Hygiène et Maladies

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Hygiène et Maladies

Message par RAPHAEL83 le Jeu 17 Sep 2009, 19:59

Hygiène et maladies


Au Moyen Age, la médecine n’est pas encore très développée. On ne sait pas très bien soigner les maladies
Il y a beaucoup d’épidémies car l’eau était souvent polluée par l’ensemble des déchets des habitants des villes et des campagnes.
Il n’y avait pas d’eau courante dans les maisons et les gens buvaient un peu n’importe quelle eau.
Les toilettes étaient souvent situées juste au-dessus des ruisseaux qui traversaient les villes.
Les trois maladies que l’on retrouve le plus souvent au Moyen Age sont la peste, la lèpre et le choléra.
Les causes sont le manque d’hygiène, il y avait beaucoup de rats et on ne ramassait pas les ordures.
Pour se laver, les gens se mettent dans un baquet et se versent l’eau sur le corps
Au 14e siècle, un tiers de la population européenne a succombé à une épidémie de peste.
Le bacille de la peste est transmis par les puces qui vivent sur les rats .Dans les sculptures du Moyen Age, ou dans les peintures et les vitraux, la peste est représentée par un squelette armé d’une faux.

Les gens du Moyen Age pensent que ces épidémies comme la peste sont une punition de Dieu. Ils cherchent des coupables comme les Juifs et les brûlent sur des bûchers.
Les médecins pensent que l’air est empoisonné et disent aux gens de rester chez eux et de se réfugier dans les hauteurs.
Les morts sont déposés devant les maisons la nuit, recouverts d’un drap et il seront ramassés ensuite.
Les lépreux étaient tenus à l’écart de la société, dans des ladreries, car les gens savaient que cette maladie était très contagieuse.Ils étaient donc isolés afin que d’autres personnes ne l’attrapent.
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RAPHAEL83
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Re: Hygiène et Maladies

Message par RAPHAEL83 le Ven 10 Déc 2010, 14:26







  • La peste qui avait régulièrement sévi en Europe du VI au IXème siècle avait pratiquement disparue. Apparue en Asie centrale en 1337 elle laissa treize millions de morts après son passage en Chine !
    En 1347 elle détruit l'armée de la Horde d'Or (les mongols) qui assiégeaient les génois dans Caffa en Crimée. De là, l'épidémie se propagea en Sicile pour atteindre en 1348 la France et l'Espagne.
    En 1349 elle se répand en Allemagne, en Europe centrale, puis en Angleterre ou en une seule année un quart de la population disparaît. Ce chiffre monta à 40 % de la population anglaise dans les années qui suivirent . Sur 3 millions 1/2 d'habitants, il n'en resta plus que deux millions après le passage de ce terrible fléau !
    Après une absence de quatre siècles la planète toute entière va connaître 370 années d'épidémies de peste qui se renouvelleront de 1348 à 1721 avec une cadence plus ou moins constante de 3 à 4 épidémies par siècle écoulé.


    En Allemagne : Magdebourg perd 50 % de ses citoyens, alors qu'on recense... 65% de pertes à Hambourg et même 70% à Brême ... et suivront uniquement pour ce même XIVè siècle les grandes vagues d'épidémies de : 1363 à 1374 et de 1383 à 1389 ...
    En 1359 elle (re)frappe en Alsace et en Belgique. En 1360 elle arrive en Angleterre, revient en France et resurgit en 1369 en Angleterre


    Les différents types de peste et épidémies mortelles :

    1. la peste noire ou bubonique:
    La peste de 1348 - appelée couramment peste noire ou bubonique (ou bacille de Yersin qui le découvrit en 1894 ) à défaut d'être transmise par contacts directs avec le malade contaminé, était surtout transmise et transportée par les puces des rats qui logeaient dans les cales des navires. C'est pourquoi les villes portuaires furent les premières atteintes par la maladie.
    Ces puces, véritables agents pathogènes, passaient en sautant d'un animal sauvage à des animaux domestiques comme le chat, le chien ou nichaient dans les lainages humains.
    Sans parler des colonies de puces sauteuses existant dans les greniers des vieilles maisons aux planchers lézardés et vermoulus.
    Il ne faut pas oublier qu'en ce temps là les greniers avaient non seulement un rôle de garde-manger : puisqu'on les construisait en pointe avec souvent deux ou trois niveaux pour y entasser les sacs de grains, les aliments déshydratés, le lard salé ou fumé, mais on y mettait aussi le linge à sécher et les provisions devant servir en cas de siège ou d'invasions surprises. Ces greniers étaient ventilés par des petites lucarnes, appelées aussi chiens assis, qu'on incorporait dans la toiture.
    Il faut également incriminer les mauvaises conditions d'hygiène de l'époque, la vétusté des logements, les nombreux champs de batailles où les morts et cadavres de chevaux entremêlés, n'étaient trop souvent même pas enterrés, mais livrés aux rongeurs et charognards de toutes sortes ! Ces endroits maudits que les paysans ì contournaient avec de grands signes de croix offraient de véritables festins aux colonies de rats vagabonds qui y proliféraient !


    Autres types de peste intervenues ultérieurement :

    2. la peste pulmonaire ( Pasterela Pestis ) :
    Très proche de la précédente, mais ce bacille capsulé sur les deux extrémités a la propriété par temps sec de se renfermer sur lui-même et de ne se développer que lorsque les conditions lui sont favorables. La contagion se fait par les voies respiratoires.
    3. On peut y ajouter les épidémies de Tuberculose, de variole, de choléra, et de typhus dues à l'absorption d'eaux remplies de bacilles.
    4. L'ergotisme que le peuple associa trop souvent à la peste à cause de l'apparition simultanée de cette maladie dans un grand nombre de foyers qui s'approvisionnaient chez le même meunier ou boulanger.
    Maladie due à la pourriture de l'ergot de seigle qui provoque des contractions et dérèglements nerveux pouvant aller jusqu'à la paralysie des extrémités et des membres.



    Equipement d'un médecin au Moyen-
    Age pour se protéger contre la peste
    et les épidémies (des. G. Dagli-Orti)



    Le sinistre tableau de La PESTE noire au Moyen-Age

    Symptômes de la maladie :
    Même si l'on ne connaissait pratiquement sur la vie des bacilles, des microbes et des bactéries, les gens apprirent très vite qu'il fallait éviter de toucher et de s'approcher des malades contaminés, qui souffraient de fièvre et de chaleur insupportable, d'étouffements ressentis, de douleurs insoutenables aux aines et aux aisselles avec apparitions de bubons (cloques purulentes), étourdissements, pouls rapide, vertiges, vomissements, hémorragies cutanées spontanées ou hémorragies internes des viscères. Auxquels s'ajoutaient bien entendu les signes de défaillances psychologiques : affolement, plaintes, pleurs, cris, gémissements, panique mentale et désespoir total.
    Rapidité foudroyante de l'évolution de la maladie, décès en quelques jours, parfois en une demi-journée.
    Jean de Venette témoin de la grande épidémie de peste de 1348 décrivait ainsi ses observations relevées à Paris :
    " les gens n'étaient malades que deux ou trois jours et mourraient rapidement, le corps presque sain. Celui qui aujourd'hui était en bonne santé, était mort demain et porté en terre "
    Maladie de méfiance : l'ignorance du véritable agent de transmission contagieux engendre la peur, l'isolement, le repliement sur soit. Certains invoquent le ciel d'autres parlent de générations spontanées ! Mais pour tous la douleur est terrible lorsqu'on voit partir impuissants tous ceux que l'on aime sans pouvoir les aider !
    En particulier les jeunes enfants, adolescents et jeunes filles arrachés dans la fleur de l'âge.
    L'ombre de la mort sévit partout et atteint : le riche ou le pauvre, l'enfant ou le vieillard, le noble tout puissant ou le vagabond. Elle traîne avec elle son cortège de vols, de règlements de comptes puisque la justice est inexistante, la tristesse, les larmes, le suicide, la faim, la peur, la misère, la soif et le désespoir.
    Le cauchemar devient réalité permanente ! L'horreur s'installe partout ! Plus il y a de concentration de gens et plus l'épidémie frappe en nombre.
    Tout le monde se méfie des voisins qui sont peut-être déjà porteurs de la terrible maladie, alors on tue tous les animaux et on part à l'aventure le long des routes en traversant de nombreux villages aux volets fermés, aux places désertes et silencieuses, lorsque les maisons et les fermes ne sont pas carrément abandonnées...
    La famille éclate, certains sont orphelins, d'autres sont séparés de leur femme, de leur époux, de leurs frères et soeurs... Rares sont même ceux qui vont assister à l'enterrement de leurs proches.
    Dans les hôpitaux les médecins n'approchent pas les malades, ils s'aspergent de vinaigre, pendant que les prêtres munis de masques à bec pointus donnent la communion ou l'extrême onction avec des cuillères d'argent fixées à de longues spatules...
    On jette dans les rues des monceaux de cadavres que l'on entasse rapidement dans des charrettes précédées de clochettes. Notables ou miséreux, tous se retrouvent côtes à côtes avant de finir entassés dans une fosse commune recouverte de chaud vive et de terre.
    Des familles entières disparaissent ainsi. Et il n'était pas rare de voir de modestes habitants des villes hériter tout d'un coup d'une grande fortune ou d'un château en Loire ou en Bordelais uniquement parce que tous les autres héritiers plus proches ont été tous emportés par la terrible maladie. Et l'on assiste soudain à des scènes insolites : des paysans nouveaux riches, habillés de soie qui s'enivrent avec des vieux millésimes de grands vins à la manière du gros rouge, dans des grands châteaux abandonnés.
    D'ailleurs on raconte que beaucoup de clochards saouls en permanence résistèrent parfaitement bien au bacille (!)...
    Tout cela au milieu d'un affrontement stupide et une guerre qui vient de commencer entre la France et l'Angleterre et qui durera "cent ans" comme si les dieux courroucés voulaient punir la méchanceté des humains !
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Re: Hygiène et Maladies

Message par RAPHAEL83 le Ven 10 Déc 2010, 14:41

La Lèpre



Contribution de Elisabeth Féghali

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Bref aperçu sur la lèpre au Moyen Age

S'il est vrai que le mot lèpre a pu désigner au Moyen Age toutes sortes de maladies, on sait à présent qu'elle a été mieux identifiée qu'on a pu le prétendre et, ce, grâce à des symptômes caractéristiques du stade avancé :


    • Faciès léonin
    • Nodosités
    • Insensibilité
    • Mutilations multiples des membres qui obligent à utiliser béquille et bâton
    • voix étrange bien différente de celle des biens portants



Les signes physiques de la maladie en font le châtiment même du péché.
Les lépreux inspirent l'horreur et la terreur : ils doivent s'équiper d'une crécelle afin de se faire entendre pour écarter les gens de leur passage et leur éviter la contagion. Ils vivent vraiment à part.
Comme toute maladie, elle fut perçue comme un châtiment divin, sorte d'ultime punition en réponse à tout péché grave. C'était en fait le signe même de l'éloignement de Dieu.
Aux XIe et XIIe siècles, elle fut le symbole de l'humanité déchue, de l'impureté (lavée par le baptême).

Pénitents entourant un moribond
La "bonne mort" est le souci de chacun,
alors on prie et dit des messes pour le repos de l'âme.

Le malade, pauvre parmi les pauvres, dut faire face au mépris général. La société le rejetant, on note une indifférence totale à son égard. Se développent alors des maladreries. L'endémicité de 2 à 3 ‰, a été surévaluée en raison de son impact psychologique. Elle s'est estompée face à la peste et à la tuberculose, si bien que le XVe siècle ne garda en mémoire qu'un souvenir tardif des rituels d'exclusion.
La licorne, très précieuse au Moyen Age, l'était pour diverses raisons : son foie pulvérisé en poudre et mélangé à du jaune d'œuf combattait la lèpre ! Néanmoins son unique corne passait pour avoir un pouvoir de contrepoison universel. Ce que l'on vendait à prix fort élevé au Moyen Age sous le nom de corne de licorne, était en fait la défense du narval, encore appelée licorne de mer, dont on "touchait" les mets afin d'y déceler la présence d'une "éventuelle" substance vénéneuse.
En littérature
Vers 1202, Jean Bodel d'Arras, alors atteint de la lèpre compose un poème de 540 vers, les Congés, avant de se retirer dans la léproserie du Grand Val de Beaurains, près d'Arras où il mourra en 1209-1210.
Déjà célèbre, il se préparait à partir pour la quatrième croisade (octobre 1202). Les Congés sont certainement l'œuvre la plus originale de cet auteur. Il y fait ses adieux à sa ville natale et à ses amis, et demande aux plus influents d'entre eux de l'aider à obtenir un lit dans une léproserie. Il ressent très nettement l'exclusion due à la maladie :
"souvent vous m'aidiez avant que la mal dont on m'accuse [punition de Dieu] me sépare de votre compagnie".
Il remercie ceux qui l'ont reçu "moitié sain, moitié pori".
Il loue les soins, passés (impuissance de la médecine !), prodigués par "Jouffroi le médecin" :
"Il dut se donner beaucoup de mal pour fermer les plaies de ma chair faite d'une si faible matière. Comment osa-t-il enlever les excroissances et inciser une tête qui était tout entière pourrie !".

Vers 1272 (année de sa mort), Baude Fastoul, autre Arrageois, réalise à son tour, dans les mêmes circonstances, et dans le même but (il se retire dans la léproserie du Grand Val de Beaurains, où il doit mourir), un long poème de 696 vers qu'il nomme également Congé : il s'inspire très nettement de son aîné Jean Bodel. La forme, quant à elle, est empruntée aux Vers de la Mort d'Hélinand de Froimont (cf. Citadelle N°1, article sur La Danse Macabre au cimetière des Saints-Innocents à Paris).
Il fait preuve de beaucoup d'imagination et n'épargne en rien son lecteur (humour macabre). Sa lèpre est alors à un stade très avancé et il décrit à ses contemporains sa monstruosité physique, signe de sa souffrance et de sa honte :
"Il n'est personne que ma vue ne dégoûte... c'est alors que mon corps tombe en pourriture : mais Dieu choisit de faire tomber les corps quand il veut élever l'âme qui a été nourrie dans l'ordure !".

Un peu plus tard (1276 ou 1280), c'est au tour d'Adam de la Halle, quittant Arras et encore sain de corps, de nous offrir ses Congés :
"Arras, Arras, ville de haine et de perfidie, qui jadis étiez toute noblesse..."
Le roi ladre
Amaury, roi de Jérusalem avait nommé Guillaume de Tyrchancelier et lui avait notamment confié l'éducation de son fils, le futur Baudouin IV. C'est ainsi que le futur archevêque de Tyr découvrit la terrible maladie dont fut atteint le jeune enfant dès l'âge de 9 ans. Voici ce que nous révèle sa Chronique1 :
"Li fil aus hauz homes de la terre qui estoient enfant reperoient entor cel enfant [c'est-à-dire se divertissaient ensemble] : Un jor avint que il se jooient ensemble tant quil se comencierent a esgratiner les mains et les bras par jeu [le jeu consistait à se pincer bras et mains]. Li autre enfant crioient quant len les blecoit Baudoins li filz le Roi nen disoit mot. Ceste chose avint par pluseurs foiz tant que ses mestres li arcediacres Guillaumes sen prist garde. Premierement cuida que li enfes le feist de vigueur et de proesce que il ne se deignast mie plaindre de ce que len le blecast; lors en parla a lui et li demanda porquoi il soffroit que len li feist mal et nen fesoit autre chiere. Il li respondi quil ne le blecoient pas et quil ne sentoit nul mal de lesgratineure. Lors regarda son mestre son braz et sa main et aperceut bien que il li estoit endormiz. Si neis quant il le mordoit il ne le blecoit mie. Lors ala au roi son pere et li dist. Li Rois i fist venir ses mires qui assez i mistrent emplastres et oignemenz ; poisons li donerent et autres medicines mes rien ne li valuerent ; car il estoit au comencement de la maladie [la lèpre] quil ot puis et qui mout se descovri quant il comenca a venir en aage dome ; de que les genz du roiaume avoient grant duel quant il le regardoient. Nequedent en senfance estoit il mout biaus vistes et aperz et chevauchoit tresbien mieuz que navoient fet si ancesseur. De tresbonne remembrance estoit ; letres savoit assez estoires retenoit et contoit mout volentiers. James nobliast un corrouz sen li feist et plus a enviz encore les bontez que len li fesoit. Tenanz estoit et avers. Son pere sembloit sur toute rien de vis et de cors daleure et de parole. Engin avoit et sens isnel et cler mes la parole avoit un pou empeschiee."
(L XXI, chp.1)
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