Les sièges de Chateaux

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Les sièges de Chateaux

Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 07:29

Le château-fort





Les Sièges de Châteaux


La prise ou la défense de places fortes était une activité militaire courante à la fin du Moyen Âge, en raison de la prolifération et de l'importance stratégique des châteaux forts et villes fortifiées. Si une poignée d'hommes suffisait à défendre un château, il en fallait toujours bien plus pour s'en emparer. L'assaillant devait disposer d'une armée suffisamment nombreuse pour pouvoir contrôler la campagne avoisinante, contrer l'arrivée des éventuels secours et attaquer directement la place forte ou, du moins, maintenir le siège. De fait, l'assaut d'une place forte constituait invariablement une entreprise coûteuse et hardie.

Lorsqu'une armée approchait d'un château, les gens du pays se repliaient à l'intérieur de celui-ci, emportant tous leurs biens, ainsi que des vivres et des armes. Si le siège s'annonçait particulièrement long, les paysans qui n'étaient pas en état de se battre pouvaient se voir refuser l'entrée, afin d'économiser les réserves alimentaires des combattants. Il existe de nombreux exemples de personnes jetées hors d'une place en état de siège pour de telles raisons alimentaires. Ainsi, lorsque le roi d'Angleterre Henri V assiégea la ville de Rouen, les assiégés expulsèrent les plus faibles et les plus pauvres afin d'économiser leurs vivres. Les Anglais refusant que ces malheureux traversent leurs lignes, les anciens, les femmes et les enfants durent se réfugier pendant plusieurs mois dans des abris de fortune, entre la ville et l'armée anglaise, où ils durent creuser la terre pour se nourrir et finir par mourir de faim jusqu'à la reddition du château.

Dès l'approche de l'ennemi, les conditions et modalités de reddition du château pouvaient être négociées, d'autant plus facilement si les défenseurs étaient inférieurs en nombre. Si les négociations échouaient, les assaillants étudiaient soigneusement leurs chances de succès. Si une attaque fulgurante était jugée impossible ou trop risquée, ils bouclaient le château et entamaient le siège. Dès lors que l'artillerie commençait à incendier la ville, le siège était officiellement déclaré. Les assaillants engageaient leur honneur dans ces batailles et, à ce titre, ne pouvaient se retirer sans de bonnes raisons.

Un siège important était généralement considéré comme un grand événement social. Au XVme siècle, le siège de Neuss ne dura que quelques mois, mais les assiégeants fondèrent autour de la place un vaste camp, avec tavernes et courts de tennis. Les nobles qui participaient à des sièges s'entouraient du plus grand confort, faisant souvent venir épouses et gens de maison. Les marchands et les artisans du voisinage se précipitaient vers la place assiégée pour établir leurs boutiques et proposer leurs services.


Déroulement d'un Siège

Durant cette période, toutefois, la réalité des faits voulait que les châteaux fussent rarement pris par assaut. En effet, les assauts relevaient généralement d'actes de désespoir ou étaient arrangés par diverses manigances, trahisons et autres fourberies. Sauf en cas de supériorité manifeste, un assaut était tout simplement trop coûteux en termes de vies humaines. Il était plus courant d'orchestrer un siège selon les règles de l'art de la guerre et le code de l'honneur prévalant à l'époque et de prendre le château en subissant le moins de pertes possible. Il était considéré comme une haute trahison de se rendre sans lutter avant que le siège ne fût assuré et que les murs du château ne fussent détruits. Si le seigneur du château était absent, son chambellan pouvait livrer le château l'honneur sauf après un certain nombre de jours si aucun secours ne s'était présenté. En ce cas, les chambellans demandaient souvent un contrat spécifiant leurs obligations et les circonstances exactes de leur capitulation afin de ne pas être punis ultérieurement.

Dans les rares exemples où la reddition n'était pas proposée ou était déclinée, il était de coutume de se montrer sans merci après la prise d'un château. Les simples soldats, voire les civils, pouvaient être massacrés et la place forte était généralement mise à sac. Les chevaliers capturés étaient normalement maintenus en vie et échangés contre une rançon. Chacun des assaillants recevait une part du butin. L'application pratique de cette coutume voulait qu'une récompense fût proposée pour quiconque incitait les défenseurs à négocier leur reddition à l'issue d'un délai raisonnable de siège. Le roi Henri V d'Angleterre prit la ville de Caen après un long siège, en 1417. Il autorisa ensuite ses soldats à mettre la ville entièrement à sac afin de les récompenser des efforts qu'ils avaient déployés face à la vaillante résistance opposée par l'ennemi. Tous les habitants furent tués, à l'exception des prêtres. À l'étape suivante du roi, au Château de Bonneville, les défenseurs acceptèrent de livrer les clés du château au bout de sept jours de siège sans relève, bien que les adversaires eussent tous deux compris qu'aucun secours ne serait envoyé.

Le Krak des Chevaliers était l'un des plus célèbres châteaux de croisés au Moyen-Orient et domine toujours, de son imposante stature, le paysage de la Syrie moderne. Il était défendu par les Chevaliers Hospitaliers, du temps des Croisades, et résista à une douzaine de sièges et d'assauts pendant plus de 130 ans, avant de finalement tomber entre les mains des Égyptiens en 1271. L'histoire de ce siège est exceptionnelle, mais relativement classique au sens où les défenseurs ne livrèrent pas de combat à mort.

Les Arabes refusèrent de livrer bataille à la porte principale du Krak des Chevaliers, laquelle donnait sur une série de passages étroits débouchant sur une seconde porte, plus forte encore. Ils choisirent donc de donner l'assaut par le mur au sud en minant la grande tour située au coin sud-est du château. Ils parvinrent ainsi à pénétrer par le mur d'enceinte extérieur. Avant d'attaquer le donjon central, toutefois, ils tentèrent une ruse. Un pigeon voyageur fut envoyé dans le château avec un message du grand maître des Hospitaliers, ordonnant à la garnison de se rendre. Inférieurs en nombre et sans illusion quant à d'éventuels secours, les défenseurs exécutèrent l'ordre du message, tout en sachant qu'il était faux, et livrèrent le château avec l'honneur sauf.


Les Opérations de Minage

Le principal problème rencontré par les assaillants d'un château ou d'une ville forte était de surmonter les hautes murailles qui barraient l'accès et protégeaient les défenseurs. Une solution à ce problème consistait à disposer des mines sur une section de la muraille afin d'y pratiquer une brèche. Cette technique eut vogue jusqu'à ce que les châteaux fussent entourés de fossés ou fut occasionnellement appliquée, lorsque ces fossés pouvaient être préalablement drainés. En outre, les murs en pierre rendaient impossible toute opération de minage.

Les mineurs creusaient un tunnel jusqu'au mur d'enceinte, puis longeaient celui-ci sous les fondations. Le tunnel était consolidé par des étais en bois, qui supportaient progressivement la charge du mur à mesure que la terre était extraite. À une heure convenue, le feu était mis aux étais. En brûlant, les étais tombaient un à un et la section du mur finissait par s'effondrer. Le mur ainsi éboulé créait une ouverture par laquelle les soldats s'engouffraient pour donner l'assaut au château.

Ces opérations de minage étaient toutefois longues et fastidieuses. Lorsque les défenseurs s'apercevaient que leurs attaquants creusaient un tunnel, ils renforçaient la muraille menacée d'un second mur, afin que l'éboulement de la première ne puisse percer leurs défenses. Parfois, ils posaient eux-mêmes des bombes ou creusaient des tunnels sous leurs propres murs afin d'intercepter le tunnel ennemi. Lorsque deux tunnels ennemis se rencontraient ainsi, la bataille éclatait sous terre.


Les Sièges

L'armée assiégeante disposait des postes de garde autour du château afin de prévenir les fuites ou les incursions de soldats assiégés. Les fermes et les villages avoisinants étaient occupés par les assiégeants. Des patrouilles étaient organisées afin de surveiller l'arrivée d'éventuels secours et de collecter de la nourriture. Les chefs examinaient la situation et décidaient si celle-ci se prêtait mieux à un assaut ou à un siège. S'ils jugeaient préférable d'attendre que la place forte se rende d'elle-même, les assiégeants faisaient en sorte de tenir les défenseurs enfermés dans la place et d'empêcher toute intervention des secours. Si, en revanche, ils décidaient d'attaquer le château, ils exécutaient tout ou partie des opérations suivantes:

* Minage d'une partie du mur d'enceinte.
* Destruction d'une section de muraille par le lancement de pierres (ou de boulets de canon, vers 1450).
* Remblai d'une partie du fossé (et des douves, le cas échéant).
* Construction de tours de siège et pose d'échelles pour escalader les murs.
* Destruction d'une porte ou d'une section de mur à l'aide d'un bélier.

La durée des préparatifs de l'assaut dépendait de l'urgence de la prise du château, des délais de reddition escomptés et de la main-d'œuvre disponible. Si les assaillants disposaient d'importantes provisions alimentaires, si aucune relève n'était attendue et si les assiégés semblaient disposés à se rendre une fois leur honneur sauf, les préparatifs se teintaient d'une valeur symbolique. En revanche, si les assaillants avaient peu de réserves alimentaires, si des secours étaient prévus et si les défenseurs étaient particulièrement obstinés, les préparatifs pouvaient se poursuivre plusieurs jours et nuits durant.

Une fois les préparatifs achevés, les défenseurs se voyaient accorder une dernière chance de reddition avant l'assaut.


Les Engins de Siège

Des engins spécifiques étaient employés pour franchir les murailles et autres systèmes défensifs des châteaux assiégés de manière à ce que l'armée assaillante pût parvenir à ses fins avec un minimum de pertes. La plupart de ces engins étaient conçus dans le but de démolir les murs ou d'y ouvrir des brèches. Outre la simple échelle, les engins de siège les plus fréquemment employés étaient les trébuchets, les mangonneaux, les tours de siège, les béliers et les pavois.

Une fois qu'une brèche avait été pratiquée dans un mur ou que la tour de siège était en place, un corps de soldats volontaires donnait l'assaut. Cette opération préliminaire était considérée comme une aventure désespérée, en raison du grand nombre de blessés qu'elle suscitait. Mais les survivants recevaient de fortes récompenses, à savoir des promotions, des titres honorifiques et d'importantes parts de butin.

Le trébuchet était une grande catapulte actionnée par un lourd contrepoids, généralement constitué d'une caisse emplie de pierres. Le long bras de lancement était maintenu au sol par la masse du contrepoids et une grosse pierre était placée en son extrémité. Lorsque le contrepoids était retiré, le bras se libérait et s'élevait au ciel, éjectant le projectile vers sa cible selon une courbe arquée ; le projectile allait ensuite s'écraser au sol. Ce type d'arme était surtout réservé à la destruction du sommet des tours, des créneaux et des hourds. Il était difficile de détruire des murs verticaux avec ce trébuchet, à moins que les boulets ne tombassent juste au sommet du mur. Le trébuchet était monté hors de la portée des arcs ennemis et protégés des éventuelles incursions des défenseurs, qui s'employaient généralement à brûler les armes de leurs adversaires. Le trébuchet était également utilisé pour détruire les toits en bois, puis incendier les ruines à l'aide de projectiles enflammés.

Le mangonneau était un autre type de catapulte, actionné par des cordes ou des bandes de cuir. Une roue à rochet permettait de tendre les cordes qui, une fois relâchées, se détendaient brusquement et expulsaient le bras vers l'avant. Le bras heurtait ensuite une lourde barre d'arrêt et le projectile placé dans la hotte à l'extrémité du bras était éjecté. La barre d'arrêt pouvait être réglée de manière à dessiner la trajectoire du projectile. Les projectiles du mangonneau suivaient une trajectoire droite et horizontale, contrairement à ceux du trébuchet, mais pouvaient générer la même puissance. Il fallait généralement de nombreux tirs de mangonneau avant que de graves dégâts ne soient pratiqués dans une muraille. Les projectiles et les décombres permettaient toutefois de combler les fossés et de former de hauts tas de gravats, que les assaillants escaladaient afin de pénétrer le château.

Les tours de siège étaient disposées à proximité des murs d'enceinte, puis une passerelle était jetée entre la tour et le sommet du mur. Les soldats cachés dans la tour pouvaient ensuite progresser sur la passerelle et engager les défenseurs dans des combats au corps à corps. Cette tour était souvent très grande. Elle devait être protégée de peaux mouillées afin de prévenir tout incendie. Très lourde, elle était aussi difficile à manier : les soldats devaient la pousser ou la tirer en avant au moyen de poulies préalablement installées sur des jalons, non loin des murs du château. Le sol devait également être apprêté : une voie était ménagée à l'aide de planches posées sur un sol fortement compacté, de manière à faciliter les déplacements de la tour. Une petite aire de combat au sommet de la tour permettait aux archers de décocher leurs flèches vers le château à mesure que la tour s'approchait. Lorsque celle-ci était suffisamment proche de sa cible, les soldats gravissaient les escaliers à l'intérieur et se livraient au combat. Étant donné l'ampleur des préparatifs qu'ils exigeaient, les assauts donnés depuis une tour de siège ne pouvaient jamais surprendre les assiégés. Les défenseurs avaient en effet largement le temps de renforcer les parties les plus menacées du château ou de bloquer la passerelle. Ils lançaient des grappins sur la tour, lorsque celle-ci était à proximité, et tentaient de la renverser. Jusqu'au dernier moment avant l'assaut, les attaquants tiraient sur les murs afin de gêner les défenseurs dans leurs préparatifs. Si le premier groupe d'attaquants de la tour parvenait à franchir les obstacles, les autres hommes traversaient ensuite la passerelle en flots constants afin de s'emparer du château.

Les béliers étaient de lourdes poutres couronnées par une forte masse. Ils étaient placés à l'intérieur d'un logement mobile, lequel était roulé jusqu'à la section de mur ou la porte à défoncer. Une fois contre le mur, le bélier était reculé, puis à nouveau avancé violemment contre le mur. La force des coups assénés pratiquait une brèche dans le bois de la porte ou dans le mur. Le toit du bélier était couvert de peaux humides afin d'empêcher tout incendie. Malgré tout, les assauts à coups de bélier pouvaient se révéler très dangereux. L'ennemi jetait, depuis les murs, de grosses pierres, de l'eau bouillante ou de l'huile brûlante sur le bélier afin de le détruire ou de tuer les hommes qui l'actionnaient. Même si les assaillants parvenaient à défoncer une porte ou un pont-levis, ils devaient souvent franchir encore plusieurs herses, ainsi que la bretèche. Lors du siège de Tyr, au cours de l'hiver 1111-1112, les Arabes assaillis trouvèrent cependant un ingénieux moyen de défense contre le bélier. Ils jetèrent des crochets du haut de la muraille sur le bélier, l'immobilisèrent et parvinrent à l'éloigner. Au fil du temps, les défenseurs furent ainsi en mesure de contrer les attaques au bélier.

Les archers et arbalétriers des armées assiégeantes se mettaient à l'abri derrière de larges boucliers de bois : les pavois. Une fente pratiquée au sommet de ces pavois permettait à l'homme caché derrière de tirer sur les défenseurs en toute sécurité. Le roi Richard Ier d'Angleterre, Richard Cœur de Lion, fut mortellement blessé à l'épaule par un carreau d'arbalète tandis qu'il bataillait à côté d'un pavois.
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Re: Les sièges de Chateaux

Message par RAPHAEL83 le Ven 11 Sep 2009, 07:31


Les sièges de châteaux forts
Dès l'an mil, l'Europe était constamment sous attaques des Normands, des Arabes et des Hongrois. Les rois de l'époque ne pouvaient pas retenir les attaques avec seulement leurs armés, alors, ils consignèrent des terres à des nobles, qui couvriront le pays et le protégera en cas d'attaques. Sur leurs terres, les nobles construisaient alors des tours en bois sur un terrain élevé entouré d'une douve. Si le terrain était plat, une motte était construite. Au fil des années, et que l'art du siège se développe, le château se développe aussi. Les châteaux offraient une bonne sécurité aux seigneurs, leur armés et aux paysans pour plusieurs semaines ou mois lors d'une attaque. Il est donc évident pourquoi les invasions majeures se concentraient sur les châteaux. Les sièges étaient plus communs qu'une bataille directe. Comment les châteaux forts et les méthodes de guerre s'adaptaient-t-ils au sièges?
La défense du château : La meilleure défense d'un château restait dans sa position, sa forme et son dessin. Le site du château est important car des accidents géographiques formaient des barrières naturelles. La forme du château devenait plus important lorsque l'artillerie s'améliorait. Des petits changements dans le dessin du château donnaient des avantages incroyables aux défenseurs. Des murs d'enceintes rajoutés, et la douve remplie d'eau.
Le site : Le site d'un château était toujours soigneusement choisi par les architectes. Le site idéal était sur le bord d'une falaise, avec de l'eau derrière. Ainsi, du château, les sentinelles pouvaient voir une attaque venir de loin, et avertir les troupes. De plus, les assaillants ne pouvaient attaquer que d'un côté. Le château Gaillard et Monségur sont de bons exemples.
La forme : Lentement, les châteaux se développement pour mieux protéger ceux à l'intérieur. Après la tour en bois et le mur d'enceinte, était l'addition d'une imposante tour en pierre, le donjon. Le donjon, souvent de 11 à 15 mètres de haut et en forme carré avec de larges murs, servait comme dernière ligne de défense du château et à la résidence du seigneur. Après les premières attaques, par contre, le donjon montra son grand désavantage. Le champ de tir des archers dans la tour ne pouvait atteindre le pied de la tour. Puisqu'il était impossible de se pencher par-dessus le mur, les assaillants pouvaient donc casser ce point faible facilement. La tour ronde fut alors introduite, les archers pouvaient tirer avec moins de restrictions. Les meilleurs châteaux de l'époque avaient aussi plusieurs murs d'enceintes, et un fossé rempli d'eau, appelé douve.
Le dessin : Un autre grand problème, les murs d'enceintes étaient simples, et n'offrait pas beaucoup de protection. Ce problème a été résolut dès le premier retour des croisades, quand les chevaliers rapportaient les nouvelles idées sur la construction des châteaux. Particulièrement, l'addition de tours rondes à intervalles sur toute la longueur du mur. Les machicoulis, les hourds, des chemins de ronde couvert, les créneaux et les merlons furent ajouté. Les machicoulis étaient une extension horizontale en haut du mur avec des trous au plancher d'où des liquides bouillants, des pierres ou des flèches pouvaient descendre sur l'ennemi. La base des murs et des tours était aussi toujours plus large que le haut, de cette manière, les pierre ou liquide lancé du haut, rebondissait vers l'extérieur. Au douzième siècle, les tours sur les murs d'enceinte furent améliorés : chacune était indépendante, et très rapproché de ses voisins pour pouvoir s'entraider en combat. Dans ces cas, l'ennemi pouvait s'emparer d'une partie du mur, tandis que le reste étaient toujours prête à se défendre. Les Espagnols ont même pris cette idée un peu plus loin en plaçant les tours complètement à l'extérieur du mur d'enceinte, relié par un simple pont volant en bois. Contrairement à ce qu'on penserait, cette idée fonctionnait très bien, elles s'appelaient "torre albarrana". Les torres albarranas n'ont pas eue beaucoup de succès dans les autres pays européens. Mais en France et en Angleterre, nous trouvons deux exemples de ce modèle. Les tours étaient quasiment des donjons, et les châteaux étaient très bien protégés. Une autre idée était d'utiliser les tours comme des points stratégiques, mais pas indépendantes. Ces tours appelés tour ouverte à la gorge, n'étaient pas protégé derrière, et si elles se faisaient prendre, l'assaillant se trouvait sans défense, et parfois sans plancher. Le plancher était parfois construit en bois, donc pouvait facilement être retiré.
La porte : La seule partie du château qui posait un grand problème aux architectes, était la porte. Elle devait être construit sur un terrain plat pour laisser passer les chevaliers et les charrettes. Le moyen le plus simple était de construire une grande tour à la gauche de la porte(du point de vue de l'intérieur du château), pour pouvoir tirer à l'arc sur le côté non protégé par l'écu. Ou bien, faire passer l'entrer de la porte passer directement à travers une tour. Ainsi, dépendant sur l'architecture, l'assaillant était attaqué du haut et des deux côtés. La meilleure façon de défendre la porte était de construire deux tours très rapprochées et reliées par-dessus la porte. Le plus long les tours, le mieux. Ainsi, le pont-levis pouvait être plus sophistiqué, et jusqu'à trois porticoulis pouvaient êtres placés. Le pont-levis le plus sophistiqué de l'époque pivotait à l'aide de chaînes, avec la douve à l'extérieur, et un fossé sec de l'autre.
L'attaque : Au Moyen-Âge, il y avait plusieurs façons de prendre un château. Un moyen était de casser un mur et espérer que les gens à l'intérieur se rendrons. Une méthode parfois efficace mais cela endommageait le château. Quand un château n'est pas en guerre, il est généralement mal protégé, ceci le rend vulnérable a une attaque surprise. En 1341, les Écossais ont ainsi pris le château Edinburgh des Anglais. Un groupe de soldats s'est caché dans une charrette transportant du foin, ont tué la garde et gardé la porte ouverte pour les renforcements. Ce moyen marchait aussi si quelqu'un dans le château trahissait son seigneur, et ouvrait la porte pour une somme d'argent. Le moyen le plus populaire a l'époque par contre, était le siège. Une armée entoure un château et attend que le puits s'épuise ou que l'ennemi se rende. Le siège n'était facile pour personne. Dans le château, il y avait toujours le risque que le puits soit empoisonné, et dehors le risque d'être attaqué par des alliés des assiégés. De plus, le risque de maladie était constant à cause des conditions malsaines des deux côtés.
Techniques : Lors d'un siège, les deux armes étaient constamment sous bombardement d'objets quelconques, particulièrement des pierres et des flèches, mais parfois des animaux ou des personnes mortes. Des installations tout autour du château étaient arrangées. Des murs en bois improvisés appelés mantelets protégeaient les archers qui essayaient de réduire le nombre des ennemis et des chevaliers à l'intérieur. Si la terre le permettait, une mine soutenue par des poutres en bois était creusée sous le mur d'enceinte. Ensuite, le tunnel était rempli de combustibles, et mis en feu. Quand les poutres s'écroulaient, le mur se fendait laissant un passage vers l'intérieur. Le seul moyen de défendre un château sous ces circonstances, était creuser une autre mine pour essayer d'intercepter l'assaillant. Un autre moyen de passer par-dessus le mur était de construire une tour de siège. Ces tours étaient montés sur roulettes, était battis pour être un peu plus haut que le mur et avait parfois une catapulte sur le toit. Couvertes de peaux mouillées, ces tours était ininflammables. La douve était remplie de bois et de terre, et la tour était placé contre le mur. Ainsi, les soldats pouvaient faire l'assaut du château. Sous la protection d'un toit portatif appelé chatte, les soldats pouvaient lentement casser le mur ou une tour avec un bélier. Un bélier est un ou plusieurs troncs d'arbres liés ensemble. Au fil des années, le bélier était attaché comme un pendule sur deux poutres, et pouvait être plus destructif et plus facile à manier. Cette méthode était surtout efficace durant l'époque des tours carrés.
Les catapultes, les trébuchets et les balistes : La catapulte était très populaire lors des sièges au Moyen-age. Elle pouvait lancer une pierre ou autre projectile plusieurs centaines de mètres vers le mur ennemi avec une certaine précision. Fonctionnant avec tension, la catapulte est encore utilisée de nos jours, mais pour des raisons entièrement différentes. Le trébuchet est la seule arme inventée au Moyen-age. Elle consiste d'une large poutre avec une coupole au bout servant à tenir le projectile et d'un large poids de l'autre. Une autre poutre verticale soutenait la première. Le trébuchet fonctionnait sous principe de contre-poid. Quand le côté avec la coupole était tirée vers le bas, et soudainement relâché, le contre-poid de plusieurs centaines de kilos descendait et envoyait le projectile par-dessus le mur ennemi. La baliste est une très grande arquebuse inventée par les romains qui envoyait une pierre ou une flèche géante à 300 à 400 mètres. Puisque la baliste est très précise, elle servait parfois à mettre le feu au camp ennemi.
L'évolution du château à sans doute été très influencé par les techniques de sièges. Pour pour plus de trois cents ans, les châteaux avaient un énorme avantage. Une petite armée dans un château pouvait repousser des centaines d'assaillants pendant des semaines. Le château Odiham, avec 3 chevaliers et 10 sergents, ont repoussé une armée de 7000 personnes. Au 15e siècle, par contre, la technologie de siège a surpassé le château. Avec l'invention des cannons, les châteaux étaient facilement détruits.
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Re: Les sièges de Chateaux

Message par RAPHAEL83 le Jeu 17 Sep 2009, 20:23

L'attaque d'un château fort



Comme on peut s'en douter, un château fort n'était pas facile à prendre par la force. Un petit nombre de défenseurs pouvaient résister à beaucoup d'assaillants pendant longtemps. C'est pourquoi, il n'était pas rare d'utiliser la ruse ou d'essayer de soudoyer la garnison d'un château pour le prendre plus facilement.
La méthode la plus utilisée était le siège: le château était encerclé et les approvisionnements étaient coupés. Il n'y avait plus qu'à attendre l'épuisement des ressources en eau et en nourriture des assiégés qui finissaient par se rendre. Si le château avait le temps de se préparer à subir un siège, toutes les ressources des environs étaient récupérées et stockées à l'intérieur. Un siège pouvait donc durer très longtemps. Cette situation n'était pas facile à vivre pour les deux camps et les risques de maladie et de démoralisation étaient importants.
Pour accélérer la prise de la place forte, il fallait donc passer à l'attaque proprement dite du château. Différentes tactiques et armes pouvaient être mises en œuvre pour parvenir à l'intérieur du château.

Les tours de sièges

Un moyen de s'emparer d'un château sans le détruire était de passer par dessus ses murs d'enceinte. Les fossés entourant la fortification étaient remplis de broussailles et de terre ou bien vidés par drainage. Ensuite, l'escalade des murs pouvait commencer. Les plus habiles pouvaient simplement grimper à main nue ou bien à l'aide de cordes en les arrimant aux créneaux. Les échelles permettaient d'atteindre plus rapidement le sommet du mur. Toutes ces méthodes avaient le gros défaut d'exposer les attaquants à la riposte des défenseurs du château qui pouvaient facilement les arroser de projectiles divers. La tour de siège, appelée Beffroi, permettait d'approcher à couvert. Cet engin était déjà utilisé pendant l'antiquité. C'était une tour de bois montée sur roue et recouverte de peaux mouillées pour la rendre ininflammable. Sa hauteur était calculée pour dominer le sommet des murailles attaquées. Elle avait souvent plusieurs étages permettant d'acheminer un grand nombre d'attaquants. Son sommet était équipé d'un pont mobile servant de protection pendant le déplacement et qui, une fois rabattu, permettait de prendre pied sur le mur de fortification. Les défenseurs utilisaient des perches de bois pour tenter de repousser les tours. Ils pouvaient également se servir d'armes de jet (Trébuchet par exemple) pour essayer de détruire le beffroi. Les plus hardis effectuaient parfois des sorties la nuit pour mettre le feu à ces tours.
Une autre tactique était d'essayer de provoquer des brèches dans les fortifications afin de pénétrer à l'intérieur. A cet effet, plusieurs méthodes pouvaient être utilisées. Nous allons essayer de les décrire.

Tour de siège recouverte de peaux.

Le bélier

Une des méthodes les plus anciennes, pratiquée des l'antiquité, était d'utiliser un bélier pour casser un mur ou bien défoncer la porte du château. Le bélier était constitué d'une grosse poutre de bois terminée par une tête de métal. Il était suspendu à une armature en bois afin de lui donner un mouvement pendulaire pour frapper le mur avec plus de force. Il était muni d'un toit afin d'abriter les hommes le maniant et, tout comme le beffroi, recouvert de peaux humides pour éviter de prendre feu. La meilleure défense contre le bélier était de construire des murs très épais.

La sape
Cette technique, très efficace, consistait à creuser une galerie sous le mur d'enceinte en étayant au fur et à mesure avec des poutres de bois. Ensuite, les mineurs mettaient le feu aux poutres ce qui provoquait l'écroulement d'une partie du mur. Afin de pouvoir s'approcher des fortifications, les mineurs s'abritaient sous une "
chatte ", galerie de bois recouverte de peaux. Pour se protéger de ce type d'attaque, il fallait construire sur une base solide (rocher) ou bien faire des murs très larges du bas. Il était aussi possible de construire une contre-mine afin de repousser les mineurs adverses avant de combler le tunnel. Malheureusement, cela pouvait également accélérer l'effondrement du mur et ouvrait un passage vers l'intérieur du château.

L'artillerie mécanique
L'utilisation d'engins mécaniques capables de lancer de gros projectiles date de l'antiquité et plus particulièrement de l'époque romaine. La terminologie utilisée pour décrire ces engins est loin d'être claire. La catapulte, du grec " Kata " (transpercer) et " pelte " (bouclier), est un terme générique pour décrire ces engins mais désigne également un type précis de machine. Les engins des Romains utilisaient la force de tension ou de torsion pour propulser leurs projectiles. Un nouveau type d'appareil apparut au moyen-âge, utilisant des contre-poids. Décrivons maintenant quelques-uns de ces engins.
- La Baliste
On emploi généralement ce terme pour designer une sorte de grosse arbalète montée sur un pied pouvant être munie de roues. La baliste était capable de lancer des flèches géantes de plusieurs mètres ou des barres de fer rougies au feu. Son mécanisme style arbalète la rendait très précise et facile à manier.
- La pierrière
Cet engin était destiné à lancer de grosses pierres et fonctionnait grâce à la tension de cordes et de ressorts. La pierrière est l'image type de la catapulte telle qu'on se la représente généralement. La pièce essentielle est un bras se déplaçant dans un plan vertical mu par des ressorts de bois entourés de corde. Ce bras était monté sur un chariot de bois et se terminait par une cuiller recevant le projectile. On armait ce bras au moyen d'un treuil afin de l'amener en position horizontale. Lorsque ce bras était relâché, il était violemment ramené à la position verticale et arrêté par une forte traverse. La pierre contenu dans la cuiller était ainsi projetée avec force.
- Le trébuchet
Apparu durant le XIIe siècle, cet engin à contre-poids est la seule arme inventée au moyen-âge. Le trébuchet aurait déjà été utilisé en Chine avant d'être introduit en occident probablement par les Maures. Il remplaça le plus souvent les engins à torsion durant le XIIe siècle. Le trébuchet ressemble à une énorme balance suspendu à un cadre de bois. Un contre-poids était attaché au bras du coté le plus proche de l'axe de rotation. De l'autre coté pendait une grosse poche en cuir contenant les projectiles. Le bras était abaissé à l'aide de treuils et de poulies puis relâché pour arriver à la verticale et projeter la charge contenue dans la poche. On pense maintenant qu'un gros trébuchet pouvait lancer environ 150 Kg de pierres à une distance de 300 mètres pour un contre-poids de 10 tonnes.

De gauche à droite: Balliste, pierrière, trébuchet
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