Le combat des trente

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Le combat des trente

Message par Drizzten le Dim 17 Mai 2009, 19:50

Le combat des trente







En 1317, le duc Jean III réunit au profit de son frère aîné, Guy, les comtés de Tréguier et Penthièvre. Le 30 avril 1341, Jean III mourut sans héritiers directs. Son demi-frère, Jean de Montfort marié à Jeanne de Flandre, et sa nièce Jeanne de Penthièvre, épouse du neveu de Philippe VI de France, Charles de Blois, revendiquent chacun pour son compte le trône ducal.

Le parti de Blois est soutenu par la France, les grands seigneurs bretons, le haut-clergé, le pays Gallo et les principales villes du Trégor. Le parti de Montfort est soutenu par l’Angleterre, la petite noblesse, les recteurs et leurs paroissiens du pays bretonnant.

Une trêve avait été signée. Mais au mépris de cette convention les anglais, sous prétexte de soutenir la cause des Montfort rançonnaient et pillaient la Bretagne. Les paroisses qui ne pouvaient payer étaient détruites, incendiées et saccagées.

En 1351, un baron de la Bretagne, nommé Jean de Beaumanoir, capitaine du château de Josselin, eut l’occasion de reprocher aux Anglais leur conduite odieuse et de s’écrier en s’adressant à Brembo, gouverneur de Ploërmel, place forte anglaise « Dieu soit Juge entre nous ! Que chacun de nous choisisse trente à quarante champions pour soutenir sa cause. On verra de quel côté est le droit ». La rencontre eut lieu au « chêne de Mi-Voie », entre Ploërmel et Josselin le 26 (ou le 27 ) mars 1351. Les conditions de la lutte furent celles du « combat à volonté », c’est-à-dire que chacun des soixante champions eut toute liberté de se battre comme il lui plairait, soit à pied, soit à cheval, avec les armes qu’il voudrait, sans autre obligation que d’observer dans ce combat les règles de la loyauté chevaleresque.



MARS 1351:

Nous sommes en mars 1351. Robert de Beaumont va assiéger Ploërmel. Seulement cette ville résiste. Aussi la prise de cette ville va-t-elle se régler par un combat entre 30 chevaliers dans chaque camp. C'est un des plus sanglants combat du Moyen-age.

En Bretagne, les partisans des Monfort s'oppose à ceux des Penthièvre pour diriger le duché, et ce depuis 1341. La peste s'ajoute en 1348 à ces combats pour décimer la population. Aussi chaque partie ne se contente que de défendre ses positions.

En mars 1351, Robert de Beaumont, agissant pour le compte des Penthièvre, arrive devant Ploërmel. Son souhait est de s'en emparer. Mais cette ville, sous le commandement de Brandebourg résiste. Robert de Beaumont propose alors un tournoi entre les deux parties. Brandebourg, séduit par l'idée augmente même le nombre des chevaliers qui y participeront.

Trois jours après, soixante chevaliers se retrouvent dans un champ clos. Sur les trente chevaliers de chaque clan, il y en a cinq à cheval et les autres sont à pied. Le choix des armes est libre et est constitué de dagues, épées et haches.

Lorsque le signal est donné, les soixante chevaliers se lancent les uns vers les autres. Et cela se fait dans le vacarme des armures et des armes qui s'entrechoquent. Si les hommes de Brandebourg commencent par prendre le dessus, ce dernier tombe à la suite d'un coup de lance. Il ne se relève pas. Une pause dans les combats est faite.

Les combats recommencent et Beaumont, se battant à pied, est gravement blessé. Les bretons s'agglutinent pour former un carré et ainsi réduire à néant les offensives françaises. Montauban, le seul encore à cheval, fonce sur le carré breton qui s'ébranle, permettant aux chevaliers français d'assaillir leurs adversaires. Devant un tel assaut, ils se rendent. Il reste neuf bretons et six français sur les soixante chevaliers du départ.

Si les survivants sont vus comme des héros, les clercs n'approuvaient pas cette recherche d'honneur des chevaliers.


La chevalerie établit à partir du XIIème siècle un code "éthique". Ainsi les valeurs de courage, de loyauté, de courtoisie sont-elles mises en avant et font des chevaliers les protecteurs des représentantes du sexe féminin. Aussi ces exploits représentent-ils pour eux un moyen de séduction.

-Le capitaine est Jehan de Beaumanoir


Les chevaliers :

Jehan de Tyntyniac
Guy de Rochefort
Even Charruel
Robin Raguenel de Saint-Yon
Caro de Bodégat
Guillaume de la Marche
Ollivier Arrel
Jehan Rousselet
Geffroy du Boys (du Bois)


Les écuyers :

Guillaume de Montauban
Alain de Tyntyniac
Tristan de Pestivien
Alain de Keranrais
Ollivier de Keranrais
Louys Gouyon
Le Fontenai ou Le Fontenois
Huet Captus (lisez Catus)
Geffroy de la Roche
Geffroy Poulart
Morice de Trezeguidy
Guyon du Pontblanc
Morice du Parc
Geffroy de Beaucours
Celuy de la Villon (lisez La Villéon)
Geffroy Mellon ou Moelon
Jehannot de Serrant (lisez Sérent)
Olivier Bouteville  (Monteville ?)
Guillaume de la Lande
Symonet Richard  

Les champions étaient tous des bretons.


-Le capitaine est Robert Brambroch (ou Richard de Brandenburg, encore appelé Brembo)


Les combattants :

Canoles (lisez Robert Knolles)
Cavarlay (lisez Hugue de Calverly)
Crucart (lisez Crokart ou Croquart)
Jehan Plesanton
Ridele le Gaillart
Helecoq, son frère
Jennequin Taillart
Rippefort le Vaillant
Richart d’Irlande
Tommelin Belifort
Huceton Clemenbean
Jennequin Betoncamp
Renequin Herouart
Gaultier l’Alemant
Hulbure ou Huebnie le Vilart
Renequin Mareschal
Thommelin Hualton
Robinet Melipart
Isanay le Hardy
Bicquillay
Helichon le Musart
Troussel
Robin Adès
Dango le Couart
Le Nepveu de Dagorne (Dagworth?)
Perrot de Commelain (lisez de Comenan)
Guillemin le Gaillart
Raoulet d’Aspremont
D’Ardaine

Côté anglais, s’étaient joints six aventuriers allemands et quatre bretons du parti de Montfort.

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