Métier d'autrefois: Les Alchimistes

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Métier d'autrefois: Les Alchimistes

Message par Kerraaoc le Mar 14 Juil 2015, 09:32

Métier d'autrefois: Les Alchimistes

(D’après un article paru en 1833)




Les savants qui se sont adonnés à l’alchimie dans le Moyen Age avaient d’autres noms que celui d’alchimistes ; ils s’appelaient, par exemple, les enfants de l’art, les initiés, les cosmopolites, les adeptes, les rose-croix, les souffleurs, ou les philosophes hermétiques ; ce dernier mot, hermétique faisait allusion à Hermès, ou Mercure trismégiste (c’est-à-dire trois fois grand), fameux philosophe égyptien, qu’on suppose avoir été conseiller d’Isis, femme d’Osiris, et avoir vécu environ 1900 ans avant Jésus-Christ.


La philosophie hermétique, suivant les écrivains qui ont eu foi dans cette étude, était aussi ancienne que le monde ; elle avait pour objet la recherche de la pierre philosophale, de la panacée universelle, et du grand œuvre ; c’était encore l’art de trouver l’eau merveilleuse qui donne une santé et une jeunesse éternelle, et de changer les métaux en or.
Les alchimistes imaginaient qu’il existait des métaux parfaits, comme l’or et l’argent, et des métaux imparfaits, comme le mercure, le plomb, etc., et qu’il était possible de transformer.

« L’or, disaient-ils, est de tous les corps de la nature le plus compact, le plus pesant, le plus inaltérable au feu, à l’eau et à l’air, c’est le roi des métaux. » Ils le désignaient aussi sous le nom de sol ou soleil, et le représentaient sous la figure d’un cercle ; ce n’était là qu’une conséquence de leur doctrine, dont la propagation se faisait entre les sages, seulement par images et comparaisons mystérieuses.


L’alchimiste


Les Arabes se sont beaucoup occupés d’alchimie ; ils sont les premiers qui aient attribué à l’or les plus grandes vertus médicinales, ils le mêlaient dans leurs compositions chimiques réduit en feuilles ; ils pensaient que l’or fortifie le cœur, ranime les esprits, et réjouit l’âme ; d’après eux l’or serait utile pour la mélancolie, les tremblements et les palpitations du cœur.
Les alchimistes qui s’emparèrent de ces idées amplifièrent encore, retournèrent les éloges de mille façons ; ils attribuaient toutes les vertus possibles à cet or mystérieux, qu’ils prétendaient extraire eux-mêmes des métaux imparfaits.

L’or philosophique, la quintessence, l’âme de l’or, la teinture solaire radicale, l’eau du soleil, la poudre de projection, le magistère, l’essence des cèdres du Liban, le restaurant des pierres précieuses, l’élixir universel, toutes ces dénominations étaient également appliquées à la pierre philosophale.
Ces noms merveilleux d’un secret imaginaire donnaient aux enfants de l’art un grand crédit, bien que les plus fameux d’entre eux soient morts, comme le célèbre Paracelse, dans les souffrances et la misère.

Il fallait que la croyance en la pierre philosophale fût bien vive et bien enracinée parmi les alchimistes, pour leur donner la persévérance inconcevable qu’ils mettaient dans leurs recherches ; ils entretenaient pendant des années entières des fourneaux allumés, où s’opérait la fusion des métaux et des compositions dont ils faisaient usage.
Plusieurs ont eu la renommée d’avoir trouvé la pierre philosophale ; par exemple, on a prétendu longtemps que Nicolas Flamel l’avait découverte le 17 janvier 1332 ; il passait pour immensément riche, et, après sa mort, à diverses reprises, des gens avides firent des fouilles dans une maison qu’il avait possédée, à Paris, rue de Marivaux ; mais ces fouilles furent toujours infructueuses, comme devaient s’y attendre les esprits sensés.
Avant Flamel, Raimond Lulle, fameux écrivain du XIIIe siècle, transforma, suivant la rumeur populaire, pendant son séjour à Londres, cinquante mille livres de vif-argent en or, pour le roi Edouard Ier.

Vers le même temps, Alphonse X, roi de Castille, avait écrit dans un de ses ouvrages : « La pierre qu’ils appellent philosophale, je savais la faire. N... me l’avait enseigné ; nous la fîmes ensemble, ensuite je la fis seul, et ce fut ainsi que souvent j’augmentai mes finances. »

Enfin, au XVIIe siècle, Van Helmont fils, le dernier homme remarquable qui se soit occupé de la recherche du grand oeuvre, affirme avoir vu et touché plusieurs fois la pierre philosophale.
Elle avait, selon lui, la couleur du safran en poudre, et elle était brillante comme du verre pulvérisé.
On lui en donna le quart d’un grain, et ce quart d’un grain, jeté dans huit onces de mercure, les changea en argent très pur.

On compte un nombre infini de traités d’alchimie, presque tous écrits en langage mystique, qui donnent des formules ou recettes pour opérer le grand œuvre.
En voici une des plus courtes et des plus claires : « Mettez dans une fiole de verre fort au feu de sable ; de l’élixir d’Aristée avec du baume de Mercure, et une pareille pesanteur du plus pur or de vie ou précipité d’or, et la calcination qui restera au fond de la fiole se multipliera cent mille fois. »
En voulant opérer d’après de semblables recettes, les souffleurs se sont toujours ruinés.

La pureté de l’âme était vivement recommandée par les alchimistes, comme une condition essentielle pour le succès de leurs travaux ; quelques-uns d’entre eux, cependant, ne la possédaient nullement.
Flamel exerçait l’usure à Paris, et parvint à s’enrichir par ce moyen, beaucoup plus que par la divine pierre.

Paracelse, au XVIe siècle, passa presque toute sa vie dans l’ivresse et la débauche.
C’est lui qui, dans les cours qu’il faisait en Allemagne, s’écriait avec une orgueilleuse ironie : « Avicenne, Galien, et vous tous, philosophes et médecins vulgaires, les cordons de mes souliers en savent plus que vous ; toutes les universités et tous les écrivains réunis sont moins instruits que les poils de ma barbe et de mon chignon ; moi, moi seul, je suis le vrai monarque de la médecine ! »

L’extravagance de ces paroles étonne peu lorsque l’on songe que presque tous les hommes de mérite, à cette époque, croyaient fermement aux sciences occultes ; que les moines les plus instruits, dans leurs retraites, en faisaient l’objet des études de leurs veilles, et qu’à la naissance du protestantisme, des thèses sur l’astrologie judiciaire, la cabale et la magie, étaient publiquement soutenues par des philosophes dont le nom est encore, de nos jours, honoré à plusieurs titres.

On peut dire qu’alors les sciences exactes n’existaient pas ; elles sortaient péniblement du chaos de la fable ; les observations ne se ralliaient que lentement pour former les bases de travaux sérieux et incontestablement utiles.

Il est fort heureux, assurément, que, de nos jours, personne ne puisse s’aviser de chercher la pierre philosophale, sans être certainement exposé à passer pour un fou.
Toutefois, il faut être sobre de dédain pour ceux des alchimistes du Moyen Age qui étaient de bonne foi ; ils ont ouvert avec beaucoup de peine dans l’obscurité, à leurs propres risques et périls, les premières portes de la science.

D’importantes découvertes sont dues aux manipulations laborieuses et patientes par lesquelles ils faisaient passer une foule de matières avec l’espoir de parvenir à un but fantastique.
C’est ainsi, pour citer un seul exemple, qu’on ne peut nier le mérite des efforts de Paracelse pour introduire en médecine l’usage des préparations antimoniales, mercurielles, salines, ferrugineuses, qui ont sur nos organes une action si efficace.

Quant aux alchimistes de mauvaise foi, charlatans avides, qu’on a vus partout se multiplier au XVIe siècle, nous abandonnons volontiers leur mémoire au mépris.
C’est tout ce que l’on doit à ces vils escamoteurs, qui s’en allaient par le monde, vendant fort cher aux crédules le secret de faire de l’or, comme si, ayant un secret semblable, ils eussent besoin de le vendre pour s’enrichir.

On connaît quelques-unes des ruses de ces fripons.
Les uns savaient habilement glisser dans du plomb ou du cuivre en état de fusion, des parcelles d’or contenues dans un bâton creux dont ils se servaient pour mêler leur préparation.
D’autres se servaient de creusets dont ils garnissaient le fond d’or ou d’argent amassé en pâte légère ; ils couvraient ce fond d’une autre pâte, faite de la poudre même du creuset et d’eau gommée, qui cachait l’or et l’argent ; ensuite, ils jetaient le mercure ou le plomb, et l’agitant sur un feu ardent, faisaient apparaître à la fin l’or ou l’argent calciné.



Nicolas Flamel en alchimiste dans le portrait romantique de la Galerie historique des Célébrités populaires (1840)


Source: http://www.france-pittoresque.com


Dernière édition par Kerraaoc le Mar 14 Juil 2015, 11:23, édité 3 fois

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Re: Métier d'autrefois: Les Alchimistes

Message par Kerraaoc le Mar 14 Juil 2015, 09:46

Alchimistes du début du
XXe siècle et pierre philosophale

(D’après « La Science française », paru en 1904)



Féru d’alchimie et versé dans l’ésotérisme, René Schwaeblé (1873-1938), auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, nous explique au début du XXe siècle que cet art n’est pas mort et qu’il y a encore des alchimistes.
En France, souligne-t-il, il y a une cinquantaine de « fourneaux » allumés, il y en a plus en Allemagne, plus encore en Ecosse.
Et d’ajouter que nos modernes alchimistes peuvent se diviser en deux classes : ceux qui continuent de fouiller les vieux textes et ceux qui s’intitulent chimistes unitaires.



Entre ces deux classes, poursuit Schwaeblé, il faut placer la Société alchimique de France dirigée par MM. Jollivet-Castelot, Delassus et d’Hooghe et servie par un organe, Rosa Alchemica, société qui, tout en méditant sur les classiques de l’alchimie, ne dédaigne pas les derniers progrès de la chimie officielle.

Parmi les représentants de la seconde classe (que ceux de la première traitent dédaigneusement de « garçons de laboratoire ») il convient de citer Tillereau qui fut amené en entendant les mineurs mexicains dire : « Ceci est bon et mûr » ou : « Ceci est mauvais et n’est pas encore passé à l’état d’or », à considérer l’or comme provenant de la transformation des minéraux ; Tillereau qui explique avoir obtenu des parcelles de ce métal en traitant par l’acide nitrique l’argent en limaille.


Fourneau d’alchimiste



Citons aussi un Américain, Edward Brice, qui affirmait alors avoir obtenu également de l’or et de l’argent en formant d’abord un sulfite d’antimoine, puis un sulfite de fer, enfin un sulfite de plomb ; ou bien Strindberg, l’illustre homme de lettres suédois, qui fabrique un peu d’or en opérant sur du sulfate de fer, du chromate de potasse et du permanganate de potasse dont les poids atomiques sont précisément ceux de l’or.

Le Brun de Vilroy, qui disait arriver â un accroissement du cuivre de 90 à 100 % en traitant du phosphate de soude, du chlorure de sodium, du sulfate de cuivre et du sulfure de potassium ; un autre américain, Emmens, qui s’enrichit (?) à vendre l’or sorti des dollars mexicains soumis à un battage puissant dans des conditions frigorifiques telles que les chocs répétés ne puissent produire même une élévation momentanée de température ; M. de Rochas qui prépare de l’argent allotropique.

Au reste l’on trouvera aux Arts et Métiers plusieurs brevets pour la fabrication des métaux précieux (voir, entre autres, celui pris, à la fin du XIXe siècle, par Frantz et Favre), procédés consistant à combiner divers éléments métalliques avec le silicate de soude.
Ajoutons que le propriétaire de l’un de ces brevets avançait que l’on pouvait obtenir un accroissement de la matière métallique mais à l’état pyrophorique seulement, que l’on ne pouvait lingoter le métal !

Quant aux représentants de la première classe, ce sont des personnes discrètes qui n’aiment pas à voir leurs noms cités.
Tel cet homme proprement vêtu qui, à La Haye, le 27 décembre 1666, se présenta chez Helvétius, médecin du prince d’Orange, montra une boîte d’ivoire contenant trois petits morceaux d’une matière rouge et extrêmement pesante, assura qu’avec eux il fabriquerait vingt tonnes d’or et s’en alla sans donner son nom.
Mais Helvétius, faisant mine de les examiner attentivement, avait, sans que l’autre s’en aperçut, détaché de la matière légèrement friable une portion imperceptible.
Aussitôt l’inconnu parti, il acheta un creuset, y mit du plomb et la matière, plaça le tout sur le feu.
A sa grande stupéfaction le plomb se changea en or !

Quoi d’étonnant, disent nos alchimistes modernes, si un peu de poudre de projection convertit en or une livre de mercure ? La diastase ne transforme-t-elle pas en sucre 2 000 fois son poids d’amidon ?

Il n’y a pas, selon les alchimistes, de corps simples.
Tous les corps sont formés de la même substance matérielle, tous les composés d’une masse sont simples, ou, si l’on préfère, tous les corps sont composés — composés de mêmes atomes diversement groupés.

Sur un plat de verre étendre du verre pulvérisé en une couche égale, semer quelques grammes, cinq par exemple, de graines de cresson, et les arroser exclusivement d’eau distillée.
Incinérer la récolte obtenue : dans cette cendre végétale on trouve de la potasse, de l’huile, du soufre, et des oxydes de fer et de manganèse.
Prendre maintenant 5 grammes de graines pareilles à celles qu’on a semées ; les calciner et les analyser : on y trouve beaucoup moins de fer que dans les résidus produits par l’incinération de la récolte.

Des plantes, cultivées dans un sol privé de fer et alimenté d’air soigneusement filtré, finissent par contenir des quantités notables de sels de fer.
Le fer s’est bien formé par la combinaison des gaz de l’air et de l’eau avec les matières du sol.
Le blé, semé dans un sable stérile, produit des grains assez abondants en phosphate alors que ni l’air ni le sol ne contiennent des traces d’acide phosphorique.


Un alchimiste (XVIIe siècle), par David Teniers le Jeune


Les propriétés des métaux, comme celles des autres matériaux, résultent de la constitution moléculaire.
Beaucoup de composés, selon qu’ils cristallisent dans un système ou dans un autre, acquièrent des propriétés différentes sans que leur composition s’altère ou change.
Et les fameux mots isomérie et allotropie n’expliquent rien.
Le zinc, cassant à la température ordinaire, est-il le même métal que le zinc ductile et malléable entre 100 et 150° ? N’est-il pas plutôt un corps allotropique de celui-ci ?

En 1869, le chimiste russe Mendeleïev a rangé sur une spirale les corps simples suivant la progression de leurs poids atomiques, les séparant par des distances proportionnelles à l’écart de ces poids. Plusieurs des cases réservées par Mendeleïev à des corps inconnus furent par la suite remplies par des éléments découverts, comme Neptune s’est rencontrée à l’endroit du ciel où l’attendait Le Verrier.
En considérant les rayons de cette toile d’araignée, on voit que les corps ayant mêmes propriétés, c’est-à-dire appartenant à même famille chimique, ont des poids atomiques multiples les uns des autres, et sont, par conséquent, formés de la polymérisation du plus léger d’entre eux.

Les alchimistes considèrent les corps comme des modifications polymériques d’un seul et même élément, et comme des modifications de durée variable. Pour eux la matière évolue. Plongez un cristal d’alun incomplet dans un bain approprié, il réparera par phénomène d’hérédité ce qui lui aura été enlevé et s’accroîtra régulièrement. Les matériaux se transforment dans la terre, la grande cornue, engendrant des métaux, de la houille et d’autres corps plus ou moins parfaits suivant le temps de cuisson.

Nicolas Flamel, Albert le Grand, Roger Bacon, Raymond Lulle, Arnaud de Villeneuve, Bernard le Trévisan, Denis Zacaire, Basile Valentin, Paracelse et autres maîtres de l’alchimie prétendaient que tout métal se compose de Soufre, de Mercure et de Sel (qu’il ne faut pas confondre avec le soufre, le mercure et le sel vulgaires).

Si l’on a beaucoup écrit et beaucoup discuté sur ces trois termes, Schwaeblé estime que le Soufre c’est le carbone qui donne aux métaux la densification, le Mercure l’hydrogène qui leur donne la volatilisation et le Sel l’oxygène qui résout le Soufre et le Mercure et les ramène à l’état de terre inanalysable (au moins pour la chimie officielle), à l’état de « corps simple ».

Carbone, hydrogène, oxygène constituent avec l’azote, qui, lui, n’est qu’un agent, les quatre éléments (issus tous quatre de la matière unique) dont sont formés les corps.
Peu importent les noms ! Il faut seulement considérer la constitution atomique, le système de cristallisation et les types qui en dérivent.

Toujours selon Schwaeblé, plus un métal est oxygéné et carburé, par l’alchimiste, plus il est dense, coloré, plus il approche de la couleur jaune (exemple : l’or) ; plus il est hydrogéné plus il approche de la couleur blanche (exemple : l’antimoine, Ne pas oublier que la véritable couleur de l’argent n’est pas la couleur blanche).
Dès lors, si dans un métal vil on enlève des éléments d’hydrogène et ajoute des éléments d’oxygène on doit obtenir un métal plus dense, l’on doit pouvoir arriver à l’or.

Pour parvenir à cette substitution d’atomes il faut employer un agent qui, jeté au sein d’un métal en fusion, produira une transformation atomique semblable à celle que subissent les matières organiques lorsqu’une levure les fait fermenter.
Cet agent c’est la pierre philosophale.

Comment l’obtenir ? Il s’agit de rendre vivants, philosophiques le Soufre, le Mercure et le Sel des métaux, et de les mélanger dans un vase appelé œuf philosophique, que l’on expose de longs jours à la chaleur d’un fourneau nommé Athanor.
Dans l’OEuf le Soufre et le Mercure philosophiques entrent grâce au Sel en putréfaction (les alchimistes pensent que la vie renaît de la putréfaction), deviennent véritable ferment des métaux, ferment qu’il n’y aura plus qu’à mêler à de l’argent ou de l’or pour le rendre ferment d’argent ou ferment d’or, c’est-à-dire pierre philosophale.

Ajoutons que, les matières une fois enfermées dans l’OEuf, il suffit de connaître les degrés du feu à donner.
Toute la difficulté réside dans la confection du Soufre, du Mercure et du Sel philosophiques.

Pour conclure, Schwaeblé laisse la parole aux deux maîtres Berthelot et Dumas.
Celui-ci a dit dans ses Leçons sur la philosophie chimique : « ... Serait-il permis d’admettre des corps simples isomères ? Cette question touche de près à la transmutation des métaux.
Résolue affirmativement, elle donnerait des chances de succès à la recherche de la pierre philosophale...
Il faut donc consulter l’expérience ; et l’expérience, il faut le dire, n’est point en opposition jusqu’ici avec la possibilité de la transmutation des corps simples ».

Et Berthelot a écrit : « .,. Au commencement de ce siècle la chaux et les alcalis étaient regardés comme des éléments, la découverte de la pile permit de les dissocier en éléments plus simples : dès lors rien n’empêche de penser qu’une invention analogue à celle de la pile nous fournira le moyen de réduire les corps que nous regardons actuellement comme simples. Des considérations tirées d’ordres très divers viennent à l’appui de ces vues sur la décomposition possible des corps réputés simples... ».


Nicolas Flamel


Source: http://www.france-pittoresque.com

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