ailleurs pour but d’assurer la défense collective de ses membres contre toute forme d’agression [...]", les signataires n'attendent pas l'aval des autorités parisiennes. Celles-ci ne réagissent cependant pas aussi vivement qu'on aurait pu s'y attendre, même lorsque la Guyenne puis l'Artois rejoignent le Ponant en janvier et février 1458. Le statu quo prévaut longtemps, aucune des deux parties ne souhaitant commencer une guerre potentiellement dévastatrice.

Après l'abdication de Levan III, une des candidates à l'élection royale, Béatrice de Castelmaure, fait campagne dans les provinces françaises du Ponant en soulignant sa volonté de maintenir les choses en l'état. Une fois élue, Béatrice 1ère ne se penche donc pas davantage que son prédécesseur sur la question, et si d'épisodiques conflits frontaliers ne cessent de se produire, aucun ne dégénère réellement.

Le prétexte fondateur de celui qui déchire actuellement le Royaume trouve pourtant son origine à cette période. Le 27 mai 1459, Béatrice 1ère fait état dans un édit de son "affliction" suite au comportement de Georgepoilu d'Aigurande, maintient son statut de félon et refuse son allégeance en tant que duc du Berry, invitant les électeurs berrichons à "désigner pour les représenter une autre personne de leur choix". Le mois suivant, des troupes tourangelles entrent en Berry, province amie du Ponant, au motif de faire respecter la décision royale, approuvées par la Curia Regis dans deux annonces des 29 et 31 juin. Au moment du décès de Béatrice 1ère, la régente Icie de Plantagenêt, elle-même condamnée pour félonie sous le règne de Levan III, invite pourtant les forces tourangelles et leurs alliés bourguignons et bourbonnais-auvergnats à se retirer du Berry, puisqu'il ne leur appartient pas de faire respecter de leur propre chef les décisions de la Couronne. Un officier royal engagé dans le conflit, le capitaine Namaycush, est également vivement rappelé à l'ordre, et la régente propose une résolution pacifique et l'occupation conjointe du Berry par une armée pontantaise et une armée tourangelle toutes deux sous étendards royaux.

Trois jours plus tard, le 12 juillet, une nouvelle déclaration d'Icie de Plantagenêt signe le début d'une longue série de communiqués diplomatiques parfois contradictoires de la part des deux camps. La guerre, d'abord interdite, est ensuite déclarée "privée". L'arrivée sur le sol français d'une armée bretonne, officiellement dépêchée pour mettre un terme aux agissements du brigand Thoros, mais prêtant concrètement assistance militaire au Berry, ne simplifie pas la situation. La mobilisation s'accentue dans les deux camps, mais la régente persiste à se poser en arbitre et affirme qu'il n'est pas dans son pouvoir de faire entrer le Domaine royal dans le conflit, ce qui lui vaut notamment des accusations de lâcheté de la part du régnant tourangeau Llyr di Maggio, à tel point qu'elle le menace indirectement d'une action en justice. La trêve qu'elle propose est refusée sous prétexte, selon le duc du Bourbonnais-Auvergne qu'elle "nuirait aux objectifs de sécurité". Jusqu'à la fin du mois, puis courant août, et malgré les rappels à l'ordre successifs adressés par la régente à tous les protagonistes, des émissaires bretons aux régnants coalisés en passant par le duc d'Anjou, les armées poursuivent des combats épisodiques. Le point de non-retour est sans doute franchi lorsque les forces bretonnes attaquent Chinon dans la nuit du 2 août, et qu'en représailles une armée commandée par le Connétable de France rejoint les coalisés.

Les élections royales touchent à leur terme dans le même temps, et c'est Nebisa de Malemort, déjà membre de la Curia Regis sous Levan III et opposante déclarée de Béatrice 1ère, qui monte sur le Trône le 12 août. Elle ordonne aussitôt la cessation immédiate des hostilités, la restitution de Bourbon, entre temps envahie par le Berry, à son duché d'origine, le départ des soldats bretons présents sur le sol français, et la tenue de négociations entre tous les régnants concernés. Un ultimatum posé durant ces dernières expire toutefois le 22 août sans que les régnants du Ponant ni leur allié berrichon n'aient accepté de rompre leur alliance militaire avec le Grand duché de Bretagne. Ceux-ci sont conséquemment déclarés félons à la Couronne, et le ban est levé dans tout le Royaume pour les mettre à bas. La Bretagne est fermement invitée à se conformer aux clauses du Traité du Mont Saint-Michel signé après la dernière guerre, sous peine de se voir incluse dans la déclaration de guerre à ses alliés français du Ponant.

Mais au même moment, le duc du Berry, le duc d'Anjou et la comtesse d'Artois publient une lettre ouverte dans laquelle ils accusent la Reyne de chercher sciemment à envenimer le conflit. Ils en veulent pour preuve la rupture des négociations en cours, la présence parmi les belligérants de plusieurs officiers royaux, et la large tolérance dont bénéficient les régnants loyalistes à propos de leurs actions militaires contre le Ponant. Le communiqué commun se conclut par une accusation de parjure et de rupture du lien vassalique à l'encontre de Nebisa de Malemort. Le comte du Poitou cherche quant à lui d'abord à justifier l'existence du Ponant dans le cas d'une hypothétique invasion anglaise, puis en appelle à des précédents concernant le Marquisat des Alpes Occidentales et la Franche-Comté, alors qu'il n'existe aucun traité liant une de ces deux provinces à une voisine française. Délaissant finalement cet argumentaire curieux, il affirme à son tour la considérer comme félonne, et l'invite à "retrouver la raison avant qu’il ne soit trop tard". Le 24 août, Elfyn de Montfort, Grand duc de Bretagne, publie une déclaration de guerre contre le Royaume de France, déclaration dont la Couronne prend acte le lendemain, alors même que le Marquisat des Alpes Occidentales sus-cité se range au côté du Ponant. Le 26, la Guyenne, dernier membre du Ponant non impliqué, appelle à la fronde contre "une Reyne parjure, félonne et dérogeante au vivre noblement", au motif que cette dernière a refusé les allégeances de deux des élus hérétiques excommuniés, Sancte Iohaness et Agnès de Saint-Just.

Il semble ainsi que ce sont les armes qui décideront de l'avenir du Royaume de France, d'un Ponant au bord de l'indépendance, et de leur voisin breton. Dernier coup de théâtre militaire en date, la trahison du capitaine tourangeau dans la nuit du 28 août, qui n'a cependant pas suffi pour couronner de succès l'assaut des forces sécessionnistes. L'arrivée constante de renforts dans les deux camps au bout d'une semaine de mobilisation générale ne laisse pas présager une issue rapide, malgré l'appel conjoint à une trêve de quinze jours de la part des primaties françaises et bretonnes.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP

31-08-2011 Rectificatif et précisions

PARIS (AAP) - L'article daté du 29 sur la guerre entre le Ponant et le Royaume de France comprenait deux erreurs que le présent communiqué rectifie.

Premièrement, Icie de Plantagenêt n'a pas été déclarée coupable de félonie, mais de crime de lèse-majesté, après avoir attenté à la vie de Levan III de Normandie en décembre 1456. Béatrice 1ère n'a pas modifié le verdict de la Haute Cour de Justice comme elle l'a fait à la même période dans l'affaire Dragonet, mais elle a gracié la condamnée cinq mois plus tard. Une grâce qui a lavé son casier judiciaire, lui permettant par la suite d'être nommée régente de France, à défaut d'effacer la culpabilité comme l'aurait fait une relaxe.

Secondement, Agnès de Saint-Just n'est pas accusée d'hérésie, et n'a été excommuniée que pour avoir proposé Sancte Iohannes au trône de Guyenne, comme neuf autres des douze conseillers ducaux. En outre, sa lettre du 26 est strictement personnelle, précise-t-elle, et n'engage nullement la Guyenne entière. La régence a été prise en charge par le Pair de France Koyote, imposé depuis Paris et présent actuellement à Bordeaux à la tête d'une armée, alors que l'Eglise avait levé l'excommunication de la régente proposée par le conseil ducal élu, Maylis Lo Urden.

La rédaction et l'auteur de l'article présentent leurs excuses aux principaux intéressés.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP

Réponse du Duc Alleaume à l'EA:

De Nous, Alleaume de Niraco, Duc de Berry,

A Sa Grâce Clodeweck de Montfort-Toxandrie, Cardinal Camerlingue,
A la Baronne Verty de Montfort-Toxandrie, Cardinale Archevêque de Bourges
Au Seigneur Tibère de Plantagenêt, dict Rehael, Archidiacre de Rome.

Salut.

Sommes heureux d'entendre notre Sainte Mère l’Église prendre la parole, en ce jour funeste pour nous, afin d'appeler à une trêve.
Ainsi qu'à des négociations neutres, sans partis, comme le fût les négociations menés par Nebisa de Malemort.

Gageons notre foy en notre seul et unique Dieu, auprès de vous.

Nous avons tenté par l’entremise de négociations fantoches de tenter un retour au calme, pour seul réponse, nous avons vu de nos yeux le sangs de nos sujets couler.

En vertu de notre engagement pour la paix, et la négociations, nous répondons :

Présent à l'ouverture de négociations dirigeaient par des personnes neutres et n'ayant aucun intérêt déguiser. Notre Église y est tout indiqué.

Présent à la cessation des hostilités en Berry pendant quinze jours, le temps qu'une issue favorable afin que chacun regagnent ses terres, son foyer d'origines, et cesse de semer la tourmente.

Annonçons donc, que des se soir, les armées présentes en Berry, n’effectueront aucun mouvement d'attaque envers les armées ennemis présente en Berry.

Nous le jurons en ce jour devant la seule et unique personne qui reste seul Juge de nos actes. Dieu.

Puissiez réussir. Là où il y a de la foy, il y a de l'espoir.

Fait à Saint Aignan, le vingt-neuf d'août de l'an de Pâques 1459.

Alleaume de Niraco,
Duc de Berry.


Le 30 aout 1459 :
Réponse du comte du Poitou à l'EA.:



Poitevin devant jamais ne se rend !

De Nous, Jake de Valombre, Comte du Poitou, par le choix du peuple
Frère de l’Ordre Grégorien, Grand Recteur de l’Ostel-Dieu de Paris
Membre du Directoire de la Maison Ecclésiastique Royale

A Son Eminence Clodeweck de Montfort-Toxandrie, Cardinal Camerlingue,
A Son Eminence Verty de Montfort-Toxandrie, Cardinale Archevêque de Bourges
A Monseigneur Tibère de Plantagenêt, dict Rehael, Archidiacre de Rome.

Salutations respectueuses,

Par la présente, nous répondons favorablement à votre demande de négociation de paix dans le conflit qui oppose la Reyne de France et les provinces alliées du Ponant, par la Sainte Eglise Aristotélicienne. En outre, nous souhaitons acceptons que celle-ci joue le rôle de médiatrice dans ces négociations.

Rappelons que le Poitou est l’instigateur des négociations de paix tenue à la Curia. Que le Poitou a toujours eu le désir de mettre fin à cette guerre privée dont notre Reyne en a fait une affaire personnelle.

Lors de ces négociations Notre Reyne a proposé aux provinces vassales l’inconciliable. Celles-ci se sont rapidement terminées par la déclaration de guerre de la Reyne , ne laissant pas à tous les régnants l'opportunité de signer sa déclaration et alors même que le Chancelier du Ponant et la Première Secrétaire d’Etat en discutaient pour trouver un accord entre les deux parties.

Nous avons été peinés d’apprendre que la Reyne préférait les armes au dialogue. Ainsi donc, le Poitou ne pouvait rester en retrait de ce conflit et a donc pris les armes pour se défendre et défendre ses alliés.

Nous fondons grand espoir en la Sainte Eglise Aristotélicienne pour rappeler à chacun les valeurs des 7 vertus, de l’amitié et de la Vrai Foy Aristotélicienne afin que tous prennent conscience qu’une guerre fratricide entre la Reyne et ses vassaux conduira à la destruction, à la mort et au chaos dans tout son Royaume.

Fait au Château de Poitiers, ce 30 août de l’an de grâce 1459.

Pieusement,

Jake de Valombre
Comte du Poitou

Réponse de Kirke, Duc d'Anjou à l'EA.:

De nous, Kirke de Penthièvre, Duc d'Anjou par son peuple et pour son peuple

A Son Eminence Clodeweck de Montfort-Toxandrie, Cardinal Camerlingue,
A Son Eminence Verty de Montfort-Toxandrie, Cardinale Archevêque de Bourges
A Monseigneur Tibère de Plantagenêt, dict Rehael, Archidiacre de Rome.

Salut !

Par la présente répondons et affirmons favorablement à la trêve pas notre chère Église Aristotélicienne, qui n'est autre qu'un pas vers les négociations et la paix.

Nous nous engageons, pour le peu de temps qu'il nous reste à régner sur l'Anjou, province fière et belle, à ce qu'aucune tentative d'attaque visant à déstabiliser les dites négociations ait lieue.

Misons sur ces négociations afin que la paix soit rétablie, et qu'un conflit fratricide comme tel ne soit plus possible.

Concluons :

- Acceptons la trêve
- Acceptons la proposition de négociations


Faict à Saumur, le 31e jour d'Août de l'an de grâce 1459


La Bretagne mobilise.:

Bretons, Bretonnes, mes amis, mes frères.

La Bretagne est en guerre…
Nous voulions la paix, nous ferons la guerre …
J’en appelle à la Mobilisation générale et au Rassemblement.

Hommes et femmes de Bretagne, pour que vivent nos enfants, pour que cette terre demeure la notre. Pour que la Bretagne reste notre cœur battant en nos poitrines.

Prenons les armes.

Que tous les bretons capable de combattre, qu'ils soient noble ou paysan, relèvent la tête, et se mobilisent.
Rejoignez nos armées, nos défenses, pour que celle que nous chérissons tant reste la terre d'indépendance que nous connaissons.
Que dans chaque ville, village de notre Breizh, se rapprochent des chefs et miliciens ceux qui veulent défendre ce que nous avons de plus cher, notre identité, notre pays, notre Bretagne.

Pour la Bretagne !

Plutôt la mort que la souillure !

d'ar Meurzh 30 a viz Eost 1459

Douchka
Duchesse de Bretagne


Le 1er septembre 1459 :
- 7 armées sont sous les murs de Bourges.

Levée du ban et de l'arrière-ban breton:




    Attendu la montée de tensions face auxquelles les efforts d’apaisement sont vains,Attendu la déclaration issue de la Duchesse élue de BretagneAttendu la nécessaire défense des peuples alliés malmenés par d’impériales velléités,Attendu la nécessité de parer à toute éventuelle attaque contre le peuple souverain de Bretagne,Nous, Elfyn de Montfort, Grand Duc de Bretagne, déclarons ce jour convoquer le ban.Que nos vassaux étant eux-mêmes suzerains lèvent l’arrière-ban à réception de la présente déclaration.Nous mandons notre noblesse et notre peuple et les enjoignons à se mobiliser.Que la place et l’église en notre terre de Bretagne résonnent de notre appel.Que l’écho de cette clameur porte jusqu’à ceux qui répondent devant nous et portent les couleurs bretonnes en des contrées plus lointaines.Que cette distance, si elle est tolérée, ne les retienne pas de manifester leur soutien à cette terre qui leur a accordé la distinction qui est aujourd’hui la leur et qui n’est que le rappel des responsabilités accrues qu’ils ont envers Elle et ceux qui la peuplent.C’est dans les domaines suivants : défense des cités stratégiques, renforcement du front, ou exercice dans la marine, que la noblesse bretonne, qui un jour et pour les suivants a juré de défendre un pays, une terre et un suzerain, est sommée de préparer son action, afin de constituer pour le peuple de Bretagne l’exemple stimulant qu’elle se doit d’être.La noblesse est donc enjointe à contacter Son Altesse la Princesse Marzina, Maîtresse de la Cour, afin de lui faire connaître la nature de sa participation à l’effort qu’aujourd’hui la sauvegarde de la Bretagne requiert. La Princesse veillera à ce que chacun soit orienté en fonction de ses propositions et dispositions.E Naoned, d'ar Yaou 1 a viz Gwengolo 1459Elfyn de Montfort,Grand Duc de Bretagne



Le 02 septembre :
- Bourges résiste vaillamment à l'assaut de 7 armées coalisées.

- La Reyne a cessé toute négociation.

- Les provinces "adverses" à celles du Ponant refusent de signer la trêve proposée par l'Eglise.

La Bretagne déclare la guerre à la France:

De nous, Elfyn de Montfort, Grand Duc de Bretagne
De nous, Douchka, Duchesse élue du peuple breton,

A Sa Majesté Nébisa, Reyne de France.



    En ce premier jour de septembre de l'an 1459, nous, représentants du Peuple de Breizh, faisons annonce officielle de notre entrée en Guerre contre le Royaume de France.Il nous est pénible de reconnaître que nous nous sommes vus contraints d'enfreindre le Traité du Mont Saint Michel, par l'intervention ce dernier samedi de nostre armée en offensive au côté de nos alliés contre le duché de Touraine, mais déclarons assumer ce choix par la présente déclaration.Il nous est insupportable d'avoir été amenés malgré notre volonté à choisir entre l'amitié de notre Peuple pour les Peuples amis de l'Alliance du Ponant, comprenant le Berry, et le bon plaisir d'une Reyne impatiente qui sans être même encore couronnée déploie une énergie fabuleuse pour oppresser ses sujets et asservir son peuple à ses caprices.Dès lors, notre choix est fait, et c'est le cœur en peine mais convaincus que nous nous engageons pour porter secours armé à nos alliés.Nos actions de guerres ne sont et seront pas des actions de conquête, mais bien des faits de défense des intérêts des Provinces du Ponant, Bretagne évidemment comprise.C'est dans le respect de deux traités qui nous sont chers, durement acquis pour l'un à l'issue d'un combat sanglant que beaucoup semblent à notre plus grand regret avoir oublié, que nous prenons aujourd'hui position.Dans le respect du Traité du Mont Saint Michel, nous nous sommes engagés à ne pas porter atteinte à l'intégrité du Royaume de France. La Bretagne a respecté cet engagement et a œuvré dans ce sens auprès des provinces alliées.Voilà désormais que le co-signataire de ce Traité s'organise pour porter atteinte à la souveraineté bretonne après avoir attenté à celle de ses partenaires.A l'heure actuelle, donc, si nous avons toujours très à cœur l'esprit du traité qui unit la Bretagne et le Royaume de France, il nous devient difficile d'en respecter la lettre.Dans le respect de l'Alliance du Ponant, nous venons en aide aux Provinces Françoises avec lesquelles nous avons tissé des liens fraternels dans leur combat pour une prospérité et une quiétude aujourd'hui menacées.Ce combat, c'est la défense du droit des peuples de France, de leurs provinces, à jouir d'un égal respect, de droits égaux, d'une autonomie réelle, par rapport au pouvoir royal.En défendant nos alliés, nous défendons le principe selon lequel le Royaume de France se compose du Domaine Royal et de provinces simplement liées à lui et à son régnant par un lien de vassalité.En nous engageant aux côtés de nos alliés, nous exprimons notre refus de la dérive d'un pouvoir personnel et arbitraire, du favoritisme politique et du déni des privilèges locaux tristement constatés depuis quelques temps.Ce combat est également une lutte pour la grandeur de la France.Nous sommes animés par la volonté farouche d'avoir pour voisin un monarque tourné vers la prospérité et la sécurité de son royaume, capable d'être respecté et admiré à l'extérieur comme à l'intérieur de ses frontières, un monarque qui sait aimer et respecter ses peuples pour recevoir amour et respect en retour, et non pas un monarque qui promeut la haine, cherche à s'imposer par la force, bloque les initiatives, favorise les conflits et semble ne pas souhaiter œuvrer pour la paix.Ce jour, nous entrons en Guerre contre la France, mais pour la France; pour la France rayonnante, pacifique et pacifiée, respectueuse de sa diversité et de ses traditions.Pour cette France, soeur de la Bretagne, et pour le Peuple de France.E Naoned, d'ar Yaou 1 a viz Gwengolo 1459


Elfyn de Montfort,
Grand Duc de Bretagne



Douchka,
Duchesse de Bretagne


Réponse de la Bretagne à la trêve proposée par l'EA:


De Nous, Elfyn de Montfort, Grand Duc de Bretagne,

A Son Eminence Clodeweck de Montfort-Toxandrie, Cardinal Camerlingue,
A Son Eminence Verty de Montfort-Toxandrie, Cardinale Archevêque de Bourges
A Monseigneur Tibère de Plantagenêt, dict Rehael, Archidiacre de Rome.



    Nous avons entendu votre appel à la Trève et à la négociation.Nous avons néanmoins, ce jour, déclaré la guerre à la Reyne de France.De cela, nous devons répondre, à vous, et devant le Très Haut.Notre engagement est un engagement en faveur des peuples de France, avec qui nous, représentant du Peuple de Bretagne avons pris un engagement d'alliance, de coopération, mais avant tout d'Amitié.Tout comme nos alliés du Ponant, nous aspirons à la Paix.Tout comme eux, nous acceptons et nous félicitons de l'initiative de Notre Saincte Eglise, en qui nous plaçons tous nos espoirs.Certaines velléités ne souffrent point de repos, et nous ne pouvons envisager, de notre côté, de laisser des préparatifs s'organisant pour nuire à notre peuple aller bon train tandis que nous renouons une fois de plus avec un discours qui à notre grand désespoir s'est déjà avéré être aussi vain que le combat du vent hurlant contre le roc.Si nous déclarons l'entrée en guerre de la Bretagne, c'est pour ne pas jouer le jeu de l'hypocrisie, comme tant font ces temps-ci.Les discours pacifistes peinent à nous parvenir tant ils sont brouillés par l'écho du crissement des armes qu'on polit.Nous nous devons de protéger les nôtres contre les assauts de ceux qui s'arment contre nous.C'est la mission qu'Aristote nous a confiée lors de notre couronnement, et nous ne faillirons pas.Au vu du silence dont il fait montre, nous déduisons que cette trêve n'est pas souhaitée par le camp adverse et sommes contraints bien qu'attristés de devoir être clairvoyants sur le manque de conviction dont les bellicistes non-déclarés font preuve concernant la paix que les provinces du Ponant appellent de concert avec l'Eglise Aristotélicienne.S'il est nécessaire de prendre les armes pour contraindre des oreilles entêtées à entendre enfin notre cri de paix, alors nous ne reculerons pas devant la tâche.Si l'Amour de nos semblables nous oblige à prendre les armes contre un Prince, nous mettrons un entrain mille fois supérieur à les déposer pour que nos semblables retrouvent la Paix qu'ils méritent.E Naoned, d'ar Yaou 1 a viz Gwengolo 1459


Elfyn de Montfort,
Grand Duc de Bretagne


Le Ponant pour la France:

Nous Provinces de France, membre de l'Alliance du Ponant,
A ceux et à celles qui vivent en France et qui aiment ce pays,

Déclarons officiellement notre allégeance à la France éternelle, à celle que nous léguèrent nos aïeux, à celle que nous avons appris à aimer, à celle que nous défendons aujourd'hui, pour qu'elle reste à l'avenir et à jamais une terre de tranquillité, de beauté et de liberté.
Déclarons par conséquent notre farouche opposition à celle qui par la manoeuvre, par la démagogie et par la malfaisance est arrivée sur le Trône et en a profité pour instaurer un règne personnel, dictatorial et donc néfaste pour le Royaume, en rupture totale avec nos traditions et avec l'intérêt des peuples de France.

En ce jour, nous nous proclamons dans la lignée de ces grands héros qui ont fait notre nation et qui l'ont toujours conçue non comme un simple bien dont un monarque aurait le plein usage, mais comme une communauté où chaque membre possède son propre rôle et où chacun se doit le respect. Le puissant Caedes, le preux Cronos, le sage Elra, la glorieuse et regrettée Reine Béatrice, pour tous ces gens qui ont lutté pour une France de la diversité et de la liberté provinciales, nous reprenons le flambeau.

Qu'il soit dit et su que nous n'avons nullement l'intention, comme tente de le faire croire notre mauvaise Reine qui préfère manier le mensonge plutôt que la vertu pour régner, de nous soumettre à une quelconque autorité bretonne. Nous n'avons pas davantage l'intention de proclamer notre indépendance. Et nous ne voulons pas, contrairement à ce que vomit l'odieuse propagande parisienne, attaquer nos compatriotes des autres provinces qui n'ont pas pris les armes contre nous. Notre destin à tous est lié à la France et si nous prenons les armes, c'est pour défendre les droits, les libertés et l'honneur des peuples français contre la centralisation parisienne, contre les abus et l'arbitraire d'une femme et contre la violence comme réponse aux doléances légitimes des vassaux de la couronne.

Qu'il soit dit et su que nous luttons uniquement pour notre survie, pour le droit des populations à élire librement leurs dirigeants, pour le droit des provinces à exercer librement leurs prérogatives dans les seules limites imposées par les devoirs d'un vassal. Nous luttons contre le gouvernement des courtisans, contre la pensée unique, contre le pouvoir absolu, contre l'autoritarisme royal. Nous luttons pour que la vertu soit sur le Trône, pour que la France soit gouvernée sous les auspices de la vérité, de la justice et de la bonté, pas sous ceux de la haine, du mensonge et de l'égoïsme. Telle est la cause pour laquelle nous prenons les armes. Pour la France !

Nous appelons toutes nos soeurs et tous nos frères de France, tous ceux par delà les frontières attachés à la liberté des peuples et au triomphe de la vertu, à s'opposer contre la despote de Paris. Si nous échouons, ce seront toutes provinces à l'avenir qui n'aurons plus qu'à courber l'échine, ce sont tous les élus du peuples qui devront devenir des courtisans sous peine d'être limogés, ce sont tous les habitants de ce royaume qui devront incliner bien bas la tête.

Nous appelons tout le monde à lever la tête au contraire, pour rétablir une France où paysans, nobles et monarque, de toutes les provinces, quelle que soit leurs opinions et leurs coutumes, regardent ensemble, la tête droite, vers un seul et même horizon : l'intérêt de la France.

Battons nous ensemble !

Alleaume de Niraco,
Duc de Berry


Zazaroyaume,
Comtesse d'Artois


Jake de Valombre
Comte du Poitou


Kirke de Penthièvre
Duc d'Anjou

Lettre de la noblesse berrichonne à sa majesté la Reyne de France:

Lettre de la noblesse berrichonne à sa majesté la Reyne de France

Votre majesté

Le Secrétaire d'état français nous a donné lecture de vos dernières missives déclarant notre suzerain félon à la couronne de France et décrétant que nous étions sous votre protection.

La participation de vos ordres royaux aux côtés de nos ennemis dans une guerre privée entre vassaux de la Couronne de France ainsi que l'attaque par vos troupes de l'armée berrichonne stationnée à Saint-Aignan dans la nuit du 23 au 24 août, en Berry constituent des violations graves de votre devoir de protection de votre vassal, le Duché de Berry.

Cette forfaiture a fait versé le sang de nobles berrichons. Comprenez bien que nous ne souhaitons pas bénéficier d'une telle protection...

Nous actons donc avec regret la rupture de votre serment vassalique envers notre province et vous rappelons la règle coutumière ancestrale qui veut que "le vassal de mon vassal n'est point mon vassal".

La Noblesse Berrichonne ne peut donc pas être vassale d'une personne qui n'est pas son suzerain direct.

Ainsi, afin que nul ne puisse contester notre engagement pour notre Duché, déclarons que :

Par amour pour le Berry,
Nous faisons vœux de défendre nos terres, nos gens, ainsi que toute population opprimées à qui nous avons offert asile.
Conformément à notre serment d'allégeance, nous continuerons à servir notre Duché et notre Suzerain le Duc de Berry et nous ne pouvons prendre les armes contre notre serment.
Nous garantirons également la protection des lieux de culte de notre Sainte mère l'Eglise Romaine.

Respectueusement,

Fait au Château de Bourges, le deux d'août de l'an de Pâques 1459.

Prudence de Champlecy, Dite Poumona,
Dame de Saint Denis de Jouhet


Johanara d'Ambroise,
Baronne de Lignières


Thomas de Clerel,
Duc de Dun le Roy,


Napolitain,
Seigneur de Bussy,


Bubul27 D'Arundel des Olonnes,
Baron de Buzançais,


Ysabeau de Tabarka
Dame de Sury sur Léré.


Kateline de Sierck,
Dame de la Chapelle-Horthemale


Claudelle,
Vicomtesse d'Issoudun
Baronne de Le Blanc


Oxytan de Tabarka,
Seigneur de Neret


M1ne de la Rose Noire,
Seigneur de Saint Palais


Claire_g,
Dame de Déols.

Ouf!!,
Dame de La Bourie

Gilgaalad,
Baron de Chaillac

Josybabas D'Émeraude
Duchesse de Mornay en Berry
Vicomtesses de Lury et Lignac

George Le Poilu,
Duc d'Aigurande.

Whoopie60,
Dame de Puy-Vallée


Le 3 septembre 1459 :
- nouvelle nuit de combats à Bourges. Les morts sont nombreux mais les murs tiennent... Encore.

Réponse à la déclaration de guerre bretonne:

Au Grand Duché de Bretagne,à Elfyn de Montfort, Grand Duc de Bretagne démissionnaire ou pas selon les jours
A Douchka, Duchesse de Bretagne qui demande au Grand Duc de rester ou pas selon les jours,

Nous accusons réception de votre déclaration de guerre officielle, laquelle fait suite à vos précédentes déclarations de guerre officieuses, et autres prières de ne pas comprendre votre mobilisation vers la guerre avant que vous n'ayez pu finir de vous y préparer, déclaration prouvant par là même que vous comptiez sciemment rompre le Traité du Mont Saint Michel.
Ceci étant, dans les faits, la Bretagne a commencé à violer, une par une, chacune des clauses le constituant, et ce dès les premières semaines qui suivirent la ratification du dict Traité.
A tout le moins peut-on vous reconnaître un soupçon d'honnêteté dans la marée de faux semblants que constituait votre conduite vis-à-vis de la Couronne de France.
Nous tenons à signaler au Grand Duché de Bretagne que lorsque l'on se veut terre civilisée, d'abord on déclare la guerre, en suite on envoie ses armées ou ses bateaux...
Or, témoignant à nouveau qu'en sus de soutenir les mouvements hérétiques, les alliances criminelles, la sorcellerie, la félonie et l'infamie, la Bretagne n'a pas jugé bon de s'en tenir aux immuables lois de l'honneur ou de la décence.
Nous n'avons pas besoin d'entendre les raisons que vous vous donnez pour rallier un conflit que vous avez déclenché, Nous signalons seulement que la France refuse de voir la Bretagne s'inviter dans ses affaires internes.
De même, Nous réaffirmons que Nous ne manquerons pas d'affronter vos sbires, qu'ils fussent bretons, brigands, sorciers ou anglois et que notre principal intérêt reste de mater et de châtier la félonie de Nos sujets.
Nous n'avons que faire du désœuvrement breton et de son besoin de se sentir exister au travers de la France.
Cela fait bien longtemps que Nous avons rompu Nos attaches avec la Bretagne et oublié la haine qui pouvait exister par le passé entre la France et la Bretagne. Libre à la Bretagne de vouloir ranimer de vieilles braises, Nous agirons en conséquences malgré Notre répugnance à voir une nouvelle guerre opposer la France à la Bretagne.
C'est pourquoi, pour couper court aux rumeurs, et contre les avis de certains de Nos sujets et conseillers, déclarons à nouveau reconnaitre, admettre et approuver la souveraineté de la Bretagne et la légitimité de son indépendance, en conséquence de quoi le Grand Duché ne peut légitimement s'impliquer, s'ingérer dans la conduite du Royaume de France ou pousser les sujets de la Couronne vers la trahison et la félonie sans encourir Nos foudres.
En revanche, Nous le disons tout net, la Bretagne peut enterrer ses envies de Royaume du Ponant à sa botte mais peut, en revanche, rapatrier les félons qui ont vendu à son profit l'Honneur de Nos provinces.
Nous les libérerons de la forfaiture, de l'infamie, de la servilité que vous avez cru pouvoir instaurer, Nous ferons rendre gorge aux ennemis de la France et Nous ferons pénétrer dans les esprits de tous que la France est Souveraine en ses terres.
A compter de ce jour, et jusqu'à ce que la Bretagne daigne se conduire avec la dignité attendue par Nous d'un État voisin, Nous interdisons à Nos sujets et provinces vassales le moindre contact, diplomatique, militaire ou autre.
De même, nous ne reconnaissons plus la Noblesse Bretonne sur Nos terres .Vous souhaitant d'assumer pleinement le poids de votre folie et les conséquences de votre décision,

Pour la France et pour les Français,
Pour tous ceux qui donnent un sens au mot "Loyauté",


Le 4 septembre 1459 :
- Bourges tombe aux mains des armées coalisées. Dans un dernier baroud d'honneur, les résistants tentent une percée et concentrent leur attaque sur l'armée "enece morticinus" dirigée par P3r3v3rt, la repoussant au-delà des lignes (sur un noeud) et lui infligeant des pertes monumentales (détruite au 4/5e). L'ancienne duchesse de Bourgogne, SG Angelyque de la Mirandole, le Pair de France Argael de Virieux ainsi que le sinistre Falco sont laissés pour morts, entre autre pertes.

Le Duc Alleaume à son peuple :

Au peuple du Berry,

Aujourd'hui, les remparts de Bourges ont cédé face aux armées ennemies. En effet, cela était inévitable pour éviter d'envoyer tous nos défenseurs à la morgue.

Beaucoup ont dit que Bourges avait été abandonnée, à tort.
Bourges était protégée par une armée qui, suite à un souci de logistique s'est retrouvée sans PEA, ce qui a empêché tout mouvement. ( le joueur n'a pas pu se connecter pendant deux jours.)

Suite à cela l'armée a du être dissoute, pour quelle raison ? Il n'y avait que 20 personne à l'intérieur, le reste des défenseurs ne pouvant pas y entrer vu qu'il n'y avait plus de PE. Par conséquent, la dissolution de l'armée était une action nécessaire à la survie de 20 personnes.

Pourquoi l'ai-je fait ?
Car ils seraient mort pour rien, en ne tuant personne, et le boulevard aurait été tout de même ouvert. Il valait mieux donc les faire défendre derrière les murs..

Certes ces échecs nous auront fait perdre Bourges, mais je ne suis qu'un homme, je n'ai que deux bras, et ne peut pas diriger tout. Et pourtant vous pouvez être sûrs que si nous l'avions su assez tôt, nous n'en serions pas là.

Nos ennemis nous disent, qu'ils ne pilleront pas le Duché, pourquoi ne pas les croire ? Ils ont déjà volé deux de nos mines, ne les entretenant pas, afin de gagner net toutes les richesses des mines, le salaire revenant à la charge de notre Duché.
Ils ont pillé nos marchés alors qu'on tentait de nourrir la population de Bourges, ils essaient d'intercepter le pains à 2 écus que la mairie vend aux défenseurs.

La Reyne en personne a ordonné au Bourbonnais le pillage du Château, pour preuve, vous verrez demain les auvergnats siéger au Conseil.

Je vous remercie en ma personne à tous et toute pour le combat que vous avez mené avec fierté, vaillance, et témérité.

Vous n'avez pas démérité. En trois jours d'assaut sur Bourges, les courageux défenseurs de Bourges ont éliminés environs 40 soldats.
De même que les armées ducales et du Ponant on infligés 50 pertes à nos adversaires depuis le 23 août.

Mais comme toujours, nos ennemis nous attaquent en nombre lâche a 7 contre 1.

Vous n'avez pas démérité et je suis fier de vous.

A tout ceux qui se sont battus en nos armées.
Vous aurez encore droit au remboursement de trois tranches d'impositions, comme je vous l'avais promis.
A ceux qui avait participais au couronnement, ils auront aussi droit à ce que je leur avais promis afin de festoyer.

Bourges est tombée, mais nous ne devons pas courber l'échine pour autant.

Nous sommes ici chez nous, et notre Château appartient aux Berrichons, et non pas à la Touraine ou à la Reyne !

Alleaume,
Duc de Berry déchu.

Le Conseil ducal du Berry uni derrière son Duc:

De Nous, Membres du Conseil Ducal de Berry

Déclarons en ce jour soutenir le Duc Alleaume de Niraco, élu par la volonté des représentants désignés librement par Notre peuple, ceci jusqu'à échéance de son mandat.

Déclarons être aimants du Royaume de France quand celui ci porte à sa tête une personne Digne, et se montrant aimant de tous ses peuples.

Déclarons n'avoir jamais voulu ou avoir prêté allégeance à la Bretagne, ni à qui que ce soit d'autres, et avons refusé plusieurs propositions.

Déclarons ne garder notre autonomie, que jusqu'à ce que Sa Majesté Nebisa de Malemort reconnaisse les torts qui lui sont imputés, et qu'elle reçoive enfin Sacre de Notre Pape, afin que la bénédiction divine s'abatte sur Notre Royaume.

Considérons la félonie de notre Duc comme caduque, Sa Majesté ayant attaqué une province Vassale avant sa déclaration de la dite félonie, et nous la citons pour preuve :

C'est pourquoi Nous nous résignons, déçue mais déterminée, à demander à Nos vassaux de prendre les armes afin de défendre la Souveraineté de Notre Royaume et de faire entendre à l'Alliance, dicte du "Ponant", que l'on ne peut se défier des Lois et Coutumes du Royaume de France sans
encourir le juste courroux d'un peuple honorable qui a, trop longtemps, retenu sa colère face aux insultes et aux agressions qui lui étaient faites.

Daté du 22 août, présent au Louvre.

Et ceci, la déclaration de félonie 25 août, un jour après l'attaque de Saint Aignan, en Berry, qui était ENCORE VASSAL DE LA COURONNE :

De Nous, Nebisa de Malemort Armantia,

en complément de l'annonce précédente et devant le trahison de ce dernier, qui nous assurait hier au soir de sa soumission par les mots et agissait en traitre au matin, Alleaume de Niraco, ancien duc du Berry se voit également déclaré Félon au Royaume de France.


La Reyne de France ayant déclaré félon le Duc Alleaume de Niraco 3 jours après ordonnés l'attaque de sa Province Vassal, il ne peut y avoir rupture de vassalité à la charge de Notre Duc.

Car attaquer une province vassale, sans en reconnaître le Régnant, il y a bien trahison de l'engagement de la Reyne qui doit Justice et Protection à son vassal.

Déclarons en sus, continuer à œuvrer pour le Berry et son peuple,

Continuerons à prendre les armes contre toute présence étrangère attaquants les Berrichons.

Fait à Bourges, le troisième de septembre 1459.

normandie77,
Connétable.

Claire_G,
Conseiller Ducal.

Josybabas D'Émeraude
Duchesse de Mornay en Berry
Vicomtesse de Lury et Lignac
Procureur du Berry.

M1ne de Saint Palais,
Commissaire au commerce.

Zephir,
Conseiller Ducal.

Bubul27 D'Arundel des Olonnes,
Baron de Buzançais
Prévôt des Maréchaux.


Crazypun65,
Conseiller Ducal

Arhianna de Valombre,
Commissaire aux mines.

Pandorha de Noldor.
Juge du Berry.


Deux non-prononcés.

Réponse aux Primaties de France et de Bretagne:

De Nous, Nebisa de Malemort Armantia,
Reyne de France

Aux représentants des Primaties de France et de Bretagne,
Nous présentons à Leurs Éminences nos regrets de n'avoir pu répondre plus tôt à leur communication, Nous déplorons, en effet, de n’avoir pas reçu votre déclaration, laquelle ne nous fut ni adressée, ni communiquée et dont nous avons eut connaissance par le bouche à oreilles, néanmoins, Nous ne vous en tenons pas rigueur, supputant que le messager de Leurs Éminences se sera égaré et ce point n'entache en rien Notre reconnaissance devant l'offre de discussion présentée.

Cependant, Nous doutons que l'appel à l'Honneur ou à la Paix puisse percer le cœur de ceux qui ont déjà renoncé à leur raison d'être en bafouant leur devoir, envers Nous, mais surtout envers les peuples qu'ils devaient servir, néanmoins, si un tel miracle devait être possible, il ne saurait l'être sans l'assistance de Notre Sainte Église, c'est pourquoi, en humble fidéle je remercie Leurs Éminences de leur proposition.

Ceci étant, ayant reçu la preuve de l’invasion du Grand Duché de Bretagne, dont un des navires s’est rendu coupable d’une vile attaque sur la personne de Notre Surintendant, le Duc Keur, bien avant la déclaration, officielle, de guerre de la Bretagne, les précédentes devant être des déclarations officieuses, Nous ne pouvons ignorer que la Bretagne entend fouler aux pieds le Traité du Mont Saint Michel, que le Royaume de France a toujours scrupuleusement respecté.

De même, le Ponant soutenant les mouvements hérétiques pour que l’Église combat avec la même fermeté que Nous devons avoir à combattre les félons, en admettant en son sein le trop renommée Sancte afin qu'il puisse perpétuer en Guyenne la nuisance que l'on connait et que l'on blâme nous ne pouvons présumer de l'intégrité morale de Nos ennemis.

Pour finir, le Ponant ayant conclu une alliance contre nature avec divers bandits bien connu, allant jusqu'à offrir sa reconnaissance officielle, au travers d'un agrément offert au dict Thoros et son armée, Nous ne doutons pas que ces félons sans honneur soient prêt à tous, même à l'infâme pour perpétuer leur œuvre de destruction.

Par conséquent, bien que Nous doutions de la moindre issue par la négociations avec des relaps ayant trahi leur serment, leurs sujets, leur Royaume au profit de leur arrivisme, si la parole des représentants de l’Eglise peut réussir là ou le simple sens de l’Honneur a échoué, Nous ne pourrons que Nous en féliciter.

Les exigences de la France sont fermes et inchangées.
Que le Ponant rompe avec ses attaches bretonnes, une Alliance ne peut exister entre des provinces vassales et un État souverain, tel que la Bretagne.

Nous ne voulons plus la moindre ingérence bretonne dans les affaires françaises, néanmoins des liens économiques entre Nos provinces et le Grand Duché de Bretagne n’ont jamais été prohibées, avant la déclaration de guerre, et pourront être instaurés à nouveau dés lors que la Bretagne reviendra à une attitude décente et conforme à celle attendue par un voisin de Notre Royaume.

En outre, et concernant les provinces félonnes qui, non contentes de s’être dressées contre leur Suzeraine, ont cru bon de songer à se prononcer sur une utopique indépendance, Nous entendons recevoir, en sus d’une totale reddition, l’humble repentance des Félons concernés et leur soumission aux sanctions que la Couronne jugera bon d’infliger, car lorsqu’on choisit librement de trahir, on ne peut songer à échapper aux funestes conclusions qui s’en suivront.

En marge de quoi, et contrairement aux actes des Félons, Nous continuerons de garantir à Nos peuples Justice et Protection car tel est notre devoir et Notre raison d'être tel que le Très Haut, qui Nous a élevée à Notre charge royale l'a voulu.

Le Royaume de France n’a jamais voulu la guerre mais ne laissera pas le chaos, l’ignominie et la félonie régner plus longtemps là ou Nous voulons l’harmonie et la pérennité pour Nos sujets, c'est pour cela et face à cette menace, que Nous avons résolu, le deuil au cœur mais l'âme apaisée par la certitude d'agir comme le Devoir l'exige, de prendre les armes, de faire se lever les bannières de la fleur de lys et de frapper Nos ennemis sans trembler.

En conséquence, la participation de la France aux discutions demandées par les Primaties de France et de Bretagne ne pourront entrainer la moindre interruption du conflit parce que Nous ne doutons ni de la Félonie des meneurs de ce conflit, ni de leur malhonnêteté... ces derniers ont déjà recruté des brigands, des sorciers, des mercenaires...
Nous ne prendrons pas le risque que quinze jours de "trêve" officielle ne serve qu'à leur donner le temps de faire venir d'autres ressources de Genève notamment puisque l'Hérésie ne rebute point les Félons dés lors qu'elle les sert.

En conséquence, Nous rappelons au Poitou que Nous n'avons jamais demandé "l'infaisable" ou changé nos exigences d'un iota, si nous n'avons pas laissé passer trois semaines en vaines discutions c'est parce qu'au bout de trois jours ceux qui savaient ne pas se plier aux demandes de la Couronne n'aurait rien cherché d'autre que gagner du temps... la preuve en est l'agrément berrichon offert à une armée de bandit, qui prouve officiellement que le Ponant, en sus de recourir à des forces mercenariales, n'hésite pas à faire alliance avec des brigands, et demain, assurément avec Genève !La Paix oui, mais pas sur l'autel de l'intégrité du Royaume de France, le cessez le feu ne sera envisageable que lorsque le Ponant fera reddition, dans les conditions citée plus haut et que les forces armées étrangères seront dissoutes.

Nous adressons à Leurs Éminences Verty et Clodewek Nous félicitations pour leur bonne santé recouvrée, Nous remercions Monseigneur Tibére de son association avec l’Église de Bretagne et Nous permettons de suggérer que le Grand Primat de France puisse rejoindre les concertations des son retour au monde.

Fait ce jour de Notre royale main,le 04 Septembre 1459 au Palais Royal du Louvre.


Le 05 septembre 1459 :
- Mine de pierre au nord de Limoges en Limousin devenu poitevine

- Une armée devant Limoges se met en travers des compagnies poitevines et guyennoises.

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:58

Le 6 septembre 1459 :
La Bretagne et la France en guerre:

Rennes (AAP)- Au 4 septembre 1459, le Grand Duché de Bretagne déclare officiellement la guerre à la France, mise en forme attendue pour une situation qui ne faisait plus l'ombre d'un doute depuis déjà quelques jours, notamment depuis la levée du ban et de l'arrière ban le 1er septembre par le Grand Duc Elfyn de Montfort.

L'escalade des actions militaires, des déclarations guerrières, des appels à la mobilisation, dans un contexte de faillite totale de la diplomatie, ne laissaient entrevoir aucune autre issue.

Il convient de rappeler que l'armée des "Trente", ordre placé directement sous l'autorité du Grand Duc, ainsi qu'une armée de Bretons volontaires et indépendants, sont déjà depuis juin en opération en France, la mobilisation intérieure n'étant que récente. Suite aux déclarations de la Reine de France, accusant les Bretons de bien de maux et de bien mauvaises intentions et annonçant dans la foulée la levée du ban contre le Ponant, dont la Bretagne fait partie mais qui ne fut pas englobé dans ladite déclaration, le Conseil Ducal Breton avait déclaré, le 24 août, ne pas vouloir la guerre et demandait à la population bretonne de se tenir prête à un éventuel conflit.

Quelques heures plus tard, le Grand Duc breton, s'adressait également au peuple breton pour lui demander de défendre sa terre et de se mettre en marche contre la "tyrannie" de la royauté française. Bien que les autorités bretonnes aient par la suite démenti qu'il s'agissait d'une déclaration de guerre, cela fut bien considéré comme tel, fort logiquement, par les autorités françaises. Actant ainsi le début de la guerre officiellement entre la France et la Bretagne, chose qui ne faisait déjà plus aucun doute à partir du moment où le Ponant a refusé de se séparer de la Bretagne comme la Reine de France l'ordonnait. La présente annonce bretonne apparait donc comme le simple écho de ces appels belliqueux et comme une simple confirmation pour un engagement militaire assumé depuis des mois.

Tout est donc à présent mis en place pour que l'affrontement entre les deux pays qui ont déjà traversé trois conflits majeurs ces sept dernières années, au cours desquels la France n'est jamais parvenue à conquérir la Bretagne, ait lieu. Il est à noter que cette fois-ci ce n'est plus la France entière qui attaque la Bretagne en remettant en cause la légitimité de son gouvernement, mais bien l'inverse, à savoir la Bretagne qui participe à un conflit interne à la France, en remettant en cause la vertu du pouvoir français.

Le traité de paix du Mont Saint Michel semble en tout cas bel et bien achevé, après avoir assuré trois ans de paix et nul ne sait si la France et la Bretagne seront capables, après un tel conflit, de se refaire confiance plus tard pour respecter mutuellement leur souveraineté.

Le Kozh, pour l'AAP

Acheter à un ressortissant du Ponant, c'est donc commettre acte de traîtrise.:

A tous ceux qui la présente déclaration liront ou se feront lire,Salut.
Nous sommes en guerre.
Cette affirmation n'est nullement gratuite, elle vise juste à rappeler la réalité dans laquelle se trouve la Bourgogne.
Nous sommes en guerre et la simplicité de cette formulation ne doit pas en occulter la gravité et la force.
Et nous sommes d'autant plus en guerre que la Reine de France, Sa Majesté Nebisa de Malemort, a battu le rappel de ses vassaux; désormais, c'est le Royaume tout entier qui est engagé dans le conflit.
La guerre est donc totale et elle se joue sur tous les terrains, même les plus insoupçonnés.
Il n'y a pas que les combats sur les champs de bataille qui importent même s'il va de soi qu'ils priment. Il y a d'autres luttes à mener.
C'est pourquoi la Bourgogne, avant même de s'engager militairement est entrée en résistance en nombre de matières.
Diplomatique avec la rupture des traités nous liant à des provinces désormais félonnes et la fermeture des ambassades concernées.
Politique avec des prises de position fortes et cohérentes.
Sécuritaire en interdisant notre bien-aimé sol aux ressortissants des contrées liées dans l'entité illégale et illégitime du Ponant.
Economique enfin avec l'arrêt des échanges commerciaux.
Et les échanges commerciaux n'englobent pas que les tractations entre provinces, les contrats signés entre elles. Les échanges commerciaux concernent également les mairies et les particuliers, cela a été dit et cela doit être manifestement rappelé à l'heure où certains Bourguignons se permettent de se fournir en produits rares chez l'ennemi, en Bretagne notamment.
Acheter à un ressortissant du Ponant, c'est financer cette organisation criminelle et félonne car comme tout groupement illégitime de provinces, il compte sur les subsides de ses habitants et use de propagande en ce sens.
Acheter à un ressortissant du Ponant, c'est voir son paiement servir de don à l'adversaire.
Acheter à un ressortissant du Ponant, c'est financer le camp opposé.
Acheter à un ressortissant du Ponant, c'est faire fi des contributions des Bourguignons pour soutenir l'effort de guerre.
Acheter à un ressortissant du Ponant, ce n'est ni plus ni moins prendre les armes contre la Bourgogne, contre nos soldats et nos volontaires.
Acheter à un ressortissant du Ponant, c'est donc commettre acte de traîtrise.
Et tout acte de traîtrise appelle réponse immédiate, adaptée et proportionnée, telle que prévue par la coutume bourguignonne et tout acte de traîtrise se verra ainsi justement sanctionné.
Que le Très-Haut et Saint-Bynarr gardent la Bourgogne unie face à ses ennemis et à ceux du Royaume de France.

Le vingt-sixième jour d'août de l'an de grâce MCLDIX :La duchesse d'Auxerre, porte-parole, a rédigé;
La duchesse de Bourgogne, souveraine en ses terres, de sa signature et de son sceau a ratifié.
Armoria de Mortain

Réponse du Comte du Poitou à Nebisa:

De Nous, Jake de Valombre, Comte du Poitou
A Vous, Nebisa de Malmort, Reyne de France

Nous prenons notre plume afin de répondre à votre déclaration en réponse aux Primats de l’Eglise Aristotélicienne. Nous sommes stupéfait de ne pas avoir encore reçu de réponse à nos lettres, alors que celles-ci, vous ont été envoyées personnellement. Au contraire, nous en avons réponse dans une annonce qui ne nous est pas destinée. Cherchez l’erreur … Si vous trouvez un manque de politesse de ne pas recevoir personnellement la déclaration de l’Eglise Aristotélicienne, nous pourrions en dire autant de voir votre réponse à nos propos dans une déclaration qui ne nous est pas adressée.

Vous acceptez les négociations avec l’Eglise Aristotélicienne assez tardivement, alors que vos armées viennent d’investir Bourges pour soumettre le peuple du Berry à votre autocratie. Vous n’acceptez aucune trêve sous prétexte que les armées du Ponant ne la feront pas. Rappelons tout de même à Sa Majesté que l’Anjou, le Berry et le Poitou étaient favorables et se sont engagés sur le chemin de cette trêve et ces négociations de paix mais devant votre mutisme et votre assentiment à poursuivre le conflit en attaquant les villes et armées du Berry alors même qu'il avait accepté la trêve de l'Eglise, nous ne pouvions rester inactifs , regarder tomber nos villes et nos hommes sans nous défendre !

De même, il est intolérable que nous puissions négocier une paix, alors que les peuples des provinces vassales sont assaillis pour les soumettre à votre dictature. Il est impossible de négocier avec Sa Majesté qui demande à ses vassaux de se plier à ses demandes restant fermée à toute négociation. Comment peut-on débattre de la paix si dès lors la Reyne ne nous donne d’autre choix que la capitulation afin de se plier à ses exigences ?

Vous dites devoir combattre la félonie, mais rappelons à sa Majesté que c’est elle même qui a rompu les serments d’allégeances en déclarant la guerre et non l’inverse. Vous avez délibérément brisé les liens vassaliques de protection dans l’unique but de mettre nos terres à feu et sang jusqu’à réédition.

Rappelons également à Sa Majesté qu’elle s’était déjà rendue coupable de félonie sous le règne de Feue Sa Majesté Béatrice de Castelmaure en ces propres termes : « Nous, Nebisa de Malemort, Pair de France, et non Pair de la Castelmaure, désavouons Béatrice de Castelmaure, népotisme, paresseuse, inapte, inutile et incompétente et appelons sur elle le jugement divin afin de délivrer la France du pire des maux qui l'a jamais touché. Nous n'avons jamais été effrayée par le combat, ce jour commence celui pour la France... que tous ceux qui ont vu le résultat des promesses électorale de la dicte Castelmaure se lèvent et dénoncent, que tous ceux qui aiment et respectent le Royaume de France se lèvent et se fassent entendre... car en trois mois de règne, il est évident qu'il est trop tard pour qu'un esprit aussi faible et limité se révèle le souverain que mérite le Royaume de France... » Non seulement, il n’y a point de respect d’un vassal envers son suzerain, bafoue une fois de plus le vivre noblement, mais démontre bien une incitation à la révolte contre la Couronne de France.

Si nous ne pouvons cautionner les agissements du réformé Sancte au nom de la religion, nous pouvons tout de même rappeler à Sa Majesté qu’elle travaille en étroite collaboration avec le dénommé Dragonet devenu « ennemi de la Couronne » qui se vante d’avoir été votre amant. De même le mercenariat est aussi courant chez vous jusqu’à même reconnaitre officiellement le célèbre Seigneur Falco et ses sbires, ainsi que le traitre Namaycush, pilleur de marché et de châteaux, pilleur de la ville portuaire de Porto, et reconnu félon à la Gascogne. Si cela n’est pas une alliance contre nature ? Sa Majesté veut faire croire à Sa Sainte Eglise qu’on pourrait lui donner le bon dieu sans confession, mais il faut toujours regarder le revers de la médaille pour en voir les ténèbres dans chaque être. Ainsi donc, nous ne pouvons présumer de l’intégrité morale de sa Majesté. Nous ne doutons pas que Sa Majesté soit également sans honneur prête à tout, même à l'infâme pour perpétuer son œuvre de destruction sur ses propres terres.

Les revendications du Poitou sont inchangées : Le retrait de toutes les troupes ennemies des terres des provinces vassales assiégées. La révision du traité de l’Alliance du Ponant pour le mettre en conformité avec le Traité du Mont St Michel, la révision des droits des provinces vassales envers la Couronne pour garantir leur autonomie et qu’il n’y ait plus d’ingérence de la part des institutions parisiennes vis-à-vis de celles-ci. Enfin, nous demandons que soit retiré le statut de félon aux régnants injustement sanctionnés par Sa Majesté, alors que c’est elle-même qui a rompu les liens vassaliques de protection avec ses vassaux en leur déclarant la guerre.

Le Poitou n’a jamais voulu la guerre mais ne laissera pas le chaos, l’ignominie et l’irrespect des loys les plus élémentaires venir souiller nos terres plus longtemps. Nous voulons, l’harmonie, la pérennité et la liberté pour nos alliés et pour le Poitou. C'est pour cela et face à cette menace, que nous avons résolu, le deuil au cœur mais l'âme apaisée par la certitude d'agir comme le Devoir l'exige, de prendre les armes, de faire se lever les bannières poitevines et de combattre le despotisme et l’oppression sans trembler.

En conséquence, Si la Reyne n’est pas encline à tout compromis et revoir ses exigences il serait difficile à présent au Poitou d’en accepter les conditions. Le Poitou ne sera jamais une province appartenant au Domaine Royal. Le Poitou acceptera de revenir sous le giron de la Couronne de France que si la Reyne en accepte son autonomie en tant que province vassale. Des négociations de paix pourront être acceptées que si tous les belligérants dans ce conflit acceptent le cessez-le feu et acceptent de négocier en faisant des concessions.

La Paix oui, mais pas à n’importe quel prix, pas sous le joug de la tyrannie et de l’oppression de la Reyne qui veut asservir son peuple, mettre le chaos dans son Royaume pour plier les provinces vassales à son bon vouloir. Le cessez le feu ne sera envisageable que lorsque ses armées quitteront les terres ponantaises et que la Reyne reviendra à la raison pour être encline à parlementer sans entourloupe.

Pour terminer, nous reprendrons à sa Majesté ses propres paroles dites à la Reyne Béatriz : Les gens comme vous peuvent toujours menacer, tempêter, pleurnicher... vous pouvez reprendre, charges, titres, couronnes, manteaus, vous pouvez même menacer de nous couper la tête, nous resterons fidèle à ce que nous sommes... honnête, droit, loyal à ce Royaume et surtout... libre !

Fait en notre Château de Poitiers, ce 5 septembre de l’an de grâce 1459

Jake de Valombre
Comte du Poitou


Le 7 septembre 1459 :
Communiqué du Duc du Berry en exil... Ou les exactions royalistes et autres méfaits de guerre:

Peuple du Berry,
A tout ceux dont les mots Honneur, Bravoure, Vérité, parlent encore !
A Notre Saint Mère l’Église, dont le silence pèse lourd dans nos cœurs,

Salut !

L'ennemi à pris place dans notre ville de Bourges, et à mis à sac notre Château.

L'ennemi demandait à la population Berrichonne de lui faire confiance, car selon les mots même d'un Capitaine Royal présent en Berry " Les armées royales ne pillent pas, nous n'en avons pas le droit".

L'ennemi du Berry ne se contente même plus de mentir seulement à son conseil et à son Duc, il use à présent de fourberies, et de menterie envers son peuple !

Nous savions que le Vrai visage de l'envahisseur allait se révéler bien vite auprès de la population Berrichonne, et nous en avons pour preuve les premières mesures qui ont été prises par ce Conseil de Félons et de traîtres à la Couronne qu'ils disent servir. La Reine de France cautionne-t-elle une telle attitude honteuse ?

Un décret municipal a été adopté et mis en place en date du sixième de septembre, et le voici :

Article 1 : Le commerce est libre et la spéculation aussi;
Toute personne est libre d'acheter et de vendre au prix qu'il veut.
amen

L'occupant décrète donc sous autorité Royale, et sans aucune légitimité, d'autoriser le libre échange ainsi que la spéculation ? Selon nos ancestraux souvenirs, il nous semble qu'il y a bien une Loy Royale prohibant la spéculation ? Est ce donc en écrasant les Loys de la Royauté qu'ils disent servir qu'ils vont nous faire croire à une once de crédibilité ?

Les armées Royales ne pillent pas, nous entendons cela depuis bien longtemps.. Et pourtant les habitants de la cité de Bourges ont reçu ceci à leur porte ce matin :

Impôt Montant
Taxe foncière sur Culture du blé 15,00
Total 15,00 écus

Un impôt de 15 écus par champs et échoppes afin de renflouer les caisses de la Touraine et du Bourbonnais, voilà ce que la Reyne cautionne, l'enrichissement des voisins sur le dos des Berrichons, ni plus, ni moins !

Nos mines appartiennent à l'ennemi depuis plusieurs jours à présent, les ayant ouvert à leur capacité maximale, gagnant ainsi un maximum de bénéfices, et ruinant notre Duché ! N'allez pas dans leurs mines, préférez les choppes et champs, et pour les habitants de Bourges, ne vendez pas votre production sur le marché, sauf avoir pris contacte avec June, le maire légitime.

Les loups portant drapeau Fleurdelisé pillent et volent nos maisons. Et ceci n'est que le commencent de la douleur qu'ils veulent nous infliger, ceci afin que le Berry ne se relève "JAMAIS", selon les mots de la Reyne, cette Reyne de fer qui plonge le Royaume de France.
Quand on prend comme cheval de bataille de combattre les brigands et les pillards, essayons avant de balayer devant chez soi.

A jamais le Lys d'Or est maculé de sang.

Nous lançons en ce jour un dernier appel à Notre Église, qui dit aimer ses Fidèles à juste égalité.

Vous êtes resté sourd à notre demande de trêve et de paix,
Vous êtes resté muet à notre annonce vous enjoignant d'acter le refus de la Reyne de négocier et d'entrevoir une trêve au profit du massacre de Fidèles de Votre Église.
Vous êtes resté passif à la situation humanitaire régnant en Berry, alors que les Fidèles d'Aristote étaient affamés par les armées de la Reyne.

Le Berry et les Berrichons sont attachés à leur foy, aux valeurs Aristotéliciennes.

Aujourd'hui, nous apprenons que cette même Reyne annonce à ses Sujets de France, qu'elle va recevoir Sacre et Couronnement de Notre Saint Église.

Nos interrogations sont simples :

Comment l’Église locale en Berry peut être elle aussi désavouée, par ses autorités ?
Pourquoi les autorités de Rome sont restées sourdes à l'appel de la cessation du sang ?

Comment une Église avec des valeurs comme la nostre peut elle poser les Grâces de notre Seigneur sur la tête d'une personne s'étant parjurée et ayant fait couler le sang de ses enfants ?

Demandons à notre Église, comment peut elle cautionner la présence d'hérétiques présents dans l'armée du Noble Tourangeaux P3rv3rs, mettant à sac une terre où les valeurs d'Aristote font Loys ?
Nous interrogeons aussi sur la présence de Messire Kartouche réformé notoire au Conseil Comtal du Limousin, second de la liste de Son Altesse Royal, Arnaut de Malemort, des personnes pas même réformé ont été mis au ban de la société dans le Conseil de Guyenne, et pourtant ce Sire a été élu depuis prêt d'une semaine, sans qu'aucune voix du clergé local ne s'élève contre cet infamie. Nous nous demandons pourquoi ? Et surtout comment l'Eglise et Sa Majesté la Reyne de France peut elle cautionnée l'Alliance de son Fils avec un réformé ?
Nous nous interrogeons sur sa rapidité à excommunier un Conseil de Guyenne dont tous n'étaient pas des Réformés, là où elle ne semble pas remarquer qu'une terre de Foy se fait malmener par des hérétiques.

En sus, nous espérons que chacun des acteurs de l'extermination Berrichonne prennent conscience de leur responsabilité dans ce conflit et auront à répondre devant la justice du Très-Haut.

Berrichons, Résistons !

Fait à Chenonceau, Fief de la résistance Berrichonne, le septième de septembre de l'an de Pâques 1459.

Alleaume de Niraco,
Duc de Berry.

Paris essaie de se payer le Marquisat des Alpes Orientales !:

De Nous,
Au Nom du Grand Ambassadeur de France, Keridil d'Amahir
A Son Excellence François de Brotel, Chancelier de Provence

Sincères salutations,

Nous avons appris que vous apportiez votre soutien et votre aide dans le conflit qui nous oppose aux différents membres du Ponant par le biais de quelques annonces félonnes. Nous souhaiterions voir votre entité prendre une position officielle à l'égard de cette guerre.

Nous voulons nous assurer que vous ne soutenez pas la félonie, par une aide militaire ou autre et que vous n'incitez pas à la sédition. Nous nous sommes toujours efforcés d'entretenir, avec vous, de cordiales relations, et nous souhaitons qu'elles perdurent et évoluent.

Si, par la Grâce du Très Haut, votre soutien était acquis au Royaume de France et à sa Reine, icelle s'engage à reconnaître officiellement le Marquisat des Alpes Orientales et sa Noblesse.

Rédigé et scellé aux Ambassades Royales le 1er septembre 1459.

Cleopatre DePayns, Dame de Sadournin
Ambassadrice Royale auprès du Sainct Empire Romain Germanique Francoys



Le 8 septembre 1459 :
Le Marquisat des Alpes Occidentales aux côtés du Ponant.:

Nous, Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales et nous, Prunille de Cianfarano, Comtesse Illustre de Provence

Après avoir assisté avec douleur à la chute de Bourges où la résistance acharnée des habitants n'a été brisée que par huit armées françaises réunies,

Affirmons notre soutien aux peuples du Ponant qui luttent pour conserver le droit de choisir eux-mêmes leur destin, leurs dirigeants et leurs alliances dans le respect de leur allégeance et, quand ce droit est bafoué, préfèrent à une lâche soumission les durs combats d'une guerre à eux imposée. Ils prouvent ainsi combien ce désir de liberté restera toujours au coeur des hommes une flamme brûlante qui jamais ne s'éteindra.

Constatons que balayant comme un fétu de paille tous les efforts diplomatiques et la sagesse bienveillante de ses prédécesseurs, la Reyne de France, dans son intransigeance, préfère la voie du fer et du sang pour régir les relations entre le Souverain et ses sujets, brisant les chairs et broyant les âmes, plutôt que le dialogue qui avait pourtant été initié.

Nous sentons insultées du courrier de la Chancellerie française dans lequel la Couronne de France nous fait miroiter une reconnaissance illusoire en contrepartie de notre appui, semblant croire que nous puissions être assez veules pour renier l'amitié et la dette morale nous liant aux peuples du Ponant qui ont soutenu la Provence et le Marquisat des Alpes Occidentales - et non orientales - lorsque les armées de cette même France nous envahissaient l'année dernière.

Regrettons qu'en raison des actes de violence commis envers les peuples du Ponant, la Bretagne ait été amenée à choisir entre la lettre du Traité du Mont St Michel et la parole donnée à ses alliés, son choix s'étant naturellement porté sur ceux qui n'avaient point rompu la leur mais se trouvaient agressés par les armées françaises.

Nous affligeons de voir tant de provinces fidèles à leur couronne ravagées par la guerre et tant d'hommes pris dans cette tourmente qui amène cruauté, misère et larmes. Nous prions chaque jour pour que les armes soient abaissées, que le libre choix des peuples soit respecté, que le dialogue prévale sur la violence aveugle et que soit trouvé le chemin de la paix.

En appelons à notre Très Sainte Mère l'Eglise pour faire revenir la sagesse dans les esprits et l'amour dans le coeur des hommes.

Fait en Avignon, le septième jour de septembre 1459



Marquise des Alpes Occidentales



Comtesse de Provence

Réponse du Ponant au Marquisat des Alpes Occidentales:

De nous, Membres plus que jamais unis du Ponant,

A Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales,
A Prunille de Cianfarano, Comtesse Illustre de Provence,

Recevons ce jour votre lettre de soutien qui vient nous rassurer dans cette triste période. Nous sommes heureux de constater que les calomnies et l'infamie véhiculées par celle qui porte une Couronne trop petite pour sa tête, n'ont point eu écho en votre belle région. Chaque jour qui passe apporte son lot de vilénies qui font de cette guerre une des plus effroyables portées sur le sol François. La dernière étant l'ordre royal direct d'imposer les Berrichons lourdement, par une taxe de 15 écus par champ et par échoppe. Après avoir ruiné le Berry en prenant ses mines et en faisant en sorte qu'elles s'effondrent par manque d'entretien, voilà que les forces de Nebisa saignent son peuple pour payer les frais qu'ils ont eux-mêmes engagés en s'attaquant à Bourges.

Encore une fois, par la présente, veuillez recevoir tous nos remerciements pour cette prise de position, en espérant qu'elle ne vous sera pas préjudiciable. Beaucoup nous soutiennent mais la peur leur fait parfois garder le silence. Nous ne leur en voulons pas pour autant, entrer dans un conflit comme celui-ci n'est à souhaiter pour personne.

Pour le conseil du Ponant, le huitième jour de septembre 1459,

Datan l'Epervier,
Vicomte d'Aulnay de Saintonge,
Chancelier du Ponant

Réponse au Ponant d'une poignée de feudataires "féaux":

Nous, Feudataires féaux du Royaume de France,
A ceux qui auront pris connaissance de la propagande ponantiste,

Il est temps de rétablir la vérité, et les évidences.

Que soit connus de façon irréfutable les faits suivants :

Il est facile de parler de liberté lorsque l'on a pris celle d'agir en sous-main pour se désolidariser du Royaume.

Il est aisé de crier aux manigances quant à l'élection de la reine, lorsque l'on a soi-même été élu, et que cela suffit dans les déclarations pompeuses et mensongères pour prétendre détenir droit et vérité.

Il est honteux de comparer le farouche Cronos aux affidés de la vile bretagne et du ponant ; l'Illustre doit se retourner dans sa tombe, dans son ardeur à venir botter les fondements de ceux qui ont osé insulter de la sorte sa mémoire.

Il est lâche de venir à présent jouer les victimes alors même que depuis des mois, des années, l'on a tout fait pour enfin sentir le courroux de ceux à qui l'on a tenté de nuire.

Les provinces féales ne se laisseront point duper ; elles savent que la liste des vilénies ponantesques est longue comme un jour sans pain.

Nous n'avons pas, nous, besoin de l'établir de façon exhaustive, cette liste ; nous ne ressentons pas, nous, le besoin de convaincre, parce que nous savons ce qu'il en est ; nous n'avons nulle envie, nous, de verser dans la propagande, qui n'est jamais qu'un mensonge évolué.

Nous avons pour nous notre honneur ; nous avons pour nous notre bravoure ; nous avons pour nous la colère de nos peuples, qui ont dû depuis tout ce temps serrer les poings et endurer dans l'espoir qu'un jour, la clique ponantesque retrouverait ses esprits et comprendrait qu'à force de tirer sur la corde, elle finit par se rompre. Ce jour, notre colère a brisé la digue. Les ponantistes en sont seuls responsables. Que Dieu leur pardonne.

Dans leur dernière déclaration, les félons vont jusques à en appeler à des étrangers, ne se contentant plus de la vile bretagne, repoussant encore un peu les limites de la trahison.

Pour les paraphraser, nous leur répondons : "quand vous aurez échoué, vous comprendrez que les provinces de France refusent de courber la tête devant vos incessants complots, que les élus du peuple refusent de devenir les courtisans de la bretagne sous peine de se voir attaqués par des gens sans honneur et sans courage, que tous les habitants du ponant pourront enfin relever fièrement la tête".

Armoria de Mortain,
Duchesse de Bourgogne, signe et scelle


Pour le Bourbonnais-Auvergne :


Pour le Rouergue :


Pour la Champagne :
Kelso,
Duc de Champagne


Louis Vonafred de Varenne Salmo Salar
Comte du Périgord Angoumois , signe et scelle.


Le Ponant condamne l'infamie des exactions "royalistes" au Berry.:

De Nous, Provinces alliées du Ponant,
Au peuple du Berry,
A la Reine qui utilise les coups les plus bas pour assouvir sa soif de pouvoir,
A ces représentants qui se disent Nobles et que ne sont que de vils couards sans foi ni loi,

Le château de Bourges vint de tomber, non sans une dernière défense glorieuse de la part de nombreux Berrichons, qui ont vaillamment combattu. Après maints assauts de la part de ceux qui montrent enfin aux yeux de tous leur véritable but, le Berry se retrouve à son tour floué et blessé. Mais point terrassé.
Les forces ponantaises ne laisseront pas ce geste impuni, et nous assurons le peuple du Berry de notre plus grand soutien.

Après avoir préparé son accession au trône de France depuis des mois, en plaçant ses proches marionnettes à la tête de provinces royalo-conservatrices,
Après des manœuvres honteuses de fausses propositions de concertation, dont les seuls buts étaient de préparer le mouvement de ses propres troupes,
Après une tentative avortée de manipulations et de divisions au sein du Ponant, qui n'a en fait que renforcer notre alliance,
Après la calomnie et les insultes dont nous avons eu vent concernant nos peuples alliés,
Après la main-mise sur la Guyenne, le Maine et maintenant le Berry, demain le Limousin,

Celle qui se dit Reine de France s’octroie le privilège de mettre à terre l'une de ses provinces vassales, en demandant expressément à ses troupes d'affaiblir les ressources du Berry et de détruire les mines au risque de blesser les villageois. Il en est ainsi des forces royales fidèles à celle qui dirige la France vers une guerre impitoyable et sans respect pour les autres.
Celle qui ordonne la levée d'un impôt exorbitant de 15 écus par champ et par échoppe, saignant le peuple berrichon alors qu'il est encore à terre, meurtri.
Celle qui accuse le Ponant de couvrir maints vils marauds, alors qu'elle se sert d'une armée nobiliaire de Touraine composées d'hérétiques et de brigand !
Celle qui a crié à l'infamie quand Thoros a attaqué le Limousin, mais pourtant silence gardé sur sa prise d'Angers la belle !
Celle qui se veut vertueuse et Aristotélicienne manque clairement d'équité et de partialité. N'était-ce point Namay, brigand notoire et preneur de château qui a le premier participé à l'attaque de Bourges - encore elle - faisant couler le sang et la désolation ? N'y a-t-il point en Touraine un Baron preneur de château dont le sort reste toujours en suspend, et un Duc qui a été intronisé par des rites païens ? N'y-a-il point en Guyenne un hérétique placé au conseil par le pouvoir Royal ?

Vous tous, soldats qui portez les couleurs d'une cheffe de guerre tyrannique, sachez qu'elle vous mènera à commettre l'irréparable pour assouvir sa soif de pouvoir et de sang. Il viendra un jour où ses alliés voudront à leur tour la part du gâteau. Ils commencent déjà à lorgner la Couronne de France et préparent l'après Nebisa pour "palier ses faiblesses"... Sauront-ils attendre qu'elle baisse les bras devant la pression qu'ils lui mettent ? Et vous, soldats, villageois, artisans et nobles, savez-vous vraiment pourquoi vous vous battez ? Le Ponant se défends contre cette attaque préparée depuis des mois, mais vous, vous quittez vos terres pour aller donner vos vies pendant que ceux qui vous dirigent se partagent déjà le butin qu'ils ont volé ? Et quand le courroux et la vengeance du Ponant viendra brûler vos terres, vers qui vous tournerez-vous si ce n'est ceux qui vous ont lancé dans cette infamie ?

Cette guerre n'est qu'une lutte de pouvoir qui vise à écraser ceux qui font peur sans pour autant qu'ils aient montré leurs envies belliqueuses. On se sert de vous...

Pour le conseil du Ponant, le septième jour de septembre 1459,
Datan l'Epervier, Chancelier

Traité sur les véritables causes de la guerre civile en Guyenne par maitre Philipus Aficus:

Traité sur les véritables causes de la guerre civile en Guyenne par maitre Philipus Aficus

Amis lecteurs je n’ai pas besoin de vous rappeler que la Guyenne est entrée en guerre civile, suite au refus de la reine Nebisa d’accepter un conseiller du conseil ducal comme régnant de Guyenne quel qu’il soit
Le motif officiel est l’excommunication de la majorité du conseil élu , bien qu’on puisse s’interroger sur le fait qu’un des membres excommuniés de ce conseil élu puisse se retrouver dans le conseil du baron Koyote ,sans que cela ne dérange ceux qui pourtant ne cessent de dénoncer des hordes d’hérétiques ,prêts à se lever au signal de Sancte pour saccager la Guyenne, à partir de Montauban

Toutefois dés qu’on entre dans le détail, des incongruités apparaissent.
Tout d’abord , l’étrange silence des autorités religieuses locales qui suite à l’excommunication du conseil , lancé par un cardinal extérieur à la province, n’ont fait aucun geste , ni déclaration et laissent la population dans l’ignorance religieuse ,comme si les conséquences de ces excommunications n’étaient pas son problème. On pourrait mettre en avant la faible qualité du clergé local , mais pourtant la Guyenne compte au sein de son clergé le Grand Aumônier de France

Il y a le refus de l’aide de l’ordre royal de Saint Jean dont la spécificité est de lutter contre les ennemis de l’Eglise alors que le baron Koyote et son conseil ne cessent de dénoncer la menace réformée, Réformés formant parait il l’armée de Sancte

Il est à noter la gestion correcte de la ville de Montauban où l’ordre et la loi ont toujours régné , y compris quand Sancte fut maire durant plusieurs mandats, et ceci au grand dépit des malandrins attirés par la sulfureuse réputation accolée à Montauban .Il y a même une église occupée par un prêtre hélas trop souvent absent : on est loin de l’image de lieu de perdition tombée sous la coupe de bandits réformés qu’on tente avec succès de donner à Montauban

Enfin dernière étrangeté : le fait que l’excommunié Sancte ait été reconnu par l’époux de la reine Béatrix, comme son fils naturel et le fait qu’il soit autorisé depuis à porter le nom d’une des plus illustres familles nobles : les Von Frayner, sans que cela choque quelqu’un .Même l’actuelle reine lui a reconnu ce nom. Faire entrer dans la famille Von Frayner , un excommunié , voila ce qu’il y a d’étrange

Si j’ai fait ce préambule, c’est pour constater qu’il y a quelque chose qui ne colle pas avec ces excommunications et la dénonciation de la menace réformée, comme si ces motifs cachaient quelque chose de moins avouable .C’est pourquoi il convient comme le fit le Grand Thucydide, derrière les causes immédiates de la guerre , chercher les causes profondes du conflit qui déchire la Guyenne
Pour commencer il faut rattacher la situation actuelle de la Guyenne au conflit qui oppose actuellement le Ponant à la reine Nebisa, sinon on ne comprendrait pas

1 l’alliance du Ponant

A l’origine, le Ponant fut une association de coopération commerciale, maritime, judiciaire, d'assistance militaire entre plusieurs provinces comme il en existe à travers le royaume de France.Une des originalités de cette alliance est qu’elle comprend une province jadis rattachée au royaume de France, la Bretagne ,Grand duché indépendant , qui de par sa situation géographique et des liens commerciaux a naturellement fait partie du Ponant , ce qui posait un problème pour le volet militaire pour la couronne

Contrairement à certaines alliances au sein du royaume ,plus ou moins artificielles , l’alliance du Ponant fut un succès .Outre le développement économique et commercial, , il en résulta une plus grande sécurité pour les provinces membres de cette alliance , ainsi que pour les habitants qui y pouvaient circuler librement (Les voyageurs aux prises avec les tracasseries administratives douanières savent de quoi je parle ) .

La Guyenne y gagna énormément .Épaulée par ses alliés du Ponant sur le plan militaire (le fameux agrément poitevin qui joua un rôle important quand les forces Guyennaise défirent à Agen en octobre 1458 l’armée de l’ennemi de la Guyenne Namaycush ,qui n’en étant pas à une traitrise prés, arborait la bannière royale ), la Guyenne put se concentrer sur son redressement financier. De même la menace d’une intervention militaire du Ponant tint à l’écart de la Guyenne , ses belliqueux voisins

Comme on le voit l’alliance du Ponant fut un succès .Et ce fut ce succès qui conduisit à la guerre

2 Des peurs qui se renforcent

Quant on est roi ou reine de France on regarde d’un mauvais œil tout regroupement de provinces dans une quelconque entité, surtout si pour assurer la sécurité des mers , ou des routes , il y a une coopération armée qui risque de déboucher à terme sur une alliance militaire. On ne saurait tolérer quelqu’un qui assure à votre place le devoir de protection que vous devez à vos vassaux, même si vous êtes incapable de l’assumer. C’est pour ne pas avoir assumé ce devoir de protection que l’Empereur vit la Provence rejeter sa suzeraineté

Or aux yeux de la couronne ,voir l’alliance du Ponant se développer ,c’était le risque de voir aussi se concrétiser un de ses pires cauchemars . Depuis l’indépendance de la Bretagne obtenue après plusieurs guerres sanglantes,la couronne vit dans la hantise que d’autres provinces ne suivent cet exemple .Après tout dans le Ponant il y a la Guyenne dont les ducs regardaient il y a encore quelques années vers le royaume d’Angleterre et non vers le royaume de France

Au cauchemar de la couronne de voir des provinces quittant le giron du Royaume de France , répond celui de la Bretagne , hantée par l’idée que son indépendance chèrement acquise par la lutte armée , ne soit remise en question .l’exemple de l’agression de la Provence terre aristotélicienne par une armée croisée détournée de son but religieux et conduite par la princesse Armoria, pour ramener la Provence au sein de l’Empire ,ne pouvait que renforcer ses craintes.
L’alliance du Ponant fut une chance pour la Bretagne de renforcer une coopération déjà existante et d’avoir des voisins amicaux rendant de ce fait toute attaque dirigée contre elle difficile , pour ne pas dire impossible

3 un engrenage inéluctable ?

Le Berry fut l’élément déclencheur du conflit . Province attaquée, une nouvelle fois par ses voisins, qui sous le prétexte de renverser un félon, ne songeaient qu’à piller et à la dépecer et devant l’incapacité du pouvoir royal à intervenir(ses agresseurs au nom de la guerre privée rejetant toute interventions de la régente) , en désespoir de cause le Berry retourna dans l’alliance du Ponant , dont certains membres ne supportant plus insultes, provocations et menaces continuelles de certains des agresseurs du Berry , ne demandaient qu’à lui porter secours et accessoirement à vider la querelle

Mais ce fut la nouvelle reine Nebisa de Malemort qui amplifia le conflit .Elle se posa en arbitre de la guerre mais son intervention, comme il était prévisible si on se réfère aux fracassantes déclarations qu’elle tint envers la reine Beatriz, ne pouvait que déboucher sur la guerre si les membres de l’alliance du Ponant ne capitulaient pas

Il est inadmissible qu'une Reine de France soit à vendre et ne songe qu'aux robes qu'elle peut commander et dans lesquelles se montrer tandis que les provinces de France, comme le Périgord et l'Angoumois, se trouvent la cible des attaques de brigands du Ponant dans le plus profond désintérêt.

Son attitude paradoxalement transforma l’alliance du Ponant en ce que justement la couronne voulait éviter

Ainsi l’obsession de faire sortir la Bretagne de l’alliance du Ponant , ne pouvait qu’aviver les craintes de cette dernière au sujet de la remise en cause de son indépendance . La Bretagne ne pouvait rester passive quand la reine appelait le royaumes à écraser le Ponant.Elle ne pouvait d’autant plus rester les bras croisés , que la vision d’une Bretagne abandonnant des provinces amies aurait à jamais ternie son image. Son entrée en guerre était inévitable.


4 Neutraliser la Guyenne


Que vient faire la Guyenne dans tout cela ? Voulant honorer une alliance qui avait tant apporté à la Guyenne, un premier contingent de Guyennais conduits par de hautes personnalités:ainsi les seigneurs Betoval anciens duc de Bretagne, et Hull dont la valeur militaire n’avait d’égale que la probité dont il venait de faire preuve au conseil , se mit en marche vers le Nord . La reine ne pouvait l’ignorer , tout comme l’orientation pro Ponant du nouveau conseil de Guyenne , élu.
C’est alors que le destin lui donna une occasion de neutraliser la Guyenne.

En effet fut choisi comme régnant une des personnalités les plus polémiques de la Guyenne en la personne de Sancte. Ce personnage que n’avait pu arrêter ni les procès à répétition lancés contre lui et se traduisant en général par une relaxe, ni l’excommunication initiée par un clergé local moribond, ni le coup de poignard du Grand primat de France Odoacre, ni les obstacles semés par des adversaires politiques , était un cadeau du ciel pour la couronne

Autre cadeau pour la reine , le dénommé Sancte se trouvait être reconnu comme un fils naturel par l’époux de la reine, Guise von Frayner . Rejeter l’hommage de Sancte Von Frayner pour le duché de Guyenne , c’était aussi se venger d’une reine Béatriz honnie mais aussi de la maison Von Frayner dont le père de Sancte avait épousé la reine Béatriz. A travers le fils naturel , quelle meilleure occasion que de manifester une nouvelle fois sa haine envers le défunt mari de la reine Béatriz et la maison Von Frayner, et par ricochet sur la défunte reine comme en font foi ses déclarations

Je crois qu'il y aura autant d'honneur à être destituée par une Béatrice Von Frayner qu'il y en avait à être anoblie par le Roi Levan

Nous, Nebisa de Malemort, Pair de France, et non Pair de la Castelmaure, désavouons Béatrice de Castelmaure, népotisme, paresseuse, inapte, inutile et incompétente et appelons sur elle le jugement divin afin de délivrer la France du pire des maux qui l'a jamais touché.

A ceux qui veulent se faire une idée des insultes qu’une personne peut se croire autorisée à jeter contre un reine de France , je les invite à consulter au bureau de la pairie le dossier

"Réponse à l’actuelle occupante au trône de France" .
si jamais ce dossier venait à disparaitre , une copie a été faite par précaution


Mais revenons à la Guyenne et à celui choisi par le conseil ducal pour devenir duc : Sancte von Frayner
Avec la sulfureuse réputation qui s’attachait à la personne de Sancte et l’aide de L’Eglise, jusqu’ici indifférente à la situation catastrophique de l’Aristotélicisme en Guyenne, il fut facile pour la reine de mettre hors course l’excommunié Sancte, mais aussi par une innovation juridique de l’Eglise, l’excommunication automatique sans procès, le reste du conseil. Ainsi des gens dont la foi ne pouvait être mise en doute furent pour des raisons politiques ravalés au même niveau qu’un Sancte.
Pour la comtesse Agnès de Saint Just , l’humiliation fut totale , puisqu’en appelant à sa souveraine , ce fidèle officier de la couronne n’obtint que rebuffades publiques et menaces de sanction

Toujours est il que le but fut atteint : une des provinces de l’Alliance du Ponant fut mise hors course par l’envoi du baron koyote , fidele vassal, tenant fief dans le domaine royal,,pour prendre le contrôle de la Guyenne . Certes la révolte imprévisible de l’ost Guyennais qu’on avait trop l’habitude de voir obéir sans discuter , mit à mal le discours sur la menace réformée mais une Guyenne empêtrée dans des troubles intérieurs c’est ce que voulait au minimum le pouvoir royal pour l’empêcher de défendre le Ponant


Conclusion :

comme on le voit la guerre civile en Guyenne n’est que la conséquence de la guerre redoutée par la couronne avec le Ponant , guerre que les craintes de la couronne envers le Ponant ont paradoxalement concrétisées .
Ainsi nous avons d’un coté la couronne qui a tout intérêt à dénoncer une agression bretonne , qu’elle a tout fait pour provoquer, présenter le Ponant comme un repaire de Réformés, alors que c’est la législation royale qui a permis au Réformé Sancte , de se présenter au Louvre comme duc de Guyenne. Il n’y a qu’a voir les gesticulations de la curie romaine qui ne pouvant s’en prendre directement à la reine, présente le chancelier de France (qu’on voit mal désobéir à la reine) comme un apostat et un fauteur d’hérésies

De l’autre coté nous avons des provinces du Ponant dont les dirigeants sont outrés par le parti pris de la reine qui selon eux, se comporte plus en souveraine de ceux qui ont voté pour elle , qu’en reine de France, sans oublier qu’entre alliés du Ponant et provinces soi distantes fidèles à la reine , il existe de vieux contentieux qui ne demandent qu’à ressurgir .Ces provinces faisant partie de l'alliance du Ponant ont été rejointes par une Bretagne inquiète pour son indépendance. Le risque avec un tel conflit qui dure c’est qu’un détachement envers la couronne se produise. Fait inouï des voix se sont élevés en Guyenne pour rejeter ce qu'il appelle la tyrannie de la reine

Comment finira cette guerre ? Nul ne le sait . Mais déjà la Guyenne a commencé à en payer le prix.

Le Bearn répond à la levée de ban:

Béarnaises, Béarnais,
Et à tous ceux qui auront, liront ou se feront lire la présente,
Qu’il soit su de tous,
A la demande de consultation du Coms Lucasd, les Conseillers béarnais se sont majoritairement prononcés en faveur d’un soutien au Royaume de France dans le conflit qui l’oppose à l’alliance du PONANT
.Une troupe de volontaires menée par le Duc Alcalnn est en cours de constitution.
Il est demandé aux Béarnais qui souhaiteraient la rejoindre de prendre rapidement contact avec Messire Alcalnn Blackney.
Les Béarnais qui ne peuvent quitter le Béarn mais qui tiennent à participer à l’effort de guerre du Comté par un soutien financier sont priés de se faire connaître auprès des autorités comtales.

Fait à Pau le 9 septembre de l'an de Grâce 1459,
Préparé et rédigé par AnacrOnValidé et scellé par Lucasd, Coms do Biarn.

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:58

Le 10 septembre 1459 :
- devant Limoges, la Compagnie Che Guevarrec de Patate et l'armée de Thoros encaissent une sortie de l'armée limousine "Marguerite" portant étendard du BA et dirigée par Anyanka et lui infligent de lourdes pertes. Parmi les victimes notables on compte le Comte du Limousin Gueldnar lui-même, le Grand Prévôt de France, Althiof de Marigny, l'ancien procureur de la CA Velden et le chef d'armée mercenaire Thoros, légèrement blessé.

- deux navires normands coulés par la marine bretonne.

Rectificatif au Traité de Me. P. Aficus et encouragement à la liste Libra:

Rectificatif et encouragement à la liste Libra

En ce jour du 10 septembre 1459, Maitre Philipus Aficus tient avant tout à présenter ses excuses au vicomte de Monbahus Betoval, pour avoir laissé pensé qu’il était un adepte du chapeau rond et un buveur de Chouchen , dans son traité sur les véritables causes de la guerre civile en Guyenne .Les Guyennais auront rectifié d’eux-mêmes .Quant aux autres , qu’ils sachent que le vicomte Betoval , fut duc de Guyenne et non de Bretagne
Fin du rectificatif

Qu’il soit su que le poste de bouffon de Guyenne, vient d’être pourvu par messire Dragonet, affectueusement surnommé par la reine Nébisa dont on connait la courtoisie et le tact , d’enflure nobiliaire , juste avant qu’il ne soit déchu de sa noblesse au Limousin

Sachez que cet ennemi de la couronne, après avoir accompagné le baron Koyote à Bordeaux dont il est le porte parole, pour restaurer dit il l’ordre royal et affirmer le prestige de la couronne , clame à tous les vents que le fait que son fils qui siège au conseil soit excommunié, n’est une broutille, puisqu’un jour l’excommunication sera effacée par l’Eglise ( enfin quand un membre de l’Eglise s’apercevra qu’il y a un excommunié : 18 jours au conseil quand même avec un diacre de l’Eglise) . Mais attention s’il est nommé duc, il ne voudra pas d’excommuniés au conseil.

Extrait du programme Libra
Toute personne non excommuniée, qu’elle soit aristotélicienne, athée, réformée ou païenne pourra intégrer le conseil sans discrimination sur ses croyances.

Applaudissons , alors que le Ponant est en guerre avec la reine qui en a appelé au ban pour mater le Ponant , ce tour de force incroyable qui va obliger la reine à accepter un duc qui va soutenir ses ennemis du Ponant , sous le prétexte que sa main droite (légion d’or ) ignorera ce que fera sa main gauche (légion d’airain)

Autre partie du programme Libra

Diplomatie

Sujet sensible en temps de guerre, les positions diplomatiques de Libra sont claires :

Reconnaissance de la légitimité de la Reyne.

Soutien au ponant, mais primatie à la souveraineté de Guyenne

Engagement politique, économique et diplomatique au côté du ponant.

Soutien militaire au ponant (Legion d'Airain)
(voir partie militaire)

Devoir d'auxilimum à la reyne (légions d’Or)
(voir partie militaire)

les Guyennais ne peuvent que rester béats d’admiration devant ce génie politique, dont les dons en matière de stratégie pondérée par une droiture sans égale finiront par éclater à la vue de tous ,sa déchéance nobiliaire et son titre d’ennemi de la couronne n’étant qu’un écran de fumée pour induire en erreur ses adversaires

Il est sur qu’avec le « duc » Dragonet , la Guyenne brillera ….par le ridicule.

Le Comte Baillant ou le fier honneur poitevin:



Poitevins, Poitevines,
Honorables Sujets du Comté du Poitou,

En ce jour du dix septembre mille quatre cents cinquante-neuf, moi, Baillant de Mauléon Penthièvre, ancien Comte de notre cher Poitou par deux fois, prend la plume dans le but non dissimulé de faire appel à votre courage, votre fierté, votre soutien et votre aide dans la mesure des moyens propres à chacun.

Vous le savez désormais tous, notre nouvelle Reyne, Nébisa de Malmort, a déclaré unilatéralement la guerre aux provinces vassales du Ponant, fermant toutes issues diplomatiques à un dénouement acceptable pour les provinces du Ponant et la Couronne de France comme l’ont pourtant proposé les Régnants des provinces vassales de la Couronne de France, appartenant à l’alliance du Ponant.

Si je vous écris ce jour, ce n’est certainement pas pour partir dans une liste de justifications aux circonstances de cette guerre. Je crois que chacun aura pu se faire son idée sur la situation aux vues des éléments transmit par notre Comte, le Ponant ou même – pourquoi pas – les officiers royaux.

Si je vous écris ce jour, c’est surtout et avant tout parce que des armées hostiles, sous protection royale, font actuellement route vers nos frontières. En effet, une armée constituée de Gascons s’est positionnée à Blaye, au sein d’une Guyenne dirigée par le Pair de France Koyote placé de force à la tête d’une de nos plus fidèles provinces alliées. Cette armée menace directement notre bonne ville de Saintes à la frontière Sud.
De même, les armées ayant tenu le siège de la capitale alliée du Berry, Bourges, font actuellement route dans l’intention d’appuyer leurs forces de frappes sur nos frontières, d’intensifier les combats, et le massacre de tout un peuple qui n’a jamais réclamé la guerre mais le respect des droits que confère le statut de province vassale du Royaume de France et non d’être considéré comme asservit à une couronne croyant que l’ensemble de son royaume est Domaine Royal.

Je me doute que certains d’entre vous n’entendent peut être rien à ces notions politiques, d’honneur et de respects d’une province vassal ou plus largement d’un vassal vis-à-vis de son suzerain, aussi ne l’aborderai je que brièvement pour les plus intéressés bien que l’objet de ma déclaration ne réside point là…
Le Poitou, comme toutes provinces vassales de la Couronne de France, mais n’appartenant pas au Domaine Royal, dispose légitimement d’une certaine autonomie vis-à-vis de la Couronne, moyennant néanmoins certains devoirs vassaliques, à savoir l’Aide, le Conseil et la Fidélité à la Couronne de France. Couronne de France qui doit également Justice, Protection et Subsistance aux provinces qui lui font allégeance.
La Reyne de France ne peut donc ordonner, imposer, décider unilatéralement, ou encore asservir les provinces qui lui sont vassales à sa seule volonté, contrairement à ce qu’elle peut faire au Domaine Royale, ou une partie au moins de ce dernier.
Or, l’asservissement des provinces hors Domaine Royale est clairement le désir affiché de notre nouvelle Reyne, menaçant de guerres, de sangs et de massacres si nous ne nous plions pas à sa volonté et ce, même s’il lui est proposé divers compromit de la part de chacun afin de se conformer à son souhait. Voici donc la raison pour laquelle le Poitou, notre Comté, et à plus grande échelle le Ponant, notre alliance, se trouve aujourd’hui en guerre contre la tyrannie d’une Reyne assoiffée du sang de ses sujets qui – même en guerre contre leur suzeraine – n’émettent aucunement le souhait de devenir indépendant, ceci étant particulièrement vrai pour le Poitou notamment.

Pour en revenir au sujet de ma déclaration, si je fais appel à vous aujourd’hui ce n’est pas pour aller mettre à feu et à sang des terres du Royaume de France mais pour assurer notre défense contre l’infamie de royalistes qui ne nourrissent depuis des années que le souhait d’écraser les provinces du Ponant, leur économie, et leur peuple.
Souvent, il m’est arrivé d’entendre des villageois dire que les raisons de ce conflit les dépassaient, qu’ils n’étaient pas concernés ou encore que le fait d’être vainqueur ou vaincu ne changerait rien pour eux.
A cela je souhaiterai répondre, car même si vous ne faites que cultiver votre champs ou votre échoppe, même si vous ne vous contentez que d’aller à la mine, si nous sommes vaincus nous perdrons tous plus que nous ne le pensons.
Pour cela, je vous invite à constater ce qui se déroule au Berry depuis la prise de Bourges,
Le pillage des marchés et des ressources du Comté sont devenus monnaie courante, ayant entre autre pour conséquence :


  • Une incroyable hausse des prix, pour ne pas dire une pénurie, sur les denrées élémentaires et nécessaires à la survie des berrichons, du au pillage par les armées royales des besoins primaires d’un peuple tout entier qui n’a eu d’autres torts que de vouloir défendre ses droits légitimes.
  • Un pillage des richesses du Duché du Berry, passées en négatif selon les dernières estimations, entamant les perspectives d’avenir et de prospérité de notre allié berrichon.
  • Une prise des mines et un non entretient de ces dernières, mettant directement en péril la sécurité et la survie du peuple berrichon déjà oppressé.
  • Des armées sous la bannière royale qui n’hésitent pas à faucher tous les passants qu’ils croisent sur leur chemin, à quelque trente contre un, laissant ces hommes, ces femmes et ces enfants pour mort au milieu d’un chemin, au mépris de toutes valeurs Aristotéliciennes, d’honneur et de dignité.
  • Des impôts exorbitants et répétés, dont le dernier s’élevait à 15 écus par champ et/ou échoppe, sont régulièrement prélevé sur ce peuple déjà à l’agonie…


Toutes ces mesures si elles se passent en Berry, se dérouleront également en nos terres si nous sommes vaincues, n’en doutons pas.
Toutes ces mesures ne feront pas qu’oppresser une certaine élite, puisque certains pensent que ce conflit ne concerne qu’une élite... NON ! Ces actes toucheront bien l’intégralité du peuple, nobles, érudits, artisans, paysans ou encore vagabonds et ce quel que soit votre condition : homme, femme ou enfant ; malade ou non, blessé ou non, royaliste ou non.

C’est pourquoi, en ce jour, et ce quel que soit vos convictions, vos dissensions, vos rancœurs, je fais appel à vous. Chacun a un rôle à jouer dans ce conflit, selon son souhait et ses capacités.

Si vous souhaitez vous battre au sein de nos armées poitevines, aux côtés d’armées ponantaises, ou si vous souhaitez simplement vous joindre à moi, vous trouverez toujours un bon accueil et un ravitaillement durant toute la campagne. Vous serez traité comme des frères d’armes, peut importe votre passée, vos convictions ou vos perspectives futurs, du moment que vous combattez à nos côtés, pour le Poitou, pour vous, vos amis, votre famille ainsi que pour tous les hommes qui jour après jour combattent aussi pour votre liberté et votre qualité de vie.
Si vous partagez ce point de vue qui, je l’avoue, correspond au mien, contactez les commandants d’armée de chacune de vos villes, ou contactez moi directement.

Si vous ne souhaitez pas aller au-devant des combats mais que vous refusez la soumission, l’asservissement, la famine, le pillage de vos biens et de vos économies, le Poitou a tout autant besoin de vous.
N’hésitez pas, contactez dès maintenant l’un des responsables de la défense de votre ville et rejoignez un groupe de défense (corps d’armes ou lances) qui ne vous mobilisera qu’en cas de nécessité du à une attaque sur votre ville, voir un siège tenu par nos ennemis.

Voici les responsables de la défense des différentes villes poitevines que vous pouvez contacter :


  • Thouars : Helena., Choupi22, Sophie, Pano
  • Poitiers : Merveille.du .mounet, Lanie
  • Niort : Anagor, Lisou0509
  • La Rochelle : Florelanne
  • Saintes : Kinmar., Theodebert, Xavix
  • La Trémouille : Tornade, Davor.


En dehors des périodes de défenses, le Comté compte aussi sur vous pour produire les denrées nécessaires au ravitaillement de nos troupes, pour cela contactez notre Commissaire au Commerce, Messire Xavix, qui vous transmettra les besoins du Comté :


  • Forgerons -> Faites des épées
  • Tisserands -> Faites des boucliers
  • Charpentiers -> Faites des bâtons (manches)
  • Meuniers -> Produisez de la farine
  • Boulangers -> Faites du pain
  • Bouchers -> Faites de la viande



La menace qui plane sur nos frontières n’est pas à prendre à la légère, souvenons-nous que le siège de Bourges a été tenu avec entre 150 et 200 hommes ennemis, prêt à massacrer l’ensemble des berrichons pour arriver à leurs fins.
Souvenons-nous avec quel courage nos alliés berrichons ont lutté contre l’assaillant, l’affaiblissant considérablement afin de diminuer sa force de frappe.

Nous sommes poitevins, nous sommes fiers et nous ne fléchirons pas !
Tous, d’où que nous venions, qui que nous soyons, quel que soit notre statut, notre force, hissons nous ce jour pour défendre la terre de notre Comté, protégeons nos frontières contre l’envahisseur, chantons à la gloire du Poitou, vénérons la mémoire de nos frères tombés au combat et que chaque poitevin blessé encourage deux autres poitevins à se joindre à notre combat, un combat contre la tyrannie et non pas contre la monarchie, un combat contre l’asservissement et non pas contre des liens de vassalités, un combat pour notre autonomie et notre liberté, bref, un combat pour nous et notre avenir !

Battons-nous avec fierté, force, vigueur, courage et témérité jusqu’à obliger la souveraine de France à baisser les armes et trouver issue diplomatique à ce conflit, alliant les souhaits de la Couronne à nos intérêts et au bien-être du peuple poitevin ainsi que celui de nos alliés.
Le Poitou est grand, les poitevins sont un grand peuple, nos alliés sont fidèles, en nous unissant tous rien ne nous sera impossible, nul ne nous asservira… et nous vaincront de cette horde assoiffée de sang qui fait marche contre nous !

Fiers poitevins, l’heure est venue, entendez sonner le clairon, il est temps de porter haut nos couleurs ! Rejoignez- nous, ensemble devenons les acteurs de notre destinée et non pas de simples spectateurs d’une certaine fatalité !

Ma bannière et mon armée vous sont dévouées et je me ferai un devoir de combattre à vos côtés, pour vous, pour le Poitou et pour le respect de nos droits !
Joignez-vous à moi !


« Poitevins devant, jamais ne se rend ! »

Fait en terre poitevine, ce dix septembre mille quatre cent cinquante-neuf,
Baillant de Mauléon Penthièvre,


Le 11 septembre 1459 :
- Limoges assiégée par trois armées du Ponant
l'armée "Compagnie Che Guevarrec"
l'armée "Les Aigles de Thouars"
l'armée "Alae Furore III"


- 6 armées de renforts royalistes à Guéret et à Tulle.

Réponse de Koyote à Sa Grâce Baillant:

En réponse au courrier de Sa Grandeur le Comte Baillant de Mauléon Penthièvre,
Aux peuples de Guyenne et du Poitou en particulier,
Et à ceux du Royaume de France en général.

Je vous salue.

S'il est vrai que la guerre fait actuellement rage au nord du Duché de Guyenne, il n'a jamais été voulu par le Conseil de Régence et par moi-même, de la porter sur nos terres ou sur celles de nos alliés.
Ainsi que le prévoient les usages guerriers, la Guyenne ne saurait entrer en guerre contre quiconque sans déclaration préalable.
Or il n'y en eut point et il n'y en aura pas tant que j'assurerais la Régence, sauf si de nouveaux événements nous y contraignaient.
Ainsi, toute entrée d'une armée étrangère - i.e n'ayant pas reçu l'agrément préalable - serait considérée comme un acte belliqueux.

Afin de nous prévenir de toute intrusion, la Guyenne s'est ainsi dotée de 4 armées en mesure de faire respecter ses frontières.
La position du Ponant restant à ce jour ambiguë quant à la Régence, l'une d'elle est ainsi positionnée dans la bonne ville de Blaye.
Elle est conduite par le Seigneur Fradou, noble et fidèle sujet de Guyenne.
Celui-ci s'est vu attribuer l’agrément de notre province pour donc être en mesure à parer tout acte d'intrusion.
Il n'y a donc aucune armée Gasconne présente en Guyenne contrairement à ce qui est laissé entendre.

En outre, il a été demandé il y a de cela plusieurs jours à l'armée conduite par messire Hull, de ne plus prendre part aux combats opposant les forces du Ponant à celles de la Couronne de France.
Alors que celui-ci a feint le retour en Guyenne, il en a profité pour attaquer d'autres armées engagées dans le conflit.Je réitère donc mon ordre pour qu'elle se disperse sans plus attendre.
Son entrée en Guyenne ne saurait être tolérée et conduirait à un affrontement fratricide dans la mesure où elle ne porte pas un pavillon de Guyenne
.La menace par l'arrivée d'une armée d'une quelconque puissance étrangère, y compris du Poitou, bien que membre comme la Guyenne de l'Alliance du Ponant, serait considérée comme un acte de guerre.

Je tiens à rassurer par cette déclaration le peuple Poitevin que son voisin du sud n'a nulle prétention d'envahir son territoire ou d'y porter atteinte.

J'appelle les nobles du Poitou et en particulier Messire de Mauléon Penthièvre à plus de tempérance et de discernement dans ses propos.
J'engage les sujets de Guyenne à se tenir prêts à riposter contre toute attaque venant d'au-delà de nos frontières.
Les volontaires peuvent ainsi prendre contact avec notre Connétable, messire Amael59." Advienne que pourra ! la Guyenne brillera !"Fait ce 11 du mois de septembre à Marmande.

KoyoteRégent de Guyenne


Le 12 septembre 1459 :
- l'armée Alea Furore III détruite par les armées royalistes après une attaque suicidaire de la nouvelle meneuse.

- la Cogue de Guerre "Flanders II" des FSF coulent deux bateaux Normands "La Lizie" et "La Rouge Geôle" . (information parallèle)

Nouvelle crise interne en Bretagne:

De nous Douchka de Kreneg Montfort, Dukez Breizh
Par la volonté du peuple,


Au peuple de Bretagne,Demat !

Faisons savoir en ce jour du 12 septembre 1459 que Nous ne pouvons plus, en toute conscience, accepter la folie guerrière s'étant emparée du Grand Duc Eflyn de Montfort.

Nous ne pouvons plus le laisser jouer avec la vie des Bretons et avec l'avenir de la Bretagne.
Nous devons préparer la Bretagne à sa défense.

Haute trahison pour les dirigeants bretons Si élu par le peuple breton tu deviens Qu’il ne te vienne pas à l’idée un beau matin De mettre en péril le grand duché de Bretagne Car la Haute trahison est bien pire que le bagne !

Un dirigeant se doit d’œuvrer jour et nuit au maintien de l’équilibre économique et politique en Bretagne et d'assurer la stabilité diplomatique avec l’étranger.
Mettre volontairement en péril cette harmonie recherchée fait cas de haute trahison.
Le GD rentre dans ce cadre car il est élu par le peuple tout autant qu'un duc

De par ce fait :

Nous considérons que le Grand Duc Eflyn de Montfort manque a ses devoirs de par ses nombreuses tentatives de déstabilisation du conseil ducal et ses menaces incessantes de le renverser.
Qu'il a failli a maintenir l'équilibre économique , politique de par ses campagnes militaires désastreuses et ses demandes de retraits incessantes.
Que par ce fait, il a mis volontairement en péril l'harmonie recherchée

Qu'en cette période de trouble nous ne pouvons nous permettre de faire trainer cet état de fait.

La Grand Duc détermine et dirige la politique extérieure bretonne, en associant le duc à tout projet d’accord ou d’action militaire.

Considérons qu'ici encore le Grand duc a manqué a ses devoir, écartant volontairement le pouvoir ducal de toute décision.

Le Grand Duc veille à ce que l’honneur de la Bretagne ne soit pas souillé en encourageant les actes de gloire pour la patrie et en pourfendant tous ceux qui nuisent à sa grandeur.

Considérons que le Grand Duc démontre manquement a ce devoir en pourfendant ceux qui militent pour la Grandeur de Breizh et non les ennemis de la Bretagne.

Article 3e : Le duc de Bretagne
Toutes choses en Bretagne sont tenues dans la main du Duc ou de la Duchesse,
De ses doigts il ou elle commande aux destinées et dans le creux de sa main tient les richesses,
De sa poigne il ou elle doit briser les menaces et abattre par son poing les ennemis qui se dressent.

1.Le duc est élu par les douze membres du conseil après chaque élection, sous réserve des conditions fixées par la loi quant aux qualités requises pour cette fonction.

2.Le duc a le pouvoir de nommer et de révoquer aux postes du duché, de diriger la politique intérieure, est responsable de l’armée et est le protecteur de la Bretagne.

Les armées

Par premier principe, toute armée présente sur le sol breton doit avoir été autorisée par les autorités compétentes.

Par second principe, toute armée répond de l’autorité qui lui accorda le droit de prendre les armes.

Par troisième principe, le duc possède une compétence générale pour commander aux armées présentes sur le territoire, dans les conditions fixées par la loi. Le Grand Duc possède quant à lui une compétence générale pour commander aux armées en dehors du territoire

La loi peut confier à chacun des compétences spécialisées en exception à ce principe.

Par quatrième principe, les armées doivent répondre en premier lieu aux ordres d’importance prioritaire, en second lieu aux missions qui leur sont confiés par leur autorité de référence et en dernier lieu aux ordres ordinaires.

La loi prenant soin de définir clairement l’étendue de chacune de ces notions.

Le gouvernement est responsable, par principe, de la sécurité nationale, de l’économie nationale, de la défense nationale, de la basse justice et de l’organisation du territoire national.

En conséquence de quoi :
Nous ne reconnaissons plus Eflyn de Montfort comme Grand Duc de Bretagne.

Préconisons de le ramener en son castel le temps que médecin puisse le faire revenir à la raison.

Rappelons ce jour toute armée de l'ost breton , et chaque soldat étant sous nos ordres a l'étranger à revenir sur le territoire de Bretagne.

Déclarerons félonnes les armées non autorisées par notre personne sur le territoire breton.

Renforçons dès a présent la défense de Rennes pour contrer la menace interne qui pèse sur le conseil et notre personne.

Pour Breizh !

Douchka de Kreneg Montfort
Dukez Breizh

Grand_sage:


Le Grand Duc ne quitte ses fonctions que par sa propre volonté ou par celle de l’Ankou.
En cas de mort ou d’incapacité prolongée du Grand Duc, une assemblée composée des ducs et marquis de Bretagne doit désigner un régent qui héritera temporairement des pouvoirs du prince, sous le contrôle de la Cour de Justice.

Le Grand Duc peut si le conseil est hors d'état d'assurer sa mission, ou s'il viole manifestement et délibérément la Constitution, déclarer prendre la suppléance. Le Cromlec'h et la Cour de justice doivent alors confirmer cette prise de pouvoir pour qu'elle entre en vigueur et en fixer le terme.

Vonafred parle au poitevins:

Peuple Poitevin,
Salutations et paix.

Vos dirigeants aiment à passer pour les défenseurs du bon droit et de la morale mais agissent comme de vils soudards ignorant de la parole donnée.
Nos provinces sont en paix depuis des lustres...
Ils viennent de commettre acte de guerre contre nostre peuple et ce malgré leurs belles paroles et les traités signés.

Nous Périgord Angoumois sommes restés neutres jusqu'alors et ce malgré nostre allégeance au Royaume de France.
L'odieuse agression dont nous avons été victime est un acte inqualifiable.
Nous avons exigé condamnation et réparations.
Sans nouvelles ce sera la guerre, nous le déplorons, vos dirigeants assumeront leur actes.

Ouvrez les yeux fiers Poitevins, Vos alliés Berrichons sont écrasés, les Angevins moribonds, la Guyenne à déclaré neutralité et la Bretagne se retire du conflit...

Vous êtes seuls et bientôt affronterez les armées coalisées des Provinces de France...
Tout ça pour quoi ?

Pour assurer la soif de pouvoir et les égos démesurés de quelques un qui se rient des efforts et souffrances de leur concitoyens et se prétendent patriotes.
Belle leçon d'un quarteron de sans honneur.

Pesez mes paroles fiers Poitevins et faites selon vostre conscience.
Il n'est nul honneur à trépasser pour un despote mais grandeur à négocier la paix.

Que le Très Haut vous conduise sur les voies de la raison.

De nostre Ost en marche, le 13 septembre 1459.


Lettre de Vonafred:

A Jake de Valombre, Seigneur de Chanteloup & de Montoiron, Dirigeant de fait de la province du Poitou

    Messire de Valombre,


Par la présente missive, Nous vous adressons très officiellement notre profond mécontentement suite à la violation de nos frontières par vos armées.

En outre, nous nous indignons d'apprendre que non contents de violer l'intégrité territoriale du Périgord et de l'Angoumois, des poitevins en armée ont pillé le nord de nostre Province, rattachant au Poitou les terres et les mines sises au Nord-Est d'Angoulesme.

Nous vous rappelons que les comtés du Périgord-Angoumois et le Poitou sont encore et toujours liés par un traité d'Entente, d’Amitié et de Coopération.

Ce traité en son article premier stipule :"Au nom de leurs peuples, successeurs et vassaux, les régnants de Poitou et du Périgord & Angoumois s'offrent une paix et une amitié sincères et durables. Il sera évité, de part et d'autre, tout acte hostile mettant en péril la présente amitié.

"Son article troisième prévoit :"Le Poitou et le Périgord & Angoumois s'engagent à châtier les criminels selon la procédure de coopération judiciaire en vigueur."

En ce que ce traité contient également un chapitre relatif à l'entente militaire entre nos deux contrées, il fut prévu :"[Que le Comté du Poitou et le Comté du Périgord & de l'Angoumois] s'engagent à ne pas faire pénétrer leur armée sur le territoire de l’un des autres signataires du traité, à moins d'en avoir reçu l'autorisation expresse du concerné.

"Enfin Nous soulignons que le traité nous liant prévoyait clairement :"[Que] Leurs Grandeurs ainsi que leurs héritiers et successeurs s’engagent à respecter les articles de ce traité. Tout manquement à une clause par l’une des deux parties libère l’autre de ses engagements par la rupture du traité jusqu’à ce qu’une compensation substantielle soit réalisée. Toute annulation unilatérale du traité en situation d'invasion, guerre déclarée est un acte de Trahison et autorisera des représailles sans limitation d'aucune sorte."

En application de tout ce qui a été énoncé supra, parce que le comté du Périgord et de l'Angoumois n'a jamais failli à sa parole, et parce qu'il nous est impensable que notre voisin et allié de longue date puisse avoir manqué à son honneur et se soit parjuré, nous considérons ce traité comme toujours valide et d'application.

C'est pourquoi, Nous estimons être dans notre bon droit et en mesure de formuler les exigences suivantes, à savoir :

  • Que sous deux jours, le Comté du Poitou et son conseil condamnent fermement cette violation de notre intégrité territoriale,
  • Que sous deux jours, les criminels ayant lâchement attaqué notre territoire soient traînés en justice.
  • Et qu'enfin les carrières du Nord-Est de l'Angoumois soient remises dans leur pristin état aux frais exclusifs du Poitou.


Si d'aventure ces conditions n'étaient pas respectées, la rupture de toute relation entre nos deux terres sera de fait imputée exclusivement aux torts du Poitou.
Une telle rupture exposera vos terres à une guerre, totale, absolue et sans quartiers pour la plus grande joie de ceux qui nous y invitent depuis des semaines.
Puissions nous éviter un bains de sang inutile.Que le Créateur vous inspire sagesse et paix.

Faict en nostre Etat Major de Campagne, en ce 12ème jour de septembre 1459.
Louis Vonafred de la Varenne Salmo SalarXXVIIème Comte du Périgord et de l'Angoumois

Réponse du général Cyclope à Vonafred:

A Louis Vonafred de la Varenne Salmo Salar
XXVIIème Comte du Périgord et de l'Angoumois

Messire Vonafred

Les armées Poitevines se sont rendus en Berry afin d'aider le peuple Berrichon,dont les comtés hostiles envers lui y compris le PA,ont piller la capitale et laisser leurs mines s'écrouler afin d'assouvir sans doute une vengeance personnelle,et meurtrir encore plus ce petit Duché.

Honneur soit donné d'ailleurs aux Berrichons qui luttèrent pour défendre leur capitale et le peu de bien qu'ils avaient,contre huit armées ,puissantes et bien armés.

Ses armées contenaient dans leurs rangs de nombreux Perigourdins,et quelques Poitevins furent d'ailleurs massacrer par vos congénères.

Ainsi quand je lit votre annonce,veuillez ne pas parler d'amitié entre nos comtés.
L'amitié sa s'entretient et sa se mérite....un peu comme une mine d'ailleurs...

Que vos armées osent donc s'avancer en nos terres,et je vous promet le pire cauchemar de votre vie.
La prise de cette mine n'étant été qu'un avertissement,afin de vous faire prendre conscience,du mal que vos sbires ont fait au Berry,et que vous consentiez dés lors a retirer ses dictes armées du conflit actuel.
Mal que vous vivez aujourd'hui par la prise d'une de vos mines et croyez bien que je m'en réjouit.

Dés lors que vous mettrez un pied..ou l'autre...ou les deux en terre Poitevine,croyez bien que vous aurez signé sans doute une déclaration de guerre envers le Poitou.

Mon avertissement ne vaut pas la parole de mon comte,mais croyez bien que nos armées sont prêtes a vous recevoir,et mieux encore à vous infliger encore plus de mal qu'une simple mine de pierre.

Sachez qu'en Poitou nous ne sommes pas rancunier,mais avons bonne mémoire.

Les âmes des Poitevins tombés en Berry,demandent vengeance et réclament justice.
C'est sur un plateau d'argent que je leurs offriraient votre tête,si mon comte m'en donne l'ordre.
Rentrez chez vous et travailler à la mine,vous serez plus utile dans votre Comté qu'a vouloir guerroyer et ruiner encore plus votre peuple.

Puisse le Créateur vous inspirer sagesse et paix.
Que nos armes ne doivent entendre le crie des hommes que vous aurez envoyer au massacre.



Baron de Marsay
Général de la légion Poitevine


Le 13 septembre 1459 :
- le Duc Alleaume tombe sous les coups de la Memento Mori emportant avec lui Namaycush "le Scélérat".

Réponse de SG Baillant à Koyote:



Au Régent de Guyenne, Sa Seigneurie Koyote,
Ainsi qu’à tous ceux qui auront lu ou entendu votre réponse, dans nos frontières et au-delà,

Salutations,

Quelle surprise que de vous lire, le temps d’un bref instant j’eusse même espéré que vous me répondiez afin de vous joindre à nous, l’allié historique de la Guyenne. Mais il est vrai que je suis un grand naïf, on ne mord pas la main de celui – ou plutôt de celle, dans le cas présent – qui nous a dans ses bonnes grâces. D’ailleurs, dans quel monde vivrions-nous si une province prenait parti pour stopper l’invasion d’une autre province alliée que ce soit par le dialogue ou par les armes, je vous le demande ?!

Enfin… il m’est fort agréable de vous lire, n’ayant je crois encore jamais eu l’occasion d’échanger avec vous. Ceci étant, peut être pourriez-vous m’éviter les mensonges et mauvaises foi d’usage, certains vous dirons que je suis vieux déjà, et toutes les ruses dont vous usez me sont fort connues.
Néanmoins, je vais vous laisser le bénéfice du doute. Vous ne me connaissez pas donc vous ne pouvez pas savoir que lorsque j’affirme je ne mens points, contrairement à ce qui a été dit à vos sujets par certains de vos proches si je ne m'abuse... ?!
Je m’en vais donc préciser mes propos plutôt que de les tempérer, concernant cette armée composée de Gascons et présente à Blaye.

En effet cette armée est menée par Fradou et a reçu agrément Guyennais, toutefois le meneur n’a jamais fait l’armée… C’est en tout cas la position que défend Paris depuis tout temps... Ainsi si, comme vous le dites « Il n'y a donc aucune armée Gasconne présente en Guyenne contrairement à ce qui est laissé entendre. », peut être pourriez-vous me dire ce que des gens avec un fort accent Gascons, reconnaissable parmi tant d’autre vous me le concéderez, font dans les rangs de cette armée menée par Fradou et composant l’essentiel de ses effectifs… ?!

Ne répondez pas tout de suite, je sais que vous allez dire que je mens, je vais donc anticiper votre réponse et donner des noms. Selon mes informateurs, il ne fait aucun doute qu’au moins les dénommés Chevalier_dide, Celiom, Bilbao1, Trackoul, Marie.antoinette, tous cinq résidant de Gascogne composent votre armée positionnée à Blaye.
Aurez-vous de nouveau l’audace de prétendre qu’il n’y a pas d’armée Gasconne en vos terres ? Ma foy, si je m’en tiens à cette première réponse, c’est probable...
Dans le but louable - que vous apprécierez je l’espère - de ne pas perdre plus de temps, je vais vous fermer un peu plus de portes de sortie en vous transmettant une partie du discours de l’actuel Duc de Gascogne, discours qui me fut moi aussi retransmit par un tiers d’entière confiance… juste au cas où vous émettriez l’argument de « volontaires indépendant de la Gascogne »

Sa Grasce Koreldy, Duc de Gascogne, s’est exprimé ce 2 septembre en même temps que sa réponse favorable à la levée de Ban Royal en ces termes, pour partie de son discours :



    « [...]Maintenant j'aimerais aborder un autre point avec vous. De nos jours le royaume est troublé par une guerre qui ronge ses terres. La guerre entre le ponant et la couronne bat son plein.Comme vous le savez, notre Reyne a levée le Ban Royal et la Gascogne a répondu à ce Ban. Ce jour les nobles gascons se regroupent et certains partent pour rejoindre cette guerre.Actuellement quelques uns de nos hommes sont partis en Guyenne renforcer les troupes Guyennaises comme l'a demandée la Reyne.J'espère que ce conflit ne va pas s'empirer, ni durer longtemps, bien que j'ai peu d'espoir. La Gascogne reste fidèle à la Reyne et l'aidera du mieux qu'elle peut.Si certains d'entre vous veulent prendre part à la guerre, qu'ils contactent le Capitaine Phrateus. Il saura vous guider et vous expliquer ce qui est attendu.[...]»



Pardonnez si quelques termes ne sont pas strictement les mêmes, les notes que l’on m’a transmises ont peut-être été tronquées mais l’esprit du discours a été soigneusement conservé, croyez le. Reconnaissez que cela laisse un doute sur vos intentions et votre position n'en devient que plus ambigüe... elle.

Je réitère donc mes propos, cette armée présente sur Blaye est perçue comme une menace envers nous, et justifie que le fier peuple poitevin se mobilise également à cet endroit.
Si vous voulez nous rassurer, il vous suffira de ramener cette armée à Bordeaux ou de la faire rentrer dans la ville de Blaye.

A votre image, je renverrai la même menace avant que de « rassurer » : Si l’armée sur Blaye ou toutes autres armées, n’ayant pas reçues notre autorisation, venaient à s’égarer trop au Nord de Blaye, nous considérerons cela comme un acte de guerre de votre part. N'allez pas croire que, trop occupés par les troupes royales, nous n'aurions pas les ressources de riposter à une ou deux attaques isolées...

Que le peuple de Guyenne se rassure toutefois, si une agression de notre territoire était faite, nous ne nous en prendrons jamais à ce peuple que, nous autres poitevins, affectionnons tant. Nous considérerons que la faute en revient au régent imposé par une Reyne tyrannique, ayant clairement fait ingérence dans les affaires politiques de Guyenne (province hors DR, rappelons le) sans laisser au peuple le choix d’un régent, et notre courroux tomberait alors sur le responsable et ses sbires.

Enfin concernant l’armée dirigée par messire Hull, il semble que ce dernier se plaise assez à nos côtés, et je dois dire que c’est réciproque… Nous songeons même à l’adopter ! Remarquez que pour préserver nos relations amicales, nous pouvons également demander à messire Hull et ses hommes de se joindre à une de nos armées… selon vos critères il s’agirait alors d’une armée tout ce qu’il y a de plus poitevine, n’est-ce pas ?
Quoiqu’il en soit, aux vues de l’aide que cette armée nous a apporté et étant donné le destin que vous leur réservez s’ils rentrent en héros et avec les honneurs en terre de Guyenne (qui sont les leurs également), je pense que nous accepterons l’armée de messire Hull quelques temps encore en nos terres, s'il le souhaite.

Pour conclure, puisque de notre côté nous avons tout de même une guerre à mener, un territoire à sécuriser, un peuple à protéger… Le Poitou n’est pas celui qui a placé une armée étrangère… pardon, composée d’étranger… à sa frontière. Nous resterons donc en alerte sur cette frontière tant qu’elle s’y trouvera et ne ferons pas montre d’une tolérance exceptionnelle à son égard. Passé cela, et tant que vous resterez dans cette pseudo-neutralité, nos relations devraient rester cordiale, n'ayant pas d'ambitions bellicistes, nous, mais sommes déjà fort afféré à résister à celles de notre Reyne.

Je profite enfin de l’occasion pour inviter les sujets de Guyenne désireux de repousser les armées de Nébisa à se joindre à nos côtés, puisque vous m’en donnez l’occasion, nous considérerons chaque volontaire de Guyenne comme nos frères et les traiterons d’égal à égal.

Peuple de Guyenne, le Poitou ne vous oublie et ne vous oubliera jamais !! Votre présence à nos côtés est et a toujours été un plaisir.

Mes cordiales salutations votre seigneurie Koyote.


Fait ce treizième jour du mois de septembre, en terre poitevine.
Baillant de Mauléon Penthièvre,


Le 14 septembre 1459 :
- l'armée royaliste "l'Aiguiane" comprenant dans ses rangs SSMelior, s'en prend à la Comtesse Agnès de Saint-Juste et à la Duchesse Isambre de Blanquefort ainsi qu'au vassal de la double Vicomtesse angevine Tiss de Reikkrigen.

La Duchesse Isambre de Blanquefort s'exprime sur l'agression dont elle fut victime:



Aux habitants de Guyenne et à sa noblesse, salutations.

Nous, Isambre Hyrglas-Blanquefort, Duchesse de Blanquefort et Baronne de Luzech, membre de la haute noblesse de Guyenne, par la grâce du Très-Haut, souhaitons porter à la connaissance des Guyennois ce qui suit :


    Qu’il soit su de tous qu’une odieuse affaire a blessé au cœur le duché de Blanquefort et la baronnie de Luzech en ce treizième jour de l’an de grâce quatorze cent cinquante neuf.Que les Ducs de Blanquefort et barons de Luzech saluent aujourd’hui le courage et la loyauté de deux hommes : Robin_de_Locksley et Eikorc blessés dans l’exercice de leur mission, en nous protégeant valeureusement de leurs épées nues. Gloire et honneur à ces deux hommes ! Que leurs noms traversent les siècles et les siècles !Qu’il y a quelques jours, afin de rejoindre nos terres de Blanquefort, après avoir invité notre amie Xanthipremier à déguster quelques vins de nos caves ainsi que Dame Jessilisa, avons, par l’intermédiaire de notre intendant, loué les services de mercenaires afin d’être escortée sans dommage jusqu’à notre forteresse. Ceux-ci répondaient aux noms de : Robin_de_Locksley, Eikorc, Felina, Maleus et Moortirmer. Qu’ils soient remerciés pour leurs bonnes œuvres car ils n’ont pas failli ! Nous prierons le Très-Haut afin qu’à l’heure dernière ils reçoivent la gloire décernée aux âmes loyales et féales.Qu’alors que nous nous dirigions paisiblement vers nos terres de Blanquefort, nous avons rencontré un couple de furies, brandissant canne et étendard. Etant entendu qu’elles ne jouissaient pas de toutes leurs facultés cognitives, nous avons jugé bon de les écarter de notre chemin avec les précautions et délicatesses d’usage par devers tant de folie. Ces courtoisies achevées, deux de nos hommes blessés, nous avons rebroussés chemin et nous sommes arrêtés en la bonne ville de Bazas où nous avons logé en ma résidence.Que demain, nous poursuivrons notre paisible route en direction de nos terres ainsi que convenu aux prémices de notre voyage.


Que le Très-Haut protège la Guyenne, son peuple et sa noblesse et célèbre le courage de toutes les âmes féales et loyales qui voguent en ce monde de turpitudes.

Que quiconque démentira ou niera la teneur de cette déclaration soit transpercé par le javelot de l’anathème, dès à présent et pour l’éternité. Et que sa place soit, pour sa fourberie, avec ceux qui sont à jamais entourée d’un feu inextinguible, dans un amas de perdition.

Ecrit de notre main et signé de notre sceau,

- La Champagne s'empare d'une mine artésienne entre Compiègne et Péronne.

- Le Grand-Duc Elfyn, soutenu par les institutions bretonnes renverse la duchesse Douchka et confie la régence à Cassius de Montfort.


Du 10 au 16 septembre :
Près de 12 bateaux ennemis ont été coulés par la flotte ponantaise, essentiellement sur la Loire et au large de la Normandie, prouvant si besoin la suprématie du Ponant en matière de navigation.


Le 17 septembre 1459 :
- Trois armées nébisiennes s'attaquent à Saintes et sont repoussées sur Bourganeuf après un combat sanglant pour les deux côtés (une dizaine de morts de chaque côté).
"les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Amaelle,
"Les Lames d'Amahir" dirigée par Florianne.,
"Sourire BA , poutrage Auvergnat" dirigée par Theraph.
"Veneratio vel Nex" dirigée par Hull
"Ab Saintes" dirigée par Theodebert


(AAP)12-09 :

Cholet (AAP) : Suite à une déclaration commune signée par le Berry, le Poitou, l'Anjou et l'Artois, les provinces françaises du Ponant dotent le conflit actuel d'un sens et d'une portée. Selon elles, la lutte armée menée en ce moment contre la reine de France a pour but de restaurer la "vertu" sur le trône et garantir la "liberté" des provinces françaises face au "règne personnel, dictatorial et donc néfaste pour le Royaume" de la Reine Nebisa. Une cause pour cette guerre dont la Bretagne, alliée de ces provinces, s'est faite l'écho en déclarant récemment vouloir aider ses partenaires français dans leur lutte contre la "tyrannie".

C'est donc, en tout état de cause, une fronde qui agite aujourd'hui la France et non, comme cela était présenté par le camp de la Reine, une volonté de dislocation du royaume ou de rattachement à la Bretagne. En effet, les provinces rebelles ayant bien pris soin de commencer leur annonce par un rappel de leur allégeance à "la France éternelle" et d'insister par la suite dans leur volonté de servir les intérêts du royaume.

C'est la première fois depuis la fronde menée jadis par le puissant duc de Champagne Caedes, il y a près de 6 ans, que des provinces se liguent politiquement et agissent militairement contre le trône de France en prônant la défense de celui-ci contre les dérives du titulaire de la couronne. D'ailleurs feu Caedes est cité en exemple, ainsi que différentes hautes figures de l'Histoire contemporaine de la France : Cronos et Elra, connus pour leur rôle majeur pour la paix entre la France et la Bretagne et à l'intérieur de la France, ainsi que l'ancienne reine Béatrice, qui avait apaisé les tensions liées à l'existence du Ponant.

La guerre du Ponant se voudrait donc une guerre entre les droits de la couronne et le droit des provinces, sans remettre en question le principe de la royauté ni le périmètre du royaume de France. Cette cause se veut crédible au regard de la longue liste des oppositions entre provinces et royauté sur leurs droits respectifs, notamment sur la capacité de faire un traité avec un Etat étranger, ou plus récemment sur la capacité d'intervention de la monarchie sur un gouvernement provincial (en Guyenne) ou dans un conflit privé (dans le Berry). Ce conflit juridique et politique étant de très longue date et crispe le Ponant et la monarchie depuis longtemps. Plusieurs évènements majeurs illustrent cette longue macération du problème, notamment la déclaration de feu le roi Lévan III sur l'irrégularité du Ponant, ou encore le jour où le domaine royal avait laissé circuler des armées étrangères venues de Franche Comté pour attaquer Angers, sans accorder la protection normalement due à un vassal de la couronne, épisode qui a marqué la profonde dégradation des relations entre province ponantaises et Paris.

Pour l'heure, seules les provinces françaises du Ponant ont signé cette déclaration, mais cette dernière est normalement vouée à être ratifiée par toutes les provinces qui souhaiteraient s'opposer à la royauté actuelle. Il conviendra donc de voir si la thèse avancée par cette alliance de l'Ouest connaître du succès et parviendra à transformer un conflit régional en fronde nationale.

Le Kozh, pour l'AAP.

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:58

Le 19 septembre 1459 :
-Deux armées bretonnes débarquent sur les plages de Fécamps avec des alliés artésiens, ainsi que des combattants irlandais et flamands.

(AAP) 21-09 :

Fécamp (AAP) : La date du 19 septembre 1458 marque une nouvelle étape dans le conflit qui oppose la couronne de France aux provinces du Ponant.

En effet, hier, après plusieurs batailles navales au large des côtes de Normandie qui auront vu sombrer cinq bâtiments normands, deux armées bretonnes ont débarqué à Fécamp : l'armée Kastell Paol dirigée par le sieur Blotus1er, et l'armée Pennher Ar Lug dirigée par la Dame Anastriana de Walsh-Monfort.

Elles ont été rejointes ce jour par une armée artésienne, Les Scorpions du Chaos dirigée par le sieur WilldeChampagne, ainsi qu'une armée irlandaise alliée a la Bretagne, la Legio X Equestris dirigée par la dame Criandre.

De plus, au cours de la journée du 19 septembre, un violent affrontement a eu lieu entre Kastell Paol et le 1er corps de la Bande de Normandie dirigée par la dame Angelike, qui stationnait hors des murs de la ville. Des combats qui auraient fait un mort du côté breton, et qui ont vu la destruction de l'armée normande, en large infériorité numérique.

Pendant ce temps, Penner Ar Lug s'assurait que les deux armées alliées débarquaient sans problème.

Actuellement, la ville de Fécamp se mobilise en vue de soutenir un siège, et attend de voir les prochains mouvements des troupes ponantaises.

Balmo, pour l'AAP


Le 20 septembre 1459 :
20-09-2011 Elections au conseil du Duché du Berry :

PARIS (AAP) - La liste Force Ideal Ensemble Respect est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché du Berry, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Force Ideal Ensemble Respect" (F.I.E.R) : 58.1%
2. "Union Sociale du Berry" (U.S.B.) : 41.9%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Alleaume (F.I.E.R)
2 : M1ne (F.I.E.R)
3 : Nathan (F.I.E.R)
4 : Bubul27 (F.I.E.R)
5 : Kateline (F.I.E.R)
6 : Poumona (F.I.E.R)
7 : Claire_g (U.S.B.)
8 : Pandorha (U.S.B.)
9 : Samael.b (U.S.B.)
10 : Taf (U.S.B.)
11 : Napolitain (U.S.B.)
12 : Asterie (F.I.E.R)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.

La France déclare la guerre à l'Irlande:

Nous, Keridil d'Amahir-Euphor, Grand Ambassadeur Royal de France, Baron de Montpipeau & de Seignelay, Seigneur de Bréméan & de Railly,

Faisons savoir à tous, présents, et à venir, qu'en ce Dix-Neuvième Jour du Neuvième Mois de l'An de Grâce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf, sous le règne de Nebisa de Malemort, le Royaume d'Irlande s'est rendu ennemi de la France, envahissant de façon armée le port de Fécamp, dans un navire nommé Vénus, et soutenant ainsi une attaque bretonne.

Qu'en conséquence, Nous, et au nom de Sa Majesté la Reine de France, déclarons closes les Ambassades de France à tout Irlandais, et enjoignons les provinces du Royaume de France à faire de même.
Qu'il est désormais interdit à toute Province Française de traiter diplomatiquement ou commercialement avec l'ennemi Irlandais.
Que les seuls contacts autorisés avec l'Irlande seront ceux, armés, ayant pour but de les bouter hors de la France.

Que les foudres du Très Haut s'abattent sur cette nation sans honneur, attaquant sans déclaration de guerre, un Royaume qui jamais ne lui porta préjudice.

Pour la France et sa Victoire !

La Grand Ambassadeur a proposé,
La Reine a validé.



Le 21 septembre 1459

(AAP) 21-09 : Elections au conseil du Duché de Guyenne :

PARIS (AAP) - La liste Guyenne Puissante et Salvatrice est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché de Guyenne, en obtenant plus de la moitié des suffrages exprimés. Cependant, les spécificités du mode de scrutin retenu ne lui permettent pas d'obtenir la majorité absolue des sièges. Elle devra donc constituer un gouvernement de coalition avec une liste rivale.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Guyenne Puissante et Salvatrice" (GPS) : 52.7%
2. "[R$P] Vers la Restauration d'une Souveraineté Populaire." (R$P) : 25.3%
3. "Libra" (lbr) : 13%
4. "Guyenne, Lève Toi !" (GLT #3) : 9%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Archybald (GPS)
2 : Koyote (GPS)
3 : Armenos (GPS)
4 : Evanescence (GPS)
5 : Kronembourg (GPS)
6 : Eruntalon (GPS)
7 : Sancte (R$P)
8 : Asophie (R$P)
9 : Xanthipremier (R$P)
10 : Dragonet (lbr)
11 : Gnia (GLT #3)
12 : Leandredecastelcerf (lbr)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.

(AAP) 21-09 :

Arras (AAP) - Le royaume de France part à la reconquête de l'Artois.

Une armée portant l'agrément royal aurait pénétré en Artois dans la nuit du 14 au 15 septembre et se serait emparé de la mine entre Péronne et Compiègne. D'après les dires des artésiens chassés des lieux par l'envahisseur, cette armée serait commandée Oksana, ancien grand officier royal, et serait composée d'environ vingt-cinq centaines (25 soldats ingame) de soldats.

Cependant, au vu de l'étendard arboré par cette armée, cette attaque n'est pas le fait de la Champagne - qui tenterait depuis quelques mois de maintenir un statu quo avec son voisin artésien - mais celui de sa majesté Nebisa de Malemort, et ferait suite à la récente déclaration d'indépendance du Comté d'Artois, par ailleurs engagées dans les opérations militaires du Ponant dans l'ouest de la France.

Aussitôt, après avoir déclaré la mobilisation générale, l'Artois a dans une annonce manifesté son intention de non seulement reprendre le contrôle de sa mine et de repousser l'armée royale, mais aussi de libérer le duché de Champagne de la "gangrène qu'est le DR"[/i) et de ces "dangereux parasites".

De son côté, la Royauté n'a ni commenté ni tenté de justifier l'attaque de l'une ses armées contre le comté d'Artois.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP

Le Grand Duc Elfyn propose une entrevue au Duc de Normandie pour une paix des braves:

De nous Sa Majesté Elfyn de Montfort, Grand Duc de Bretagne,
Et de nous Excellence Tadeus de Montfort-Vendôme, Vice Chambellan de Bretagne,

A sa Grâce Pittbull de Brécey, Duc de Normandie,
A tous ceux qui nous liront,

Noz vat Votre Grâce,

Comme vous pouvez le constater les armées du ponant sont au pied de vos remparts car nous nous opposons à la Reyne d'une partie des français.

Si nous vous écrivons c'est clairement pour vous faire comprendre que cette guerre n'est pas la guerre de la Normandie. Normandie qui n'est ciblé que par sa présence dans le Domaine Royal, et non par sa participation à cette guerre faite pour avantager les pilleurs que sont la Touraine, le Bourbonnais Auvergne, la Bourgogne et comparses

Nous avons noté que la Normandie avait par le passé tendu la main pour une paix avec la Bretagne pour la continuité de la paix.

Nous avons noté l'appel du peuple normand à repousser cette guerre pour que demain il y'ait encore une paix

C'est parce que nous vous avons entendu que nous souhaiterions vous rencontrer. L'acceptation de cette discussion mettrait en place une trêve des armes pour vous expliquer ce que nous vous voulons vous proposer.

Pour que le peuple de Normandie puisse choisir si il veut continuer à être le bouc émissaire ou être épargné et souverain dans le choix de son avenir.

Pour que le Duché de Normandie soit épargné par cette guerre.

Fait à Rennes, d'ar Mec'hrer 21 a viz Gwengolo 1459

Elfyn de Montfort,
Grand Duc de Bretagne

La princesse Marzina de Breizh s'adresse aux combattants bretons et raconte la Normandie:

Aux bretons qui sont en défense au pays, voici des nouvelles de l’offensive en Normandie.

Le plan a été conçu dans le plus grand secret à Nantes voilà plus d’un mois, et ce afin que l’effet de surprise qui devait jouer en notre faveur soit préservé. Ce plan comportait deux volets.

Etant donné que nous prévoyions l’attaque de la Normandie par la mer, il nous fallait garantir le transport le plus sûr possible pour nos troupes. Ainsi, la première phase du plan comportait le nettoyage préalable des eaux de Normandie. Le 11 Septembre, le Flanders II des Forces Spéciales Flamandes (FSF) avec à ses commandes Toffie de Lessines a démarré les hostilités dans le Port de Dieppe en envoyant par le fond le mauvais marcheur La Lizie de Bouboucastor. Le lendemain, il a également coulé La Rouge Geôle de Narboux. Pendant ce temps, le Saint Jarkov breton dirigé par Fenris LePal s’est offert le mauvais marcheur l’Attalien d’Attalus, le foncet Oscar Latine de Narboux, ainsi que le foncet Lady Santrie de Jenjitai. Plusieurs navires normands se sont alors réfugiés en cale sèche, se mettant hors de portée des offensives des navires bretons et FSF. Le mauvais marcheur Ville de Fécamp de Maitre_Aupyl a préféré prendre la fuite, poursuivi par le Saint Jarkov qui l’acheva dans le Port de Southampton dans le Devon.

Pour la première partie du plan, 11 navires en tout ont été coulés, ceux cités précédemment compris. Les autres ont été envoyés par le fond par le Duché 1 mené par notre Amiral Trilo.

Une fois les côtes normandes nettoyées, la seconde partie du plan consistait à faire débarquer les armées bretonnes sur le territoire normand. Deux armées bretonnes stationnaient à Tréguier depuis deux semaines : la Pennher Ar Lug dirigée par Anastriana et composée de volontaires, et l’armée Kastell Paol dirigée par Blotus1er composée de soldats de la régulière. Les deux armées bretonnes ont donc embarqué dans l’Equynoxe de Zarathustras, navire poitevin. Le voyage fût long mais l’ambiance était bonne à bord.

Il est à préciser qu’une taupe faisait partie du voyage, une dénommée Bettym, infiltrée dans l’équipage du bateau. Elle s'est trahie en tentant de faire parvenir une lettre à la Reine Nebisa, et l’équipage lui a fait subir le sort réservé aux traitres. Elle a été jetée à l'eau après avoir été battue, et aurait échoué ce jour à Tréguier, d'après les sources.

Une fois en vue des côtes normandes, nous ont rejoint les navires alliés, à savoir le Ponant, navire breton dirigé par Alain, et le Venus, navire irlandais dirigé par MastroPersico. Les navires ont tous trois accosté sur les plages de Fécamp dans la nuit du 18 au 19 septembre. Ce sont les deux armées bretonnes qui ont d'abord débarqué sans qu’il n’y ait aucun combat. Puis, la nuit dernière, elles ont été rejointes par l’armée artésienne Les Scorpions du Chaos avec à sa tête Willdechampagne, et l’armée irlandaise Legio X Equestris de Criandre. L’armée de Fécamp Bande de Normandie No1 de Frizthecat s’est alors jetée sur l’armée Kastell Paol tandis que l’armée Pennher Ar Lug veillait à ce que le débarquement se fasse sans encombre.
L’armée normande a été totalement détruite, et l’on ne déplore qu’une seule victime parmi les rangs de l’armée Kastell Paol. La première partie de l’opération est donc un succès, et nous ne pouvons qu’espérer que la suite se déroule sans encombre. Les normands se battent maintenant avec la force du désespoir, convaincus de leur très probable défaite, et nous assistons ce soir à une migration importante de civils qui courent vers Rouen se mettre à l'abri.

Cette opération a pour objectif d'affaiblir notre voisin et de détourner son attention de la bonne ville de Felger. La meilleure défense reste l’attaque !

E Fecamp, d'ar Mec'hrer 21 a viz Gwengolo 1459

SA Marzina de Montfort-Penthièvre,
Prinsez Breizh sur la brèche en Normandie !



Le 22 septembre 1459 :
- nuit de combat à Saumur ; parmi les victimes, Marie-Alice d'Alterac, Dandolo de Polà, grand-maître du Saint-Sépulcre, Leandre de Reikkrigen.
Armée "Phenix de Saintes" commandée par Bbnem
Armée "An Alarc'h" commandée par Coldtracker
Armée "La légion des Ombres" commandée par Tiss_
Armée "OR ô desespoir" dirigée par Ethan
l'armée "In Zya Memoriam" dirigée par Jglth.


Propagande nébisienne par la GMF:

De Nous, Dotch de Cassel, Grand Maître de France,
A tous ceux qui le présent écrit, liront ou se feront lire,

Salut.

Nous prenons la plume ce jour pour vous tenir informé de la situation Française, et des différents fronts ouverts.

La guerre n'est pas le désir de Sa Majesté, n'est pas la volonté de quelques hommes. Cette guerre est née pour lutter contre la félonie, pour lutter contre la folie de certains régnants, pensant être au dessus des lois. La Couronne de France a tenu à plusieurs reprises à ouvrir le dialogue, des mains ont été tendues, mais aucune n'a été saisies.

Le point de départ de cette guerre fut le Berry, où de longs affrontements ont eu liehttp://escarboucle.forumgratuit.org/post?p=42&mode=editpostu. Grâce au courage et l'aide précieuse des fidèles vassaux de la Couronne, Bourges est tombée le 04 septembre 1459. Le lendemain, Sa Grandeur, Vaxilart de la Mirandole, Duc de Saint-Fargeau et Baron d'Auxonne, renverse le pouvoir est devient régent du Berry.

La Bretagne, bien que déjà présente dans le conflit, entra officiellement en guerre contre la France, le 1er septembre 1459 rompant le Traité du Mont Saint Michel qui unissait le Grand Duché à la Couronne de France.

Pendant ce temps là sur le front Limousin, on s'attelait à repousser vaillement l'ennemi. A Bourganeuf, dans la nuit du 11 au 12 septembre, les troupes françaises ont détruit l'armée de Thoros.

Non loin de ne faire que des ripostes, les troupes Champenoises menées par Sa Seigneurie Oksana de Floret, Vicomtesse de Romilly et de Bourmont, s'emparait de la mine de Péronne.

Sur les côtes Normandes, 11 navires ont été coulés, 4 armées ennemies ont débarqué et l'une d'entre elle a détruit l'armée de Fécamp Bande de Normandie No1 de Frizthecat. Nous avons foi en les Normands et ne pouvons que saluer leur courage à défendre leurs villes, leurs terres.

Retour en Berry, avec les élections Ducales, le 20 septembre les résultats étaient publiés à l'AAP, le FIER remportait les élections. Dans la continuité de ce qui avait été entrepris, en toute logique, l'armée enece morticinus menée par P3r3v3rt, Duc de MontLouis repris le château dans la nuit du 20 au 21 septembre. Il sera prochainement reconnu par Sa Majesté Régent du Berry.

Sur le front Angevin, dans la nuit du 21 au 22 septembre, offensive a été lancée. Nous avons été repoussé avec des pertes chez nous et quelques dommages chez eux.

Ne laissons pas croire aux ennemis, que la France n'a pas de ressource.
Ne les laissons pas croire que notre peuple, n'est pas animé par une volonté de défendre les valeurs de la Couronne.

Nous remercions l'ensemble des personnes fidèles à la Couronne qui se battent chaque jour pour défendre les valeurs qui sont nôtres, qui chaque jour apportent leur aident en matière de logistique.

Faict à Montmirail, le vingt-deuxième jour du neuvième mois de l'An de Grâce mil quatre cent cinquante neuf.





Dotch de Cassel,
Grand Maître de France.


Le 23 septembre 1459 :
- nouvelle nuit de combat à Saumur ; Smurf, légendaire vicomte d'Ardres laissé pour mort
Armée "Phenix de Saintes" commandée par Bbnem
Armée "An Alarc'h" commandée par Coldtracker
Armée "La légion des Ombres" commandée par Tiss_
Armée "OR ô desespoir" dirigée par Ethan
l'armée "In Zya Memoriam" dirigée par Jglth.


- Malgré la réélection légitime d'Alleaume, prise de contrôle du Conseil Ducal du Berry par "P3r3v3rt" au nom de la Sanguinaire.

23-09 : Elections au conseil du Comté du Poitou :

PARIS (AAP) - La liste Pour un Poitou uni contre une Reine tyrannique est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Comté du Poitou, mais sans obtenir de majorité absolue. Elle devra donc constituer un gouvernement de coalition.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Pour un Poitou uni contre une Reine tyrannique" (REMPART) : 39.8%
2. "Poitevins Réunis contre l'Oppression et la Corruption" (PROC) : 32.4%
3. "Alliance du Poitou Royaliste, Enthousiaste et Solidaire " (APRES) : 27.8%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Ventreachoux (REMPART)
2 : Xavix (REMPART)
3 : Datan (REMPART)
4 : Baillant (REMPART)
5 : Theudrik (PROC)
6 : Brisson. (PROC)
7 : Kiriell (PROC)
8 : Sarmite (APRES)
9 : Pano (APRES)
10 : Merveille.du.mounet (APRES)
11 : Cyclope (PROC)
12 : Crisolde (REMPART)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.

Communication du Ponant "à ceux qui luttent pour défendre leur liberté".:

A ceux qui luttent sur les terres de France pour défendre leur liberté,
A Nebisa, qui vide ses propres terres pour en conquérir d'autres qui lui appartenait déjà,
Aux alliés de Nebisa qui dépensent des hommes et des sommes folles pour qu'elle puisse assouvir ses désirs de pouvoir,

Nous, membres unis du Ponant, souhaitons faire un point sur la situation actuelle.

Du Berry libéré :
Les résultats des élections du Berry viennent de tomber et le Duc Alleaume est plébiscite par son peuple, une nouvelle fois. Malgré les morts, les blessés ayant défendu leurs terres et ceux qui ont fuit le joug de Nebisa, saignés à blancs par des impôts démesurés, ou partis défendre leurs alliés après avoir été contraint de quitter leurs terres, de nombreux Berrichons n'ont pu voter. Le résultat n'en est que plus fort en la faveur du Duc Alleaume. Bien sûr, nous attendons les représailles Nebisiennes, qui ne saura laisser en place quelqu'un qui ne lui obéit pas au doigt et à l'oeil.
Le Berry serait un Duché ensanglanté ayant perdu son âme où la guerre scelle par le sang son avenir, certains voudraient nous le faire croire. Mais le peuple qui à fait de ce duché une contrée FIERe de son passé a balayé d’un revers de main ces affirmations mensongères. Le Duc Aleaume faisant fi de son ignoble procès injustifié, a mené une liste Berrichonne et remporté une victoire éclatante face à la gabegie Parisienne, malgré le nombre de berrichons ayant fuit ou soutenant leurs alliés sur leurs terres. Ce plébiscite, porté par un vent de révolte, fait trembler les murs Parisiens. Les forces du Berry sont sur tous les fronts et pour certains loin de chez, qu’importe, les habitants reprennent le flambeau et affirment du haut de leurs fourches que le Berry est aux Berrichons et à personne d’autre.

De l'Artois :
L’Artois malgré les tensions au niveau du Ponant tentait avec succès de renouer des relations avec ses voisins et tout particulièrement avec la Champagne. La forfaiture décidée par la Reine en faisant avancer une armée sur la mine d’Or Artésienne a fait voler en éclat des mois de fructueuses négociations.
Outre le fait que la date choisie n’est que le reflet du peu de cas qu’elle fait des textes fondateurs du Royaume de France, elle a poussé l’Artois à prendre des décisions courageuses sur son avenir.
Le Comte Fidos prends acte des actions unilatérales de la Reine et ne peut que se désolidariser en réaffirmant qu’il est in-envisageable de suivre une folle dans ses envies meurtrières.
Il réaffirme l’attachement historique de l’Artois avec la Champagne et à décidé d’aider son peuple à se libérer du Joug Parisien qui ruine a petit feu la région. Les élections champenoises peu reluisantes pour le Roi, le conforte dans sa vision d’une Champagne libre de son avenir et libéré des Parisiens qui ne provoquent que les pleurs des orphelins d’une guerre qui n’est pas la leur.

Du Poitou :
Après avoir tenté des négociations sans issues, le Poitou est maintenant visé par les armées amassées au sud. Une attaque a été repoussée sur Saintes dernièrement, et des mouvements suspects ne nous ont guère échappé. Le Poitou est prêt à défendre sa liberté et ne souhaite pas être la troisième province a tomber face à la tyrannie.

De la Bretagne :
Après une tentative avortée -encore- de manipulation nebisienne, la Bretagne a retrouvé sa sérénité et - merci pour elle - semble plus que jamais derrière le Grand Duc pour répondre aux viles attaques que ses alliés ont subi. Les Bretons sont présents à maints endroits afin de participer à la protection des terres alliées, et distribuer leur merveilleuse boisson revigorante...

De la Guyenne en surci :
Les Guyennois non engagés dans des conflits extérieurs, ainsi que ceux qui ont fuit l'ingérence royale, ont élu un nouveau Duc. Nous sommes heureux de savoir que nos alliés et frères de Guyenne sortent enfin du joug Nebisien. Nos alliés de toujours aidant et aidés dans les moments difficiles, peuvent maintenant reprendre en main leur destinée, en toute autonomie.

Du Périgord et de la Normandie :
Puisque les terres périgourdines sont un passage courant des armées pro-nebisiennes, nous ne nous priverons pas d'user du même chemin à loisir avec les nôtres. Désolé pour la population, mais certaines provinces, elles, ont eu l'intelligence de rester neutres dans ce conflit. D'ailleurs, cette nuit la Normandie a payé le prix de son engagement armé en Touraine par l'arrivée de bretons sur Fecamp. La population appréciera de voir que dégarnir sa province au profit d'une guerre que Nebisa fait à titre personnel, sur le dos du DR, entre autre, est une belle bêtise... Quelle abnégation ! Abandonner ses terres pour en envahir d'autres...
Nous envoyons notre amitié sincère à ces peuples qui payent le pris de la folie de leur régnant, mais malheureusement, nous avons subi tellement d'infamie depuis des mois que nous ne pouvons plus nous contenter de défendre...

De la propagande et de la tentative de corruption :
Nous notons avec désarrois les tentatives de recrutement par la Reine des brigands qu’elle pourchassait il y a peine quelques semaines en leur promettant le bucher au mieux, ou encore n'hésitant pas à souiller l'honneur provençal en lui proposant une reconnaissance d'indépendance contre une défection de ses alliances. Puis dernièrement, comme ses proches et elle le font souvent, une déclaration de guerre vers l'Irlande sous prétexte de voir des volontaires aider les bretons...
Cette compromission n’est que le reflet d’une femme aux aboies qui est prêtes à tout pour satisfaire son désir de puissance, alors que dans ses rangs même certains comprennent enfin qu'ils servent sa personne et non la France.

Habitants du Royaume de France, l’élection des petits arrangements parisiens à porté à la tête du Royaume une femme qui ne provoque que la mort de vos frères et sœurs. Ne vous laissez pas duper et criez haut et fort votre opposition, la négociation est toujours possible à partir du moment où vos représentants la veulent mais à ce jour ils ne veulent que satisfaire leurs égaux et leur soif de pouvoir.

Pour le Ponant, le vingt-deuxième jour de septembre 1459,
Datan l'Epervier, Chancelier

Réponse de SGPitt.Bull de Normandie à SM Elfyn de Montfort :

De nous conseil de Normandie
De nous pitt.bull de Brécey
Duc de Normandie
à
Sa ""Majesté"" Elfyn de Montfort, Grand Duc de Bretagne,
Et son ""Excellence"" Tadeus de Montfort-Vendôme, Vice Chambellan de Bretagne,

Vous m'avez contacté le 21 septembre me faisant proposition afin de vous rejoindre de façons et d'autres dans la mission que vous vous êtes donné.
Vous m'avez laissé verbalement trois jours de réflexion, de ce que vous avez qualifié de trève.

Un Normand sait d'où il vient, où il va et qui il est, il n'oublie jamais chaque jour les valeurs qui sont les siennes, celle pour les quelles il est prêt à mourir.
Il n'a aucunement besoin de trois jours pour décider de vivre dans l'honneur.

Ainsi vostre "majesté", vostre excellence, je vous informe que dévoué à nostre reyne nous le sommes et le resterons.
En aucun cas nous ne renierons les enseignements, le savoir, l'héritage de nos pères Normands.

Vous êtes entrés de force, vous avez détruits 6 navires de commerce Normands, touchant ainsi une population que vous dites vouloir préserver, vous avez de suite tenter opération de force à fécamp effrayant enfants femmes et villageois.
Vos hommes sont venus nous insulter en taverne.
Ensuite et seulement ainsi, vous êtes venus faire proposition sur le ton cordial, et droit qui ne vous ai que propre.
Durant cette paix, vous avez regroupés vos forces à fougères, 4 hommes par ville demandés, pour la paix certainement....

Je vous donnerais donc sur ce même ton de bonne séance, le délai de 2 jours pour quitter le sol de nostre Normandie sur deux jambes, au delà nous nous chargerons nous même de vous raccompagner sur vos plages de bretagne

Rien n'empêche ""vostre majesté" de penser à régler les frais de reconstruction des navires

Me doutant bien de vos réactions sachez "majesté", qu'aucun normand ne baissera ses braies devant l'un de vos hommes alors à ce soir ou demain sur les champs de batailles

bien à vous

pour le peuple Normand
pitt.bull de Brécey, duc de Normandie


Le 24 septembre 1459 :
- Bataille de la Trémouille : l'affrontement le plus sanglant depuis le début de la guerre qui a abattu un cinquantaine de ponantais -dont 18 laissés pour morts-, contre 75 blessés chez les nébisiens -dont 18 morts. 125 soldats ont été mis hors d'état de combattre en un seul assaut, soit à peu près 20% des effectifs totaux engagés dans cette guerre.
Obelix 1er, chef d'armée de l'"Ad Honores", le Mal de France Thibali, et Davor d'Estissac parmi les victimes.
"Les Aigles de Thouars" dirigée par Nebuleuse
l'armée "La Trérmouilloise" dirigée par Tornade,
l'armée "Berrichonnae Libertalia" dirigée par Kateline
l'armée "Compagnie Che Guevarrec" Patate
*Memento Mori*" dirigée par Gorborenne,
l'armée "Les Lames d'Amahir" dirigée par Florianne.,
l'armée "Celle-là-tu-l'auras-pas-vu-venir" dirigée par Ragondindam,
l'armée "Sourire BA , poutrage Auvergnat" dirigée par Theraph,
l'armée "Le Lion Ruthénois" dirigée par Alexandre*,
l'armée "les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Amaelle,
l'armée "Ad Honores" dirigée par Lekaiser.



f]]Le 25 septembre 1459 : [/b]
-bataille de La Trémouille-Chauvigny : la Tremouilloise a lutté pied à pied contre les 6 armées royalistes, et a fini à son tour par être repoussée à Chauvigny, là-même où s'étaient regroupée les autres armées du Ponant, poursuivie par Memento Mori qui vint s'empaler sur les 4 armées ponantaises réunies et fut quasi décimée.

- bataille de Normandie : une armée normande s'attaque aux troupes ponantaises et leurs allies et sont repoussées jusqu'à Fécamp après avoir subi de lourdes pertes (18 pertes dont 11 morts contre 3).
Legio X Equestris
Pennher Ar Lug
Les Scorpions du Chaos
Kastell Paol
Deuxième corps de la bande de Normandie

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:58

Le 26 septembre 1459 :
- l'Artois déclare son indépendance.

- l'héroïque armée Veneratio Vel Nex! obligée de combattre pour rentrer en Guyenne balaye l'étendard "Libertad", monté par le noble Fradou en Gascogne pour permettre l'usurpation royaliste par Koyote deux mois plus tôt.

- Montauban placée à sa demande sous protectorat toulousain.

- la Teste-de-Buch : débarquement d'une armée bénéficiant d'apports tactiques bretons "Pennmarc'hed" dirigée par le Baron Bioul

Déclaration d'indépendance de l'Artois:



A tous ceux qui liront ceci

Nous, Fidos, Comte d'Artois,

dénonçons les actes belliqueux de sa gracieuse majesté, Nebisa, Reyne de France.

Alors même que nous étions tout juste élu, la Reyne de France a envoyé ses troupes sur notre beau Comté,
brisant de ce fait son devoir de protection et de justice envers nous.

Cette Reyne parjure ose de plus appeler nos vassaux à lutter contre nous, bafouant par la même les règles héraldiques.
Elle n'a cure de ses vassaux et fidèles serviteurs, fomentant dans leur dos, ses projets despotiques

C'est la seconde fois que la couronne rompt ce serment, montrant par la même le peu de cas qu'elle fait de notre beau Comté.

Nous avons accepté de renouer ce lien la première fois mais nous ne referons pas la même erreur.
Notre confiance en la droiture et la parole royale est morte avec l'annexion de notre mine d'or.

Depuis des années l’Artois a focalisé toutes les ambitions des intrigants de la cour.
Tout le monde ou presque s’est essayé à la mise sous tutelle de l’Artois,
mais nous avons su tenir contre vents et marées, contre la sédition, la sécession et les insultes les plus viles.
Malgré nos gages incessants de bonne volonté, le Roi Levant puis les Régnants successifs n’ont eu de cesse de nous isoler
.

C'est donc las et déçu que nous annonçons ce jour l'indépendance de notre Comté vis à vis du royaume de France.
De ce fait, la couronne n'a plus aucune autorité sur nos terres.

Fait à Arras, le vingt-sixième jour de septembre de l'an de grâce 1459




26-09 :

Saumur (AAP) - Dans la nuit du 21 au 22 septembre, une bataille rangée de grande ampleur a opposé les armées fidèles à la couronne de France aux armées ponantaises, devant les murs de Saumur en Anjou.

Les armées de la Reine Nebisa OR ô desespoir dirigée par Ethan, de l'Ordre Royal des Chevaliers de la Licorne, et In Zya Memoriam dirigée par Jglth, duc de Lillebonne et Pair de France, ont lancé l’assaut sur la citadelle, défendues par les armées Phenix de Saintes commandée par Bbnem pour le Poitou, La légion des Ombres commandée par Smurf pour l’Artois et enfin Boullets Rouge commandée par Kilia de Penthièvre pour l’Anjou.

Durant la bataille, l'armée bretonne "d'élite", dite des "Trente", menée par le Maréchal de Bretagne Mael de Morrigan, duc de Rhuys, renforcée de nombreux volontaires angevins et autres soldats du Ponant, a pris le camp royaliste à revers, chargeant depuis la campagne environnante les installations des troupes qui étaient affairées à franchir les murailles de la ville.

Après plusieurs heures de combat, les forces ponantaises, bien qu'inférieures en nombre, ont pris l'avantage sur leurs adversaires qui, après avoir brisé l'encerclement, battirent en retraite, non sans avoir essuyé des pertes que les défenseurs de Saumur prétendent importantes.

On compterait ainsi comme laissés pour mort et blessés graves des figures importantes telles que Marie Alice, Pair de France, Dandolo, Grand Maitre de l'Ordre Royal du Saint Sépulcre, Raphael83, ancien Ambassadeur Royal et Lanfeust86, ancien Duc du Bourbonnais-Auvergne.

Selon les informations officielles bretonnes, les fidèles de la Reine Nebisa diffuseraient dans Saumur des menaces de pillages, taxations et massacres.

Cette bataille revêt une importance particulière dans le contexte des grandes manœuvres militaires qui ont cours actuellement. Alors que le Domaine Royal attaque l'Artois, que les forces ponantaises et leurs alliés irlandais envahissent la Normandie, que les ruines du Berry sont encore chaudes et que le sud du Royaume de France voit circuler de nombreuses armées, cette défaite donne un aperçu du rapport de force à l'aune des prochains affrontements.

Il est ainsi possible de constater que les deux camps ont les moyens de mener plusieurs fronts à la fois et que chacun mène ses initiatives de part et d'autre, avec plus ou moins de succès. La question est désormais de savoir qui d'une province du Domaine Royal ou d'une province du Ponant tombera la première.

Le Kozh pour l'AAP.

26-09 :

Rouen (AAP) - C'est une nouvelle bataille historique qui vient d'être livrée entre les forces normandes protégeant leur capitale de Rouen et la coalition ponantaise conduisant le siège de la ville. Une bataille qui décidera certainement du sort de la Normandie.

Quelques jours après un débarquement massif réussi à Fécamp, les armées ponantaises, constituées essentiellement de Bretons et d'Artésiens, soutenues par des renforts irlandais, s'étaient positionnées devant le centre du pouvoir normand.Une trêve de 4 jours avait alors été déclarée, afin de laisser le temps à la Normandie soit de s'affranchir de la Reine Nebisa, soit de se rendre sans effusion de sang.

Les assiégés normands rejetèrent le 23 septembre les propositions émises par le Ponant. Les forces normandes laissèrent deux jours aux envahisseurs pour quitter le territoire, pour finalement lancer un assaut sans attendre le terme du délai qu'elles avaient elles-mêmes fixé.

C'est l'armée réputée la plus forte de Normandie : le 4e corps d'armée, qui défia, courageusement selon les uns, bêtement selon les autres, les armées ponantaises pourtant supérieures en nombre, dans la nuit du 24 septembre.

Le résultat de la bataille fut sans surprise tant le rapport de force était déséquilibré. On dénombrerait ainsi 18 morts et 10 blessés dans les rangs normands et 3 morts pour les forces ponantaises, le nombre de blessé n'ayant pas été communiqué.

Parmi les pertes normandes figurent de grandes figures telles que Dunhyll, Vicomtesse du Pont Audemer, Polissonne, le Capitaine Royal de cette armée, et Aegidius, Duc de Tancarville.

Désormais privée de l'une de ses armées les plus conséquentes, la Normandie voit ses chances de résister à la conquête ponantaise sérieusement diminuer. La population de Rouen devra faire face à 4 armées, qui ont déjà prouvé leur réussite au combat. La probabilité que la province la plus riche et la plus forte du Domaine Royal tombe très prochainement est donc importante.

Le Kozh pour l'AAP.


Le 27 septembre 1459 :
- Saumur : Les armées du Ponant sont violemment repoussées. De nombeurx morts rapatriés à Saumur dont le Maréchal de Bretagne Mael de Morrigan-Montfort aka Coldtracker, la duchesse Joffrey de Dénéré et le chef d'armée Ledugc. (20 à 10 environs.)
"La Petite Ours" dirigée par Brunehautdartois,
"OR ô desespoir" dirigée par Bess.scte.merveille,
"In Zya Memoriam" dirigée par Patsy.
"An Alarc'h" dirigée par Coldtracker,
"Les Phenix de Saintes" dirigée par Bbnem,
"La légion des Ombres" dirigée par Tiss_
"Boullets Rouge" dirigée par Kilia


- la Touraine annexe Chateauroux

- Alexandre* Demessy s'empare de la Trémouille. Comme tous les nébisiens, il a reçu la consigne de pillage et destruction : "ruiner le Poitou, ruiner le Ponant". Si la Malemort était érudite, sans doute aurait elle crié : "Delenda Ponere".

- Artois : attaque sur Peronne, repoussée.


Le 29 septembre 1459 :
- La Trémouille, ville franche.

(AAP) 29-09 :

Paris (AAP) – Les fronts étant encore mouvants, l'AAP vous propose un point de situation.

Au NORD:
- La Normandie est toujours confrontée à plusieurs armées ponantaises qui encerclent la Capitale, Rouen. Elles sont soutenues par une armée portant agrément du comté de Munster en Irlande (voir article AAP, "Victoire des armées du Ponant en Normandie"). Cependant les effectifs réduits de ces armées les empêchent vraisemblablement de donner l'assaut, permettant au camp royaliste de renforcer ses défenses.

- La Mine entre Péronne et Compiègne (mine artésienne) a été prise par une armée champenoise. Les artésiens ont renforcé leurs positions à Péronne.

- Les Flandres se trouvent actuellement dégarnies, puisque leur bras armé, le groupe nommé Forces Spéciales Flamandes aide la Bretagne en Normandie. Le comté a élu un régent pro-ponant. Les relations sont en plus tendues après la participation d'un navire de guerre des Forces Spéciales Flamandes, lors de la première phase d'offensive sur la Normandie (sabordage de navires marchands normands par des navires de guerre breton et des FSF): la Reyne de France réclame la tête des FSF, que le pouvoir comtal ne semble pas pressé de lui livrer.

AU SUD du Domaine Royal :
- Les Armées en Touraine, basées à Chinon et commandées par les services du Connétable, affrontent le reste des forces de l'Anjou, repliées sur les contreforts de la forteresse de Saumur. Un premier assaut a été donné, mais n'a pas permis aux forces loyalistes de prendre l'avantage, malgré des pertes importantes dans les rangs des défenseurs du Ponant (voir article AAP "Le Ponant repousse un assaut sur Saumur").

- Le Berry reste sous contrôle, mis sous tutelle par deux armées commandées par des capitaines loyaux à la Couronne : Didier de Sars et P3.

EN LIMOUSIN :
- La situation est revenue sous contrôle royal, malgré une profonde divergence entre l'état major royal et le régnant du Limousin. A la mairie de la bonne ville de Guéret, franchisée par le brigand Thoros, flotte à nouveau l'étendard du Limousin et de la Marche. La mine, à l'ouest de Limoges, a elle aussi été rattachée au Comté. Le Limousin, grâce à l'action combinée des armées royales, a enfin retrouvé son intégrité.

EN POITOU :
- C'est une bataille particulièrement sanglante qui s'est livrée à la Trémouille. L'assaut fut donné, dans la soirée du 23 septembre, par les forces de la Reine Nebisa contre les forces poitevines et ponantaises (Bretagne et Berry). L'offensive conjointe de 7 armées royalistes a fortement enfoncé le front poitevin, repoussé 2 armées et fait moult blessés. La Trémouille est passée sous contrôle royal et "le meilleur reste encore à venir" selon les sources loyalistes.

EN GUYENNE/GASCOGNE:
- Une armée menée par Hull19, puis par Kal, a porté l'estocade aux forces légitimes de Guyenne.
- L'hérétique réformé Sancte s'est replié sur ses bases montalbanaises, et a demandé le rattachement de Montauban à Toulouse, chose que ce comté s'est empressé d'accepter.
- Un navire listé comme dangereux par l'amirauté a accosté à la Teste de Buch et a permis à une armée bretonne de débarquer aux portes de la ville.
- les ports de Gascogne sont en alerte, suite à la présence de navires de guerre en provenance d’Écosse et à l'affiliation encore incertaine.

Dauphin, pour l'AAP


Le 30 septembre 1459 :
- Bataille de Chauvigny : les troupes ponantaises ont l'audace d'une percée hors les murs de Poitiers et repoussent largement les troupes nébisiennes, leur infligeant de très lourdes pertes. Armoria, Burin Kazhad laissés pour morts, les chefs d'armée Florianne et Ragondindam rapatriés avec près de 60 hommes à la Trémouille. (chiffres provisoires 45 blessés dont 18 morts pour les nébisiens contre 25 dont 13 morts chez les ponantais)

- Bataille de Peronne : les deux armées champenoises qui menaçaient la ville artésiennes quasiment décimées et mises en déroute. (18 morts sur 30)

- devant Bordeaux, les ponantais se replient.

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:59

Le 03 octobre 1459:
Rectificatif artésien:



Lettre ouverte de Fidos Comte d'Artois

A tous ceux qui liront ceci ou se le feront lire

Au peuple Champenois,

Votre Duc tente honteusement de réécrire l’histoire à son avantage.

Il vous dit que nous avons attaqué et osé l’inavouable.
Il est bon de rectifier la réalité des actions des uns et des autres.

La Reine a fait donner ses Ordres Royaux contre l’Artois et violé le sol Artésien.

Nous avons prévenu que ces armées seraient détruites si elles restaient.
Ces armées ont détruit nos infrastructures et tué des Artésiens,
aucune pitié de l’Artois à attendre dans ces conditions, ce sera ainsi pour tout ceux qui se dresseront devant nous.

Nous contrairement à votre Duc qui ne dit que balivernes et billevesées, respectons à la lettre nos dires.

Je parlais de la terre Artésienne violée et c’est le cas malgré les dires de votre Duc.
Il prétend que l’Artois a trahi son appartenance au Royaume de France,
l’Artois répond que c’est l’usurpatrice qui a fait avancer ses armées sur nos terres en pleine élection Artésienne.
La fourberie est sienne par cette action qui va à l’encontre de tout ce que vous voulez représentez, rien de plus rien de moins.

Vous nous parlez d’une maxime se trouvant dans votre bibliothèque qui est, je cite :
Dévouement envers une cause, une personne.
L’Artois vous oppose celle-ci,
Dévouement envers un peuple et l’idée qu’il se fait de sa liberté, qui se traduit de la façon suivante:

Artois rends toi !!! Que nenni ma foy !!!!

Vous finissez en nous accusant de cacher notre jeu,
là faut avouer que j’en suis resté pantois, la bouche ouverte et ai failli du coup gober une mouche.

On ne cache rien et ca fait quinze jours qu’on vous explique de retirer vos armées sinon des représailles se feront, aucune surprise de notre part.

Que de mauvais stratèges de la part de l’usurpatrice qui envoie sans sourciller les habitants Champenois à la mort comme si c’était ses jouets.

Vous me promettez la potence et bien moi je la bénis car je serais l’exemple à suivre pour des centaines d’Artésiens,
le bois de vos forets ne suffira jamais et vous serez submergé.

Moi, je vous promets de veiller à inscrire votre nom en gras dans la bibliothèque Royale, section Royauté sous section: Usurpatrice erratum erreur de l’histoire.
La mouche je l’ai croquée comme je vais le faire avec vous. sous peu.

Champenois ne vous laissez pas diriger par ces imbéciles imbus de leur personne et qui vous tuent a petit feu!

Fait à Arras, le troisième jour d'octobre de l'an de grâce 1459




Propagande et insultes nébisiennes:

Des nouvelles des différents fronts

Au peuple de France,

Nous constatons jour après jour, que les félons n’ont aucune limite dans la perfidie. Au fil du temps, tous les actes possibles, toutes les bassesses ont été exploitées afin de faire plier la couronne. La paix est entre les mains du peuple appartenant à l’alliance illégale du Ponant.

Rappelons-nous que le devoir d’un régnant est de protéger son peuple contre les maux, comme un père qui veille sur son enfant. Au lieu de cela, nous voyons un entêtement qui coule peu à peu l’économie de ses provinces. Alors ralliez vous au Royaume de France.

Montrons comme en Normandie, malgré les forces en surnombre à l’extérieur des remparts de Rouen, le 4ème corps de Normandie a attaqué vaillamment ses armées Ponantaises. Cela aura couté des vies, mais aussi que le Domaine Royal ne mettra pas un genou à terre face à l’envahisseur. La Normandie a subi plusieurs assauts, par les FSF, par les Bretons et par un groupuscule Irlandais. Il aura fallu toutes ses forces pour égratigner le mur de la capitale. L’important n’a jamais été le nombre, mais la qualité des soldats. La vaillance, le courage et la persévérance iront à bout de la félonie.

Montrons comme en Anjou, que la ténacité a permis aux forces alliées de pénétrer au sein de cette province. Malgré les pertes, ses braves soldats seront bientôt aux portes de la ville. Il ne restera qu’un pas pour la prise totale de cette cité.

Montrons comme au Poitou, les armées de la couronne qui s’obstinent à débusquer les gredins qui ont attaqué le Limousin. La Trémouille a été rapidement prise, à présent les armées se dirigent vers Poitier pour asseoir un véritable vassal à la couronne sur le trône.

Et enfin en Artois, depuis plusieurs jours, les armées royales de Champagne portent leurs coups sous les murs de Péronne, infligeant de nombreuses pertes à l'ennemi, parmi les victimes du juste courroux des serviteurs de la Couronne, on compte le pillard Normand ayant vidé les caisses du Duché royal et rempli celle du Ponant Julho et l'usurpateur Fidos.

Les forces alliées contre la félonie sont chaque jours de plus en plus en nombreuses. Les provinces françaises agissent en front commun à l’encontre des félons. Les félons qui s’imposent en martyr alors qu’ils crucifient leur peuple qu’ils ont juré de protéger.

Faict à Gueret,
Le 01 octobre mil quatre cent cinquante neuf,



Le 04 octobre 1459 :
- Veneratio Vel Nex quitte la Guyenne pour remplir auprès de ses alliés l'engagement que la traitresse Guyenne se refuse à tenir.

Veneratio Vel Nex! "Pour l'honneur:

Guyennoises, Guyennois,

Alors que votre duché se retrouve déchiqueté :
- Marmande pourtant gardée par le vigilent Koyote a été prise par des pillards menés par le Chiffre, réputé ultra royaliste. Alors que l'armée du grand Pair de France Koyote se trouvait en ville, les pillards vidaient la mairie sans qu'on leur cause aucun tord ! Et le pire, c'est qu'ils sont encore là, sous les yeux complices de notre fier défenseur ! ;
- Montauban est toulousaine, non par invasion mais par choix des habitants de rompre avec le pouvoir intolérant et violent d’Archybald Hatzfeld ;
- Une mine est toulousaine ;
- Cahors, carrefour commercial, pourrait bientôt être coupée de l’axe Cahors/Bordeaux et de la route commerciale vers l’Atlantique ;
- Blaye et son port ont été promis au Périgord-Angoumois par Archybald Hatzfeld et Dragonet ;
- Bazas pourrait bien être cédée à la Gascogne en rétribution de ses services.

Alors que les inégalités vont croissantes :
- Le Conseil ducal autorise à La Teste de Buch les décrets qu’il refuse à la bonne ville de Bazas ;
- Les mines sont fermées arbitrairement et sans aucun motif autre que d’affamer le peuple de Guyenne et le contraindre à s’engager dans les armées du Régnant Archybad et son Capitaine de Pacotille, en espérant toucher un bien maigre salaire contre leur soumission ;
- Des procès illégaux, au regard des lois guyennoises aussi bien que du royaume de France, sont lancés à tout va par une procure asservie aux exigences écumantes d’un Régnant qui, non content d’être parjure, menace de viol tous ses opposants, hommes, femmes et enfants.

Alors que les sujets Guyennois ont résolus, pour notre plus grande honte et la leur assurément, de se ranger en nombre derrière un pouvoir qui sera leur bourreau,

Alors qu’une partie de la noblesse de Guyenne, la partie de la noblesse qui ne connait plus rien à la Guyenne à force de ne plus y mettre les pieds, s’autorise à donner des avis dont nul n’a cure,

Voici que Nous, Garzim Hyrglas-Blanquefort, commandant de l’armée ‘Veneratio vel nex!’, vous annonce que :

- Les troupes de ‘Veneratio vel nex!’ sont en ordre de combat et prête au départ ;
- Nous quittons ce jour les terres de Guyenne afin de porter le fer et le feu dans les rangs des ennemis du Ponant, à qui nous demeurons, nous, fidèles par respect de la parole donnée du duché de Guyenne ;
- Nous souhaitons ardemment que le peuple de Guyenne se réveille au plus vite, diminuant d’autant ses souffrances à venir ;
- Nous prions pour que le sort réservé à la Guyenne et à ses sujets par ce Conseil ducal et son Régnant soit le plus doux possible ;
- Nous saluons et encourageons dans leur résistance les fiers et courageux habitants de Montauban-la-Toulousaine, puissent-ils échapper longtemps aux intolérances et aux sévices des serviteurs du Parjure. Que le choix des Montalbanais fasse loi !


    Pour que la parole de la Guyenne ne soit pas vaine,Pour qu'un jour notre duché puisse briller,Nous, fiers Guyennois, repartons au combat.La parole donnée sera respectée,Le parjure par l'épée sera vengé,Nous, de Veneratio, en ce jour et en cette heure, le jurons.



VENERATIO VEL NEX !

La Champagne sous "curatelle" artésienne:



Champenois,

L’Artois et la Champagne sont à la croisée des chemins. Votre Duc ne veut rien entendre et préfère la politique du pire en mettant sa fidélité envers l’usurpatrice devant toute raison objective. En tant qu’homme, je respecte son choix mais en tant que Régnant qui ne voit que l’avenir d’une paix durable, je ne peux rester sans réagir.

Vous avez tous vu que nos armées sont venues sur Compiègne en respectant tant que faire se peut les Champenois qui ne sont pas impliqués dans ce conflit. Nous avons dû au préalable combattre les troupes de l’usurpatrice bien sûr, pour libérer le chemin. Je m’engage à respecter l’honneur des combattants comme il se doit, je m’engage à causer le moins de gêne possible à tous ceux qui ne se mettront pas en travers de notre route.

Pourquoi je m’engage ? Tout simplement par ce que j’ai entendu les voix des Artésiens qui me disent que nous devons penser à l’avenir, mais aussi des Champenois qui m’ont adressé des courriers poignants qui m’ont conforté dans mon action.

Mon premier engagement est, vous l’avez vu puisque j’ai ordonné à mes troupes de ne pas prendre la ville de Compiègne, ni aucune mine, au contraire de votre duc, de ne pas procéder à une mise à sac, de respecter les habitants. C’est ainsi que cela se passe et se passera dans la mesure du possible. Vous savez maintenant que certaines de mes troupes ont quitté Compiègne et sont arrivées sur Sainte Menehould où le même comportement a été exigé.
Je sais que tout ceci est un grand chamboulement dans vos vies mais je vais devoir provisoirement, pour assurer la sécurité de tous, devoir mettre sous curatelle quelques temps la Champagne jusqu'à ce que le calme revienne. Je suis conscient que le mot « curatelle » est lourd de mauvais présages et peut vouloir dire tout et n’importe quoi, je vais donc apporter quelques précisions qui seront plus approfondies dans un second temps après la prise du château.

J’entends par curatelle la prise de contrôle provisoire des institutions champenoises pour s’assurer que toute la gestion journalière et économique se fera dans de bonnes conditions. Vos mines seront entretenues, votre trésor ne sera pas pillé, vos stocks ne seront pas vidés.
Je m’engage aussi à ce que tout ce qui se fera au niveau de la gestion du Château soit vérifié, comptabilisé par un groupe représentatif de Champenois afin qu’on ne puisse pas dire que l’Artois n’est pas conscient de ses responsabilités.
Je préciserais à travers une autre communication comment nous pensons procéder pour rendre aux vrais Champenois le contrôle de leurs terres.

Je rappelle à tous que pour des raisons de sécurité, tout déplacement est fortement déconseillé mais que si c’est une obligation, il faut contacter le service de sécurité intérieur du conseil de curatelle qui pour le moment est représenté par le Capitaine Artésien, le Comte Groland.
Champenois, boutons hors de Champagne ceux qui ne veulent que détruire et faisons en sorte de dire NON à ceux qui n’ont que haine pour leur prochain.

Vive la Champagne libre pour un avenir meilleur.

Fait à Arras, le quatrième jour d'octobre de l'an de grâce 1459



Le comte Fidos s'adresse aux combattants champenois:



Combattants Champenois,

L’Artois sait reconnaître les hommes et les femmes de valeur. L’Artois a un profond respect de tout combattant quel qu’il soit, nous n’avons pas de haine envers votre engagement.

Vous devez savoir que mes troupes sont beaucoup plus importantes que les défenseurs présents sur Reims. Je vous conjure de me croire quand je dis que nous allons écraser toutes les défenses quel qu’en soit le nombre. Je vous demande humblement de réfléchir et de comprendre que ce combat n’est pas le vôtre.

Maintenant ce n’est plus le Comte d’Artois qui vous parle mais l’homme, je suis Fidos, un Artésien et un soldat. Soldat Champenois, tu es comme moi, quand on te dit « Combat ! », tu le fais car c’est un ordre et un soldat obéit quoi qu’il en coûte. Sur le champ de bataille, nous sommes frères et sœurs dans la mort et j’ai un profond respect pour chacun d’entre vous. Artésien ou Champenois ne veut plus rien dire dans ces conditions, le devoir avant tout. Mais après bien des combats et parfois pour des causes injustes, j’ai changé d’avis et décidé que la vie est une chose si fragile qu’il faut la préserver quand c’est possible.
Mourir pour sauver la Champagne est une cause noble et je ne peux vous demander de ne pas le faire. Mais mourir au nom d’étrangers Parisiens qui n’ont aucun respect pour vous ce n’est pas le bon combat.

Quittez ce conflit qui n’est pas le vôtre, gardez votre âme de fier Champenois et battez-vous pour une Champagne libre de l’influence pernicieuse d’une usurpatrice qui était prête à donner Compiègne à l’Artois il y a quelques jours pour punir les Nobles champenois.
Je vous promets que nous ne vous retirerons pas vos armes, que vous participerez ensuite comme avant à la défense d’une identité Champenoise lavée de ces mauvaises influences.

La Champagne est aux Champenois et à personne d’autre, quittez les troupes d’ici vendredi, mettez-vous en retrait le temps que le calme revienne, que nous puissions rendre la Champagne aux vrais Champenois de cœur.
Sinon, mourez sur le champ de bataille, je vous promets en tant que soldat que l’Artois saura honorer, quelle que soit sa nationalité, tous les combattants qui meurent pour une cause quelle qu’elle soit.

Fait à Arras, le quatrième jour d'octobre de l'an de grâce 1459





Le 5 octobre 1459 :
- Comme un silence avant l'orage : les armées se rassemblent et se préparent en Poitou pour une bataille qui sera décisive, quoiqu'il arrive...

  • - Pour le Ponant :
    La légion des Ombres (Abbygael)
    An Alarc'h (Chikaka10)
    Les Aigles de Thouars (Nebuleuse.)
    Les Griffons de La Rochelle (Choupi22)
    Berrichonnae Libertalia (Kateline)
    Compagnie Che Guevarrec (Monsieurpatate)
    La Trérmouilloise (Tornade)
    Phenix de Saintes (Bbnem)
    ad gloriam Pictavium (Lanie)
    Venetario vel Nex! (Garzimlebo)
    Aude Vincere (Florelanne)
    Nil volentibus Pictavensis arduum (Baillant)
    ab Saintes (Theodebert)



  • - Pour les Nébisiens :
    La Petite Ours (Brunehautdartois)
    OR ô desespoir (Bess.scte.merveille)
    In Zya Memoriam (Patsy)
    les Bûcherons Assoiffés (Amaelle)
    Les Lames d'Amahir (Nanozevich)
    Ad Honores (Lekaiser)
    Le Lion Ruthénois (Alexandre*)
    Celle-là-tu-l'auras-pas-vu-venir (Bmos)


- La Memento Mori a fait tomber son étendard dans la nuit tandis que la Marguerite, armée limousine, aurait été rappelée à Limoges.

(AAP) 04-10 :

Rennes (AAP) - La fin septembre et les premiers jours d'Octobre auront été meurtriers pour les deux camps en présence dans ce conflit de longue haleine.

Cela fait en effet désormais plus d'un mois que le Royaume de France se déchire et guerroie avec la Bretagne. Un mois durant lequel la coalition des frondeurs de l'Alliance du Ponant affronte le pouvoir de la Reine de France Nebisa et les provinces loyales à la couronne.

Durant ces derniers jours, tous les fronts furent mis à l'épreuve.

Tout d'abord l'Anjou, où les troupes loyalistes ont pris Saumur. Après une première tentative infructueuse, les forces armées de la Reine ont finalement réussi à vaincre les défenseurs du Ponant. Les pertes pour ces derniers seraient importantes et une armée fut détruite, alors que les autres se sont repliées sur la route d'Angers. La défense s'organise ainsi au sein de la capitale angevine pour attendre un adversaire qui a fait la preuve de sa capacité de conquête.

En Artois par contre, les faveurs de Mars se sont davantage portées sur le camp ponantais. Les armées du Domaine Royal qui avaient déjà fait une incursion et pris possession d'une mine d'or, ont lancé, plusieurs jours durant, des charges répétées et particulièrement meurtrières contre les murailles de Péronne. Dimanche 2 octobre, au cours d'une grande bataille, les Artésiens parvinrent à anéantir et à repousser les armées champenoises, délivrant ainsi Péronne de son siège.

La Normandie est encore traversée par des armées bretonnes mais malgré la défaite militaire de l'armée de Fécamp, la capitale reste aux mains du duc pour le moment. Pour l'heure le duché normand profite de l'ouverture du front en Artois pour subir une pression moindre, sans pour autant se retrouver dans un rapport de force assez favorable pour faire face aux envahisseurs.

Au Poitou, les armées loyalistes ont réussi une percée importante en triomphant des défenseurs de la ville de la Trémouille dans la nuit du 27 septembre. Après d'âpres combats, la ville est tombée aux mains des assaillants. Ceux-ci portèrent alors le fer contre Poitiers, où s'étaient repliées les forces du Ponant. L'attaque de la capitale fut repoussée le 1er octobre : cinq armées faisant face à cinq autres. Les troupes loyalistes se replièrent par la suite à la Trémouille.

Reste la Guyenne, qui vient de subir des troubles intérieurs conséquents qui ont entraîné son départ de l'Alliance du Ponant. La gouvernement élu de la Guyenne avait refusé de suivre ses alliés dans la guerre contre Paris et adoptait donc une position neutre. Il décida en outre des mesures de dissolution contre les armées guyennoises engagées sur le front dans l'hypothèse de leur retour. Une rumeur circula, selon laquelle ces soldats seraient par ailleurs menacés de procès. Il n'en fallait pas moins dans un duché assez instable où s'opposent de manière fréquente royalistes et pro-ponant, aristotéliciens et hérétiques, pour déclencher une vive opposition. Cette dernière, incarnée par les pro-ponant, décida de prendre le château par la force. Ils reçurent pour ce faire l'aide de Poitevins et d'Angevins. Il faut également signaler une armée bretonne, d'une seule personne, qui força le port de la Teste-de-Buch, pénétrant illégalement en Guyenne, pour recruter des partisans. Pendant ce temps Toulouse menait son offensive dans le sud de la province. La crise fut intense, le gouvernement légitime de la Guyenne cria à l'ingérence étrangère, au coup d'Etat et parvint à contrer les manoeuvres rebelles. La Reine de France appelant de son côté Toulouse à renoncer à ses objectifs belliqueux.

De ce tableau général il est possible de retenir que l'Alliance du Ponant domine plutôt les combats dans le nord, grâce à son succès défensif en Artois et sa campagne en Normandie, alors que le camp loyaliste prend un net avantage dans le sud et au centre, en pénétrant au coeur du Poitou, en récupérant à sa cause la Guyenne et en étant aux portes d'Angers.

Les prochains combats vont donc s'avérer décisifs puisque plusieurs capitales sont menacées pour les deux camps.

Le Kozh pour l'AAP.


Le 06 octobre 1459 :
- avancée des armées ponantaises sur Thouars. Les armées nébisiennes s'enfuient vers Saumur.

- L'armée "la Chimay bleue", menée par l'héroïque Zaza, rejoint "Les Dragonniers" de Nico905 au pied des murs de Reims.

- "La Marguerite" est au porte de Limoges, "gardée" par l'armée de son maire, Kartouche, dict "le Magnifique".


Le 07 octobre 1459 :
- avancée des armées nébisiennes vers Chauvigny.


Le 08 octobre 1459 :
- Recul des armées nébisiennes à La Trémouille. Interrogation ponantaise : "Tu avances ou tu recules...?" Réponse nébisienne : "Un pas en avant, deux pas en arrière..."


Le 09 octobre 1459 :
- Le comte Gueldnard fait tomber l'étendard de la Marguerite.

- grâce à ses esclaves affamés et aux galériens qu'elle tue à la tache, "l'Infaillible" Amiral de France Harpege échappe à la flotte du Ponant.

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:59

Le 11 octobre 1459:
- échauffourées devant Reims

- les forces alliées du Ponant & amis aux pieds de Rouen
2ème corps de la Bande de Normandie (Nuage) VS
Les Scorpions du Chaos (Sirlabreck)
Pennher Ar Lug (Anastriana)
Legio X Equestris (Criandre)



Le 12 octobre 1459 :
- les troupes ponantaises entrent à la Trémouille, vidée des troupes ennemies "front est" qui ont fui.

- les armées ennemies du "front nord" descendent de Saumur à Thouars.

Le Comte Fidos propose une reddition honorable à la Champagne:



Champenois il est temps de parler concrètement et sans ambages,
Nous allons investir votre château c’est acquis que ça plaise ou non, nos forces sont bien supérieures c’est maintenant établi par notre service de renseignement.
L’Artois dès à présent honore les valeureux combattants des deux camps, il déplore que ce soit pour certains sur de fausses bases.
Je vous avais parlé d’une mise sous curatelle de la Champagne, il est temps maintenant d’entrer dans les détails.
Nous espérons que des personnes de valeurs vont se présenter à nous pour participer au Conseil de Régence qui mènera la Champagne vers son destin.

Techniquement pour disposer d’une place au Conseil il est nécessaire de remplir les conditions suivantes :

Pour ceux qui se trouvent sur Reims vous ne devez pas participer au combat, si vous êtes blessés il ne sera pas possible de vous intégrer dans notre armée et bénéficier d’un poste actif (IG).
Pour ceux qui ne se trouvent pas sur place il faut se rendre dès maintenant à Reims pour réaliser la même opération.
Pour tous ceux qui le désirent une escorte sera fournie, certains de nos hommes des services de renseignement seront à même de sortir de la clandestinité pour ce faire.
Pour tous ceux qui sont trop éloignés, des postes d’observateurs non élus seront mis à disposition (non IG).
Nous espérons vivement que les représentants actuels, élus lors des dernières élections se présentent en masse pour continuer à gérer la Champagne mais aussi discuter de la suite à donner pour une sortie de crise.
L’Artois garantit qu’il mettra tout en œuvre pour organiser la sécurité sur les chemins. Pour ce faire il est primordial de disposer des noms et des localisations. Le Capitaine et Comte Groland est responsable des services de sécurité, merci de vous adresser à lui dans les plus brefs délais.
Il est évident que rien ne peut se faire sans conditions des deux parties. Ne connaissant pas encore celles des Champenois qui seront au Conseil, voici celles qui pour nous ne sont pas négociables.

Le Duc sera destitué puis emprisonné. L’Artois ne le jugera pas, sa condamnation a déjà été rendue à travers la mascarade de jugement portée à l’encontre du Duc Alleaume. Il ne devra la vie sauve que si la Reyne gracie le Duc Alleaume.

La seule et unique contribution financière demandée à la Champagne devra couvrir les pertes subies lors de l’occupation de notre mine mais aussi les frais engagés pour sécuriser la Champagne pendant la période de régence.
Le Conseil de régence devra confier la somme de 10000 écus à une autorité neutre, placée sous séquestre et remise pour tout ou partie à la fin des négociations.

Pour éviter des polémiques inutiles, nous réservons au seul regard du Conseil de Régence nos autres demandes qui seront débattues en séance plénière.

Nous pensons que les Champenois de cœur vont saisir cette opportunité de se libérer du joug parisien comme l’Artois vient de le faire. Notre but n’est pas de rester en Champagne, dès que la stabilité sera revenue nous repartirons.
Si par malheur nous échouons dans cette tentative de donner aux Champenois l’occasion de se libérer, nous reviendrons encore et encore pour cette même raison, jusqu'à ce que ça réussisse.
Nous sommes fous pour certains, visionnaires pour d’autres, nous n’en savons rien. Ce qui est sûr c’est que nous nous œuvrons maintenant pour un idéal et rien d’autre, le passé nous a appris les erreurs à ne plus reproduire.




Le 13 octobre 1459 :
- des armées nébisiennes venant de Thouars arrivent devant Poitiers.

Supplique royale pour y croire encore...:


Ceci est un message à destination des Loyaux Sujets de la Couronne de France.
Ceci est un appel pour toutes les femmes, tous les hommes qui ont pris les armes pour défendre leur terre.
Ceci est l'expression de toute l'admiration, toute la gratitude et tout l'amour déposé au sein du cœur de votre Reyne.

Depuis de longues semaines maintenant, nous nous battons.
Du Nord au Sud, la France a appelé à elle ses sujets, la Couronne a demandé à ses vassaux et sujets de se lever et de se battre, pas pour assouvir un désir inique de conquête, un besoin injustifié de chaos, une envie de rompre la routine mais parce que la France faisait l'objet d'une menace intestine, sournoise et inadmissible.

Tous, vous avez entendu cet appel, vous y avez répondu et avec votre rage, votre détermination, votre loyauté, vous avez frappé, en Berry, en Anjou, en Artois ou au Poitou, vous avez frappé.

Malgré la douleur de devoir vous battre contre des frères et des sœurs, manipulés ou dévoyés par les mensonges et les promesses utopiques des ennemis de la France.
Malgré la difficulté de quitter vos foyers, vos cités, vos provinces, vous êtes venus .Aujourd'hui, je dois vous confesser combien votre loyauté et votre dévouement me sont précieux.

Aujourd'hui, je dois vous dire qu'être la Reyne de tels sujets est le plus précieux des joyaux de ma Couronne car aucun Roy, aucune Reyne ne saurait régner sans l'appui de ses vassaux et de ses sujets et si nous combattons, si nous gagnons, face aux manœuvres, aux mensonges du Ponant, aux trahisons, ce n'est que grâce à vous tous.
Eux n'ont que des déclarations fumeuses et des articles achetés à une presse corrompues, nous... nous avons nos victoires et la certitude d’œuvrer pour la pérennité de notre France et pour la plus juste et la plus sacrée des causes.

Sujets du Domaine Royal... que vous dire ?
Maine, Alençon, Orléans, vous ne cessez de me surprendre et de me rendre fière, de vous, de votre engagement, de votre unité...

Depuis longtemps maintenant, je suis amenée à côtoyer le Domaine Royal et ses affaires, j'ai toujours espéré un Domaine Royal uni et fort... ce jour est venu et dans l'épreuve, savoir mes peuples capable de se transcender autour d'une même cause, une cause souveraine...
On vous disais faibles, inutiles et perdus d'avance...
Vous prouvez qu'il n'en est rien et qu'aucune félonie ne sera, par vous, cautionnée.Sujets de Normandie, depuis des semaines vous résistez à l'invasion, vous mettez en échecs des armées venues vous écraser, unis derrière votre Duc, vous démontrer la force et la puissance d'un peuple qui refuse de rompre ou de plier.
Vous êtes un exemple pour tous les peuples de ce Royaume et, pour moi, une force supplémentaire pour continuer le combat.
Je sais vos souffrances, vos difficultés, je peux vous promettre que tout cela ne sera pas vain et que la France n'oubliera pas vos sacrifices et votre courage.

Sujets de Champagne, vous connaissez la même menace et le Ponant se rengorge de réussir chez vous ce qu'ils n'ont pu réussir en Normandie.
Mais vous luttez aussi, vous résistez et tenez bon...
Je vous supplie de continuer ainsi, de ne pas écouter les voix mal intentionnées qui vous incitent à céder, à écouter les mensonges de l'ennemi et ses promesses mensongères...

Prenez les armes, défendez vos terres, vous êtes la Champagne, vous êtes chez vous et vous devez leur faire rendre gorge pour oser penser que vous vendriez votre terre.

Sujets de la Couronne de France, vous aussi n'avez pas oublié l'importance du lien qui vous lie à la France, point n'est besoin de titres ou d'un ordre pour vous voir accourir quand la France est menacée.
Point n'est besoin de promettre des récompenses, de l'or ou des terres, au contraire de ce que négocient nos ennemis pour recevoir de l'aide...
Votre dévouement est à l'image de votre grandeur, de la pureté de vos cœurs.

A toutes, à tous, je tenais à vous témoigner mon estime, la conscience que j'ai de vos peines et douleurs...
Soyez assurés que votre engagement ne fait que renforcer ma détermination d'être une Reyne à la hauteur de tels sujets.

Au nom de la France que je sers, au nom de la Couronne que je porte, je vous fais la promesse solennelle, et que le Très Haut qui m'a désignée comme la Souveraine destinée à la France à ce jour me foudroie de son ire si je venais à manquer à mon serment, de ne pas faillir dans ma mission sacrée.

Recevez avec ces mots l'hommage d'une Reyne à son peuple et, ensemble, poursuivons le combat que l'Honneur nous conduit à mener.

Que vive le Royaume de France
,Fait ce jour de Notre royale main,le 13 Octobre 1459 au Palais Royal du Louvre


Le 14 octobre 1459 :
- bataille de Poitiers. Les troupes du Ponant chargent héroïquement les armées nébisiennes qui se contentent de défendre leur position sous les murs de la capitale poitevine. Avantage Ponant (~23 vs 8 pertes). Victimes notables parmi les suppôts de la Sanguinaire : Guillaume de Jeneffe, Grand Écuyer de France.
"La Petite Ours" dirigée par Brunehautdartois (N)
"In Zya Memoriam" dirigée par Kalimalice (N)
"OR ô desespoir" dirigée par Ethan. (N)
"ab Saintes" dirigée par Theodebert (P)
"Berrichonnae Libertalia" dirigée par Kateline (P)
"An Alarc'h" dirigée par Chikaka10, (P)
"Les Griffons de La Rochelle" dirigée par Choupi22 (P)
"Compagnie Che Guevarrec" dirigée par Monsieurpatate, (P)
"La légion des Ombres" dirigée par Abbygael, (P)
"Les Aigles de Thouars" dirigée par Nebuleuse. (P)


- La Trémouille relève son étendard poitevin face aux cinq armées de couards nébisiens revenus planter des choux devant ses murs.

- les artésiens avancent à Compiègne.


Le 15 octobre 1459 :
- après leur défaite la veille, les armées nébisiennes s'enfuient à nouveau de Poitiers.

- à la Trémouille, les cinq armées portant étendards royaux entrent dans la ville et massacrent le porte-drapeau des "Phenix de Saintes". Certains prétendent que c'est de la stratégie...


Le 16 octobre 1459 :
- La Trémouille est à nouveau ville franche pour satisfaire l'égo du "gouverneur royal", le mal nommé Alexandre, le petit.

- Les armées du Ponant avancent jusqu'à Thouars tandis que les armées nébisiennes courent le marais poitevin.

Nouvelle communication du Comte Fidos au Champenois.:



Champenois que je suis déçu, réveillez vous !!!!

Peu se sont présentés, pourtant j’ai respecté à la lettre ce que je vous disais.

Certains passéistes forcenés ont remonté des armées sur Compiègne, l’usurpatrice a obligé la Bourgogne a ramener des troupes fraîches pour aider son caniche de mari.
Nous avons du exterminer l’armée Bourguignonne qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Nous avons du retourner à Compiegne pour réduire à rien les deux armées qui ne sont plus maintenant qu'une coquille vide pour l’une et complètement détruite pour l’autre.
L’Usurpatrice a fait appel à des troupes externes, je vais donc devoir changer mes projets pour m’adapter.
Elle ramène des troupes extérieures, je reconstitue des troupes aussi.
Elle tente de monter des armées dans les villages, je vais l’en empêcher.
Votre Château je vais le prendre ca ne fait toujours aucun doute.

Champenois votre Duc est gravement blessé et caché quelque part dans Compiègne, si nous le trouvons il sera soigné, subira le sort réservé au Duc du Berry.
Champenois je ne peux laisser mes arrières non sécurisés, je me vois dans l’obligation de prendre le contrôle des villes, nœuds et mines jusqu'à ce que votre Duc comprenne qu’il n’a pas le choix.
Concernant les mines, elles seront ou fermées ou continuerons leur activités mais nous ferons les comptes pour que chaque écus soit rendu aux vrais Champenois.

Reprenez tout ce que j’ai déjà annoncé et rendez-vous compte que je le fais dans les moindres détails.

Vive la Champagne libre de son avenir!


Fait à Arras, le seizième jour du mois d'octobre de l'an de grâce mille quatre cent cinquante neuf.




Au bout de trois mois de guerre, le DR rompt ses relations diplomatique avec le Ponant.:

Nous, les feudataires du Domaine Royal,
Nous, les Chambellans et Chanceliers du Domaine Royal,

Salutation,

Qu'il soit su qu'en ce jour, après discussion au sein du Salon des Diplomates et aval de Sa Majesté Nébisa de Malemort. Nous dénonçons dès à présent tous les traités nous liant aux provinces d'Anjou, d'Artois, de Berry, de Guyenne et de Poitou.

Item concernant les ambassadeurs provenant des provinces de l'alliance illégale du Ponant, les portes des ambassades du Domaine Royal seront désormais closes. Et aucun de nos propres ambassadeurs ne seront autorisés à rester au sein de ses territoires.

Les mesures seront appliquées dès apposition des sceaux et jusqu'à élection de régnant reconnu par Sa Majesté ainsi qu'un remaniement total de "l'alliance" du Ponant.

Faict à Paris,

Le 29 Septembre mil quatre cent cinquante neuf,


Pour le Maine :


Comtesse du Maine.


Son Excellence Orin, son Chancelier :
Son Excellence Orin, Chancelier du Maine


Pour la Normandie :
Pitt.bull de brécey
Duc de Normandie



Son Excellence Adeline de Courcy, son Chambellan:



Pour Alençon:



Pour Orléans:
Aurae
Duc d'Orléans



Liloute,
Chambellan d’Orléans :


Pour la Champagne:
Cerberos d'Armantia de Malemort,
Roy de France,
Duc de Champagne


Brylastar,
Chambellan de Champagne

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 17:59

Le 17 octobre 1459 :
- la Trémouille pillée au nom de la "Reyne" ou comment la honte a trouvé son champion.

Le pseudo gouverneur royal justifie son pillage de la Trémouille ! "On vole au nom de la Reyne, aimez-nous!".:

Au Peuple de la Trémouille,

Les armées du Poitou ont eu peur et sont reparties en vous laissant de nouveau tomber.

La Trémouille est de nouveau sous autorité Royale pour son bien et le votre. Nous n'aurons de cesse qu'une fois Poitiers tombée ce qui ne saurait tarder.

Les fonds récupérés de la Mairie appartiennent à la Reyne que je représente en ma qualité de Gouverneur Royal et ce en dédommagement de la présence des armées Royales afin de démettre le félon qui se fait passer pour Comte du Poitou. Ces fonds d'ailleurs étaient du à la présence de la noblesse de France, il est donc normal que nous les ayons récupéré.

Nous avons par contre constater que le Maire de La Trémouille s'en etait mis plein les poches sur votre dos tout en laissant le marché vide. Mais il fut bien puni puisque mes hommes l'ont débusqué et laissé pour mort.

Vive la Reyne de France, Vive La Trémouille, Terre de France.

Faict à La Trémouille, le 17 octobre 1459

Alexandre de Demessy
Gouverneur Royal de La Trémouille, Commandant de l'armée Royale "Le Lion Ruthénois"


Le 18 octobre 1459 :
- les forces ponantaises entrent en Touraine et passe devant Chinon.


Le 19 octobre 1459 :
- avancée des forces ponantaises jusqu'à Loches.

- les nébisiens quittent la Trémouille.

- nouvelle victoire artésienne en Champagne.

L'Artois parle aux champenois:



A tous ceux qui liront ou qui se feront lire,
qu'il soit entendu et su de tous

Champenois,

il est de temps de vous donner quelques nouvelles car visiblement ce n’est pas le cas chez vous.

Nous étions aux portes de votre capitale pour la prendre, l’usurpatrice a décidé d’envoyer des troupes venues de Bourgogne pour défendre.
Dans le même temps elle a lancé la formation de deux armées sur Compiègne.
Je constate avec un certain déplaisir qu’elle a enfin décidé de s’entourer de stratèges compétents.
Je vais devoir coller quelques baffes a mes stratèges qui n’ont pas envisagé que l’usurpatrice aurait un éclair de lucidité mais ca ne fait qu’ajouter un peu de piquant au final!

Fort de cette notion, nous commençons à faire des plans de parts et d'autres en oubliant encore deux notions importantes.
En premier, c’est que l’usurpatrice n’a eu qu’un éclair de lucidité visiblement.
Elle a volontairement menti à la Bourgogne et envoyé cette armée vers un désastre. Désastre qui s’est bien réalisé pour eux car les troupes retranchées dans le château n’ont pas participé à l’attaque contrairement a la promesse de l’usurpatrice.
Non contente de renier sa parole, elle a fait tuer tous les renforts Bourguignons qui sont arrivés ensuite.
Le résultat est que le duc Bourguignon très très fâché a rappelé ses troupes en expliquant qu’a partir de maintenant l’usurpatrice se démerde sans eux.

En second, c’est que nous ne pouvons prévoir tous les plans, mais des fois ils foirent bizarrement.
Apres avoir défait les troupes Bourguignonnes, j’ai du prendre la décision de revenir à Compiègne pour sécuriser la place et chasser ces deux armées montés par Tristan et Siva la vilaine.
Nous avons remporté une victoire éclatante en détruisant l’armée de Tristan et repoussé l’armée de Siva. Content de cet état de fait nous nous sommes mis à rechercher cette armée en fuite et là une mauvaise surprise nous attendait.
Siva dispose d’une boussole en mauvais état de marche et ne connaissant pas bien le terrain, pas étonnant vu le peu de temps qu’elle consacre à la Champagne, s’est enfoncée par forts détours vers Peronne.

Je n’en veux même pas a mes stratèges de n’y avoir pas pensé tellement c’est stupide, donc c’est ainsi. Apres une savante analyse on se rend compte qu’elle est partie dans une opération suicide qui consiste à foutre le bordel en Artois jusqu'à ce qu’elle soit détruite. Elle saute d’un endroit à un autre avec une journée d’avance sur mes troupes et en profite pour faire le maximum de dégâts sans aucune considération.
Bien évidement elle va se faire acculer dans un coin et résister jusqu'à la mort, c’est bien dommage et inutile.
Cette situation toutefois à un coût et ce coût je vais le répercuter si la Champagne ne lui dit pas de se calmer pour revenir à des considérations différentes.
C’est pour moi une action stupide qui déssert plus la Champagne qu’autre chose au vu de ce qui se passe sur les fronts en France.

La dernière fois que l’usurpatrice a communiqué vers le Royaume c’était pour dire que ses troupes avançaient victorieusement et faisaient reculer celles du Ponant.
Maintenant elle devrait communiquer pour expliquer que les Troupes Royales se sont faites repousser de partout, que nous avons franchis Saumur pour entrer en Touraine et que nos troupes sont maintenant devant Tours.
La réalité c’est qu’elle perd la guerre et que tous les fronts sont en notre faveur.
Malgré cet état de fait elle refuse toujours de se lancer dans une négociation de paix malgré notre insistance, ceci afin d’éviter la faillite économique du Royaume mais aussi des morts inutiles.
Donc pour en revenir à la Champagne, je m’occupe de Siva la vilaine puis je reviens à Reims pour reprendre là ou j’en étais resté.

Champenois libérez vous du joug Parisien au plus tôt afin d’éviter des morts inutiles.

Fait à Arras, le dix-neuvième jour du mois d'octobre de l'an de grâce mille quatre cent cinquante neuf.





Le 20 octobre 1459 :
- les armées nébisiennes attaquent les armées ponantaises devant Poitiers
ad gloriam Pictavium (Lanie), (P)
An Alarc'h (Meerclaw), (P)
Les Griffons de La Rochelle (Choupi22), (P)
ab Saintes (Theodebert), (P)
La Trérmouilloise (Tornade), (P)
"Ad Honores" (Lekaiser), (N)
"Celle-là-tu-l'auras-pas-vu-venir" (Bmos), (N)
"Le Lion Ruthénois" (Alexandre*), (N)
"Les Lames d'Amahir" (_jasmine_), (N)
"les Bûcherons Assoiffés" (Amaelle.) (N)

- les armées ponantaises entament le siège de Tours.
Semper Fi (Tayabrina.reudi), (N)
*Memento Mori* (Namaycush), (N)
*Myosotis* (Cassius), (P)
La légion des Ombres (Abbygael), (P)
Venetario vel Nex! (Garzimlebo), (P)
Compagnie Che Guevarrec (Elven), (P)
Berrichonnae Libertalia (Kateline), (P)
Les Aigles de Thouars (Nebuleuse.), (P)
Nil volentibus Pictavensis arduum (Baillant), (P)



Le 21 octobre 1459 :
- Poitiers : la bataille fut furieuse et sanglante des deux côtés, de nombreux morts nébisiens (~15 à 10 et de nombreux blessés des deux côtés) dont Alexandre le petit, .

- Tours : le Ponant prend un large avantage malgré un combat un peu tiède des deux côtés. Les armées nébisiennes sont à Chinon, prêts à prendre les assaillants à revers.

- Artois : les dernières forces champenoises en passe d'être nettoyées

- Normandie : les armées irlandaises et bretonnes se positionnent.

- Massacre de Montauban : l'ancien sicaire et parjure Archybald Hatzfeld finit de payer son accession au trône de Guyenne dans le sang des rebelles montalbanais et se livre au massacre des résistants qui s'étaient interposés entre Toulouse et les armées des désormais alliés officiels : Périgord-Angoumois, Gascogne et Guyenne royaliste, définitivement traitresse au Ponant.

L'appel au carnage du Tyran de Guyenne sur Montauban:

Grâce aux efforts et aux sacrifices consentis par les armées de Guyenne et leurs alliés du Sud, la bonne ville de Montauban retourne sous tutelle Guyennoise.

Le rattachement sera opéré dimanche matin.

Avis à tous les montalbanais fidèles à la Guyenne et aux bannerets du Sud : purgez chaque maison, chaque paillasse, chaque auberge et chaque ruelle de la souillure réformée. Par le fer ou par le feu.

Avis aux toulousains tombés au combat : n'ayez crainte pour vos vies, vous serez rançonnés.

Réformés, félons, traitres, rénégats, votre règne s'achève.

Le 21 octobre 1459,

Archybald,
Duc de Guyenne
Gouverneur de Montauban


Le 22 octobre 1459 :
- Tours : 27 morts côté nébisen dont Namaycush. 16 morts Ponant dont SA Riwan, Baillant, Mael de Morrigan-Montfort dict Coldtracker, Isambre de Blanquefort.

- Poitiers : les Ponantais se regroupent dans la ville, sacrifiant les glorieux étendards des armées "An Alarc'h" dirigée par Slicer et "Les Griffons de La Rochelle", longuement menées Choupi22. Tandis que l'"Ab Saintes" de Théodebert opère une retraite, la Trémouilloise menée par Messire_chlas, se retrouve à la Trémouille...

Nebisa proteste contre l'attaque en Normandie et cherche à provoquer une réaction flamande:


Au peuple de France,
A tous les sujets loyaux de la Couronne

Qu'il soit su que l'incursion en Normandie d'une poignée de sujets flamands ne nous a pas échappée.
L'organisation les regroupant, connue sous le nom de forces spéciales flamandes, jouissant d'une reconnaissance officielle de la part des Flandres, Nous avons décidé d'attendre la réaction de Notre dévoué vassal pour répondre à Notre tour.
A présent que le Comte des Flandres a, officiellement, réagi, en retirant à cette organisation mercenaire son lien avec le Comté des Flandres, à Notre tour, Nous Nous exprimons.

Qu'il soit établi que chacun des traitres ayant pris les armes contre Nos sujets de Normandie se voit, ce jour, déclaré ennemi du Royaume de France, que nous les considèrerons comme des bandits ne pouvons prétendre à séjourner sur les terres du Domaine Royal sans se voir, sur le champ, traqués et conduits en geôles.

Qu'il soit su, également, que les membres de la dicte organisation qui ne se sauraient pas compromis dans cette ignoble action à l'encontre du Domaine Royal et de la Couronne, restent sujets du Royaume du France considérés comme loyaux et honnêtes et n'ont à craindre aucune mesures de rétorsion à leur encontre.
La Couronne sera implacable à l'encontre de ceux qui l'attaquent mais elle sait se montrer juste envers ceux qui lui sont fidèles et soumis.

Qu'il soit su que tout noble de France surpris à attenter à la pérennité de Notre Domaine Royal ne peut attendre que Notre plus extrême sévérité, c'est pourquoi, Nous déclarons le retour à la roture immédiat de la Dame Malycia, jusqu'alors Vicomtesse de Renaix pour avoir porté les armes contre le Duché de Normandie au sein d'une armée ennemie du Ponant, pour avoir agit contre Sa Reyne, contre le Duché de Normandie et contre le peuple Normand en bafouant les lois les plus simples de la noblesse.

D'autre part, Nous portons à la connaissance de chacun que le Comté d'Artois, entre les mains de félons que nous n'aurons de cesse de réduire à néant, a ce jour envahi le Comté des Flandres, assurément parce que la loyauté de Notre vassal et de Nos sujets flamands aura fini par susciter leur convoitise. Une armée ennemie se trouve à présent sous les murs de la bonne ville de Tournai et Nos pensées se tournent vers la population locale que Nous appelons à la cohésion et à la fermeté face aux félons .

La France ne cesse de montrer à ceux qui se dressent contre elle qu'elle n'aura de cesse de mettre fin à leur folie... Les Flandres, comme chacune de nos provinces, ont fait le choix de la Loyauté et de l'Honneur, Nous ne doutons que l'avenir se présentera sous les mêmes auspices et que le chantage, la menace ou la corruption, qui sont les armes de l'Artois, n'auront sur eux aucune prise.

Flamands, Flamandes, levez vous, prenez les armes et montrez à l'Artois qu'il n'est pas maitre chez vous et que vous n'êtes pas un troupeau dont il joue selon sa volonté, que vous ne recevez pas d'ordres du Ponant tels de vulgaires serviteurs et que ceux qui ont rejoint les troupes ennemis n'ont de Flamands que le nom et se moquent de l'intérêt de votre Comté, de vos vies ...

Pour la France et sa grandeur,rédigé de Notre main agile
Ce jour du 22 Octobre 1459


Le 23 octobre 1459 :
-Tours : les armées nébisiennes viennent se fracasser sur les armées du Ponant qui les réceptionne en force... (18 morts à 4 environ). Plus de 70 %de pertes infligées aux Ordres Royaux, forcés de faire retraite jusqu'à Chinon.

(AAP) 22-10-1459 :


Tournai (AAP) - Les Flamands sont en émoi depuis que des troupes champenoises et artésiennes ont apparemment décidé de transformer Tournai en champ de bataille.

Ces deux armées s'affrontaient depuis quelques jours en territoire artésien avant que les troupes royalistes, menées par Jezabel d'Appérault Von Frayner d'Azayes, mieux connue sous le surnom de Siva, aient décidé de se replier plus au nord en franchissant les frontières du Comté de Flandres. La légion In Appérault Spero fut immédiatement poursuivie par La Tribu Panachée Artésienne, commandée par le sieur Tiberre, un Arrageois proche du pouvoir comtal.

Immédiatement, l'Ost flamand dépêcha son armée comtale sur place, Les Lions des Flandres, sous la direction du Lieutenant Rosa de Leffe, Vicomtesse de La Motte au Bois, de Lannoy et de Poperinge, et les effectifs militaires affluent maintenant vers la Cité des Cinq Clochers.

Le pouvoir comtal flamand réprouve cette incursion sur son territoire, alors que la Reyne leur avait promis le respect de leur neutralité dans le conflit. Sa Grandeur le Comte Karlheinz de Dampierre a d'abord demandé à la Compiégnoise de bien vouloir démanteler son armée et rejoindre son Duché, trouvant un arrangement avec les troupes artésiennes qui s'engageaient à les laisser passer. A l'heure actuelle, on ne sait si Sa Grandeur la Reyne de France l'entendra de cette oreille.

La ville la plus peuplée des Flandres, frontalière avec Arras et Cambrai, espère encore que le bain de sang n'aura pas lieu dans ses murs. Et cela ne tient qu'au bon vouloir des belligérants, d'autant que nul ne sait où se positionnera la population tournaisienne, connue pour être le fief des Forces Spéciales Flamandes (FSF), actuellement en guerre du côté... du Ponant.

Reisleider, pour l'AAP

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 18:00

Le 24 octobre 1459 :
- Trève dominicale sur les fronts.

Nebisa tonne contre la fuite de ses prérogatives:

Au peuple de France
Aux sujets loyaux de la Couronne
Aux sujets félons à la Couronne qui restent et resteront sujets de la Couronne

Il a été porté à Notre connaissance que certaines provinces félonnes ont cru bon de se doter de Hérauderies parallèles, soit disant détachées de la Hérauderie Royale.
Malgré le divertissement que fut pour Nous cette nouvelle, devant les questions soulevées par Nos sujets sur ce point, Nous tenons à apporter quelques petites précisions afin de clarifier, dans tous les esprits, ce qu'il adviendra à ce sujet.
Les demandes portées à la Hérauderie Royale par des sujets de la Couronne ayant porté une allégeance infondée à une personne reconnue Félon ou représentant un pouvoir illégitime au sein du Royaume de France, se verront suspendues.
La noblesse loyale, dans les Provinces frappées de Félonie, continueront à jouir des services de la Hérauderie sans que cela ne pose le moindre soucis.
Toutes les décisions, actes, modifications nobiliaires émanant des fausses Hérauderies Ponantistes sont, bien entendues, nulles et non avenues aujourd'hui et à jamais.
Tout noble refusant de prêté allégeance à un Félon ou un représentant de pouvoir usurpé ne saurait se voir menacé de destitution ou de mesure de restriction puisque la seule et unique hérauderie légitime sur le sol de France est la Hérauderie Royale.
Par sécurité, Nous invitons la noblesse loyale au sein de ses provinces à se manifester auprès de la Hérauderie Royale, du Héraut ou Maréchal légitime lié à sa province.
Nous rappelons que dans les provinces félonnes, afin d'établir leur fausse autorité, les traitres refusent les accès aux Officiers Royaux de la Hérauderie mais que cela ne saurait les empêcher de faire leur travail correctement.
Le pigeonnier de Nos Hérauts est grand et n'attend que les demandes que la Noblesse de France lui souhaite présenter.

Faict ce jour du 24 Octobre 1459

citation:

Peuple d'Armorique,Voici les dernières nouvelles du front.
A Poitiers, le Comte a ordonné aux paysans de se mettre en sûreté dans sa capitale.
Les troupes du Ponant sur place ont protégé ce rapatriement.
Une fois tous les paysans, les civils, les femmes et les enfants mis à l'abri derrière les murs de Poitiers, il a été décidé d'abandonner les faubourgs et campagnes avoisinantes à la soif de destruction des hordes de la Malemort.
Ainsi, les troupes du Ponant composées de poitevins, d'angevins de bretons et de nombreux guyennois, sont rentrés à Poitiers afin d'assurer la protection des murailles et ainsi garantir la vie des habitants.
La capitale du Poitou est donc désormais fortement protégée et devrait pouvoir tenir face aux assauts incessants de nos ennemies.Dans la forteresse ennemie de Tours, des vagues d'assaut ont été lancés contre la ville.
Les ordres sont clairs: épargnez tout les civils et donc cibler les assauts.
Après quelques pertes nos vaillants soldats ont réussi à prendre l'avantage en faisant subir de lourds dégâts dans la garnison fortement armée. Cependant, alors que nous prenions pied sur les remparts, l'ordre a été donné de refluer.
En effet, les éclaireurs venaient de signaler l'arrivée des armées ennemies stationnées à Chinon.
Nous ne pouvions les combattre tout en conservant l'avantage sur les murs de Tours.
Afin d'assurer un repli en bon ordre de braves soldats ont sacrifiés la vie, sauvant ainsi celles de leurs camarades.
Son Altesse Riwan Nathan de Brocéliande, Duc & Prince breton, fut le dernier à quitter les remparts.
Il ne céda qu'une fois assuré que tous avaient pu regagner le campement pour se préparer à l'affrontement avec les armées tourrangelle de Chinon.
Toutefois, cet acte de courage immense que certains qualifient déjà d'héroïsme historique, lui coûta énormément.
En effet, le Prince retrouvait à peine le sol ferme quand plusieurs carreaux d'arbalètes traversèrent les points faibles de son armure.
D'aucun parle déjà de sabotage.
A l'heure actuelle, les médicastres sont réservés sur le sort de ce dernier, bien qu'ils fassent preuve d'optimisme.
Que vos prières intenses l'aide à reprendre ses esprits !
Grâce à la bravoure du Duc de Brocéliande, nos forces purent faire face à l'assaut des armée de Touraine et les repousser leur infligeant d'importants dégâts.
Durant cette seconde bataille, il est à souligner l'héroïsme des guyennois qui se battent si loin de chez eux alors même que leurs terres sont en proie à une guerre civile, fruit des manœuvres de la Couronne de France visant à affaiblir le Ponant tout en supprimant tout droit à la parole du peuple.
Par ailleurs, on nous informe qu'un blocus naval a été mis en place autour de la ville normande de Fécamp.
Toute la flotte du Ponant y prend une part active.D'autres nouvelles du front normand.
Les bretons, artésiens et irlandais qui composent nos forces alliées sur place ont de nouveau tentés de faire sauter le verrou de Dieppe.
Cet assaut a permis d'éliminer en totalité le troisième corps de Normandie, composés de soldats normands parmi les plus aguerris.
Bretons, soyez fiers de votre noblesse qui rend honneur à notre pays !
Bretonnes, soutenez nos soldats par vos pensées les plus fortes !
Vous tous aidez-nous à défendre notre pays et nos terres, participez à l'histoire et rejoignez nos forces !
La Bretagne vous réclame.
Nous avons besoin de vous !
D'ar Sul 23 a viz Here 1459


Le 25 octobre 1459 :
- Tours : attaque timide des forces du Ponant sur la ville. Statut quo très maigre.

- siège de Rouen : le Ponant allié aux irlandais pris entre deux groupes d'armées normandes.

La Guyenne quitte le Ponant:

À tous présent et à venir, salut,

Nous, Archybald de Louvelle, par la grâce de Dieu et la volonté du peuple et du conseil, Duc de Guyenne, annonçons, avec l'approbation à la majorité du conseil ducal, le départ de la Guyenne de l'alliance du Ponant.

Lors de l'entrée de la Guyenne dans cette alliance en janvier 1458, la Duchesse en exercice, Melior de Lioure, avait clairement exprimé auprès du Ponant et avec l'approbation des dignitaires d'alors, sa volonté de voir la Guyenne privilégier ses liens vassaliques à la Couronne de France en cas de conflit.

L'alliance, présentée comme essentiellement diplomatique, judiciaire et commerciale, devait être un mur de protection face à l'Atlantique. Il s'est malheureusement avéré que les débats portaient sur des considérations moins enclines à la prospérité et au développement des provinces membres et qu'une véritable visée belliciste animait un groupe restreint de ses décideurs. La démission de la Duchesse Melior de Lioure au poste d'intendante du Ponant en septembre 1458 est explicite à ce sujet (1) :

    « Voyant en cette Alliance les possibilités qu'elle offrait en diplomatie, en développement maritime, j'avais désiré y contribuer. Force est de constater que, seule, la voix des armes est privilégiée.N'adhérant pas à telle vision, et n'apportant rien au Ponant, je me retire donc. »

La composition obscure du conseil des feudataires du Ponant, avec des gens siégeant sans aucun poste officiel, tels que Smurf, ou George le Poilu à l'époque où le Berry n'était point membre du Ponant de l'alliance, renvoie plus l'image d'un groupuscule criminel que celle d'une véritable alliance cadrée par des textes et des règles.

Lorsque l'armée des nains, dirigée par Smurf, attaqua le Périgord-Angoumois, les réponses des feudataires du Ponant étaient que ledit Smurf n'agissait pas pour le compte de l'Alliance. Or il siège au Ponant, et un an auparavant il exposait ce projet. La guerre se déclare, on ne se retranche pas derrière des mercenaires pour éviter d'assumer les conséquences de ses actes.

L'alliance du Ponant a fait ingérence dans les affaires Guyennoises. Une annonce de Datan l'Epervier, chancelier du Ponant, affichée le vingt-quatrième jour du mois d'août en place publique guyennoise appelait le peuple de Guyenne à la révolte (2) :

    « Peuple de Guyenne, lève-toi et prends en main ta destinée, ta province est à toi et à nul autre et tes alliés ne sont pas loin, le Ponant ne pouvant laisser la Guyenne alliée aux mains de ses voisins profitant honteusement de la situation ! Ce qu'on te vole, reprend-le ! »

Les arguments évoqués concernant le Régent Koyote étaient qu'il n'avait point été élu par le peuple, alors que nous avons nous-même siégé parmi les dignitaires de l'alliance en mai dernier en qualité de Régent de Guyenne après avoir repris par la force le trône au Duc Drykern.

Lorsque nous, Archybald de Louvelle, élu par la voix des urnes puis reconnu par les conseillers de Guyenne et par la Reine de France comme Régnant légitime, nous présentâmes aux portes de l'alliance, nous nous sommes vu refuser les accès au Conseil du Ponant sous prétexte que nous souhaitions renouveler la vassalité de la Guyenne envers la France.

Force est de constater que le Ponant n'agit pas selon une ligne de conduite déterminée légalement, mais selon les intérêts d'un groupuscule.

Pis encore, l'ingérence Ponantaise dans les affaires politiques de Guyenne a pris une tout autre tournure le mois dernier, voyant le Ponant soutenir les rebelles Guyennois dans leurs desseins de faire la guerre au conseil légitimement élu, ainsi dénoncée dans notre annonce du 27 septembre (3) :

    « Le 26 septembre 1459, l'armée agrémentée bretonne "Pennmarc'hed" a été débarquée à La Teste-de-Buch par une cogue marchande de Breizh, sans l'approbation du conseil ducal de Guyenne et sans l'approbation des feudataires du Ponant, le 27 septembre, l'armée agrémentée poitevine "Veneratio Vel Nex" dirigée par un angevin a forcé la frontière, détruit l'armée Guyennoise "Libertad" et blessé à mort messer Fradou, Seigneur de Sabadel-Lauzès et vassal du Duché de Guyenne. »

Cette intrusion illégale a vu les deux armées incriminées répandre le sang de leurs frères par deux assauts infructueux contre l'armée ducale stationnée aux portes de la capitale, occasionnant morts et blessures parmi nos concitoyens, assauts qui se sont soldés par la destruction de l'armée bretonne et le repli de Veneratio Vel Nex et des rebelles sur le front poitevin où ils se battent, à ce jour, aux côtés de leurs soutiens Ponantais.

Malgré notre volonté de voir la Guyenne reprendre le dialogue avec une alliance qui réprouvait la destitution d'un conseil ducal majoritairement excommunié par les ambitions d'un seul homme, malgré la main tendue au Ponant en vue de préserver la Paix, celui-ci a fait s'introduire une armée bretonne sur notre sol sans notre aval, celui-ci a laissé l'agrément poitevin à une armée rebelle, celui-ci, lâche et hypocrite, s'est défaussé de toutes ses responsabilités. (4)

Dès lors il n'a plus été question seulement d'ingérence du Ponant à l'égard de la Guyenne, mais de trahison et de crime de sang.

Le Ponant, soutenant le traître Garzimlebo, a contribué à la fragilisation de la Guyenne, permettant ainsi au Comté de Toulouse de s'emparer de la bonne ville de Montauban et de notre mine de fer tandis que nous essuyons des pertes aux portes de Bordeaux.

Les torts de l'alliance du Ponant à l'égard de la Guyenne sont grands :

  • Refus de respecter la parole donnée à la Guyenne lors de son entrée dans le Ponant
  • Ingérence
  • Trahison
  • Crime de sang

Les discours Ponantais visant à défendre l'idée d'une liberté ne sont que ceux de gens s'assimilant à des brigands, justifiant par là leur refus de se plier aux lois, aux fondements d'une société de droit. La Guyenne ne saurait s'associer aux mensonges répétés du Ponant, à leur manque de parole, à leurs infâmes magouilles, qui ne servent ni le Peuple de France, ni le Royaume.

Le texte de l'Alliance du Ponant dit :


    La vocation de l’AllianceArticle 1L’Alliance du Ponant se donne pour but d’assurer la paix, l’ordre et la prospérité au sein de son périmètre, pour assurer la stabilité et le développement du grand ouest.Article 2L’Alliance du Ponant s’inscrit dans la lignée de la paix du Mont Saint Michel. A savoir en renforçant les liens d’amitiés et la coopération existant et en prônant la paix ainsi que le respect des peuples et de leur droit. Tout cela dans l’esprit d’enrichissement mutuel et de concorde entre les provinces françaises et la Bretagne.


Le traité de paix du Mont Saint Michel a été foulé aux pieds par le Grand Duc Elfyn.
Le Ponant ne respecte même pas son propre traité fondateur.

Qu'il soit su dans tout le Royaume de France,
Que la Guyenne quitte le Ponant.

Fait à Montauban le vingt-cinquième d'octobre 1459.



Le 26 octobre 1459 :
- Tours : Victoire totale pour le Ponant au pied des murailles tourangelles ; les armées nébisiennes venues de Chinon s'empalent sur les forces ponantaises. C'est la déroute absolue, les 4 armées sont défaites. (env. 42 morts pour les nébisiens et 12 pour les ponantais).

- Poitiers : assaut sanglant des nébisiens sur les murs pictaves. A l'aube, on comptait une vingtaine de morts de chaque côté dont le Chancelier sortant Datan et l'ancien comte Jake.

- Rouen : nouvelle bataille.

(AAP) 26-10 :

Honfleur (AAP) - La guerre perdure et va arriver à son second mois, sans qu'aucun camp n'ait vraiment pris le dessus pour le moment. Ce conflit, le plus important depuis la grande guerre avec la Bretagne il y a maintenant plus de trois ans, continue de mobiliser les troupes des Flandres jusqu'à Toulouse, de Brest jusqu'à Dijon. Il a surtout pris une ampleur européenne, puisque ce sont des Irlandais, des Portugais et des Provinçaux que l'on voit arriver en France, sous les bannières du Ponant.

Le Royaume est donc toujours déchiré entre ses provinces loyales à la Couronne et les provinces frondeuses qui réclament pour certaines l'abdication de la monarque, tandis que l'Artois revendique désormais son indépendance.

Militairement les forces s'équilibrent assez et les fronts restent stables. Les troupes loyalistes continuent de menacer Poitiers, où elles remportent des succès continus, l'Anjou s'est recroquevillé sur Angers, capitale pour l'heure toujours défendue, la Guyenne est sortie du Ponant et est en proie à des différends armés avec Toulouse, alors que le Berry reste occupé et sous l'autorité royale.

Au nord par contre l'avantage reste au Ponant, dont les troupes continuent de sillonner la Normandie, qui offre une résistance farouche, ainsi que la Champagne, dont les armées ont échoué lors de leur offensive en Artois. Une armée champenoise a été repoussée jusqu'aux Flandres, province neutre dans ce conflit pour le moment.

Un nouveau front s'est ouvert en Touraine, où les armées ponantaises se sont postées devant la capitale. Prises à revers par quatre armées loyalistes, elles ont repoussé ces dernières sur Chinon, avant de les détruire complètement. La bataille de Tours semble donc tourner pour l'instant à l'avantage du Ponant.

Sur les mers, l'Amirale de France a mis à mal la domination initiale du Ponant grâce à sa puissante caraque de guerre "la Perle". Toutefois, après d'âpres combats, elle s'est réfugié dans un port normand pour réparer son navire endommagé, tandis que le reste de la flotte adverse continue de chasser l'arme ultime de la marine royale. L'issue de la bataille des mers est incertaine.

A l'heure actuelle, aucune solution diplomatique ne semble envisageable, puisque les négociations entre les deux camps sont interrompues. Il est probable que chacun attend d'obtenir un ou plusieurs succès décisifs avant d'envisager le retour à la paix. Dans cette optique, les batailles de Poitiers, de Normandie, , de Champagne, d'Anjou et de Tours vont certainement être déterminantes pour l'avenir du Royaume de France tout entier.

A moins que la fatigue et le manque de moyens, qui commencent à se faire ressentir compte tenu de la durée du conflit et du nombre colossal de personnes mobilisées, n'amènent à un épuisement général dans les provinces aux économies déjà fragiles, et à un fin de guerre sans véritable vainqueur.

Le Kozh, pour l'AAP


Le 27 octobre 1459 :
- les nébisiens poursuivent le siège de Poiters. Quelques escarmouches durant la nuit.

- les forces ponantaises se redéploient autour de Tours

- Champagne : des renforts bourguignons s'attaquent aux armées artésiennes sans leur faire grand mal.

- Normandie : réorganisation des forces du Ponant & allés sur ce front


Le 28 octobre 1459 :
- Victoire en Champagne des deux armées artésiennes "Artois Independanzza" menée par Crysline et "Les Dragonniers" de Nico905 face à la très bourguignonne "Legio Burgundiae" dirigée par Didier de Sars lequel a été contraint à la reddition tandis que l'armée "In Appérault Spero" dirigée par Siva est arrivée sous les murs d'Azincourt.

- Poitiers : résistance pictave face à un nouvel assaut des armées nébisiennes : quelques escarmouches et quelques morts chez les assaillants. (7 à 2 pertes).

- L'armée 'La limougeaude", dirigée par Kartouche a annexé la mine près de la Trémouille.

- la Guyenne royaliste poursuit sa conquête alliée à ses ennemis d'hier et entame le siège de Toulouse.


Le 29 octobre 1459 :
- Poitiers résiste toujours malgré d'assez lourdes pertes (15 morts à 8.). Durant l'assaut, l'armée "Ad Honores" menée par Lekaiser, est repoussée vers Chauvigny mais Lanie, blessée grièvement, cède le commandement de "ad gloriam Pictavium" à son Comte, Ventreachoux.
- prise de Vendôme par les troupes ponantaises.

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 18:00

Le 31 octobre 1459 :
- trêve dominicale respectée

- anecdote parallèle : sept membres du Conseil Ducal de Champagne démissionnent. La Reyne éructe ses ordres pour une reprise en poigne de la situation.

Sa Grâce Kilia de Mauleon-Penthièvre, nouvelle Chancelière du Ponant:

A tous ceux qui liront cette missive,
De nous, Membres alliés et unis du Ponant,

faisons savoir que le mandat de Son Excellence Datan l'Epervier, Vicomte d'Aulnay de Saintonge, à la tête de la diplomatie du Ponant étant arrivé à échéance et celui-ci ne souhaitant pas se représenter à cause d'un état de santé précaire, Sa Grâce Kilia de Mauleon-Penthièvre lui succède à la tête de la diplomatie de notre alliance.

A ce titre, elle sera ainsi la personne à contacter par toutes personnes désirant se rapprocher ou discuter avec le Ponant et sa voix sera la notre.

Cette affectation lui est confiée pour une durée de 4 mois.

Nous remercions chaleureusement le Vicomte d'Aulnay de Saintonge pour le temps, le talent et l'énergie qu'il a consacré à sa tâche en cette période difficile.

Son Excellence Kilia a souhaité s'entourer de
Son Excellence Yoshilas au titre de Vice-Chancelier.
Son Excellence Joffrey de Dénéré, Duchesse de Beaufort-en-Vallée, au titre de secrétaire de Chancellerie.

Fait à Cholet le 29 octobre 1459


Pour l'Anjou
Vendettal Charnée-Chandos de Penthièvre


Pour l'Artois
Fidos


Pour la Bretagne
Elfyn de Montfort


Pour le Poitou
Ventreachoux de Beaupin l'Aizenay, Comte du Poitou.


Avec l'approbation du Berry.
Alleaume de Niraco,
Duc de Berry

Au Palais Royal du Louvre:

Aux sujets de la Couronne de France
Aux sujets relaps de la Couronne de France

Depuis de longues semaines maintenant, la France est en guerre. Une guerre fratricide qui oppose les Français aux Français. Une guerre née de la folie et de la volonté d'une poignée de gens de mettre à bas le Royaume de France.

Aujourd'hui, puisque certaines erreurs ont eu lieu, notamment émanant de personnes se permettant de décréter des exigences soit disant "royales" quant aux conditions de paix, il apparait qu'il est temps de rappeler les exigences de la France à la fin de ce conflit. Un conflit qui pourrait se terminer en moins d'une semaine et permettre à chacun de reprendre sa place légitime au sein du royaume qui est le sien.

Premièrement, la France reproche à l'Alliance du Ponant d'avoir semé la sédition dans ses peuples, d'avoir, au fil des mois, agi comme un État illégitime au sein de notre État souverain. Afin d'y remédier, la France veut voir chacune des provinces du Ponant assurer le Royaume de France de sa loyauté et de son respect des lois royales.

Deuxièmement, la France ne veut aucunement la fin du Ponant, mais l'émergence d'un Ponant Français. Une Alliance est un pacte diplomatique portant sur plusieurs volets. Accord économique, judiciaire et militaire, pour faire simple. La Couronne de France n'a pas son mot à dire sur les deux premiers plans mais ne peut laisser un État étranger souverain conclure la moindre Alliance militaire avec ses peuples sans que cela ne revienne à renier sa légitimité souveraine. Nous voulons donc la résiliation des accords militaires existant entre Nos provinces et le Grand Duché de Bretagne. Nous assurons que les pans économiques ou autre ne sont pour la France d'aucune menace, mais le temps où la France acceptait de voir son sol foulé par l’Étranger sans rien y trouver à redire n'est plus.

Troisièmement, lorsque le Grand Duché de Bretagne offrira la Paix à la France, reconnaissant avoir déchiré le Traité du Mont Saint Michel et avoir renié sa parole en déclarant ses volontés belliqueuses vis à vis de la France, la France autorisera à nouveau commerce et échange avec le Grand Duché de Bretagne, reconnaitra sa noblesse et lorsque demande en sera faite, pourra envisager une coopération militaire entre ce dernier et ses peuples, dés lors que le but en sera la défense face à une menace étrangère et pas l'oppression de peuples français dans le but d'enrichir les caisses bretonnes d'écus... français.

Tout cela ne fera l'objet d'aucune négociation car il ne s'agit rien de plus que du fondamental droit de la France souveraine.

Les cas des provinces ayant cru bon de se déclarer "indépendantes", le cas de l'Anjou et de son héraut fantoche... feront l'objet d'éventuelles discutions mais après la signature de la Paix car elles ne sont pas les causes du conflit mais des actes édifiants et ridicules, des provocations infantiles n'ayant pas plus de portée qu'un coup d'épée dans une flaque d'eau.

Nous rappelons à tous que la Clémence est aussi une vertu royale mais que la France a décidé ne plus se laisser brutaliser le fondement à coup de reins ponantais et qu'il convient à ses ennemis d'en prendre acte, une bonne fois pour toute.

Cette guerre est une guerre fratricide et, en cela, elle est infâme. Cette guerre est, cependant, juste et Nous ne la renions pas, mais Nous assumons son horreur, acceptons comme méritée la souffrance que Nous ressentons de savoir Nos peuples dans la douleur et assumerons, devant le très Haut, au jour du jugement dernier, la culpabilité qui est Notre. Malgré tout, Nous ne pouvons renier la rébellion, la révolte et la trahison de ceux qui ont conduit à cette guerre, pas plus que Nous ne pouvons taire les torts de la Couronne qui ont conduit ces mêmes peuples à se détacher de leur devoir et de leur loyauté vis à vis d'icelle.

C'est pour cela que Nous n'avons pas pour but d'humilier, de détruire les provinces en révolte. Nous voulons les voir retrouver leur place et pouvoir construire la France de demain avec elles, elles toutes. Mais cela ne sera possible qu'à la condition, impérative, d'une loyauté renouvelée, d'un respect retrouvé. Loyauté et respect mutuels, car plus jamais la France ne souffrira de voir la Couronne abandonner ses peuples et la tyrannie s'inscrire dans les mœurs de ses sujets. Telle est Notre volonté et c'est pourquoi, sans haine, bien qu'avec une certaine colère, Nous avons pu décider l'affrontement, c'est pourquoi, sans volonté de maintenir cette haine, Nous assurons à Nos provinces insoumises qu'elles ne subiront aucune mesure de rétorsion, dés lors que leur ralliement à la Fleur de Lys sera effectif. Bien sur, Nous demanderons des gages de ce retour à la loyauté, notamment envers les Provinces ayant pu dépasser les bornes de la simple révolte, mais l'intégrité de chacun sera respectée ; son droit à se gouverner, dans le respect des Lois royales, sera respecté, car tel est le droit légitime, fondamental et absolu de n'importe quel sujet de la Couronne de France.

Peuple d'Anjou, la guerre, la menace, la douleur, vous les connaissez depuis longtemps, elles sont inscrites dans vos chairs et vos cœurs. Mon désir de vous voir vivre en Paix et protégés par la Couronne ne date pas d'hier. J'ai découvert votre terre, votre culture, vos maux, en partageant avec vous, jadis, une autre guerre. Je fus prisonnière entre les murs de vos geôles, j’espère d'ailleurs que vous avez songé à exploiter ce filon à des fins économiques, la visite du cachot de la reyne devrait, je pense, remporter un certain sucés. Je vous ai connu, oui, découverts... Que vous dire sinon que depuis ce moment, j'ai une tendresse vive et réelle pour l'Anjou et que mon premier désir est de la voir vivre et s'épanouir auprès de la Couronne, intègre, digne, forte et protégée, sur chaque ragondin vivant en Anjou, je le jure.

Peuple du Poitou, j'ai longtemps travaillé avec certains des vôtres, rarement dans le calme et l'harmonie, mais je suis de celle qui a connu l'AdC, du temps de sa grandeur, du temps ou le Poitou vibrait de loyauté pour la Couronne et n'hésitait à se battre pour elle... Je n'épiloguerai pas sur les causes de cet éloignement, elles me demeurent incompréhensibles, mais je vous demande de sonder vos cœurs et votre passé et d'y trouver cette étincelle, infime, gracile, fugace et de l'entretenir, de la faire grandir. On ne peut à ce point haïr sa terre, son Royaume sans que l'espoir demeure de ne pas considérer cet état comme irrémédiable.

Peuple d'Artois, Nous serions bien en peine de vous dire quoi que ce soit. La haine primaire de ceux qui sont les seuls à se faire entendre ne peut être le fond de la pensée de tout un peuple. Vous dites ne pas avoir voulu cette guerre, pourtant celle qui était votre Comtesse n'a rien fait pour l'en empêcher et le petit gnome agité qui voudrait tant être votre Comte non plus, à part régurgiter sporadiquement des écrits fielleux que nul ne prend la peine de lire. Alors oui, vous reviendrez dans le giron de la France, là ou est votre place, mais la culpabilité de quelques éléments qui vous ont vendu au profit de leur rêve de Ponantie ne rejaillira pas sur l'ensemble d'un peuple pris en otage par les mensonges de ses soit disant dirigeants.

A tous, ouvrez les yeux, demandez pourquoi vous vous battez quand il ne vous est rien demandé que le respect des points naturels et fondamentaux... Demandez vous si le poids de promesses utopiques l'emporte sur le fait de vous couvrir du sang de vos frères.

Au Palais Royal du Louvre
le 31 Octobre 1459




Le 1 novembre 1459 :
- l'armée "la Limougeaude" commandée par le Magnifique Kartouche se casse les dents sur les murs de la Tremouille... ( l'auteur de ces chroniques redevable à qui me fera parvenir son blanc chapeau...!).


Le 2 novembre 1459 :
- Victoire à la bataille de Poitiers. Après plusieurs jours de résistance héroïque des pictaves et de l'armée "ad gloriam Pictavium" menée par le Comte Ventreachoux lui-même, quatre armées ponantaises font sauter une partie du siège de la capitale poitevine, repoussant ou mettant en déroute 3 des 5 armées nébisiennes qui n'ont, désormais, plus aucune chance de prendre Poitiers, se retrouvant désorganisées en pleine campagne.. La bataille fut sanglante et les laissés pour morts sont nombreux (25 à 15 hs dont 14 à 5 "morts") dont Della de la Mirandole, épouse de Keridil d'Amahir-Euphor, Grand Ambassadeur de France.
"Sourire BA , poutrage Auvergnat" dirigée par Theraph, (N)
"les Bûcherons Assoiffés" dirigée par Legowen, (N)
"Les Lames d'Amahir" dirigée par Zelenka, (N)
"Le Lion Ruthénois" dirigée par Syerry, (N)
"Celle-là-tu-l'auras-pas-vu-venir" dirigée par Thibali (N).
"La Couleuvrine Saumuroise" dirigée par Ecurey (P),
"Alea Jacta Est" dirigée par Rozane, (P)
"ab Saintes" dirigée par Theodebert, (P)
"Aude Vincere " dirigée par Florelanne. (P)

- l'armée normande "Normania" est entrée en Artois, devant la ville de Bertincourt.
- Sa Grâce Vendettal à la tête de son armée "Buse l'éclair" s'est emparée d'une mine d'or entre Chinon et Loches.

Lettre des Feudataires du Domaine Royal:

De nous, Feudataires du Domaine Royal,
De nous, Chambellans et Chanceliers du Domaine Royal,

Au peuple du Berry et de Guyenne,

Salutations,

Qu’il soit su que le Domaine Royal a entendu la demande de Sa Grasce Ellesya de la Louveterie, Chambellan du Berry et y répond favorablement. Dès ce jour et après discussion au sein du Salon des Diplomates, nous décidons de rouvrir nos relations diplomatiques au Berry.
Remarquons avec une grande joie, que le peuple du Berry ne meurt plus de faim. L’action bénéfique de la Couronne porte enfin ses fruits.
De plus, suite au retrait de la Guyenne de l’alliance illégale du Ponant. Annonçons que les portes de la diplomatie du Domaine Royal sont dès à présent ouvertes à ce Duché.

Assurons que la diplomatie est un premier pas vers la paix et que le Domaine Royal ne restera pas muet devant des efforts en ce sens.
Que le Très Haut protège le Royaume de France,

Faict à Paris,

Le 2 novembre mil quatre cent cinquante neuf,

Pour Alençon,



Pour la Champagne,
Cerberos de Malemort d'Armantia,
Roy de France,
Duc de Champagne


Son Excellence Brylastar von Holtz, Chambellan de Champagne.




Pour le Maine :

Comtesse du Maine.


Son excellence Tommaso di Monteroni, dict Tomnissa666, Chancelier du Maine

Pour la Normandie,

Pitt de Brécey
Duc de normandie



Son Excellence Adeline de Courcy, son Chambellan,



Pour l’Orléanais,
Alexandre de Chéroy, dix-neuvième Duc d’Orléans.

20

Liloute de Rozières, Chambellan d’Orléans.



Le 3 novembre 1459 :
- Poitiers libérée ! après leur défaite écrasante, les troupes nébisiennes s'enfuient.

Dernière main tendue du Ponant.:

De nous, membres unis de l'Alliance du Ponant et du Berry,
A ceux qui se battent sous un triste étendard de ruine,

Depuis maintenant quatre mois, nous subissons les attaques des armées nébisiennes et de ses courtisans,
Depuis maintenant quatre mois, nous repoussons ces assauts dans l'espoir que des négociations de paix décentes nous soient proposées : en vain.

Une fois encore, nous rappelons que l'Alliance du Ponant n'est pas une alliance guerrière et que nous n'avons fait que nous défendre, pendant longtemps.
Une fois encore, nous rappelons que notre seul but est de vivre en paix, dans la prospérité et la sécurité.

Nous avons toléré avec une relative patience que les armées nébisiennes assiègent, pillent, annexent, massacrent sans scrupule, ne faisant que rendre coup pour coup.
Visiblement, la leçon donnée aux pieds de Tours par la destruction de quatre armées nébisiennes n'a pas suffi...
Nous avons donc, encore une fois donné une leçon de dignité à nos adversaires.
Ainsi, alors que les troupes du Limousin venaient essayer de s'attribuer la ville de la Trémouille, s'y cassant les crocs bien peu affutés, nous avons, nous, libéré la ville de Vendôme que nous avions pourtant prise, sans coup férir, sans piller, ni abuser de notre position. Car la puissance ne se mesure pas à l'aune des corps empilés ni des ressources volées : elle se mesure dans son contrôle. Voilà la différence entre la barbarie et la civilisation.
Le coup de grace vient d'être donné par la Victoire à la bataille de Poitiers. Après plusieurs jours de résistance héroïque des pictaves et de l'armée "ad gloriam Pictavium" menée par le Comte Ventreachoux lui-même, quatre armées ponantaises font sauter une partie du siège de la capitale poitevine, repoussant et mettant en déroute 3 des 5 armées nébisiennes qui n'ont, désormais, plus aucune chance de prendre Poitiers. La bataille fut sanglante et les laissés pour morts sont nombreux.

Nous demandons aux armées nébisiennes de se retirer hors du Poitou ainsi que de toutes les provinces ponantaises y compris du Berry et il en sera de même pour nous, dans l'optique de discuter un accord de paix juste et qui nous permettra de vivre ensemble dans le futur.

Ainsi que vous en avez eu la preuve, c'est la mort qui vous attend aux pieds de Poitiers. C'est la désolation qui éclora dans les murs de Tours. C'est la ruine qui subsistera en Champagne.
Et pour quel avenir?...

Pour le Ponant, le trente-et-unième jour d'octobre 1459,
Kilia de Mauléon Penthièvre
Chancelier


Le 4 novembre 1459 :
- Tours : reprise des assauts du Ponant contre la forteresse llyrienne. Leçon n°2. Les défenseurs semblent fuir le combat. Quelques escarmouches seulement ( laissés pour morts : 5 à 2).

- Poitou : désormais libérée de ses occupants qui ont fui plutôt que d'accepter la défaite ou d'affronter la mort en face, les armées ponantaises arrivent aux portes de la Trémouille.

- comme l'éclair, la "Buse" a encore frappé ! Sa Grâce Vendettal, à la tête de son armée s'est abattue sur une mine de fer tourangelle, deuxième prise en quelques jours.

Le Ponant saura accueillir la noblesse d'honneur:

Aux nobles de France et d'ailleurs, le bras levé, l'épée à la main,

Un jour pas si lointain, des hommes et des femmes se sont réunis pour former une alliance. Ils ont durement travaillé pour faire comprendre au Roy puis aux différents régnants du Royaume que c’était une formidable opportunité pour défendre nos côtes mais aussi étendre au-delà des mers l’influence Française.
Peine perdue, la nouvelle Reyne, en se levant un matin de fort mauvaise humeur et ne sachant quoi faire, décida de se lancer dans un conflit dévastateur, guidée en cela par des porteurs de discorde, avides de sang et de pouvoir.
Elle se mit à retirer les titres des uns et des autres, ceci sans vergogne et des plus arbitrairement.

Certains d’entre vous ont choisi de défendre les valeurs que porte le Ponant et qui ne sont que celles du Royaume que nous connaissons tous. La Félonne pourtant les rejette sans vergogne et veut imposer le Royaume des compromissions, des intrigants de la pire espèce qui sont prêts à tout pour grignoter à sa table.

Nobles de France qui vous battez pour le Ponant alors que vos terres n’y sont que de cœur, le Ponant s’engage à vous accueillir en son sein, à vous chérir comme ses frères.
Certains pensent comme la tyrannique qu’un titre se donne et se retire comme on déchire un vulgaire parchemin. Dans nos contrés ces valeureux qui se battent pour nous afin de sauver l’unité du Royaume seront récompensés à la hauteur des titres perdus, car la noblesse est d'abord d'honneur.


Pour le Ponant, le trente-et-unième jour d'octobre 1459,
Kilia de Mauléon Penthièvre
Chancelier


Le 5 novembre 1459 :
- Chute de Tours. Au deuxième assaut, la capitale tourangelle tombe aux mains des armées ponantaises : une nouvelle victoire éclatante pour le Ponant et une défaite cuisante qui devrait faire réfléchir les suppôts de Nebisa. La Memento Mori et la Semper Fi, perdues dans la nature...

- les dernières armées nébisiennes du front poitevin se sont repliées sur Limoges.

Le Ponant s'adresse aux vaincus et dresse un cruel bilan:

A l'actuelle occupante du trône de France, Nebisa de Malemort Armentia.
A tous ceux qui meurent et luttent en son nom,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Nous, membres unis et victorieux du Ponant, faisons savoir que :

En ce jour du 5 novembre 1459, nos armées ont glorieusement pris possession de Tours.
Il y a trois jours, vos armées ont connu un désastre historique sur les murailles de Poitiers.
Il y a 13 jours, les armées de Chinon menées par les Ordres Royaux ont été totalement écrasée.
Comme nous l'avions prédit.
En moins de deux semaines, le Ponant a balayé toutes vos prétentions à une quelconque victoire.

Alors, en ce jour et en cette heure, nous reposons notre question : Et maintenant, quel avenir?
Allez-vous encore vous entêter dans cette folie meurtrière qui n'a pour but que de satisfaire des égos visiblement surévalués puisque vous n'avez pas la dimension nécessaire à vos prétentions? Ou allez-vous recouvrer la raison et assumer vos fautes devant votre peuple meurtri, déchiré, affamé?

Car nous le répétons, avec l'assurance qui sied aux vainqueurs qui voient naturellement le succès couronner une cause juste : c'est votre seule folie qui nous a menés ici.
A vous Llyr di Maggio, Thibaud-Xavier de Ludgarès, Armoria de Mortain, complice et soutiens de celle que vous avez portée sur le trône de France, nous attribuons l'origine de la division fratricide du Royaume que Sa Très regrettée Majesté Beatriz avait laissé plus uni et solide que jamais. Mais plus encore, nous le déclarons solennellement, c'est vous Nebisa de Malemort Armentia, qui êtes coupable de la ruine du royaume qui vous est échu. C'est vous qui êtes la seule responsable de cette tuerie qui aurait pu cesser bien plus tôt sans un acharnement qui confine à la déraison mégalomane et criminelle.
En entrainant derrière vous des gens qui se veulent fidèles à une couronne que vous avez ternie, à des lys de France qui n'ont jamais été aussi fanés qu'aujourd'hui, vous êtes la seule et unique responsable de l'échec cuisant qui vous est infligé ce jour. Une leçon de plus à votre orgueil déplacé. Combien en faudra-t-il?
Devons-nous prendre Compiègne? Nous le ferons si nécessaire.
Devons-nous abattre les murailles de chaque capitale du Domaine Royal? Nous le ferons si vous nous y contraignez.
Que Sa Grandeur Vonafred approche donc ses armées de Saintes pour satisfaire aux caprices de sa reyne, c'est Périgueux que nous prendrons.
Qu'Alexandre le petit se prétende encore une fois gouverneur "royal" de La Trémouille et c'est Ruthènes qui chutera.

Et, naturellement, nous reprendrons Bourges à ses occupants illégitimes.

A notre tour de vous retourner cette question :
"A tous, ouvrez les yeux, demandez pourquoi vous vous battez quand il ne vous est rien demandé que le respect des points naturels et fondamentaux... Demandez vous si le poids de promesses utopiques l'emporte sur le fait de vous couvrir du sang de vos frères."
Alors, à Nebisa de Malemort Armentia, portée sur le trône par "ses" pairs, nous demandons : avez-vous eu assez de sang pour vous en couvrir et vous y baigner ? Avez-vous eu assez de morts pour graver à jamais votre nom en lettres écarlates dans l'Histoire où la seule trace que vous laisserez sera rouge mais vide de sens?
Car vous n'avez rien construit. Rien.
Vous n'avez fait que détruire. Tout.
Tout. Sauf une chose : le Ponant.

Fait à Cholet, le 5 novembre 1459

(AAP) 05-11-1459 :

Tours (AAP) - Un nouveau rebondissementest survenu dans le conflit opposant la France au Ponant, avec des conséquences potentiellement importantes sur le futur de cette guerre.

Le trente octobre de cette année, une missive en provenance d'Artois a été adressée à Paris. Elle informait la Reyne de la mise en détention de l'une des princesses de France, Son Altesse Louise de Malemort. Ce moyen de pression, ayant été obtenu après une escarmouche opposant les forces royales aux armées artésiennes lors de laquelle la princesse a été gravement blessée, a été aussitôt utilisé. La vie de la princesse tient à présent à plusieurs conditions, directement liées au contexte de conflit actuel.

La cessation du conflit déchirant les provinces françaises est exigée. La libération intégrale du duché du Berry ainsi que la grâce de son duc déchu également. Alleaume de Niraco a en effet été condamné à la potence par les forces loyalistes. Enfin, l'Artois en profite pour demander la reconnaissance de son indépendance. Le comte non reconnu d'Artois, Fidos, semble ne pas vouloir hésiter à faire exécuter la prisonnière de sang royal si ses exigences ne sont pas satisfaites par la Couronne.

Les regards sont tournés vers l'Artois qui attend la décision de la Reyne. Celle-ci n'a à l'heure actuelle réagi que par le rassemblement de plusieurs armées en Normandie, dont elle a pris la tête lors de leur entrée en Artois. Le doute plane donc sur la santé de la jeune princesse.

S. d'Escayrac, pour l'AAP

(AAP) 05-11-1459 :

Bertincourt (AAP) - Une nouvelle bataille décisive se prépare à la frontière entre l'Artois et la Champagne. Alors que l'issue de la guerre reste incertaine, un nouveau front s'ouvre à Bertincourt et risque de se révéler déterminant pour la suite du conflit.

Il est possible d'affirmer actuellement que la campagne militaire menée par le Ponant en Normandie fut un échec. Les forces coalisées de Bretons, d'Artésiens, d'Irlandais et d'autres soldats provenant de l'alliance de l'ouest, ne sont pas parvenues à profiter de leur avantage initial et ont échoué à faire chuter Rouen. Grâce à leur résistance, les Normands ont saisi l'opportunité de lancer une contre-offensive contre leur voisin artésien.

Ainsi, deux armées ont fait mouvement à Dieppe, dont l'une sous la gouverne de la Reyne de France elle-même. Une autre armée a déjà franchi la frontière et a mis le siège devant Bertincourt, prête à en découdre.

L'heure est donc à la mobilisation pour les Artésiens, dont les effectifs sont pour le moment en majorité engagés en Champagne aux côtés de troupes berrichones. Il faut rappeler que l'Artois avait tout d'abord été attaqué par les Champenois, qui prirent une mine et assiégèrent en vain Péronne, avant d'être repoussés jusqu'à Reims, qu'ils défendent toujours actuellement.

Quelle que soit la tournure des évènements, ce nouveau front aura probablement un impact considérable sur l'avenir de la guerre. Une défaite artésienne remettrait totalement en cause les avancées ponantaises en Champagne et ferait basculer l'avantage des forces au nord de la France, pour l'instant plutôt en faveur du Ponant. A l'inverse, une défaite Normande relancerait peut-être les chances de la Bretagne de venir à bout de son ennemi juré. Par ailleurs une victoire ou un échec de la Reyne de France en personne aurait sans nul doute des conséquences sur le moral des troupes.

Le Kozh, pour l'AAP


Le 6 novembre 1459 :
- Limoges : alors qu'elles poursuivaient les armées nébisiennes fuyant Poitiers, les armées ponantaises ont vaillamment combattu aux pieds de la capitale limousine, repoussant deux armée adverses mais ont du soudain faire face à un surnombre d'adversaires, fortifiés par l'aide de "voyageurs" les attaquant sournoisement par le flanc et bloquant leur retraite, forçant les armées "Ab Saintes" et "La Couleuvrine Saumuroise" à un nouveau combat au rapport de force totalement déséquilibré. De lourdes pertes côtés Ponant (18 à 5). Par bonheur, toutes nos armées n'étaient pas dans la bataille.

Le MAO maintient son soutien au Ponant:

Aux autorités de l'Alliance du Ponant,

C'est avec grande tristesse et affliction que le Comté de Provence et le Marquisat des Alpes Occidentales ont pris connaissance de la blessure mortelle du chancelier sortant du Ponant, son excellence Datan L'Epervier, tombé en défendant les murs de Poitiers.

A cette occasion, la chancellerie de Provence et du MAO, le Comté de Provence et le Marquisat des Alpes Occidentales tiennent à exprimer [leur souhait de prompt rétablissement au chancelier et leur solidarité avec ses proches ainsi qu'avec les hautes instances de l'Alliance du Ponant. Nous souhaitons un prompt rétablissement à Son Excellence Datan.

Respectueux de l'engagement des duchés actuellement en guerre contre un Royaume de France belliqueux et despotique, nous tenons également à témoigner notre plus profond soutien à tous les hommes et les femmes qui ont donné leur vie ou sacrifié une partie de leur santé dans cette juste lutte qui les occupe actuellement.

Par là même, nous réaffirmons notre amitié à l'Anjou, la Bretagne, l'Artois, au Poitou et au Berry et ne doutons pas qu'ils sortiront vainqueurs de ce conflit. L'histoire retiendra que ces provinces se sont dressées contre l'oppressant suzerain ou voisin qui fit verser le sang sans vergogne ni remords.

Que le Très Haut vous bénisse et vous prenne en sa protection.

Fait en Avignon le 3e de Novembre 1459.


Marquise des Alpes occidentales



Chancelière du Marquisat des Alpes Occidentales


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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 18:00

Le 7 novembre 1459 :
- Tours passe sous le contrôle ponantais. Un berrichon sur le trône tourangeau.

- Trêve dominicale relativement respectée.

(AAP) 7-11-1459 :

Tours (AAP) - La capitale tourangelle est tombée, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre, aux mains des armées alliées du Ponant. La bataille de Touraine, commencée il y a quelques semaines, prend une tournure prévisible mais décisive pour l'alliance de l'Ouest.

Prévisible, parce que l'effectif des forces en présence laissait entrevoir depuis près d'une semaine l'issue du combat. Les quatre armées loyalistes opérant dans les environs ont récemment été anéanties par les troupes du Ponant dans les environs de Chinon. Les défenseurs de Tours étaient donc seuls face aux assaillants.

Décisive, dans la mesure où la Touraine fait figure d'acteur principal de ce conflit. Pour rappel, ce sont en grande partie les démêlés entre celle-ci et le Berry qui ont entraîné, par le jeu des alliances, le début de la grande guerre dans laquelle le Royaume de France et le Grand Duché de Bretagne se trouvent plongés actuellement. La défaite de cette province totalement investie dans le conflit depuis le début sera sans nul doute lourde de conséquences, tant pour des questions pratiques d'agréments des armées loyalistes que pour des raisons politiques et stratégiques. Tours est ainsi, après Bourges, la seconde capitale provinciale à être tombée.

Pour les Tourangeaux, le premier résultat de la chute de la ville sera l'instauration d'un gouvernement d'occupation. Pour l'heure aucune annonce n'a encore été faite par les vainqueurs sur le devenir politique de la province, mais il est absolument certain que le duc Llyr, farouche adversaire du Ponant, ne sera associé à rien. Ironie de l'histoire, c'est une armée berrichone qui est entrée la première dans les locaux du conseil pour y prendre le pouvoir.

Sur le plan politique, il s'agit de la plus importante défaite accusée par le camp des provinces loyales à la Reyne de France. Les jours à venir permettront de dire si la position de cette dernière sera fragilisée ou au contraire renforcée par la tournure critique des évènements. Mais d'ores et déjà, l'impact est très positif sur le moral du camp du Ponant.

Sur le plan militaire enfin, la chute de la Touraine complique la tâche des forces royalistes. Les armées ponantaises sont en effet bien situées pour reprendre le Berry, pour ouvrir un nouveau front contre le Domaine royal, pour faire une offensive contre les provinces du centre et du sud qui leur sont hostiles, ou tout simplement pour revenir sur leur propre territoire afin de le défendre. Car la guerre est loin d'être gagnée, et cette victoire pourrait n'être qu'éphémère.

Myrlin, pour l'AAP


Le 8 novembre 1459 :
- la "Veneratio Vel Nex!" affronte et anéantit les restes de la "Semper Fi!" entre Tours et Chinon.

- Proposition de trêve émanant de la Primatie de France et de Paris adressée au Ponant.

(AAP) 08-11-1459 :

Bonjour Votre Majesté, et avant tout merci d'avoir sollicité l'AAP pour cette entrevue.

Merci à vous de Nous offrir l'opportunité d'une telle rencontre.

Le sujet qui occupe tous les esprits évidemment, c'est la guerre opposant la Couronne de France et les provinces loyalistes à l'alliance du Ponant. Êtes-vous inquiète de la tournure du conflit ?

Concernant la guerre, bien entendu, Nous sommes inquiète. Nous l'étions dès l'instant ou Nous avons compris que le Ponant allait Nous contraindre à poser Notre scel sur le parchemin de la déclaration de guerre. Inquiète de savoir Nos peuples dans la tourmente, inquiète de voir les Français se battre contre les Français, inquiète des souffrances que cette division engendre...

Inquiète, mais déterminée, plus que jamais, à servir Notre Royaume et à mettre fin aux coupables exactions d'un Ponant né pour détruire la bannière à la fleur de lys. La peur et la souffrance que Nous ressentons ne sont rien face à celles de Nos soldats, de Nos sujets... pour eux Nous avons le devoir sacré de ne point faillir, mais de tendre la main, de pouvoir pardonner le moment venu.

Sur un plan militaire, après plusieurs mois de relatif équilibre, la prise de Tours porte un coup décisif aux forces royalistes. Ne craignez-vous pas la défaite ?

On ne fait pas la guerre si l'on n'est pas préparé à perdre une bataille. Tours est tombée, mais Tours a résisté avec tant de vaillance, d'énergie et de courage que personne ne peut douter que Tours se redressera, plus forte et digne que jamais. Tours est tombée, en effet, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de la guerre. Quoi qu'en dise la propagande ennemie, cette prise n'est jamais que la premiere et la seule victoire du Ponant en quelques trois mois de conflit.

Il est fort dommage que le Ponant ne s'en soit pas tenu à couler les navires de ses propres mercenaires, à poutrer ses propres renforts ou encore à disperser ses propres armées, brillantes manoeuvres nous ayant bien diverti au fil des semaines mais... Nous avons la bonne grasce de leur reconnaître qu'ils ont su prendre leur carte dans le bon sens et localiser Tours.

Pour le reste, sur le plan militaire le conflit continue, demain, le Ponant tremblera pour Poitiers, pour Angers, pour Arras. Et peut-être que certaines provinces commenceront alors à se demander pourquoi leur amie la Bretagne demeure la seule à ne pas craindre pour sa terre. Pourtant exposer ses sujets, pardon, ses alliés, en première ligne, en bonne chair à canon, pardon, en avant-garde, ne leur pose aucun souci.

Oh, puis j'allais oublier, "relatif équilibre" me semble une bien forte litote, si vous me permettez. Bilan des victoires royales : Normandie nettoyée des armées félonnes, Champagne résistant toujours aux assauts artésiens, Berry tombé et pacifié, Poitou occupé des semaines durant avec sa capitale assiégée, Saumur balayée par les armées royales... coté Ponant, eh bien uniquement Tours, mais avec quelles difficultés, et en si longtemps !

Doit-on en déduire que vous espérez toujours une victoire militaire ? Si elle survenait, quelles conséquences aurait-elle à court et moyen terme ?

Qu'appelez-vous une "victoire militaire" ? Voir tomber toutes les provinces du Ponant ? Peut être... mais il n'est pas besoin d'en arriver là. Lorsque les provinces félonnes auront ouvert les yeux, la Paix viendra naturellement, seul le temps que cela prendra demeurre un mystère. Avoir pris Tours leur fait pousser des ailes aujourd'hui, ils ne sentent plus uriner, comme on dit en taverne, mais s'ils oublient le mal qu'ils ont eu à y parvenir, tel n'est pas Notre cas. Il suffira de quelques batailles, de nouvelles défaites, pour qu'ils soient mieux disposés, même si les communiqués de la duchesse Killia, la traîtresse, laissent croire le contraire.

Vous escomptez donc plutôt que le Ponant sera le premier à se lasser. Pourtant, la situation n'est brillante nulle part, l'exemple de la Champagne dans le Domaine royal montre que la population des deux camps est de plus en plus réticente à poursuivre le conflit. Ne faut-il pas commencer à envisager de nouvelles négociations faute de vainqueur clair ?

La Champagne est une province divisée à la base, sur tous les sujets d'ailleurs. S'ils peuvent se disputer sur la meilleure couleur pour une paire de rideaux, les Champenois le feront. Par contre, quand il s'agit de se défendre contre l'ennemi, ils se serrent les coudes. Les querelles ne cessent pas mais passent au second plan.

Pour ce qui est de la négociation, Nous l'avons dit, Nous pouvons toujours discuter, mais la France ne retirera pas les conditions simples et légitimes qui ont été posées dès le premier jour et qui ne visent qu'à faire respecter la souveraineté naturelle du Royaume de France. Nous n'exigerons pas de têtes ou de réparations, dont Nous n'avons que faire, mais Nous ne céderons pas sur cela. Quand Nous entendons le Ponant ergoter sur ses liens militaires avec la Bretagne, Nous dire en substance "on veut que les Bretons puissent envahir la France pour venir attaquer les autres provinces qu'on n'aime pas", comprenez que Nous n'ayons pas envie de faire des concessions.

Le conflit ne pourra ainsi se terminer qu'avec la défaite d'un camp, ou la dissolution du volet militaire de l'alliance du Ponant ?

C'est cela oui. Ou bien sûr, dans le cas où les provinces du Royaume diraient "on ne veut plus la guerre, laissez le Ponant venir nous attaquer dès qu'il le souhaite". Ce qui n'est, heureusement, pas à l'ordre du jour.

Et si ces provinces disent "donnez-leur cette fichue indépendance et laisser-les se débrouiller avec la Bretagne, ils ne veulent plus de la France et ça tombe bien, la France n'en veut plus non plus" ?

Alors Nous Nous réveillerions, le souffle court, pour Nous apercevoir que Nous avons fait un cauchemar bien étrange et totalement farfelu. La France est une, elle est éternelle, elle transcende chacun des individus qui la composent et ne font que passer quand Elle demeure.

Puisqu'il est question de cauchemar, qu'adviendra-t-il si en vous réveillant vous trouvez les provinces loyalistes vaincues et le Domaine royal envahi ?

C'est impossible, cela voudrait dire la France entière, défaite, anéantie, impuissante. Autant imaginer que demain Nous Nous relevions sans un cheveu sur le crâne !

Vous pouvez toutefois concevoir qu'aucun des deux camps ne semble avoir envie de céder, et que le conflit risque de s'éterniser jusqu'à ne plus vous laisser grand chose à gouverner. Il est probable qu'un compromis doive être trouvé tôt ou tard, la Couronne y est-elle ouverte ?

Nous l'avons déjà dit, compromis, discussions, négociations, oui, mais pas sur un "Ponant Français", pas sur l'intégrité des frontières du Royaume, pas sur le droit de la France à refuser de voir des armées ou des navires étrangers venir semer le chaos sur son sol. Encore une fois, est-ce là trop demander ? Est-ce une exigence démesurée ? Est-ce un souhait impossible ? Non, ce n'est que le plus basique, naturel et légitime des droits.

Au sujet du droit, s'il appuie effectivement les revendications de la Couronne, pourquoi l'avoir contourné à l'occasion ? Le pillage et le rattachement de Châteauroux à la Touraine, ou encore la destitution de la vicomtesse Malycia effectuée contrairement au droit héraldique, sont des ombres difficilement compréhensibles au tableau royaliste.

La Couronne n'a jamais rattaché Châteauroux à la Touraine, et il n'a jamais été question de pillage. Nous avons suffisamment énoncé que Nous ne reconnaissions pas ce rattachement comme légitime ou destiné à perdurer. La destitution de cette Flamande est, en revanche, parfaitement légitime ainsi que l'énonce Notre édit du 17 septembre. Le Codex héraldique n'a pas encore été amendé, mais la charte d'un grand office est inféodée aux lois royales, ce n'est donc point un souci, ni un argument pour excuser l'acte d'agression de cette dame sur le duché de Normandie. Quand on est noble et que l'on décide, librement, de son plein gré, d'attaquer le Domaine royal, de bafouer la Couronne, on ne peut se plaindre, ensuite, d'en subir les conséquences largement méritées.

Vous continuez donc à demander aux autorités tourangelles de rendre son intégrité territoriale au Berry ? Quid du vote organisé dans la population locale, ayant donné vainqueur le rattachement à la Touraine ?

A l'heure actuelle, Nous Nous inquiétons d'avantage du sort de la population civile en Touraine, de la population berrichone de Châteauroux et des périls que pourraient leur faire encourir les oppresseurs du Ponant. Nous continuons à penser que chacun peut librement décider de devenir tourangeau et non berrichon, mais que dans ce cas-là, on déménage, on ne déplace pas sa ville. Nous avons déjà eu du mal à l'expliquer à la population de Montauban et à certains Toulousains, Notre avis n'aura pas changé là-dessus.
(...)
Propos recueillis par Nicolas de Firenze, pour l'AAP


Le 10 novembre 1459 :
- les forces artésiennes poussent une attaque sur Compiègne sans grand dégât d''un côté ou de l'autre tandis que les armées normandes semble vouloir attendre.

Réponse du Ponant à la proposition de trêve:

Après avoir eu cette demande venant de Paris

Proposition de Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant

Article 1 : les combats

Qu’à compter de cette date de signature, tous combats et mouvements doivent cesser pour une durée d’une semaine par tacite reconduction.
Que le Royaume de France ainsi que l'ensemble des provinces affiliées au Ponant s'engagent sur l'honneur en ce sens

Article2 : les blessés

Que toutes les provinces doivent prendre soins des blessés de chaque camp comme s’il s’agissait des leurs.
Que des blessés de guerres ne sauraient nulle part se retrouver en procès pour leurs actes, ni jugés à partir du moment ou ils se conforment au Corpus des provinces.

Article 3 : la diplomatie

Que durant la trêve, la diplomatie se devra d’être active afin qu'aucun sang humain ne puisse couler à nouveau dans la volonté d'être en accord avec les préceptes Aristotéliciens.

Article 4 : Respect de la vie et de l’honneur

Tout manquement à ce traité communément et librement accepté entraînera un procès qui sera sanctionné de la plus grande sévérité pour défaut manifeste à la confiance portée à l'auteur des faits répréhensibles et défaut de transparence des actes réalisés.

Le Royaume de France ainsi que tous les membres du Ponant s'engagent à l'arrêt total de la barbarie des combats et s'engagent à poursuivre au mieux une procédure d'engagement de la paix.

Pour la France, le 7 Novembre de l'an de Grasce 1459





Son Altesse Argael Devirieux

Dauphin de France

Pour l'Eglise de France, le 7 Novembre de l'an de Grasce 1459

Monseigneur Lyonis d'Appérault,
Primat de France.

voici notre réponse

A Monseigneur Lyonis d'Appérault, Primat de France.
A Nebisa de Malemort Armentia, porteuse de la Couronne de France,
A Argael Devirieux,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

De nous, membres unis de l'Alliance du Ponant.

Le huitième jour de novembre fut pour nous un jour de grande confusion. Peut-être même pourrions-nous parler de consternation.
En effet, ce jour voit se poser sur la grande table de réunion du Conseil de Cholet deux documents, côte-à-côte, et complètement contradictoires !
Le premier, arrivé en catimini dans la nuit s'appelle "Proposition de Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant" et propose une mise en place de négociations, un arrêt des combats, semble donner des leçons sur la façon de se bien conduire vis-à-vis des blessés comme si nous avions pour habitude de les donner à manger à nos chiens...
De l'autre côté, nous découvrons un entretien donné à l'AAP, par la même Nébisa de Malemort Armentia, occupante du trône de France, dans lequel chacun peut lire : "Pour le reste, sur le plan militaire le conflit continue, demain, le Ponant tremblera pour Poitiers, pour Angers, pour Arras."...
Alors, bien entendu, l'on se demande quelle Nebisa croire... Auprès de qui veut-on faire illusion? L'Église? Après l'avoir rejetée d'une "blanche main" sale de sang une première fois? Est-ce que finalement, on tremble en prétendant le contraire pour garder la face?
Ou est-ce qu'il s'agit encore plus vraisemblablement d'une manœuvre de diversion pour mieux rassembler des troupes éparses et isolées? Car, bien entendu, lorsque les armées du brave Ponant honnête et honorable seront immobilisées, les troupes adverses, elles, se déplaceront en groupes et lances, ayant beau jeu de dire : "mais c'est pour faire du commerce, visiter ma grand-mère qui est malade, aller rejoindre mon époux" et tout autre mensonge à deux deniers qui ne tromperont personne mais pourront faire croire à toutes les bonnes consciences que le vilain Ponant est méchant. Il en faut des mensonges pour servir la Perfidie et se persuader qu'on verse le sang pour une juste cause.
Évidemment, nos adversaires ont beau jeu de ne pas souhaiter des mouvements d'armée durant une semaine : ils n'en ont plus.
Alors le Ponant échaudé se fait méfiant pour avoir été déjà trahi lors des précédentes soit-disant négociations qui n'étaient que mascarade : cette fois encore, allons nous assister à une mise en scène vide de volonté de paix et uniquement destinée à gagner du temps? Incapables de mener leur guerre de façon propre, ceux qui se disent "royalistes" mais qui servent la pire ennemie que le Royaume de France ait connu, vont-ils encore user de ce subterfuge grossier au lieu d'envisager un réel arrêt de combats? Est-ce qu'un matin, Belial cessera de les inspirer?

Aussi, comme nous souhaitons plus que tout que cette guerre se termine et cela durablement, nous avons demandé à l'Église son assentiment. Nous lui demandons de se faire la sévère garante de ces entrevues qui se dérouleront après serment sur le Livre des Vertus et, si il s’avère que la trêve soit rompue par calcul militaire d’une des deux parties, qu'elle prenne toute les mesures nécessaires pour que soient punis les traitres et les menteurs.
Nous lui demandons d'être la Gardienne d’une trêve qui s’inscrira dans la durée et afin qu’elle ne devienne pas une basse manœuvre politique de nos adversaires qui, déjà par le passé, se sont servis des périodes de négociations pour reformer leurs troupes et nous attaquer avec la perfidie qui les caractérise.

De notre côté, nous promettons que les différents régnants de l'Alliance du Ponant vont prendre en considération cette proposition de trêve uniquement pour ce qu'elle est co-signée par la Primatie de France et que nous nous engageons à y répondre et à formuler des conditions honnêtes pour parer toute nouvelle trahison pour ce dimanche.

Pour le Ponant, le dixième jour de novembre 1459,
Kilia de Mauléon Penthièvre
Chancelier




Le 11 novembre 1459 :
citation:

Au peuple du Berry, dont certains pensent être en sécurité sous l'égide de Nebisa et de ses sbires,
Aux royaumes de France et d'ailleurs, demandant des preuves de la perfidie d'une femme sans parole,

Tandis que nous lisons dans un article de l'AAP que Nebisa voit le Berry comme étant libéré et pacifié, nous apprenons avec effarement que les mines berrichonnes sont dans un état de ruine absolue qui nécessitera une véritable fortune pour les remonter. Fortune que le Berry n'a plus puisque ceux qui l'ont envahi sous le prétexte de faire respecter une décision royale qui n'a jamais été exprimée par Sa Très Regrettée Majesté Beatriz, l'ont allégrement pillé montrant là leurs réelles intentions.

Ce jour, devant les rapports qui nous sont parvenus des infrastructures berrichonnes, nous sommes atterrés et affligés de voir qu'au-delà de la prise de guerre, ces gens se sont livrés à une mise à terre ignoble d'un duché, le dépouillant non seulement de ses richesse mais lui infligeant également une dette colossale dont il ne se remettra sans doute pas avant des années. Par simple mesquinerie croyant ainsi montrer leur puissance. Ils ne font que montrer leur bassesse et le manque d'honneur qui les caractérise eux, ainsi que celle qu'ils servent.

Alors que celle qui est assise sur le trône de France propose une trêve d'un côté et refuse toute négociation possible de l'autre,
Alors qu'elle prétend dans un article de presse qu'elle ne cautionne pas les exactions au Berry tout en éructant devant ses sbires qu'elle veut " ruiner le Poitou, ruiner le Ponant, qu'ils ne se relèvent jamais..." -belles paroles pour celle qui se prétend aristotélicienne et reyne de toute la France-,
Alors qu'elle proclame libérer ses peuples de l'oppression ponantaise qui n'a jamais existé que dans ses fantasmes hystériques,
Alors qu'elle menace des pires avanies ceux qui ne la suivent pas dans sa folie sanguinaire et promet richesse et terres à ses chiens fidèles, croyant pouvoir jeter en pâture à ses sbires ce qu'elle ne possède pas,

Nous, membres unis du Ponant, déclarons ce jour que nous entretenons les mines de Touraine qui ont été rouvertes.
Que nous ne pillerons rien ni ne chercherons à le faire. Il faut d'ailleurs bien avouer que même si telle avait été notre volonté, le trésor de Touraine avait été complètement vidé par Llyr et ses conseillers.
Que nous ne prendrons que ce qui est nécessaire à la survie de nos armées.
Que nos soldats se conduiront avec correction et dans le respect des habitants.
Que nous prions pour le repos des défunts et pour le rétablissement des blessés.
Que nous attendrons de voir où mène la proposition de trêve proposée par Paris mais que c'est avant tout avec le peuple de Touraine que nous voulons discuter.


Ainsi nous tenons à alerter le peuple du Berry que la "régence" imposée par les armes et par Nebisa, ruine son avenir en toute impunité, sans aucun scrupule ni considération pour les souffrances qu'ils vous infligent. Vous n'êtes, pour ces gens là, que les jouets de leur mesquine puissance, l'assouvissement de leurs frustrations. Des pions. Des comptes. Des "distractions" puisque madame aime à se distraire de la guerre ainsi qu'elle le confie à messer de Firenze.
Nous tenons à rappeler à ceux qui se rangent de son côté qu'ils avalisent sans vergogne cet état de fait : qui ne dit mot, consent. Vos rangs, vos titres, vos places valent-ils la perte de votre honneur? Car il n'y aura ni reconnaissance, ni remerciement, ni estime de la part de celle que vous servez aveuglément. Mais à l'heure du Jugement, vous devrez face à votre conscience et assumer seuls le poids de vos péchés et des crimes que vous avez cautionnés, même par votre silence.

Peuple du Berry, lève-toi, et reprend le pouvoir sur les terres qui t'appartiennent !
Redresse la tête et souris !
Nous sommes là. Nous arrivons.


Pour le Ponant, le dixième jour de novembre 1459,
Kilia de Mauléon Penthièvre
Chancelier


Le 12 novembre 1459 :

De la guerre du Ponant et des mines de Touraine:

Aux Tourangeaux et Tourangelles, braves parmi les braves, avenir de la Touraine.
A l'ancien Conseil élu mais déchu par les armes.
A tous ceux qui pleurent leurs morts et qui soignent leur blessés,

Nous ne dirons point de mensonge, n'enroberont point les faits de fausses vérités. Nous serons gestionnaires de votre province tant que ses anciens élus ne signeront pas une armistice séparée, reconnaissant leur défaite, s'engageant à se retirer du conflit et à accepter pour les quelques mois à venir et tant que durera ce conflit, une tutelle ponantaise chargée de s'assurer que la Touraine ne cherche pas à reprendre les armes. Voilà nos seules conditions. Car jamais le Ponant n'a voulu la conquête. Ceux qui le disent veulent nous faire porter un chapeau qu'ils ont trop honte d'arborer au jour de la défaite. La preuve en est que nous avons amorcé notre campagne militaire offensive depuis seulement un mois. Pour prendre votre capitale. Sans doute vous demandez-vous pourquoi c'est vers la Touraine que se sont tournées nos armées en premier lieu? Pour deux raisons : votre Duc est le premier avec Tixlu du Bourbonnais-Auvergne et Armoria de Bourgogne, sans le consentement de Sa Très Regrettée Majesté Beatriz, à avoir décidé d'écraser le Berry et de défier le Ponant. Durant plusieurs mois, nous n'avons fait que nous défendre à Saumur, à la Trémouille, en Berry. Les armées assaillantes bénéficiaient de deux agréments : Touraine et Bourbonnais-Auvergne. La Touraine menaçait directement l'Anjou, servait de refuge à plusieurs armées, stratégiquement, nous devions faire tomber Tours. Voilà qui est fait. Vae Victis.

Désormais, nous espérons que Sa Seigneurie Llyr di Maggio, toujours Pair de France, saura conseiller la Couronne ainsi qu'il est de son devoir de le faire et engager la Sanguinaire à renoncer à ses folies meurtrières...
Voilà la vérité et tout le reste n'est que mensonge, calomnie, diffamation.

Néanmoins, une autre vérité se fait jour après que le conseil de régence a établi son premier bilan : l’heure est grave.
L’ancien conseil de Touraine est parti avec toutes les marchandises, et les coffres de Touraine.
Et les provinces du Ponant ayant supporté quatre mois de guerre ne peuvent en aucun cas soutenir l'économie de la Touraine dépouillée par ses anciens dirigeants. Le Ponant dépense beaucoup par l'intermédiaire de l'Anjou qui a fait amener tout ce qu'il avait en matériaux afin que les états des mines restent bons en épuisant ses propres réserves. Nous sommes ainsi bien loin d'un pillage organisé comme le prétendent ceux qui s'allient aux criminels de Berry pour se donner bonne conscience en osant parler de l'endettement berrichon ; à ce propos, nous tenons à rappeler que l'actuel Commissaire au Commerce du Berry sous régence "royale" se nomme Thael, un Tourangeau, et que depuis des semaines il met tout en oeuvre pour ruiner le Berry, détruisant deux mines en les faisant s'ébouler une quinzaine de fois* ce qui demandera des mois au Berry pour reconstruire tous les paliers. Avant cette occupation, Berry était prospère. Vae Victis.

Le Ponant, se jurant que jamais il ne se comporterait ainsi s'évertue à garder vos mines en l'état. Car le peuple de Touraine, brave et fier, ne mérite pas d'assumer les actes de ses dirigeants et moins encore la folie destructrice d'une furie couronnée ; même si de notre côté nous ressentons une grande amertume face à des gens sans scrupule, sans aucun respect de leur prochain, bien loin des valeurs Aristotéliciennes, dirigeants qui torturent tout un peuple, qui mettent à terre une province et qui affament la population. Nous refusons de nous comporter de la sorte.
Car demain, nous l'espérons, nous vivrons en paix. Nous devrons le faire. Et le Ponant fera tout pour que Paix règne entre nos peuples.

Pourtant, malgré nos bonnes intentions, si dimanche le stock de pierre n'est pas rendu, aucun entretien ne pourra plus être fait sur les mines, les réserves Ponantaises étant bien trop loin pour arriver à temps.

Ceci n'est pas un ultimatum. Ce n'est pas une menace. Ce n'est pas un chantage. C'est un constat. Si les membres du conseil déchu ont encore le désir de servir leur peuple, je sais qu'ils prendront la bonne décision, celle que moi j'aurais prise. Pour mon peuple.
De notre côté, avec ce stock nous nous engageons devant le Très-Haut à entretenir les mines de Touraine. Pour la paix.

Que Dieu nous Juge.


Pour le Ponant, le douzième jour de novembre 1459,
Kilia de Mauléon Penthièvre
Chancelier


*perte de 15 niveaux.


Le 13 novembre 1459 :
- "l'Aleae Furor IV" de Thoros s'empare de Châlon.

- dans le milieu des artisans forgerons, on raconte qu'une commande spéciale aurait été passé pour satisfaire la reine et ses besoins, basée sur la description d'objets servant à certaines pratiques occultes d'une hongroise nommée Erzebeth Bathory, et appelée la Vierge de Fer.

Après l'Artois, l'Anjou proclame son indépendance.:

Angers, le 13 novembre 1459

Prenant acte de l'hostilité injustifiée et répétée envers son territoire et ses habitants,
Constatant que la rupture du serment vassalique ne fait que mettre un terme à l'hypocrisie diplomatique qui prévalait jusqu'alors,
Saluant les pas effectués en cette direction par Kirke de Penthièvre, Vendettal Charnée-Chandos de Penthièvre et nombre de leurs prédécesseurs,

L'Anjou proclame haut et fort son indépendance vis-à-vis du royaume de France.

Ne sont en conséquence plus reconnus comme légitimes sur le sol angevin les institutions françaises et leurs représentants.
N'est plus reconnue la couronne de France qu'en tant qu'État étranger au même titre que l'Artois, la Bretagne et le Marquisat des Alpes Occidentales.
Sont reconduits le traité fondateur de l'Alliance du Ponant, le traité d'entente et de collaboration avec le Berry ainsi que le traité d'Angers relatif à la Hérauderie.

Que chacun se fasse le porte-parole de la liberté proclamée !
Qu'aucune frontière ne vienne faire obstacle à la bonne nouvelle !
Que tous enfin retroussent leurs manches, car le plus beau reste à bâtir...

Ni Français, ni Bretons, Angevins nous sommes, Angevins nous resterons !

Par Dieu et pour le peuple,
Sous l'égide de son Duc bienveillant, Brennus de Reikrigen,
Le Conseil Ducal d'Anjou réuni en assemblée : Clélia, Globs, Leandre, Le Fou, Linon, Marquise, Regort, Salebete et Shiwan.



L'ancien conseil de Touraine refuse de rendre les matériaux nécessaires à l'entretien de SES mines:



A Kilia de Mauléon Penthièvre
Aux forces ponantaises
Aux Tourangeaux et Tourangelles


N
ous, Llyr di Maggio et d’Astralgan, duc légitime de Touraine, entouré de ses Conseillers, prenons acte de votre proposition de paix séparée.

Nous avouons à l'égard du ton de cette proposition notre grande surprise car vous n'hésitez pas à remettre en cause l'honneur des personnes avec lesquelles vous désirez négocier. Nous craignons d'ailleurs que cette offre ne soit jamais que poudre aux yeux destinés à démobiliser les tourangeaux servant dans nos armées en exil. Cependant, nous passerons outre ces propos fort peu diplomatiques pour répondre au contenu de cette offre.

Déclarons qu’une reddition sans condition telle que proposée est inacceptable.

Demandons que le Ponant fasse preuve de sa bonne volonté et de sa foi aristotélicienne:


  • En retirant sans délai ses forces armées du territoire tourangeau
  • En restituant la salle du Conseil à ses occupants légitimement élus.
  • En abandonnant tous les procès politiques et iniques orchestrés par les usurpateurs du Trône de Touraine
  • En restituant les mines à la Touraine ou tout au moins en les fermant immédiatement.


Nous avouons être circonspects au sujet de l'annonce selon laquelle le Ponant entretenait nos mines et nous ne pouvons que l’en remercier si tel est effectivement le cas. De notre côté, anticipons la destruction des nôtres comme il l’avait fait à Bourbon.

Par ailleurs, comme la Touraine paie la moitié des salaires des mineurs, l'Anjou produit donc du fer à moitié prix ce qui rend tout de même très confortable sa situation mais ayant pratiqué de même sur les mines berrichonnes lors de la première phase du conflit, nous ne pouvons pas légitimement nous dire outrés.

A
u final, déclarerons la victoire du Ponant sur Tours si celui-ci reconnaît officiellement la ruse qu’il a utilisée pour se faire ouvrir les portes de la ville par la Mairie, acte d’une ignominie sans nom prouvé par de nombreux rapports de défense et témoignages.

Ces conditions une fois remplies, veillerons à déclarer une trêve pendant laquelle les armes tourangelles reviendront en Touraine. Ainsi, et ainsi seulement, de véritables négociations pourront être envisagées.

N
ous sommes liés au Royaume de France, par des serments vassaliques, des serments féaux que l'honneur et le devoir nous demande de respecter. Nous sommes liés donc à son devenir et nous ne pouvons donc pas abandonner sa Majesté que ce soit dans la victoire ou dans la défaite, dans l’allégresse ou le dépit. Il est des causes, comme la France, qui méritent toutes les abnégations... Plus que quiconque le Ponant devrait connaitre les notions de la Parole donnée et des serments échangés. Renier de tels serments c'est être déshonorant, traitres à la parole donnée.

C’est une Touraine libre qui négociera, et non pas une Touraine occupée, assiégée et pillée.

Fait à Tours, ce treizième jour de novembre MCDLIX




Llyr di Maggio et d’Astralgan
Duc légitime de Touraine et son Conseil

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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 18:01

Le 15 novembre :
- faible assaut sur Orléans

- arrivée de deux armées nébisiennes en Anjou

- les troupes de volontaires irlandais se positionnent selon un ordre militaire très spécifique à leur culture.

- l'Artois lève le siège de Compiègne et se prépare à faire face aux armées normandes commandées par Nebisa elle-même.


Le 16 novembre :
- les armées nébisiennes sont devant Angers.
Le retour du DR (Ethan),
Le Royaume contre-attaque (Baile).


- regroupement nébisien à Limoges
La Castratrice - (Titca),
Celle-là-tu-l'auras-pas-vu-venir (Thibali),
Le Lion Ruthénois (Syerry),
Les Lames d'Amahir (Zelenka),
Sourire BA , poutrage Auvergnat (Theraph),


- regroupement à Angoulême
La FAV (Einigriv),
La Dona LEIII (Leyah),
Ad Honores (Lekaiser),


- regroupement à Bertincourt
Normania (Polissonne),
la tourterelle sanguinaire (Mini_pous),
In Appérault Spero (Siva),


- tandis que le Ponant aligne 10 armées en Poitou, 10 armées en Artois, et d'autres en Bretagne, Anjou, Touraine, etc...

- Bourges a été abandonnée par les armées nébisiennes parties après Thoros ; cette nuit, la mairie de la capitale berrichone a été récupérée par les citoyens du Berry.

Le Duc Alleaume du Berry condamné à mort par le Juge Falco de Cartel, réformé et vassal de Llyr, lui-même en procès en Touraine.:

Juge: Falco de Cartel
15 novembre 1459

Une fois n'est pas coutume.
Nous ne dirons point nous, mais je.

J'ai écouté l'accusation.
J'ai compulsé le droit royal ainsi que nos latitudes légales.
J'ai lu chaque courrier reçu relatif à cette affaire.

Haute Trahison.
L'accusé est quasiment le générateur de l'actuel guerre qui ravage la moitié du Royaume.
Quasiment, car nul ne peut oublier que bien des opportunistes ont suivis son exemple néfaste pour prétendre détacher leur Province de la Couronne.

Haute Trahison pour félonnie dans les actes ressentis au jour le jour.
Par la captation du bien collectif du Berry, livrant la population à une précarité uniquement compensée par une Régencesoucieuse d'assurer le minimum vital aux Berrichons.
Du Travail, du Bétail, le savoir, la sécurité et la liberté de dterminer son destin par les urnes.

Haute Trahison par des actes répétés et portant un scel illegal de Duc incitant population, nobles ou autres à s'engager sur la voie de la félonnie envers le Royaume.

Chacun de ces motifs a entrainé des morts sans nombres.
Pire, ces actes ont portés durablement le déhonneur sur toute la noblesse de Berry ainsi que sur l'image de cette province.

Je reviens à ce parchemin pour le moins maladroit.
Il entérine l'usurpation de titre.
Il entérine un crime portant un grave préjudice financier à un duché entier.
Il entérine le fanatisme nihiliste d'un homme qui fut Duc et qui n'est plus rien.

Un roturier ainsi criminel cela se pend.

Un Roturier qui se comporte en Noble pourrait gagner l'insigne honneur de périr en noble: par décapitation.

Je n'accorderai ni l'un ni l'autre à l'accusé.
Juste la mort.
Par les moyens immanents et puissants de la Justice du Royaume.
Par cette puissance qui jette en cage le brigand au fond des bois.
Cette puissance qui entrave le soldat caché dans les rangs par des menottes.
Cette puissance qui volatilise les écus ou que se dissimule l'accusé.

Je suis Juge de la Régence Militaire de Berry et j'invoque et use de cette pissance pour condamner le sieur Alleaume au trépas.

Ou qu'il se trouve, il sera saigné jusqu'à ce que son coeur cesse de battre et son sang me sera rapporté dans une vasque scellée.

Puisse l'accusé profiter du délai imparti avant la peine pour mettre en ordre ses affaires avec Dieu et le Sans Nom.
Si l'accusé est recraché sur terre par l'un ou l'autre qu'il se souvienne à jamais:

J'aurai ton sang , Alleaume, et si l'envie m'en prend je te noierai dedans si d'avenir tu portes préjudice à ma terre et la Couronne.


Que Grande Justice se Fasse!
Un Félon va trépasser!

Vive le Royaume de France
Vive les Provinces vassales
Vive le Berry en paix.

A Dieu Vat!


Le 17 novembre :
- Thoros et l'Alea FurorIV aux pieds de Dijon. Vent de panique en Bourgogne.

- en Anjou, les OR et nébisiens courent après les NNGO qui campent près de Laval.


Le 18 novembre :
- les NNGO lance une petite attaque sur Le Mans pour tester les résistances adverses.

Le Comte d'Artois s'adresse au peuple de France et à ses dirigeants:



Au peuple de France et à ses dirigeants,

Regardez donc !
La ruine qu’apporte cette reine !
Elle ment ! Elle vous ment !

Elle ment lorsqu’elle se prétend victime de turpitude !
Elle ne veut pas le dialogue, elle ne veut pas la paix
Elle veut notre ruine, à la France comme à nous.

Je resterai un homme de paix, ainsi, si une province telle qu’elle soit désire la paix, je serai ouvert à cette proposition, cela vaut pour la Normandie et pour la Champagne.

Ainsi, si vous refusez de vous battre, j’en ferai de même !

Ce n’est pas un appel à la désobéissance, mais à la raison.

Qu’est ce qui est le mieux pour la France ?
Une guerre pour tout un mandat ?
Ou une demande ferme pour la paix ?

Réfléchissez donc !

La France s’affaiblit, la guerre n’en finira pas !

Réfléchissez aux conséquences de la continuité de la guerre !
Est-ce bon pour la France ? Aux intérêts supérieurs ?

Aux dirigeants, Ducs, Comtes, Pairs de France, à la Curia et à l’Eglise !

Réfléchissez aux actions de cette reine !
Faites le bilan !

Comptez donc les morts !
Comptez donc le coût global !

Et ne vous faites aucune illusion, cette guerre continuera jusqu’à la fin de son mandat !
Vous pouvez donc multiplier les couts globaux dès à présent pour compter ce que cela coutera à la France au final, à son royaume.

Elle laissera un royaume très affaiblit, c’est un fait !
Un royaume en danger, il l’est déjà malgré ce qu’elle chante !

Elle ne laissera aucun dialogue possible, elle s’y refusera.
Elle continuera à chanter que tout va bien… comptez vos morts, comptez les efforts de guerre !

Comptez donc !

Jusqu’ou cela va aller ? Vers une scission totalement définitive ?
Vers un royaume envahit ?

Les comptes sont déjà très lourds.

Nous continuons car la reine ne nous laisse le choix ET que vous obéissez aveuglément !

Mais si vous considérez les intérêts supérieurs du royaume, il serait peut être temps que vous réfléchissiez bien aux conséquences finales de cette guerre.

Nous restons prêts au dialogue avec chacun de vous mais si vous continuez à obéir aux chants de la guerre, sachez qu’au final, nous aurons mal, vous comme vous !
Ce sera de la responsabilité de tout à chacun, ne vous cachez pas derrière cette allégeance.

Un vassal a le devoir de conseil, mais également de protéger les intérêts supérieur du royaume.
Que restera t’il de votre royaume après six mois de guerre ?

Ruine et désolation !

Fait à Arras le 18 novembre de l'an de grâce 1459


Comte d'Artois

Le Comte d'Artois répond à Nebisa:



Reyne de France l’Artois vous parle,

Malgré les réticences et sachant les remous diplomatique que cause une possible trêve j’ai tenté une ouverture vers le Royaume pour le bien de tous.

Hier a 20 heure j’ai accepté une trêve pour discuter de l’avenir sans une pression militaire. Hier vous avez fait fit de cette trêve et avez déplacé l’Armée sur Reims et donnée l’ordre a vos troupes sur la ville de Bertincourt de tuer tout ceux qui veulent entrer ou sortir de la ville, nous déplorons des morts a l’heure ou je vous écris.

L’Artois vous a tendu la main et vous nous avez crachés dessus en répandant mort et mépris de la parole donnée.
Sachez qu’a partir de maintenant, l’Artois n’aura de cesse de vous détruire, vous et votre clique de malfaisants qui ternissent a jamais l’honneur du royaume de France. Lancez vos troupes sur Arras, battez vous, casser vous les dents sur nos murs.
De notre coté on vous renverra vos morts sans les langues pour que vous compreniez bien une chose.

Vous avez craché sur l’Artois, ce sera la dernières fois a partir de maintenant l’Artois tuera tout les étrangers sur notre sol qui se réclameront de votre bannière.

Vous vouliez jouer un jeu diplomatique honteux, vous venez de perdre votre âme jusqu'à la nuit des temps en reniant votre parole et la parole de la France.

Honte à vous honte à la France qui ne respecte pas la parole donnée.
Yann baol Doussadour, un Comte d'Artois meurtrie et trahie qui mourra avec son peuple si tel est le désir d'Aristote

Fait à Arras le 18 novembre de l'an de grâce 1459




Comte d'Artois


Le 19 novembre :
Le FIER remporte les élections. Après l'abandon des armées nébisiennes, le Berry retourne aux bérrichons et Alleaume est largement élu:

19-11-2011 Elections au conseil du Duché du Berry : F.I.E.R recueille la majorité absolue des sièges
PARIS (AAP) - La liste Force Ideal Ensemble Respect est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché du Berry, et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Force Ideal Ensemble Respect" (F.I.E.R) : 64.6%
2. "Union du Berry" (USB) : 35.4%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Alleaume (F.I.E.R)
2 : Retz (F.I.E.R)
3 : June (F.I.E.R)
4 : Poumona (F.I.E.R)
5 : M1ne (F.I.E.R)
6 : Rapha13 (F.I.E.R)
7 : Asterie (F.I.E.R)
8 : Charles.henri (USB)
9 : Claire_g (USB)
10 : Bardas (USB)
11 : Ezack (USB)
12 : Piercy (F.I.E.R)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.


Le 20 novembre :
- attaque sur Saintes des armées "Peiregors é Engolmes Patria Nostra" dirigée par Tadek et "La FAV" dirigée par Einigriv. Attaque largement repoussée par "IIème Armée du Ponant" dirigée par Xavix et "Veneratio Vel Nex!"au prix du sang du Duc Garzimlebo, vaillamment tombé durant l'assaut.

- les armées NNGO détruites dans le Maine.

- Thoros fait tomber Joinville.

Des évènements en Anjou:



"Dans mon verre comme dans mon cœur, l'Anjou apporte le bonheur"

Nébisa ! Un peuple qui ose se piquer de liberté
Ne s'embarrasse pas de quelques Mainois,
De la perte de quatre coquilles de bois,
Car l'Anjou ne se peut jamais couler.


Revenons en ce dix-neuf novembre sur les évènements des jours derniers.

Le quinze au matin, la Flèche sonna le tocsin : deux armées au lys parisien avaient perdu leur chemin et campaient devant la ville en attendant les ordres de leurs lieutenants. Et quels lieutenants... Ethan le Cornu brûlait de se venger des amis d'un Poitou qui l'avait déchu d'une noblesse usurpée ; Baile n'en était plus à un énième un bain de sang pour faire oublier ses revirements d'allégeance et ses mœurs douteuses.

Invasion planifiée de longue date, caprice d'une reine rageant de la force d'un pays qu'elle comptait annihiler ?

Toujours est-il que les hordes ennemies s'amusèrent des heures entières à courir après le gonfanon que le duc Brennus agitait du haut de son cheval blanc, et crièrent naïvement victoire lorsqu'il leur faussa compagnie pour rejoindre l'armée ducale sise en la capitale. Naïvement ? Oui ! Les officiers français comprirent le lendemain que la fréquentation de la cour de Paris ne leur valait pas diplôme de stratégie. Aux cris sauvages des envahisseurs répondait la clameur d'autant de défenseurs déterminés ! Le duché envahi avait en une nuit mobilisé plus d'hommes que le domaine royal en plusieurs semaines...

Dans le même temps, une caraque tourangelle détruisait une poignée d'embarcations de pêche mouillant dans nos ports, croyant probablement que l'Angevin privé de poisson se rendrait à la murène parisienne. Elle fut rapidement mise en déroute par les navires de l'Alliance et n'eut pas le temps de débarquer sur notre sol les mercenaires engagés avec l'or volé au peuple berrichon.

Puis, alors qu'Angers s'apprêtait à frapper mortellement ses assaillants, ceux-ci renoncèrent finalement à se fracasser sur les murailles de la cité. Des ordres affolés leur parvenaient en effet du nord : le Ponant avait su tirer parti de leurs mouvements inconsidérés et portait une contre-attaque en territoire mainois ! Les Français paniqués se replièrent en désordre et quittèrent immédiatement l'Anjou pour tenter de défaire l'étendard noir des Irlandais...

Ils s'y essaient aujourd'hui encore ! Ce fut une victoire, et une victoire d'autant plus belle que cela montre une nouvelle fois à quel point nous avons su fédérer des peuples multiples en ce combat : y en a-t-il un seul pour soutenir réellement Nébisa, si ce n'est celui qui se prélasse dans l'orgueil des palais dorés ?

Nous entendons maintenant une petite comtesse mainoise s'insurger publiquement des conséquences de ses actes et brailler en privé à l'incompétence de ses subordonnés : plaignons-la avec toute la pitié qu'il est de notre devoir d'éprouver envers le premier des paillassons royaux. Viendra peut-être un temps où le Maine choisira ses dirigeants dans les rangs des plaideurs de paix et non dans ceux des charretiers ou des prostituées... qu'il sache cependant que toute agression commise jusqu'à ce jour heureux ne sera pas oubliée. Nous sommes debout, la Touraine est neutralisée et le Berry est officiellement libéré du joug étranger ; ne l'oublions pas, la cessation des hostilités ne tient plus qu'à la volonté des états-majors de la Malemort...

Vive le Ponant, vive l'Anjou indépendant !

Le Fou,
Chambellan.


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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 18:01

Le 21 novembre 1459 :
- trêve respectée.


Le 22 novembre 1459 :
- attaque de la "FAV" seule sur Saintes facilement repoussée. De nombreuses pertes périgourdines (15 à 4) dont Einigriv et Alix du Vivier dans les rangs nébisiens .

- Péronne : carnage dans les rangs royalistes. On évoque les chiffres de 22 morts à 4 en faveur des artésiens. Dieu est du côté des justes : la Sanguinaire fut blessée cette nuit.


Le 23 novembre 1459 :
- Poitou : les armées périgourdines fuient devant la "Veneratio Vel Nex!" et la "IIème Armée du Ponant". La "FAV" abandonne son étendard dans sa fuite.

- Artois : les armées nébisiennes s'enfuient vers Bertincourt.

(AAP) 23-11 :

ARRAS (AAP) - Suite à l'entrevue avec la Reyne, et à cause de la difficulté d'obtenir une entrevue avec le Grand-duc de Bretagne, l'AAP a choisi de laisser la parole au Vice-chancelier du Ponant, le sieur Yoshilas, artésien de son état.

"AAP : Bonjour Yoshilas, et en premier lieu, merci d'avoir sollicité l'AAP pour cette entrevue. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs ?

Yoshilas : C'est gentil de votre part de me donner la parole. Je suis un pur Artésien de souche qui est passé par toutes les étapes dans l'exercice bien difficile de gérer un Comté. Par la suite j'ai affronté politiquement au sein de TECAP les fameux Bourrins pour en réduire l'influence. Tout ceci pour rétablir la pluralité en Artois. La tâche faite et par lassitude, je suis parti voguer quelques temps,visiter des contrées éloignées et me retrouver un jour en plein milieu de la guerre. Ma fibre artésienne s'est réveillée quand le comte Fidos m'a proposé de l'aider, en représentant l'Artois au sein du Ponant. Par la suite, le Chancelier Datan prenant de la distance, je suis devenu le Vice-chancelier du Ponant sous l'égide de dame Kilia.

AAP : En quoi consiste ce rôle exactement ?

Y : Le Ponant est une association, mais pas encore une institution, quoi qu'en disent certains. Les régnants se réunissent pour décider des grandes orientations et de certains points importants. Autour d'eux, il est nécessaire de disposer de personnes qui préparent les dossiers, relancent les différents intervenants sur des avis à donner, font le lien avec les feudataires, etc. Je dirais que je suis, avec d'autres, l'huile qui fait que les rouages ne se bloquent pas.

AAP : Pas encore une institution ? C'est prévu ?

Y : L'avenir est plein d'incertitudes, qui sait. L'Artois est sorti hélas du Royaume, le Ponant n'a pas vocation à devenir un Etat mais il doit se doter au moins d'une administration afin d'ètre efficace. Nous venons de publier les premiers textes qui régissent la noblesse ponantaise, les prochains seront la Cour d'appel du Ponant, ensuite d'autres viendront si le Royaume ne veut pas comprendre notre position. C'est comme un enfant, il apprend de ses victoires mais aussi de ses échecs.

AAP : Pourquoi nier la transformation du Ponant en Etat malgré la création d'institutions pour remplacer leurs équivalents français ?

Y : Je sourirais si nous n'étions pas en guerre en vous entendant. Le Royaume ne reconnait pas un peuple entier qui le rejette, c'est une drôle d'expression. Je me permets de revenir sur cette notion. L'Artois a fait des erreurs mais l'Artois a changé depuis plus d'un an maintenant. Le Royaume n'a toutefois pas changé malgré plusieurs changements de souverain. Blocus et mépris ont succédé aux accusations les plus fantaisistes au point que les modérés dont je faisais partie ont basculé dans le camp des indépendantistes. Le Royaume ne veut pas de l'Artois, l'Artois en prend bonne note et décide de vivre sa vie de son côté.

AAP : Le thème de la Couronne hostile a la vie dure en Artois, et les anciens font souvent remonter le problème aux guerres de Compiègne. Mais vous semblez parler de vexations plus récentes ?

Y : Oui, le refus d'accepter des Artésiens dans les institutions. Le dernier évènement s'est passé lors de la dernière élection. La Reyne prône le respect des institutions et la loyauté envers la Couronne. Que penser de son ordre d'envoyer deux armées au sud de Péronne en pleine passation de responsabilité ? Cela n'a pas été vu en Artois comme une intelligente manoeuvre militaire, mais plutôt comme un mépris total des institutions. Tous les récalcitrants ont dit d'une seule voix, ça suffit nous en avons marre.

AAP : Le refus d'accepter quels Artésiens dans quelles institutions ? Et n'est-il pas exact que des troupes artésiennes appuyaient le Ponant en Touraine bien avant l'attaque royale ?

Y : Nous n'allons pas refaire l'histoire artésienne, mais je confirme effectivement l'Artois a des troupes mises à disposition du Ponant dans le cadre de l'accord militaire.

AAP : L'accord militaire que vous mentionnez est justement la raison de la guerre, pourquoi l'avoir maintenu ?

Y : Le Ponant est à l'origine une association économique pour tenter d'organiser le commerce entre ses membres. Qu'il soit maritime ou terrestre. La question s'est posée de savoir comment protéger nos marchands. Le Royaume s'en désintéressait depuis bien longtemps, nous avons donc décidé d'organiser une entraide militaire entre nous dans un but purement défensif. Avons-nous abusé de cette organisation, je ne pense pas trouver un exemple qui le prouverait.

AAP : Le motif de refus de dissolution de l'alliance militaire est donc l'incapacité de la Couronne à garantir la sécurité sur les routes ?

Y : C'est plus compliqué mais c'est une des raisons oui.

AAP : Comment expliquer alors que les grands groupes brigands, qui sont la raison principale de cette insécurité, soient systématiquement alliés au Ponant lors des conflits qui l'opposent à la Couronne ?

Y : Quand une guerre se déclenche, chacun se positionne suivant ses convictions. Le sang des morts n'a pas de couleur différente en fonction de l'étiquette donnée aux uns et aux autres. Les vrais brigands comme vous l'énoncez sont plutôt en train de chercher le moyen de profiter de la situation, mais ne se lancent pas au combat pour une noble cause. J'ajouterais que nous avons eu vent que la Reyne tentait de recruter ceux qu'elle pourchassait il y a peu.

AAP : Pour un conflit déclenché à cause de marchands craintifs, celui-ci a pris une certaine ampleur. Quel est votre avis dessus ?

Y : Je ne peux laisser passer votre remarque sur des marchands craintifs comme vous dites. Nous ne mettons pas à feu et à sang le Royaume, nous nous défendons quand nous sommes injustement agressés. Sur le conflit maintenant... c'est une catastrophe humaine et économique. Je suis effaré de voir où nous en sommes. Comment la Reyne a pu déclencher ce conflit ? Cela restera un mystère pour moi. Et alors qu'au début chacun était poussé par la certitude d'être dans son bon droit, à présent la haine est la seule motivation.

AAP : Puisque vous affirmez que la Reyne a déclenché le conflit, comment qualifieriez-vous les combats ayant précédé de plus d'un mois son arrivée sur le trône ? Problèmes frontaliers ?

Y : La Touraine est intervenue en Berry en parlant d'une affaire privée. La Reyne une fois élue a donné les troupes royales pour les aider à ne pas se faire écraser par les forces de sécurité du Ponant, à qui le Berry avait réclamé aide et assistance face à l'indifférence du Royaume. Cela aurait pu s'arrêter grâce à une Reyne fraîchement élue, consciente des ses responsabilités, et qui aurait pu imposer à tous d'arrêter les combats et de libérer le Berry de toute intrusion. Mais non, elle a choisi de soutenir les agresseurs du Berry au lieu d'apaiser la situation.

AAP : La Couronne n'avait-elle pas davantage vocation que le Ponant à intervenir dans la destitution d'un félon ? A moins que cette dernière ne soit une entrave au commerce ?

Y : Vous êtes une association de commerçants, qui par sa puissance force le respect et fait en sorte que ses affaires soient entre de bonnes mains. Quand l'un de vos membres explique qu'il est en train de mourir, votre premier réflexe est de faire pression pour éviter ça. C'est ce que nous avons tenté de faire en massant des troupes afin de forcer les agresseus du Berry à se retirer. En outre, ce n'était certainement pas à une province voisine, en l'occurrence la Touraine, de se substituer à la Couronne.

AAP : Donc en résumé, le Ponant est intervenu militairement pour protéger un partenaire commercial, estimant que l'action militaire tourangelle en vue de la destitution du duc félon n'était pas légitime puisque non demandée par la Couronne ?

Y : C'est une lecture possible effectivement, mais il faudrait demander à chaque régnant la raison qui l'a poussé à confier des troupes au Ponant. De l'autre côté, je pense que certains ont peur de perdre leur influence aupres de la Couronne. Le Ponant est considéré par eux comme un adversaire politique et financier. Ils ont donc monté toute cette histoire de félonie suivie d'une intervention militaire pour forcer le Royaume a s'opposer au Ponant.

AAP : La dernière en date à avoir "monté" cette histoire de félonie est feue Béatrice de Castelmaure, pourtant quasi-adulée par le Ponant.

Y : Je parlais surtout de la Touraine qui s'est mise a interpréter les intentions non exprimées de feue Béatrice.

AAP : Lorsque vous dites que le Ponant est considéré à tort comme un adversaire financier, faut-il comprendre qu'il n'a pas été monté pour faire face au Domaine royal ?

Y : Certainement pas, et je vous engage à vous renseigner auprès de ceux qui ont co-écrit les textes fondateurs, dont l'ancien comte du Poitou Jehan de Proissy est un digne représentant.

AAP : Voilà qui ne manquera pas de rassurer ceux qui s'en inquiétaient. Sur un plan militaire, comment évaluez-vous le conflit ?

Y : Pas bien du tout, ni pour le Ponant, ni pour le Royaume. Ce conflit va continuer à voir des fronts qui vont se déplacer en fonction des renforts. Toutefois il est évident qu'après que la Reyne a fait donner toutes ses forces, le Ponant est encore debout et reprend petit à petit le terrain perdu. Nous avons pris Tours pour preuve. Mais c'est maintenant que les choses difficiles commencent. Que faire de la victoire, si on en sait pas arrêter l'ecalade qui s'annonce ?

AAP : La victoire, celle du Ponant ?

Y : Une victoire sur quelles bases ? Envahir le Royaume et prendre le pouvoir a Paris, peut-être ? Soyons sérieux, ce n'est pas ce qui va se passer. La Reyne va revenir à des considérations plus terre-à-terre en cherchant à trouver une sortie de crise honorable pour tous. La raison en est simple, elle est là pour fédérer et ne pas détruire le Royaume par des luttes intestines. Pour l'Artois, c'est toutefois trop tard, il est maintenant indépendant.

AAP : Et quelle serait cette sortie de crise honorable selon vous ?

Y : L'enfermer dans une pièce avec les régnants du Ponant, qu'ils se disent leurs quatre vérités, et ne pas les laisser sortir sans un accord durable. Quitte à les priver de nourriture, d'eau, et de tout ce qui peut s'apparenter à un élément de confort.

AAP : On sait que la Couronne a posé comme condition non-négociable la dissolution du volet militaire de l'alliance, qu'en est-il côté Ponant ?

Y : Comment demander ça en voyant l'exemple du Berry ? C'est absurde. Adapter le volet militaire est une possibilité, mais faire de sa disparition pure et simple un prérequis, c'est surtout dire qu'aucune négociation n'est possible. La Reyne devrait plutôt demander une modification concertée du texte, ne laissant plus la place aux ambiguïtés qui semblent la gêner actuellement.

AAP : Les ambiguïtés étant la possibilité pour des troupes étrangères d'entrer en France ?

Y : Visiblement.

AAP : Un mot pour la fin ?

Y : Tout le monde en a marre, j'espère juste que les combattants des deux côtés vont se mettre à faire grève en même temps pour un avenir de paix."

Propos recueillis par Nicolas de Firenze, pour l'AAP


Le 24 novembre 1459 :
- Poitou : la "Veneratio Vel Nex!" et la "IIème Armée du Ponant" poursuivent les restes des armées périgourdines et nébisiennes jusqu'à Angoulême.et prennent pied devant la ville. Les anciens Comtes Yodea et Cerise parmi les victimes.

Du Ponant au peuple de Touraine:


Au peuple de Touraine,
A ceux qui se battent contre nous,
A ceux qui se battent avec nous,
A tous ceux qui liront ou se feront lire,

Nous, membres unis de l'Alliance du Ponant,

Tenions à faire savoir au peuple de Touraine que malgré le manque de pierre et surtout le refus des membres du conseil déchu de nous rendre ce qu'ils ont emporté dans leur fuite, le conseil de régence du Ponant a réussi pour l'heure un grand numéro d'équilibriste qui a permis de préserver les mines d'un éboulement. Cependant, soyons honnête, cela risque fort de ne pas durer. De plus, ceux des Ordres dicts "Royaux" et leurs affidés, ont visiblement décidé de s'en prendre à l'Anjou, coupant nos routes et l'acheminement de matières premières. En aucun cas, nous ne voulions ruiner la Touraine comme il fut fait au Berry et nous tacherons, aussi longtemps que possible, de préserver votre économie. Mais cela risque d'être délicat et de cela, nous nous excusons auprès du peuple de Touraine.

Nous compatissons de fait sincèrement devant le peu de cas fait par celle qui porte la Couronne du Royaume de France et qui prétend aimer tout son royaume et "souffrir" avec eux en constatant qu'elle préfère déchainer sa folie meurtrière en Artois et s'attaquer à l'Anjou, plutôt que de faire envoyer les Ordres dicts "Royaux" pour délivrer Tours : l'on pourrait dire que c'est parce qu'ils savent que nous, nous gérons une province conquise avec humanité et respect. L'on pourrait aussi penser que seule la destruction lui importe : détruire l'œuvre de Sa Très Regrettée Majesté Beatriz et détruire l'œuvre de quelques visionnaires qui ont su faire la paix avec leur voisin. Et heureusement que nous, nous savons faire la paix avec un ancien ennemi. Cela nous permettra demain ou dans quelques semaines de vivre en paix avec vous.

"L'objet de la guerre, c'est la paix". (Aristote)

Pour le Ponant,
Sa Chancelière :
Kilia de Mauléon-Penthièvre.


Faict à Cholet le 24 novembre 1459.


Le 25 novembre 1459 :
- Compiègne : les troupes normandes ayant reculé, les armées artésiennes poussent leur avantage jusqu'à Compiègne. L'armée "Hypérion" commandée par Polibe est mise en déroute alors que les forces artésiennes qui n'ont attaqué qu'à 2/3 de leurs capacités sont presque indemnes.


Le 26 novembre 1459 :
- Champagne: poursuite des combats à Compiègne ; large avantage ponantais. Thoros continue de semer son "Alea Furore" partout où il passe.

- Anjou : une mine annexée par le Maine

- PA : annexion d'une mine par le Poitou

Proposition de trêve Ponant-EA à la couronne:


À l'actuelle occupante du trône de France, Nebisa de Malemort Armentia.
À tous ceux qui meurent et luttent en son nom,
À tous ceux qui liront ou se feront lire,

De nous, membres unis de l'Alliance du Ponant et du Berry:

Tout d'abord, concernant la "trêve" proposée par Nebisa de Malemort Armentia et Argaël de Virieux. Comme annoncé, nous attendions des garanties de l'Eglise Aristotélicienne afin qu'elle se pose en arbitre impartial. Nous avons eu une oreille très attentive mais nous nous tournions vers une institution qui demande du temps pour prendre une décision aussi importante. Voilà pourquoi le délai que nous nous étions fixé n'a pu être respecté.

Ce jour, les efforts ne furent pas vains et le Ponant répond favorablement à la Trêve proposée sous l’arbitrage de l’Eglise Aristotélicienne. Notre souhait est de pouvoir signer en étant convaincus de sa viabilité, et l'arbitrage de l' Église Aristotélicienne nous fait croire qu’il ne pourra y avoir supercherie.

À vous, Nebisa de Malemort Amantia

Tous les dirigeants du Ponant ont posé leur sceau sur cette promesse de trêve. Ce jour vous pouvez la repousser pensant que nous vous avons fait affront en rejetant votre précédente proposition et vouloir en faire de même.
Mais en ces temps où les représentants du Très-Haut s'inquiètent avec raison pour un monde ravagé, nous vous invitons sincèrement à accepter la main tendue par le Ponant et par l'Église sacrée.


[ Proposition de Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant ]


Le 27 novembre 1459 :
- Compiègne : les dernières troupes nébisiennes sont dispersées, offrant une victoire décisive aux forces ponantaises.

- Artois : les troupes Nébisiennes se replient sur Bertincourt.

- les troupes nébisiennes prennent pied devant Tours alors que la dernière armée ponantaise baisse son étendard en écho à la trêve proposée sous le regard vigilent de l'EA. Durant ce temps,les OR continuent de courir entre Saumur et Chinon, tel le furet du bois, mes dames...

Limoges : les armées nébiesiennes,se regroupent à Limoges, abandonnant l'idée folle d'attaquer Saintes et préférant se concentrer en menace sur la Trémouille.

Proposition de Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant:

Proposition de Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant

Article 1 : Les combats

Qu’à compter de la date de signature, combats et mouvements offensifs doivent cesser pour une durée initiale de deux semaines, tacitement reconductibles à chaque échéance faute de dénonciation officielle et publique de la trêve par l'une des parties.
Celles-ci se donnent par ailleurs trois jours pour leurs armées se retirent des différents fronts du conflit, les armées dans les villes frontières demeurant dans l'enceinte des murs de la ville et ce tant que la trêve n'aura pas été dénoncée.
Cela signifie clairement : les armées royales sur le sol des provinces loyales, les armées du Ponant sur le sol des provinces françaises en guerre contre la Couronne.
Les soldats blessés dans une province hostiles pourront regagner un sol ami sans encombre.
Pas d'attaques maritimes ou de mouvements dans les eaux des camps belligérants de la part des flottes des différents camps ou de leurs alliés étrangers.

Article 2 : Des blessés, prisonniers, et soldats démobilisés

Que toutes les provinces doivent prendre soin des blessés et prisonniers de chaque camp comme s’il s’agissait des leurs.
Que les blessés de guerre, les prisonniers et les soldats démobilisés ne sauraient nulle part se retrouver en procès pour leurs actes durant le conflit, ni jugés à partir du moment où ils se conforment aujourd'hui aux lois des provinces concernées.
Que tous les procès en cours contre les soldats des deux camps soient annulés sur le champ.

Article 3 : De la médiation

Les deux parties s'engagent à s'asseoir sans délai et sans faute à la table des négociations à Rome en vue de trouver un accord de règlement du conflit sous la médiation de l’Église Aristotélicienne.

Article 4 : De la garantie du présent accord

L’Église Aristotélicienne se porte garante du présent accord. Tout responsable politique, militaire ou affilié transgressant le présent accord sera ipso facto reconnu devant tous comme parjure et aussitôt frappé d'interdit.
Les Saintes Armées veilleront à l'intégrité physique et à la pleine sécurité des négociateurs.

Pour la France, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459





Son Altesse Royale Argael Devirieux

Dauphin de France

Dotch de Cassel,
Grand Maître de France



Julien Giffard
Connétable de France


Pour le Ponant, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459

Pour l'Anjou
Brennus de Reikrigen


Pour l'Artois
Yann Baol Doussadour


Pour le Berry.
Alleaume de Niraco


Pour la Bretagne
Elfyn de Montfort


Pour le Poitou
Ventreachoux de Beaupin l'Aizenay


Le 28 novembre 1459 :
- Tours rendu aux "nébisiens".

- quelques échauffourées et cafouillages dans la nuit, notamment aux pieds de Chinon. Gageons qu'il s'agissait d'erreurs.

L'Église signe et acte la trêve:

Trêve entre le Royaume de France et les provinces affiliées au Ponant

Article 1 : Les combats

Qu’à compter de la date de signature, combats et mouvements offensifs doivent cesser pour une durée initiale de deux semaines, tacitement reconductibles à chaque échéance faute de dénonciation officielle et publique de la trêve par l'une des parties.
Celles-ci se donnent par ailleurs trois jours pour leurs armées se retirent des différents fronts du conflit, les armées dans les villes frontières demeurant dans l'enceinte des murs de la ville et ce tant que la trêve n'aura pas été dénoncée.
Cela signifie clairement : les armées royales sur le sol des provinces loyales, les armées du Ponant sur le sol des provinces françaises en guerre contre la Couronne.
Les soldats blessés dans une province hostiles pourront regagner un sol ami sans encombre.
Pas d'attaques maritimes ou de mouvements dans les eaux des camps belligérants de la part des flottes des différents camps ou de leurs alliés étrangers.

Article 2 : Des blessés, prisonniers, et soldats démobilisés

Que toutes les provinces doivent prendre soin des blessés et prisonniers de chaque camp comme s’il s’agissait des leurs.
Que les blessés de guerre, les prisonniers et les soldats démobilisés ne sauraient nulle part se retrouver en procès pour leurs actes durant le conflit, ni jugés à partir du moment où ils se conforment aujourd'hui aux lois des provinces concernées.
Que tous les procès en cours contre les soldats des deux camps soient annulés sur le champ.

Article 3 : De la médiation

Les deux parties s'engagent à s'asseoir sans délai et sans faute à la table des négociations à Rome en vue de trouver un accord de règlement du conflit sous la médiation de l’Église Aristotélicienne.

Article 4 : De la garantie du présent accord

L’Église Aristotélicienne se porte garante du présent accord. Tout responsable politique, militaire ou affilié transgressant le présent accord sera ipso facto reconnu devant tous comme parjure et aussitôt frappé d'interdit.
Les Saintes Armées veilleront à l'intégrité physique et à la pleine sécurité des négociateurs.

Pour la France, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459





Son Altesse Royale Argael Devirieux

Dauphin de France

Dotch de Cassel,
Grand Maître de France



Julien Giffard
Connétable de France


Pour le Ponant, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459

Pour l'Anjou
Brennus de Reikrigen


Pour l'Artois
Yann Baol Doussadour


Pour le Berry.
Alleaume de Niraco


Pour la Bretagne
Elfyn de Montfort


Pour le Poitou
Ventreachoux de Beaupin l'Aizenay


Pour la Sainte Eglise Aristotélicienne, le 27 Novembre de l'an de Grasce 1459

Son Eminence Tibère de Plantagenêt, dict Rehael
Cardinal-Archidiacre de l'Eglise Aristotélicienne
Cardinal Chancelier des Saintes Armées
Archevêque de Rouen


Son Eminence Clodeweck de Montfort-Toxandrie
Cardinal Chancelier de la Sainte Inquisition
Primat de Bretagne
Archevêque de Tours


Monseigneur Lyonis d'Appérault, dict P27kw
Primat de France
Evêque de Périgueux


Monseigneur Yvon-Ulrich de Taschereau-Diftain, dict Yut
Protonotaire de la Nonciature apostolique
Vice-Primat de France
Evêque du Mans


Le 30 novembre 1459 :
Petites précisions par rapport à la trêve:

À Nebisa de Malemort Armantia
À l'Église Aristotélicienne
Aux soldats du Ponants
Aux soldats Royalistes
À tous ceux qui liront ou se feront lire,

Nous, membres unis de l'Alliance du Ponant,

Depuis dimanche, nous avons signé une de trêve avec la Couronne de France.
Dans la nuit de Dimanche, en guise de nos bonnes intentions nous avons décidé de faire baisser l’oriflamme de l’armée de la duchesse Vendettal dans la capitale de Touraine.

Nous pensons qu’il y a déjà eu trop de morts.
Que ce geste soit pris comme un gage de paix et témoigne de notre envie de trouver une solution autour d’une table.

Nous assurons que nos armées ont toutes reçu ordre de regagner terre Ponantaise.

Nous regrettons, l’attaque à Tours dans la nuit de lundi à mardi, de soldats Ponantais voulant regagner leur domicile. Demandons aux armées Nebisiennes de réussir à tenir leurs soldats, en espérant que nos blessés bénéficient du meilleur traitement, nous nous tenons à la disposition de la Sainte Église Aristotélicienne pour lui faire un rapport sur ces faits.
Quand à l'armée Nebisienne "In Appérault Spero" en Artois, nous rappelons que pour faire mouvement il est indispensable de se mettre en ordre de marche, chose qui n’était pas encore effective ce jour.

D’autres soldats, voulant regagner leur terre, on envoyé missive auprès du Capitaine des armées Tourangelles et commandant d'armée afin d’avoir assurance d’un passage sans heurt. Le même Capitaine que celui qui a attaqué les nôtres, celui de l'armée ""Guerre et Paix"" dirigée par Joachim_, leur à répondu que leur demande n'était pas recevable et qu'il fallait pour cela passer soit par le duc soit par le soi-disant capitaines des armées Tourangelles ; ce dernier contacté ayant annoncé qu'il ne l'était plus depuis un mois.
Nous craignons donc que les consignes n'aient pas été transmises. Malgré les rumeurs nous ne voulons pas croire que sa Seigneurie Llyr ait fait une demande aux armées Tourangelles de non retrait des listes d'ennemis de la capitaine Ponantaise Lafarmacienne et de ses hommes.
Nous souhaitons que les problèmes à Tours et celui du non retrait des armées à Châteauroux soient résolu au plus vite et nous vous demandons la plus grande vigilance.

Nos propres armées rentrent lentement chez nous mais doivent avoir assurance des chefs d'armée Nebisiens afin de se protéger d’éventuelles agressions, leurs listes d'ennemis ayant été vidées depuis l'annonce de la Trêve.

Nos armées à Loches et celles en Périgord vont, elles aussi, regagner les terres Ponantaises.

Souhaitons le plus de communication possible sur les mouvements de nos armées afin de rester vigilants et demandons qu’il soit fait de même dans l’autre camp.
Nous voulons que cette trêve révèle l’intelligence des hommes et non leur duplicité alors même qu'ils sont sous le regard de Dieu.

Pour le Ponant,
Sa Chancelière :
Kilia de Mauléon-Penthièvre.


Faict à Cholet le 29 novembre 1459.

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Tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

Message par Kerraaoc le Mer 06 Aoû 2014, 18:01

Le 10 décembre 1459 :
Négociations France/Ponant :

Médiateur
Tibère de Plantagenêt, archidiacre de Rome, dit Rehael

Négociateurs
Pour le Ponant : Kilia de Penthièvre (chancelière), Datan l'Épervier (représentant poitevin), Elfyn de Montfort (grand duc de Bretagne)
Pour la France : Nébisa de Malemort (reine), Argael Devirieux (dauphin), Dotch de Cassel (grande maîtresse)

Observateurs :
Pour le Ponant : Xedar (représentant poitevin), Yoshilas (vice-chancelier)
Pour la France : aucun

Chapeautées par l'Église Aristotélicienne Romaine, les négociations ont débuté une semaine après l'instauration de la trêve le 27 novembre.

Prenant immédiatement la parole, la reine de France réaffirme son refus catégorique de la clause militaire de l'Alliance du Ponant et exige la reconnaissance de son autorité par toutes les provinces s'étant opposées à son bon vouloir. La chancelière du Ponant lui rétorque qu'une négociation est faite de concessions et que les Ponantais ne se sont pas battus pendant cinq mois pour en revenir au point de départ. Elle en profite pour rappeler que le déclenchement du conflit armé incombe à la France elle-même, qui a la première déclaré la guerre, avant de reformuler l'un des souhaits de l'Alliance : la liberté de ses peuples à choisir ses dirigeants.

Rehael dit que les responsabilités sont partagées, et pose les termes du désaccord : Nébisa veut l'unification de la France autour de sa personne quand le Ponant revendique une plus grande autonomie d'action. Puis, le cardinal lance quelques idées à débattre, comme la possibilité de soumettre l'entrée de renforts bretons en l'Anjou ou en Poitou à l'autorisation de Paris, ou l'institution d'un conseil tripartite Couronne-Ponant-Église sur le modèle de ce qui se faisait jadis entre la France et la Bretagne dans le cadre du traité du Mont-Saint-Michel. Nébisa rejette directement cette dernière proposition et répète qu'aucun régnant élu par son peuple qui ne lui aurait pas juré obéissance ne sera jamais reconnu comme duc ou comte par la couronne française.

Argael prend alors la parole pour attaquer violemment la position de Rome, à laquelle il reproche de ne pas avoir pris parti pour les intérêts français, l'accusant d'être dirigée secrètement par les Bretons et d'être "restée sourde tandis que des Aristotéliciens mouraient". Toujours véhément, il propose ensuite sa propre solution pour mettre fin aux affrontements : que la Bretagne "redevienne" française. Restant calme, l'archidiacre de Rome pointe les erreurs d'Argael et lui propose de parler du rôle de l'Église dans un autre cadre que celui des négociations. Son interlocuteur ne s'excuse pas et rappelle, menaçant, qu'il risque de succéder à Nébisa sur le trône de France.

Datan intervient et décrit ce qui lui paraît être la cause profonde du conflit, à savoir l'abandon par la couronne de France d'un bon nombre de provinces n'appartenant pas au domaine royal, puis la cause circonstancielle, à savoir l'attaque du Berry par une Touraine conquérante. S'indignant des propos bellicistes d'Argael, il défend le droit des Ponantais à s'entraider en toutes circonstances et fait part de son inquiétude par rapport au maintien de la trêve, menacée par les mouvements suspects des troupes françaises et le caractère buté de leurs représentants.

Constatant que son dauphin est un peu trop bouillant, Nébisa tente de clarifier la position parisienne en posant comme acquise l'indépendance de la Bretagne ; elle lui dénie aussitôt toute possibilité de trouver des alliés parmi ses voisins et assume cette fois officiellement le fait d'avoir déclenché  les hostilités. Elle réitère les exigences précédemment citées et y ajoute son refus de reconnaître l'indépendance des pays anciennement vassaux, prétendant que "ces points ne sont absolument pas négociables". Son intervention se conclut par une série de menaces potentiellement envisagées, au nombre desquelles l'annexion des mines ponantaises ou le rattachement définitif de Châteauroux au territoire tourangeau.

Datan les balaie d'un revers de main et souligne la constance des Ponantais, dont le vote aux élections a toujours traduit une forte unité contre la reine de France. Il s'attache à démontrer les incohérences de Nébisa : la Bourgogne a en effet déjà traité militairement avec une province non française sans que l'on ne vienne jamais l'en empêcher. L'accent est par la suite porté sur le déshonneur de la Touraine et du Bourbonnais-Auvergne, appuyés par Paris dans leur entreprise de destruction méthodique du Berry. Le Poitevin finit par l'énumération de six points qu'il juge importants : la reconnaissance totale du Ponant, sa position de conciliateur dans un éventuel dialogue sur les autonomies et indépendances, la signature d'un traité de paix franco-breton, l'abandon des félonies - préalablement définies - et des autres poursuites judiciaires, le droit des Guyennais ayant combattu côté Ponant à rentrer chez eux en toute tranquillité et la réparation des dommages subis par le Berry et son agresseur.

Un ange passe à Rome ; Datan s'exprime à nouveau pour manifester la volonté ponantaise de prolonger les discussions et propose de s'accorder sur un délai de 7 jours sans combats en cas de rupture des négociations, ce afin qu'aucun camp ne profite de l'activité des diplomates pour prendre un avantage militaire. Nébisa accepte, la trêve est reconduite...

La suite au prochain épisode.

Le Fou,
Chambellan d'Anjou.


Le 12 décembre 1459 :
- 4 nobles ayant défendu la Guyenne ponantaise contre la trahison de Koyote et d'Archybald sont destitués par le Collège héraldique.


Le 17 décembre 1459 :
Négociations France/Ponant :

Médiateur
Tibère de Plantagenêt, archidiacre de Rome, dit Rehael

Négociateurs
Pour le Ponant : Kilia de Penthièvre (chancelière), Datan l'Épervier (représentant poitevin), Elfyn de Montfort (grand duc de Bretagne), relevés en cours de route par Yoshilas (vice-chancelier) et Myrlin (ex-grand duc de Bretagne, fondateur de l'Alliance)
Pour la France : Nébisa de Malemort (reine), Argael Devirieux (dauphin), Dotch de Cassel (grande maîtresse)

Observateurs :
Pour le Ponant : Xedar (représentant poitevin)
Pour la France : aucun

La reconduction de la trêve ne va pas sans quelques heurts juridiques. La France pose ainsi unilatéralement le concept d'eaux territoriales en signant une annexe au traité interdisant à tout navire de s'approcher d'un port maritime ennemi. L'Alliance du Ponant ne la signe pas, mais le délai de 7 jours précédemment évoqué est malgré tout confirmé de part et d'autre.

Agacé par le ton employé par certains négociateurs, Rehael décide de taper du poing sur la table et rappelle que chacun doit s'exprimer poliment et attendre que la parole lui soit donnée. Ne semblant pas l'avoir entendu, la reine de France intervient avant son tour pour nier toute implication de sa part dans les exactions tourangelles en Berry, dit vouloir s'y rendre pour constater les dégâts ; elle se plaint elle-même de son manque d'autorité sur ses alliés français, regrettant qu'il soit "déconseillé de cogner sur un vassal" pour leur faire comprendre qui commande. Argael revient à la charge contre l'Église et celle-ci le prévient solennellement qu'elle considère son "comportement comme déplacé et à la limite du blasphématoire". Il rumine depuis sa haine en silence.

Alors que le Ponant procède à des changements dans la composition de sa représentation, il est décidé de débattre séparément des points de désaccord pour plus de clarté.

De la trêve

Yoshilas avance un texte alternatif pour régler la circulation maritime, dont les termes sont ignorés puis contestés à la marge par la royauté française. Le Ponant demande en parallèle des explications sur la politique bourguignonne de poutrage général de tous ses ressortissants, elle aussi contraire à l'accord signé. Une fin de non-recevoir lui est opposé au prétexte que les Ponantais peuvent figurer sur les "listes noires" pour d'autres raisons que le présent conflit. Kilia souhaite par ailleurs revenir sur l'exil forcé des Guyennois ayant lutté pour le Ponant ces derniers mois et la destitution parmi eux de tous les nobles par la hérauderie parisienne, faits qui contreviennent directement à l'article deux de la trêve. Nébisa lui oppose que cela ne relève pas de sa compétence mais du bon vouloir du pouvoir local. Contredisant en cela l'argumentaire de sa supérieure hiérarchique, le dauphin de France présente la demande de régularisation en Poitou d'une poignée de mercenaires nébisiens, les "Chardons noirs" d'un certain Fayom.

De la définition du Ponant

Rehael s'essaie à la formulation de quatre propositions : l'acceptation du Ponant par la France "avec les même droits et devoirs que les autres alliances provinciales", le rappel explicite de son caractère défensif, l'obligation pour lui de refuser des pays ayant déclaré leur indépendance et la réintégration comme feudataires des dirigeants des contrées ponantaises anciennement vassales de la France. Yoshilas répond que le Ponant n'a pas d'autre but que la protection de ses membres et qu'il n'est pas une alliance provinciale mais une association de provinces françaises et d'États souverains. La question du rapport à la France est pour lui plus complexe que la négociation d'un simple retour à la normale. Nébisa prétend en effet vouloir définir le pacte vassalique avec tous ses vassaux, une fois seulement qu'ils ont prêté serment ; le Ponant répond à l'inverse qu'aucune province ne saurait faire allégeance à la couronne française sans que ce lien n'ait été clairement défini au préalable.

Des relations Bretagne/France

L'archidiacre de Rome continue sur sa lancée modératrice et soumet aux négociateurs les points suivants : différenciation des modalités d'intervention de la Bretagne chez ses voisins (territoire d'arrivée français mais hors Ponant : autorisation de Paris / membre français du Ponant : autorisation des autorités comtales), réécriture partielle du traité fondateur de l'Alliance et reprise d'un dialogue bilatéral entre la Bretagne et la France. Les représentants ponantais acceptent le compromis de l'Église et proposent aussitôt une modification de leur traité ; Argael et Nébisa refusent catégoriquement le tout. Cette opposition non argumentée est d'autant plus surprenante que les représentants français ont auparavant affirmé que  "rien n’empêche [la Bretagne] d'envoyer des troupes, c'est l'envoi d'armée battant pavillon étranger qui constitue une offense à la Couronne", ouvrant théoriquement la porte à une discussion sur les modalités d'intervention dont il est question.

La suite au prochain épisode.

Le Fou,
Chambellan d'Anjou.


Le 19 décembre 1459 :
Le Berry rejoint l'Alliance du Ponant:

Sa Majesté Elfyn, Grand-duc de Bretagne,
Sa Grâce Marie de Monfort, Duchesse de Bretagne,
Sa Grandeur Ventreachoux, Comte du Poitou,
Sa Grâce Brennus de Reikrigen, Duc d’Anjou
Sa Grandeur Yann baol, Comte d'Artois


Par leurs voix unanimes déclarent accueillir au sein de La Glorieuse Alliance du Ponant,
Le Duché de Berry, représenté devant eux par Sa Grâce Alleaume de Niraco.

En ce jour dix neuf décembre de l’an mil quatre cent cinquante neuf,
Le Berry appose son sceau pour qu’il soit su et reconnu sa volonté de rejoindre l’Alliance du Ponant



Ce présent document est joint au traité fondateur, qui annule et remplace le traité d'entente,
d'amitié et de coopération entre l'Alliance du Ponant et le Berry en vigueur jusqu'alors.

Fait à Cholet,
Le 19 Décembre 1459


Sa Majesté Elfyn, Grand-duc de Bretagne,


Sa Grâce Marie de Montfort, Duchesse de Bretagne,


Sa Grandeur Ventreachoux, Comte du Poitou,


Sa Grâce Brennus de Reikrigen, Duc d’Anjou,


Sa Grandeur Yann_baol, Comte d'Artois,


Le 20 décembre 1459 :
Le Fou remplace la Duchesse Kilia dans ses fonctions de Chancelier:

À tous ceux qui liront cette missive,
Nous, Membres alliés et unis du Ponant,

Faisons savoir que Sa Grâce Kilia de Mauleon-Penthièvre ayant souhaité prendre du repos après de longs mois passés au poste de Chancelier, Son Excellence le Fou lui succède à la tête de la diplomatie de notre alliance. Il sera ainsi la personne à contacter par toute personne désirant se rapprocher ou discuter avec le Ponant, et sa voix sera la nôtre.

Cette affectation lui est confiée pour une durée de 4 mois.

Nous remercions chaleureusement la duchesse pour le temps, le talent et l'énergie qu'elle a consacré à sa tâche en cette période difficile.

Son Excellence Le Fou sera secondé dans sa mission par Son Excellence Retz au titre de Vice-Chancelier.

Fait à Cholet le 20 décembre 1459


Pour l'Anjou
Brennus de Reikrigen


Pour l'Artois
Yann baol Doussadour


Pour la Bretagne
Elfyn de Montfort.


Marie de Montfort.


Pour le Poitou
Ventreachoux de Beaupin l'Aizenay


Pour le Berry
Alleaume de Niraco


Le 21 décembre 1459 :
- l'honorable "Veneratio Vel Nex!" baisse son étendard. La mesnie Blanquefort relève "Volens, Nolens!".


Le 23 décembre 1459 :
- Nebisa annonce qu'elle ne veut plus de la paix et rompt la trêve annonçant la reprise des combats dans une semaine.


Le 24 décembre 1459 :
Négociations France/Ponant :

Médiateur
Tibère de Plantagenêt, archidiacre de Rome, dit Rehael

Négociateurs
Pour le Ponant : Myrlin (ex-grand duc de Bretagne, fondateur de l'Alliance), Yoshilas (ex-vice-chancelier), ce dernier étant relevé par le Fou (nouveau chancelier) et Xedar (représentant poitevin)
Pour la France : Nébisa de Malemort (reine), Argael Devirieux (dauphin)

Observateurs :
Pour le Ponant : Xedar (représentant poitevin), relevé par Yoshilas (représentant artésien) et Retz (nouveau vice-chancelier)
Pour la France : aucun

De la trêve

Argael se satisfait de la réponse de Xedar au sujet des Chardons noirs ; Nébisa se plaint du passage d'un navire de commerce artésien au large des côtes normandes ; le cas d'une armée bretonne devant Fougères et de deux armées artésiennes devant Bertincourt fait aussi débat quelques jours, la première se repliant sur Rennes et les secondes étant utilisées par l'Artois pour couper la retraite à des brigands sur son propre sol. Le Ponant rappelle dans le même temps avoir longtemps toléré la présence de deux armées tourangelles devant les murs de Chinon.

Plusieurs infractions à la trêve tendent alors un peu plus l'atmosphère, toutes situées à Laval. Le nouveau chancelier ponantais signale en effet que les deux armées royales qui y sont stationnées poutrent allègrement tous les voyageurs sans aucune distinction, s'insurgeant du fait qu'un ressortissant ponantais en mission pour l'Église et muni d'un laissez-passer ait été tué à cet endroit. Nébisa prétend ne pas avoir connaissance de ce qui a été ordonné sur son domaine ; monseigneur Yut, archevêque de Lyon, confirme que le poutré était membre de son escorte et muni d'un laissez-passer, dont il montre copie. L'archidiacre de Rome intervient pour ajouter que le cardinal Clodeweck a également été tué par les armées françaises devant Laval malgré son laissez-passer : pour toute réponse royale, il n'obtient qu'un "Encore ? Mouarf... le pauvre, c'est une habitude chez lui ?!". Sans surprise, le ton monte entre Rome et Paris. La reine de France nie le fait que le Grand Inquisiteur ait jamais eu un laissez-passer, l'accusant d'avoir été imprudent. Son Éminence Quarion, cardinal camerlingue de Rome, s'indigne des propos royaux, prévenant solennellement que "le meurtre d'un Cardinal est une faute très grave", qu'il n'y a "aucune excuse pour attaquer un Cardinal qui se déplaçait pour apporter confort à ses fidèles" et que "l'Église s'occupera d'ouvrir son enquête". Nébisa s'en moque ouvertement, affirme que le cardinal n'a pas le pouvoir de l'excommunier et qu'elle n'est pas responsable des personnes qui souhaitent se suicider. Devant la polémique qui ne cesse d'enfler, la reine de France annonce malgré tout suspendre le fauchage à Laval pour mieux se lancer dans une poursuite judiciaire de tous ceux qu'elle ne souhaite pas voir sur son territoire.

L'affaire rebondit lorsque le Ponant demande des explications sur la sortie d'une armée devant les murs de Laval alors même qu'on a signalé l'arrivé dans la ville de soixante-dix membres des ordres royaux en une nuit. Nébisa soutient que "le Maine est libre de faire ce qu'il veut chez lui", ce que l'Alliance conteste au motif qu'il s'agit de ses propres terres et que les ordres royaux sont bien sous son commandement. Argael détend alors tout le monde en disant que ses amis n'ont qu'une hâte, celle de "se faire du Breton".

Nébisa ne donne pas d'explications et n'en donnera pas jusqu'à ce qu'elle rompe la trêve le lendemain.

Des relations Bretagne/France

Nébisa continue d'accuser le Ponant d'être une alliance offensive, ce qu'il conteste avec force en citant tous les cas où un membre a appelé à l'aide ses alliés. Il développe ensuite un long argumentaire sur les modalités d'intervention de la Bretagne dans les provinces françaises du Ponant : permettre aux Bretons de prêter assistance à leurs alliés par des lances et armées non agrémentées est pour lui nécessaire mais non suffisant, car selon lui, on accusera tôt ou tard la Bretagne de commander en sous-main à des armées battant pavillon français, ce qui donnera encore lieu à des conflits. L'Alliance réitère donc son souhait de voir définies les conditions exactes d'intervention officielle de la Bretagne dans le cadre d'une aide défensive à ses alliés sans autorisation parisienne.

Réponse nébisienne : "Vous êtes divertissant..."

De la définition d'un traité de paix

Alors qu'aucun compromis n'a encore été trouvé sur les discussions menées en parallèle, Rehael propose une base de traité sur laquelle les deux camps pourraient travailler plus précisément. Celui-ci fait la distinction au sein du Ponant entre provinces françaises et États étrangers, établissant que les seconds ne peuvent jamais défendre les premières sans "l'accord explicite de la Couronne française" ; y sont par ailleurs mentionnées l'allégeance de tous les régnants à Nébisa, l'amnistie de tous les crimes de guerre, l'annulation de toutes les décisions héraldiques prises pendant le conflit ainsi que la validité du traité du Mont-Saint-Michel dans l'état exact dans lequel il a été dénoncé.

La reine de France souhaite durcir encore le traité : elle y ajoute des clauses facilitant sa révocation, veut obliger tout vassal à consulter la connétablie de France pour sa défense et écrire noir sur blanc qu'il n'y aura jamais plus d'un État non français membre de l'Alliance du Ponant.

Le Ponant regrette que ce traité reprenne globalement la position de Paris, notamment au sujet de la défense étrangère d'une contrée ponantaise, sur laquelle l'Église avait fait une proposition inverse une semaine auparavant (cf compte-rendu précédent, "Des relations Bretagne/France"), et reprend l'argumentaire que vient d'ignorer Nébisa à côté. Le chancelier ponantais souligne également que le traité est incomplet puisqu'il n'est nulle part question de la définition du lien de vassalité et de tout ce qui lui est affilié (notions de félonie, de légitimité électorale, droit de passage des armées royales sur les terres des provinces vassales, représentativité des institutions parisiennes, rôles de la hérauderie et de la cour d'appel de Paris...). L'accent est mis sur le fait qu'il faut signer un nouveau traité du Mont-Saint-Michel plutôt que de reprendre l'ancien, puisque ce dernier est justement source d’ambiguïté conflictuelle ; le Ponant insiste enfin sur la nécessité pour la couronne de France de cadrer officiellement des vassaux tels que la Touraine et le Bourbonnais-Auvergne, premiers responsables du conflit qui le cas échéant pourront toujours menacer la paix à l'avenir.

Argael accuse le Ponant de vouloir faire couler le sang aristotélicien (sic), de n'être pas diplomate (re-sic), d'être arrogant (re-re-sic) et de ne pas voir que la reine de France est la "représentante de Dieu sur Terre" (etc.-sic).

Nébisa : "Vous rêvez.". Coupant court à la discussion, elle ne reprend aucun argument ponantais et campe sur ses positions comme elle le fait depuis le début des négociations, sans oublier d'accuser tous les Ponantais  d'être "juste des perturbateurs qui sont là pour semer le chaos et la discorde" et des "agités en mal d'occupation". Elle annonce finalement qu'elle reprendra les combats dans une semaine avant de quitter la salle pour préparer un communiqué mensonger dans lequel elle accusera le Ponant de vouloir constituer un royaume breton, ce qu'il n'aura jamais évoqué de près ou de loin, de ne pas vouloir signer la paix bien qu'il ait été le seul à en discuter ; "les discussions menées jusqu'à présent" n'ont encore mené à aucune synthèse, et pour cause...

La reine de France veut la guerre.
La trêve aura duré un mois.

Fin.

Le Fou,
Chambellan d'Anjou,
Chancelier du Ponant.

citation:

[quoteA nos feudataires,
A nos vassaux et vavassaux,
A nos vaillants soldats et volontaires,
A notre bon peuple de France,

Cette annonce n'est pas celle à laquelle nous nous étions préparés.
Nous aurions voulu pouvoir vous souhaiter à tous et toutes de bonnes fêtes, et ce, dans la joie et la paix.
Paix que nous voulons ardemment et qui explique que nous soyons demeuré tant de jours à Rome pour négocier avec les émissaires du Ponant.
Paix dont nous pensions la volonté partagée malgré quelques libertés de part et d'autres avec les conditions de la trêve.
Las, le Ponant se joue de nous, changeant au gré de ses humeurs ses représentants qui, s'ils ne sont pas muets, tiennent des discours différents.
Voila deux jours, les représentants de l’Église ont proposé un traité de paix synthétisant les discussions menées jusqu'à présent.
Dans ses grandes lignes, et les plus importantes, nous avons accepté ce traité pour le bien de la Couronne, des ses sujets, et dans un esprit de réconciliation du Royaume.
Si jusqu'à présent nous avons œuvré dans un esprit de réconciliation du Royaume et de clarification juridique de l'Alliance du Ponant, leurs dernières réactions nous laissent à penser que nous ne nous sommes pas assis autour de la table des négociations avec les mêmes buts.
Qu'il soit su que le Royaume est un et indivisible.
Que par conséquent nous ne reconnaitrons nulle indépendance auto-proclamée ni un nouveau Royaume formé autour de la Bretagne.
Que nous laissons jusqu'au 2 janvier 1460 au Ponant pour signer le traité proposé par l’Église ou proposer des amendements conformes aux discussions que nous avons eu, faute de quoi, et c'est la mort dans l'âme que nous prenons cette décision, la guerre devra reprendre ses droits.
Que passé le délais des dix jours, si certaines provinces affiliées au Ponant le souhaitent, nous serons disposés à discuter avec elles et la trêve se poursuivra entre le Royaume et ladite/lesdites provinces.

Son Altesse Royale Argael DevirieuxDauphin de France[/quote]


Le 26 décembre 1459 :
Communiqué du Ponant face à la rupture unilatérale de la trêve:


De nous, membres unis de l'Alliance du Ponant,
À tous ceux qui ont souci de paix et de vérité,

Nébisa vient de quitter avec fracas la table des négociations à laquelle nous nous étions assis sur invitation de l'Église. Pourquoi ? Selon nous, parce que l'occupante du trône de France veut la guerre ; selon elle, parce que nous refuserions la paix. Trois erreurs fondamentales faussent pourtant l'intégralité de sa dernière prise de position.

L'Alliance du Ponant n'a refusé aucun traité de paix "synthétisant les discussions menées jusqu'à présent", puisque de synthèse, il n'y en a pas eu ; elle a en revanche débattu d'un ensemble de propositions formulées par l'Église, approuvant ou désapprouvant chacune en formulant à l'occasion des contre-propositions raisonnables toutes refusées sans exception ni argumentation par la reine de France et son dauphin. Nous rappelons d'ailleurs qu'au cours de ces négociations, la couronne de France a refusé en bloc plusieurs propositions romaines sans que nous la sommions de les accepter immédiatement : de même que l'Église n'a pas dit alors qu'Argael et Nébisa devaient s'exécuter en dépit de leurs arguments (certes inexistants), il est odieux de prendre aujourd'hui prétexte de son silence pour couper court aux débats et en attribuer la faute au Ponant.

L'Alliance du Ponant a toujours tenu le même discours et ce quels qu'aient été ses représentants ; la lecture des trois comptes-rendus des discussions publiés au cours de la trêve est en la matière assez éloquent, et si les minutes exactes des négociations pouvaient être publiées, comme c'est notre souhait, chacun pourrait vérifier à quel point la position ponantaise n'a pas varié.

L'Alliance du Ponant n'a enfin jamais eu pour ambition de se constituer en royaume, et encore moins en royaume breton ; c'est propagande que de l'écrire et stupidité que de le penser.

Que faire ? s'interrogent les régnants et diplomates ponantais réunis à Cholet : prendre définitivement acte du fait qu'Argael et Nébisa sont incapables de participer à la moindre discussion sans tenter d'en manipuler chacun des aboutissants, sans s'essayer au moindre compromis ? se résigner à la perspective de devoir défendre jour et nuit nos villages jusqu'à la fin de ce règne sanglant ? Il est clair que l'espoir déserte peu à peu les esprits. Pourtant... nous croyons encore, naïfs que nous sommes, que la paix est possible ; nous pensons, peut-être à tort, que nous devons passer à l'adversaire ses pulsions destructrices pour que la France vive enfin le sursaut qu'elle attend depuis des mois. Aussi, malgré le fait qu'Argael et Nébisa aient violé la trêve à plusieurs reprises, nous réitérons notre volonté de les voir reprendre des négociations qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

Que les colporteurs de rumeurs et de mensonges se le tiennent pour dit : le Ponant attend la couronne de France à Rome une nouvelle fois.

Pour l'Alliance, le 26 décembre 1459,
Le Fou, chancelier.

Pour Noël, une touche d'humour ponantais...:

Pour Noël, une touche d'humour ponantais...
Annonce de Nébisa : ce qu'il fallait lire !


À nos complices,
À nos toutous et toutoutous,
À notre piétaille et chair à canon,
À tous ceux pour qui France rime avec ignorance,

Cette annonce est exactement celle que nous avions préparée.

Nous aurions voulu pouvoir vous souhaiter à tous et toutes de bonnes fêtes, et ce, dans le sang et la guerre. Guerre que nous voulons ardemment et qui explique que nous quittions maintenant Rome après avoir fait semblant de négocier avec les émissaires du Ponant. Guerre que nous pensons de toute façon gagner malgré six mois d'échec et le dévoilement précoce de notre stratégie basée sur la concentration de troupes à Laval au mépris des conditions de la trêve.

Las, le Ponant se joue de nous, négociant raisonnablement et nous opposant des représentants qui, s'ils ne sont pas modérés, tiennent des discours argumentés.

Voilà deux jours, un représentant de l’Église, que nous avons insulté à défaut de l'avoir poutré comme nous en avons l'habitude et la fierté, a fait un deuxième ensemble de propositions à débattre qui reprenait la plupart de nos souhaits et n'était en rien une synthèse des discussions menées jusqu'à présent puisque nous nous sommes opposés avec virulence à toute forme de débat pouvant mener à des conclusions communes. Nous avons donc sauté sur l'occasion pour satisfaire notre orgueil, celui de nos serviteurs, et ce dans un esprit de destruction définitive du Royaume.

Si jusqu'à présent nous avions refusé les propositions de l'Église qui ne nous arrangeaient pas, comme lorsqu'elle proposait d'intégrer à un traité le fait que le volet défensif du Ponant pouvait se passer de notre autorisation, la récupération que nous faisons aujourd'hui des propos romains en faisant croire que le Ponant ne veut pas la paix parce qu'il ose en discuter les termes doit lui laisser à penser que nous ne reculerons devant rien pour massacrer allègrement des êtres vivants, fussent-ils aristotéliciens.

Qu'il soit su que le Royaume est nôtre jusque dans le moindre de ses recoins ou ne sera pas.

Que par conséquent nous ne reconnaîtrons aucune autre légitimité, humaine ou divine, et formerons des accusations montées de toutes pièces s'il le faut.

Que nous laissons jusqu'au 2 janvier 1460 au Ponant pour se plier à l'intégralité de nos exigences ; que nous l'accuserons de bellicisme chaque fois qu'il voudra encore débattre comme il l'a toujours fait des amendements au traité, et que, quoi qu'il en soit, et c'est folle de joie que nous prenons cette décision, la guerre devra reprendre les droits qu'elle n'a pour nous jamais perdus.

Que passé le délai des dix jours, si certaines provinces affiliées au Ponant faiblissent, nous serons prêts à tout pour les corrompre et satisfaire notre devise : diviser pour régner.

Son Blasphème Royal Argael Devirieux,
Dauphin de France

Nébisa, pour le Mal et la Mort,
Reine de France


Le 29 décembre 1459 :
L'archevêque de Malines soutient l'indépendance de la Flandre:



Nous, monseigneur Tibère d’Arcis , archevêque de Malines par la grâce du Très Haut, déclarons appuyer la volonté de la Flandre de se détacher de la couronne de France posée sur la tête de la femme se nommant Nebisa pour les raisons suivantes :
Cette femme a rompu le serment fait lors de son sacre de défendre l'Eglise aristotélicienne a de nombreuses reprises. Elle a tout d'abord permis par décret la possibilité à une province de rejeter de manière unilatérale tout concordat liant Rome et la province concernée.
Elle a ensuite accordée sa grâce à un membre de la secte ultra-violente dite du Lion de Juda, le dénommé Kartouche, afin de faire entrer cet homme qui est en prime hérétique au sein de la cour d'appel du royaume. Puis elle pactise en secret avec des réformés notoires, les sieurs Sancte et Falco, afin de mettre en place un édit de tolérance pour la religion soit-disant réformée, religion qui prône au passage la destruction pure et simple du clergé et l'adoration d'un « prophète » du nom d'Averroes.
Enfin, elle rabaisse et humilie sans cesse dans ses courriers les représentants de l'Eglise de France et en particulier monseigneur le Primat, le traitant comme le dernier de ses laquais.

Pour les raisons évoquées ci-dessus, moi, Tibère d'Arcis, archevêque de Malines appelle la Flandre à se séparer de la France tant que Nebisa la mécréante sera toujours sur le trône.

Qu'on se le dise !

Faict en ce jour du XXIXème de décembre de l’an MCDLIX



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Source: Château de Terrides

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Kerraaoc
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Re: [RP] La guerre du Ponant, Mai à Décembre 1459

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