Fêtes et réjouissances

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Fêtes et réjouissances

Message par Drizzten le Jeu 16 Avr 2009, 19:43

Les fêtes et réjouissances

Au Moyen Age on compte une centaine de jours de fêtes par an. Les écoliers rentraient chez eux pour la saison de la moisson et des vendanges, mais reprenaient le chemin de l’école plus fatigués qu’avant.
Afin d’oublier un quotidien trop monotone, on a trouvé mille et une occasions de festoyer. Les fêtes, mêmes religieuses, ne sont pas toutes solennelles. On jongle, crache du feu, monte des pièces de théâtre, joue un mystère, une farce (ex: farce de maître Pathelin)… sur les places des cathédrales et des églises.
La rue est le théâtre de ces fêtes. Ainsi tout le monde peut y participer et y assister.
La majorité des fêtes sont catholiques, mais la tradition a conservé quelques rites d'origine païenne :

Les fêtes calendaires les plus importantes sont :
• La fête de Noël (25/12)
• La fête des saints innocents (28/12)
• La saint Sylvestre (01/01)
• La fête des rois/épiphanie/théophanie (06/01)
• La chandeleur (02/02)
• Le carnaval (mardi gras, 40 jours avant Pâques)
• La mi-carême (rupture du jeune en plus des dimanches : carnaval Brandon)
• Le jeudi saint
• Le vendredi saint
• La fête de Pâques, (fin du jeune, fin de l’abstinance)
• L’Ascension
• La Pentecôte
• La saint Jean (21/06)
• La fête de la Vierge (15/0
• La saint Michel
De plus, chaque communauté célèbre des fêtes locales qui donnent également lieu à diverses réjouissances.

La fête des douze jours s’étend du jour de Noël à l’Epiphanie.

Pour la fête de Noël le 25 décembre, on fête l'avènement du Christ et on veille 2 fois : avant minuit et après la messe où on re-veille (d’où notre réveillon actuel) en dînant grassement d’une oie.
La bûche de Noël : chacun apporte une bûche pour entretenir le foyer et faire cuire l’oie. C’est l’occasion de grands banquets. Ils sont codifiés par des règles de bienséance, des règles de table (ivresse proscrite…)

La saint Sylvestre : il est interdit de se déguiser en cerf pour cette fête en référence au dieu celte Cernunos représenté nu avec une tête de cerf !

Epiphanie : Elle correspond à la présentation de Jésus aux Rois Mages. La traditionnelle galette des rois est alors partagée. on mange de la galette posée sur un plat appelé le tiphanier mais qui est aussi le nom du plateau qui sert à porter le roi.

Carême : Quarante jours avant Pâques, le peuple est invité au partage, au jeune et à la prière.

Les Jours Maigres", réalisé au XVIe siècle par P. van der Heyden, d'après un dessin de Bruegel l'Ancien.

Paques : Vers le début du printemps, on s'échange des oeufs peints pour symboliser la fin des privations de l'hiver et du carême.

Toussaint : Fête d'origine celte, instituée par Louis le Pieux. Le 1er novembre, on fête Tous les Saints.

• Les fêtes profanes

La fête des fous : Elle était célébrée le jour de Noël, ou le jour de l'An ou encore de l'Épiphanie. Les domestiques prenaient la place de leurs maîtres, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était ridiculisée.Le cortège ainsi masqué, déambule dans les rues jusqu’au château, divertissant par son accoutrement le seigneur et ses convives.

La fête de l'âne : Elle était célébrée dans certaines villes la veille de Noël. En souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d'âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par "hi-han". L'Église a rapidement interdit ces célébrations.

Les Mais : Le 1er mai ou au cours du mois de mai, les jeunes hommes déposaient des branches d'arbres devant la porte des jeunes filles à marier. La branche d'arbre symbolisait les qualités ou les défauts de la jeune fille.

La Saint-Jean : En écho à la naissance de saint Jean l'Évangéliste, au solstice d'hiver, l'Église a placé celle de Jean-Baptiste, le 24 juin. Elle a superposé la commémoration d'un saint à une fête païenne.
S'agissant d'une fête solsticiale, les rites sont liés au soleil. Les hommes allument un peu partout à l'extérieur des feux vifs pour tenter de surmonter le soleil en déclin ; en effet, le soleil entame à ce moment précis sa course descendante.
Les feux de la Saint-Jean ont des vertus de purification. Les animaux malades doivent courir sur les braises, les paysans sautent au-dessus des feux pour éviter les maux de rein à la moisson. Les jeunes couples se tenaient par la main et sautaient par dessus le feu pour avoir des enfants ou une bonne récolte.

La Saint-Michel : La Saint-Michel est un repère dans le temps très important dans l'année, en particulier pour les paysans : c'est la fin d'une année agricole. Dès l'époque féodale, la Saint-Michel (le 29 septembre) est le jour des paiements des redevances par le paysan au seigneur. Cette fête, qui marque pourtant le début d'une nouvelle saison, n'a jamais été célébrée avec autant de faste que Noël, Pâques, ou la Saint-Jean.


Combat de Carnaval et de carême de Bruegel l'Ancien (1559)
Carnaval est la fête de l' inversion : les hommes se déguisent en femmes, les pauvres en riches. Tous les excès sont permis. A l'arrière plan, le peuple mange de la viande, chante et danse. Carnaval lève la main en signe d'adieu et laisse la place aux fêtes de Carême.
Les jours Gras et l'expression Mardi gras viennent de là.

"Les Jours Gras", réalisé au XVI e siècle par P. van der Heyden, d'après un dessin de Bruegel l'Ancien

Les fêtes rituelles

• Le charivari : il salue un mariage jugé étrange (viellard avec une jeune voire pauvre avec riche, ou le mari qui se fait battre par sa femme). Dans les rues, on fait du bruit, on tape des casserolles en pleine nuit et on fait faire à l’époux le tour de la ville juché sur un âne. Ces farces sont organisées par des jeunes gens menés par un chef élu, appelé " l’abbé des Cornards ". Il prend fin lorsque les mariés leur offraient à boire.

• Tous les événements qui se déroulent au château sont l’occasion de fêtes où les paysans, vassaux, pauvres, sont conviés et mangent abondament et dansent (baptêmes, mariages, …)

• Les arrivées princières ou royales sont l’occasion de décorer les rues, avec des arcs de triomphes fleuris, d’offrir des spectacles éblouissants, et des banquets interminables où le peuple est abreuvé. Certains jours, du vin coule des fontaines (ex: A Florence ou Dijon la bonne ville des ducs de Bourgogne)

• Des fêtes sont organisées par les bourgeois, les confréries, le peuple de la jonglerie qui lui aussi a son roi.

• Fête du saint patron de la ville : on organise des procession et les malades, les infirmes, et tout le monde se prosterne et prie devant les reliques qui sont exposées.

• Les flagellances : pendant les périodes de famine, de sécheresse, ou de peste, les hommes se masquent le visage de toile noire et se flagellent à grands coups de fouet en procession pour calmer les colères du ciel.

• La quadragésime : on allume des feux au-dessus duquel les hommes sautent et autour duquel dansent les femmes.

• Les foires : C'est à partir du IXème siècle et sous l'essor des croisades qu'une ferveur religieuse redonne de la vigueur à la vie sociale. Les grandes foires européennes du Moyen Âge eurent à cette époque leur premier moment d'authentique splendeur. Les foires apparurent comme la conséquence de la nécessité pour les commerçants de s'approvisionner en marchandises de toutes sortes. La France fut un acteur de premier ordre dans le développement des grandes foires médiévales, parmi lesquelles se détachent celles de la Champagne et la foire parisienne du Lendit. Au XIIème siècle apparurent d'autres foires et d'autres produits, notamment la foire de Beaucaire en Languedoc. Mais avec le temps, les foires méridionales françaises furent éclipsées par celles organisés quatre fois l'an, deux semaines durant, dans la ville de Lyon, depuis 1420. La situation privilégiée de Lyon, à un croisement où confluent les courants du trafic international provenant des quatre points cardinaux, en fit une ville de foire par excellence.

• Les spectacles : Le Bas Moyen Âge fut une époque où l'industrie et le commerce eurent un essor qui ne sera dépassé qu'à l'aube de la Révolution industrielle du XVIIIème siècle. Les gens se déplaçaient alors partout, sur mer comme sur terre. Des spectacles itinérants se produisaient de foire en foire et sur les plus modestes marchés régionaux. Saltimbanques, funambules, lanceurs de couteaux, ventriloques, conteurs, bouffons, pitres, mimes... passaient de palais en châteaux, sans négliger les plus petites cours. Parfois, d'authentiques oeuvres théâtrales étaient montées. Les oeuvres représentées par ces compagnies ambulantes étaient rudimentaires, car peu de gens savaient lire et écrire. Les dialogues pouvaient ainsi être livrés à l'improvisation des interprètes, qui pouvaient être des étudiants en vacances ou des religieux.



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