Les engins de guerre

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Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 06:50


Les engins de guerre
au moyen-âge

Il existe une grande quantité d'engins d'attaque: les uns sont mus par des contrepoids comme les trébuchets, les mangonneaux; d'autres par la tension de cordes, de nerfs, de branches, de ressorts de bois ou d'acier, comme les caables, maleveisines (ou male-voisines), les pierrières; d'autres par leur propre poids et l'impulsion des bras, comme les moutons, béliers, bossons.

Les engins de guerre Sbaliste Les engins de guerre StrebuchLes engins de guerre Smangon
balistetrébuchetmangonneau
Les engins de guerre SarbalLes engins de guerre SbelierLes engins de guerre Sbeffroi
arbalète à tour bélierbeffroi


La baliste (caable, pierrière)

Les engins de guerre Baliste

Les pierres sont lancées par la force de la verge (A) dont l'extrémité inférieure passe dans un faisceau de cordes tordues au moyen de clefs (B) et de roues à dents (C) arrêtées par des cliquets.
Pour renforcer la rapidité de mouvements, des ressorts en bois et nerfs entourés de cordes, en forme d'arc (D), forçaient la verge à venir frapper violemment la traverse (E).
La verge était ramenée à l'horizontale grâce au treuil (F) et un homme tirait sur la corde (H) pour tirer.
On pouvait régler la force du tir en ajoutant plus ou moins de fourrures en dedans de la traverse (E) et sur la verge.
Les crochets (G) servaient à fixer le chariot en place, au moyen de cordes liées à des piquets enfoncés en terre.
Quatre hommes pouvaient abaisser la verge en agissant sur le treuil.
Cet engin pouvait envoyer de grosses pierres jusqu'à 250 mètres! Pesant plus de 4 tonnes, il était transporté entièrement démonté sur les lieux du combat.






Le trébuchet

Les engins de guerre Trebuche

Le principe de fonctionnement est simple a comprendre d'après le schéma ci-dessus. C'était un engin très lourd à transporter et de grande dimension (la verge pouvait atteindre la longueur de 12 mètres).

Le projectile était placé dans une poche en cuir, à l'extrémité de la verge (comme une fronde). Ces engins à contrepoids furent en usage jusqu'au moment où l'artillerie à feu vint remplacer toutes les machines de jet du moyen-âge.
Cet engin pouvait envoyer des boulets de 100 Kg jusqu'à 200 mètres. Son maniement demandait 60 personnes. Pesant plus de 7 tonnes, il était transporté entièrement démonté sur les lieux de combat. On retrouve des traces de ces engins lors du siège de Montségur, en 1243.












Le mangonneau

Les engins de guerre Mangonne

Le tir du mangonneau pouvait se régler beaucoup mieux que celui du trébuchet, parce qu'il décrivait un plus grand arc de cercle et qu'il était possible d'accélérer son mouvement (inertie moins importante). Voici, pour mieux comprendre le fonctionnement, comment la fronde devait être attachée pour qu'une de ses branches pût quitter en temps opportun l'engin, afin de laisser au projectile la liberté de s'échapper de la poche:
Les engins de guerre Fronde








L' arbalète à tour

Les engins de guerre Arbalete

Les armées du moyen-âge possédaient un engin terrible avec lequel on lançait des dards d'une grande longueur, des barres de fer rougies au feu, des traits garnis d'étoupe et de feu grégeois en forme de fusées: l'arbalète à tour.
L'avantage, par rapport aux engins déjà vus, est la visée réglable sans bouger l'engin dans sa totalité. Le tir pouvait se régler de haut en bas. Le réglage latéral se faisait simplement en déplaçant l'engin très facilement grâce à ses roues.
Certains de ces engins pouvaient lancer des dards de plus de 5m de long à une distance d'au moins 50m, de façons à rompre des machines, palis, ... Ces engins étaient ceux qui causaient le plus de désordre dans les troupes et plus particulièrement dans la cavalerie.







Le bélier couvert

Les engins de guerre Belier

Le bélier consistait en une longue poutre armée d'une tête de fer à son extrémité antérieure, suspendue en équilibre horizontalement à des câbles ou des chaînes, et mue par des hommes au moyen de cordes fixées à sa queue. En imprimant un mouvement de va et vient à cette pièce de bois, on frappait les parements des murs, que l'on parvenait ainsi à disloquer et à faire crouler.
Les hommes étaient abrités sous un toit. L'engin était posé sur des roues.
Les assiégés cherchaient à briser le bélier au moyen de poutres qu'on laissait tomber sur sa tête au moment où il frappait la muraille; ou bien ils saisissaient cette tête à l'aide d'une double mâchoire en fer qu'on appelait loup ou louve.







Les beffrois
Les engins de guerre Beffroi
Les beffrois étaient souvent façonnés avec des bois verts, coupés dans les forêts voisines des lieux assiégés, ce qui rendait leur destruction par le feu beaucoup plus difficile.
Posé sur 4 roues et mus au moyen de cabestans montés dans l' intérieur même de l'engin, ces lourdes machines avancaient à l'aide de câbles, d'ancres ou de piquets.
Le fossé au pied des remparts étaient comblés en laissant une légère pente pour entrainer le beffroi qui s'appuira sur la muraille.
On ouvre le pont et voila les assiégeants entrant dans la ville.
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Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 06:53

Onagre, Catapulte, Pierrière

Hérité des romains, l'onagre est la catapulte telle qu'on se la représente classiquement.
Plus tardive, la pierrière s'apparente plutôt à une arbalète géante car la puissance est alors donnée par l'arc-boutement d'une poutre en bois souple.

Grande amélioration : la mobilité que conférait les quatre roues à ce type de machine ...

Utilisées dans l'Antiquité et au Moyen Âge dans les sièges, les catapultes projetaient à grande distance des projectiles enflammés ou de gros rochers sur les fortifications. On distinguait deux grands types de catapultes : à bras double ou à bras simple et levier de tir.


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Le mortier


Premières bouches à feu qui tiraient des boulets de pierre et servaient surtout pour l'attaque et la défense des villes. Encombrantes au début, elles jouèrent un rôle de plus en plus important au fur et à mesure des progrés techniques.

Fauconneau


chargement par la gueule

La Bombardelle (type veuglaire)


Les premières pièces d'artillerie à poudre (fin du XIIIè, début du XIVè siècle) sont réalisées en fer forgé. Les éléments en sont assemblés soit en spirale, soit en douelles et cerclés comme un tonneau. Elles se chargeaient par la gueule mais au XVè on pense à charger les tubes par la culasse avec des boîtes à poudre. Elles lançaient des boulets de pierre qui furent progressivement remplacés par des boulets de fer. Ce modèle est réalisé à partir d'un original du musée archéologique de Madrid.

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Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 06:57

Béliers

Parmi les armes de siège, figure le bélier. Poutre en bois souvent recouverte par un "capuchon" ou cerclage métallique sur sa partie active, elle est parfois protégée par un abris en bois permettant de limiter les risques pour les soldats chargés de l'actionner. Le tout est suspendu à une charpente par des cordages ou des chaînes ou encore monté sur une glissière.
Il servait à défoncer les lourdes portes défendant l'accès aux villes et forteresses assiégées, ils permettait de s'attaquer aux murs des remparts les moins bien protégées.

La première étape, constante dans les techniques d'attaque de place forte au moyen-âge, consistait alors à combler les fossés qui protégeaient les murailles défensives. La principale manoeuvre des défenseurs était alors de projeter sur les assaillants tout ce dont ils pouvaient se débarrasser : plutôt des pierres, des détritus, des excréments que de l'huile bouillante qui pouvait être utilisée ... L'imaginaire collectif et notre enseignement scolaire a souvent contribué à nous faire croire que l'huile bouillante constituait la principale arme des défenseurs. En fait, un état de défense de place forte exigeait une extrême rigueur dans la gestion des ressources disponibles. L'eau, l'huile pouvaient devenir denrée rare. De plus le temps de chauffage n'était guère compatible avec les impératifs de défense.

En revanche, et c'est tout l'intérêt de protéger ce type de construction temporaire grâce à une solide charpente sur roues, couverte de matériaux peu inflammables (fumier, terre, herbe verte, peaux fraîchement écorchées) et copieusement arrosés, il était fréquent de jeter des bottes de paille enflammées depuis les hourds protégeant les murs.

Une dizaine d'hommes étaient nécessaires au minimum pour manoeuvrer le bélier.

Pour s'avancer jusqu'aux portes ou aux murailles, les assaillants s'abritaient sous une construction mobile, recouverte de matériaux peu inflammables, appelé chat ou chatte.
Ce système d'abris en bois et peaux de bête pouvait aussi servir de protection pour des sapeurs, dont la mission consistait tout simplement à détruire les murailles en creusant des galeries sous les fondations de celles-ci.



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Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 06:59

Couillard / Biffa

XIVe - XVIe siècle
Portée : jusqu'à 180 m
Boulets : de 35 à 80 kg
Cadence de tir: jusqu'à 10 coups/h
Servants : 4 à 8 + les artisans
C'est la machine à contrepoids la plus perfectionnée. Ses deux huches (ou bourses) articulées facilitent la manutention de l'engin en divisant par deux les charges à manier. La construction s'en trouve simplifiée, puisqu'un seul poteau suffit. Celui-ci est parfois solidement planté dans le sol ou, plus souvent, sur un châssis en bois. Les contrepoids des premiers couillards étaient des grands sacs en cuir remplis de terre. Plus tard, ils furent remplacés par des huches en bois et en fer riveté remplies de métal. Leur poids variait de 1,5 à 3 tonnes.
Les performances de cette machine sont inférieures à celles du trébuchet mais sa cadence de tir, cinq à six fois supérieure, avec une équipe très réduite, lui a permis pendant longtemps de concurrencer l'artillerie à poudre.
Un des engins, servi par une simple équipe de quatre hommes, a projeté des boulets de pierre de 35 kg à 180 m à une cadence de dix tirs à l'heure! On imagine aisément les ravages que pouvait provoquer un tel engin fonctionnant jour et nuit.
Quant à son étymologie, Napoléon III remarqua déjà qu'un seul coup d'ail sur sa silhouette suffisait à la comprendre!
Texte de Renaud Beffeyte

Par son efficacité, cet engin a longtemps concurrencé l'artillerie à poudre. Très massif (5 m de long et 2,5 m de large pour un mat érigé à 8,40 m) il peut pourtant facilement être déclenché par un servant.


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Mangonneau


Mangonneau à roues de carrier


XIIe - XVe siècle
Portée : 150 m
Boulets : jusqu'à 100 kg
Cadence de tir faible : 2 tirs/h
Servants : 12 + les artisans
Engin à contrepoids fixe, nommé par Gilles de Rome « trabatium ».
Les premières machines de jet ne sont pas très bien équilibrées. Les ingénieurs n'ont pas encore compris les avantages du poids articulé qui équipera plus tard les trébuchets. Aussi, faut-il, pour rabattre le mât, des efforts considérables, nécessitant un treuil entraîné par de grandes roues : celles-ci sont actionnées par des hommes soit de l'intérieur, soit de l'extérieur.
L'appellation « carrier » provient du fait que ces treuils à roues, connues depuis l'Antiquité, équipaient notamment les carrières de pierre.
Le mangonneau possède un contrepoids fixe de plusieurs tonnes. Des cordes sont parfois ajoutées pour donner plus de rapidité au mouvement et permettre un meilleur décrochement de la fronde.
Il faut un important système de poulies et de treuil pour le réarmer et sa cadence n'excédait pas deux à trois tirs à l'heure. Ces machines présentent un gros défaut: la masse de terre ou de pierre contenue dans la huche du contrepoids finit toujours par se déplacer, provoquant des àcoups et des vibrations. Ces effets sont néfastes pour la charpente et nuisent à la précision de tir.
Cette machine sera utilisée jusqu'au XVe siècle. L'inventaire de l'artillerie du prince de Savoie, en 1433-1437, nous livre le détail des pièces qui constituent la machine dite « la Ruine ». Dans cet inventaire, Pierre Masuerieus; chef des pièces d'artillerie du seigneur, précise que « le dit engin a et possède 2 colonnes pour les roues nécessaires au même engin [. . . ] , de même 48 barres pour faire tourner les dites roues [...], de même une grande colonne de 28 pieds de long [...], de même 2 soles ou traves chacune de 32 pieds de long [ . . . ] , de même pour le dit engin 2 arches ou arcades dans lesquelles on pose les pierres... ».

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Pierrière / Calabre


XIe - XVe siècle
Portée : 40 à 60 m
Boulets : de 3 à 12 kg
Cadence de tir rapide : 1 tir/min
Servants : 8 à 16
Ces machines « à traction humaine » sont les moins puissantes, mais les plus anciennes illustrées par les miniatures figurant dans le « Petrus » de Eboli (XIIe siècle) et dans l'ouvrage byzantin des « Scylitzes ».
Elles apparaissent aussi sous l'appellation de « pierrière » ou « calabre ». Les reconstitutions ont démontré que si ces machines ne peuvent lancer que des projectiles légers, de 2,5 kg à 10 kg, à une distance d'une cinquantaine de mètres, par contre, avec une équipe bien entraînée, on obtient une cadence d'un tir à la minute. Les boulets lancés par de tels engins n'ont aucun effet sur une muraille, mais sont d'une redoutable efficacité contre les charges de chevaliers en armure. Un boulet de 1 kg atteint sa cible à 140 km/h. Simon de Montfort en fera, lors du siège de Toulouse, l'expérience mortelle (pierrière ou bricole ?).
Texte de Renaud Beffeyte

Engin défensif souvent placé sur le haut des remparts et servi par des femmes pour bombarder la troupe des assaillants avec des boulets pouvant peser une bonne dizaine de kilos.
On remarquera que la Pierrière fait en quelque sorte la transition entre les catapultes de l'antiquité romaine et l'artillerie du moyen-âge. La cuillère des catapultes à été remplacé par une fronde; le mouvement n'est plus donné par la tension des boyaux; mais c'est encore le heurt de l'axe horizontal qui déclenche le tir.

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Trébuchets / Biffa / Bride / Brède


XIIe - XVIe siècle
Portée : jusqu'à 220 m
Boulets : jusqu'à 125 kg
Cadence de tir faible : 1 à 2 coups/h
Servants et main-d'oeuvre spécialisée : de 60 à plus d'une centaine d'hommes, toutes fonctions confondues
De l'occitan « trebuca » (qui apporte les ennuis, ou par analogie avec la balance de précision.
Les ingénieurs pensent à articuler le contrepoids (pouvant aller jusqu'à 18 tonnes), créant une machine nommée la biffa mais aussi bride, brède, et plus couramment trébuchet.
Les rapports géométriques pythagoriciens sont appliqués de manière plus systématique à la construction de ces machines, et le génie militaire médiéval peut enfin considérer comme la « science exacte ».
Au cours d'essais récents, un trébuchet en charpente de chêne, d'une verge de 11,40 m et d'un contrepoids total de 5,6 tonnes, a projeté un boulet de 56 kg à 212 m et plusieurs projectiles ont atteint strictement le même point d'impact.
Une autre reconstitution réalisée en 1998 a projeté 125 kg à 170 m. Il était prévu d'atteindre 250 m mais des conditions climatiques particulièrement mauvaises n'ont pas permis d'aller jusqu'au bout de l'expérimentation. Toutefois, les boulets ne dépassaient pas les 300 livres (125 kg). Ceux qui ont été retrouvés à Carcassonne, Blanquefort (Gironde), à Montségur confirment cette affirmation. En revanche, il existe des boulets atteignant 300 kg au château de Saône, en Syrie, mais il s'agit là d'une exception.
La portée du tir courante est d'un peu plus de 200 m pour un boulet de pierre d'une centaine de kilos. L'objectif de cet engin est de marteler un endroit précis d'une muraille, de préférence un point faible, tel qu'une archère ou des latrines, dans le but d'ouvrir une brèche. La parade possible pour les défenseurs consistait à remplacer la muraille endommagée par une double palissade de madriers et de terre. Cet ensemble mou absorbe le choc des boulets et oblige l'assaillant à frapper à d'autres endroits.
Ces engins ont une cadence de tir faible, un à deux tirs à l'heure. Mais il s'agit d'une véritable arme de dissuasion, puisque de nombreuses places fortes ont capitulé à sa simple vue!
Pour son ouvrage sur « L'architecture militaire dans le Rouergue au Moyen Age », l'historien Jacques Miquel a soigneusement étudié les documents comptables de l'époque, riches de renseignements sur ces machines utilisées.
On y apprend que la verge d'un trébuchet, longue d'une dizaine de mètres, est faite d'un bois très dur, le sorbier, et que ces machines étaient consolidées par des tirants et des chevilles de fer, certaines pesant jusqu'à 20 livres (10 kg). Des détails sur les cordages, le cuir de la poche de fronde, sur les différentes pièces de la charpente et leur longueur ont permis par recoupement avec d'autres documents comptables, notamment ceux d'Aquitaine, de reconstituer fidèlement ces machines d'époque.
Texte de Renaud Beffeyte

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Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 07:00

L'échelle de siège

Il ne suffisait pas de s'approcher des murailles des défenseurs, il fallait surtout y pénétrer ...
Outre les tentatives d'entrer par les portes existentes (avec un bélier par exemple), et les techniques de sape, de nombreuses prises de place forte ont été réalisée tout simplement par l'assaut en règle des murailles.
L'échelle restait alors un moyen - certes très pénalisant pour l'assaillant - de gravir les murs.
Malgré ce que nos écoles primaires ont laissé dans notre imaginaire, les défenseurs n'utilisaient jamais d'huile. Celle-ci était généralement utilisée à des fins plus culinaires ! En revanche, c'était généralement des détritus de toute sorte qui se voyaient projetés au loin ou au pied des murailles ...
Ceci nous ôte une partie de nos rêves sur les batailles médiévales, mais il faut resituer le contexte. Le plus souvent les champs de batailles devenaient très vite des gigantesques lieu de massacre où il était difficile de déterminer qui aurait le dessus. Les moyens de communication - et parfois aussi les volontés de coordination - étaient très pénalisant, quelque soit le camps considéré.
Mais pour en revenir à l'échelle, celle-ci était au moins facilement transportable. Elle possèdait néanmoins le principal inconvénient de pouvoir se renverser rapidement, ce qui devenait le plus souvent l'objectif des défenseurs face à ce type d'attaque.
Une dernière remarque : il faut imaginer les assauts sur plusieurs fronts de telle manière que les défenseurs étaient submergés par les points d'attaque. La deuxième technique de base des sièges, outre l'attente de la famine des assiégés, consistait à multiplier les besoins en défenseurs.
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