Du combat à mains nues

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Du combat à mains nues

Message par Kerraaoc le Jeu 18 Sep 2014, 12:58

Du combat à mains nues
Par le frère Kenny de Mazière



Source: La bibliothèque du monde


I) Préambule


Le présent traité a pour objectif de former de manière théorique des combattants à mains nues. A notre époque, le combat rapproché se fait essentiellement à l'épée. Or il est essentiel de savoir se défendre à mains nues en cas de désarmement.. Aussi le dit traité a pour but de combler les lacunes éventuelles en matière de combat à mains nues.


Nous verrons tout d'abord les techniques d'attaque, puis de défense, et enfin nous parlerons des techniques visant à priver un adversaire d'air afin de le soumettre voire de le tuer.


II) Les techniques d'attaque


Dans un combat à mains nues, nous pouvons utiliser diverses parties du corps. Poings et pieds sont les plus utilisés. Parfois les genoux et les coudes sont utilisés, mais nous ne nous attarderons uniquement sur les coups de poing et de pied, largement plus répandus.


a) Les coups de poing


Le coup de poing crocheté en abrégé crochet est un coup de poing circulaire délivré le plus souvent à mi-distance avec le bras semi-fléchi (formant comme son nom l’indique une sorte de «crochet»). Il peut être réalisé uniquement avec une action de l’épaule ou à contrario en utilisant une rotation du tronc ce qui lui donne une plus forte puissance de frappe.
Le mécanisme de frappe utilise la circumduction autour de l’épaule mais également en fin de trajectoire l’extension du coude (mouvement de piston notamment pour les techniques redoublées).


Coup porté du revers du poing. Il est classé dans les attaques indirectes de la main. On frappe du dos du poing et de la tête des métacarpiens suivant différentes trajectoires en arc de cercle (autour du coude, de l'épaule ou en combinant les deux):

**    Dans un plan horizontal de l'extérieur vers l'intérieur le pouce en haut
**    Dans un plan horizontal de l'extérieur vers l'intérieur le pouce en bas
**    Dans un plan vertical de bas et haut, phalanges tournées vers le haut
**    Dans un plan vertical de haut et bas, phalanges tournées vers le bas


Le coup de poing descendant est délivré dans l’axe direct et sa trajectoire est plutôt circulaire.
On associe ce coup de poing à une sorte de crochet plongeant. Ce qui est faux, car comme dit ci-dessus il est donné dans l’axe direct et atteint donc les cibles frontales. À l’opposé (et par définition), le crochet atteint les cibles latérales.
Le coup de poing descendant est donné quelquefois à mi-distance voire même «en aveugle» notamment au corps-à-corps (c’est-à-dire sans vision réelle de la cible à atteindre).


Le direct court est coup de poing dans l’axe direct exécuté le plus souvent sur le buste adverse, souvent le pouce en haut et à mi-distance. Contrairement à l’uppercut utilisant la poussée des jambes et la circumduction de l’épaule, il s’exécute avec une translation du tronc et une activité plus prononcée du coude.


Le direct du bras arrière est généralement utilisé pour délivrer un coup puissant. Il est donc très préparé et puissant. Ainsi les coups puissants se délivrent le plus souvent du bras arrière.
À l’encontre de la frappe du bras avant, il permet de stopper plus facilement la progression adverse et utilisé pour placer des contres puissants.


Le direct du bras avant est un coup de poing généralement non appuyé et rapide, contrairement au bras arrière. Il a trois fonctions principales :

**    garder l’adversaire à distance (coup d’arrêt)
**    gêner l’adversaire dans ses démarches (notion d’écran)
**    et surtout permettre une construction du jeu offensif (préparer une suite d’actions pour trouver des ouvertures).


Le coup de poing en contre croisé consiste à utiliser le bras adverse comme une glissière pour délivrer une attaque dans l’attaque adverse. Le coup est délivré lors du déclenchement adverse et avec une inclinaison latérale du buste (désaxage); cela pour éviter d’être atteint dans l’axe par le poing adverse.
C’est une arme redoutable en combat et appartient généralement aux combattants expérimentés.


Le coup de poing remontant est un geste de percussion réalisé de bas en haut, et délivré le plus souvent à mi-distance avec le bras semi-fléchi.
Il est souvent qualifié de crochet dans le plan vertical, ce qui n'est pas toujours vrai. Sa trajectoire peut être effectivement curviligne mais elle peut être également rectiligne (oblique remontante le plus souvent). Ainsi, une trajectoire perpendiculaire à la cible évite plus facilement des esquives adverses.

Le coup de poing retourné est réalisé avec un tour complet sur soi-même. C'est un acte très efficace lorsqu'il atteint sa cible. L'inconvénient majeur vient de sa réalisation extrêmement ardue à mettre en place en combat.

Le coup de poing sauté est une technique de frappe exécutée en sautant. L’impulsion peut se prendre indifféremment sur un ou deux pieds. Le plus souvent le coup porté est un direct long du bras arrière.


Dernière édition par Kerraaoc le Jeu 18 Sep 2014, 13:02, édité 1 fois

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Re: Du combat à mains nues

Message par Kerraaoc le Jeu 18 Sep 2014, 13:01

b) Les coups de pied

Pour utiliser les techniques de pied, nous trouvons deux formes principales de trajectoire (rectiligne et curviligne), et plusieurs surfaces de frappe (dessus, dessus et côté du pied notamment pour la plupart des boxes sportives et arts martiaux sportifs). Trois modes de frappe usuels sont répertoriées :

** les frappes rectilignes notamment pour le direct et le latéral
** les frappes circulaires notamment pour le circulaire et le semi-circulaire
** les frappes circulaires inversées notamment dans le crocheté et le retombant

Ces frappes peuvent se réaliser dans différents plans : horizontal, oblique remontant, oblique descendant et vertical. Elles peuvent se combiner entre-elles (utiliser différentes trajectoires et plans de frappe avec des orientations de corps multiples) et ainsi réaliser des formes « hybrides » (cela à l’infini).


Le coup de pied bas est une technique de jambe qui consiste à porter un coup de pied dans le membre inférieur de l'adversaire (cuisse ou mollet). Il peut être porté à l'extérieur et/ou à l'intérieur de la jambe avec le pied, voire avec le tibia.
Il permet de fragiliser les membres inférieurs adverses (capacité à utiliser ses jambes c’est-à-dire la diminution de la dextérité, stabilité et mobilité).


Le coup de pied circulaire est une technique de percussion avec le membre inférieur fait dans un mouvement curviligne de l’extérieur vers l’intérieur du corps. Il atteint le plus souvent les cibles latérales. La trajectoire du coup, décrit un arc de cercle dans un plan généralement proche de l’horizontale pour atteindre un adversaire qui se présente très souvent de trois-quart de face. Les cibles visées sont en général les parties vitales, fragiles et molles de l’organisme : la tête, les parties molles du bras, les flancs, les cuisses, les mollets et le pied pour les coups de pied circulaire dit de balayages.
La trajectoire est plutôt horizontale pour les coups en ligne moyenne, montante pour les coups en ligne haute et descendante pour la ligne basse Ainsi, le coup de pied semi-circulaire peut lui ressembler dans son exécution.

Les principales formes d’exécution sont les suivantes :

1/ Le coup de pied circulaire de forme dite « fouettée ». Cette façon utilise principe du fouet du genou et dans ce cas la coup est dite « rebondissante » (la plupart du temps). La trajectoire est plutôt horizontale.
2/ Le coup de pied circulaire de forme dite de jambe « lancée tendue » (ou « balancée » vers l’intérieur du corps). Cette façon utilise deux mouvements, 1/ action de la hanche (circumduction), 2/ flexion de la cuisse sur le tronc, 3/ ou la combinaison des deux manières précédentes.
3/ Le coup de pied circulaire de forme dite « en tourniquet ». Le coup est donné avec la rotation de l’ensemble du corps : appui, hanches et épaules. Cette façon est dite « pénétrante » (ou « défonçante ») car l’ensemble du corps est entraîné dans un effet de rotation complète amenant le pratiquant à réaliser un tour sur lui-même pendant un coup raté.
Les manières ci-dessus peuvent être combinées entre elles.


Le coup de pied crocheté est un coup de type circulaire inversée (c'est-à-dire vers l’arrière du corps) dans un plan horizontal ou oblique. Il est généralement frappé avec la partie arrière du talon.
La technique peut être réalisée :

** du pied avant ou arrière avec une extension de la cuisse sur le tronc et cela (sans quitter l’adversaire des yeux)
** du pied arrière avec un pivot plus ou moins grand de l’appui au sol
** du pied arrière avec une rotation complète de l’appui (quasi un tour entier) que fait perdre de vue l’adversaire pendant un court moment. Cette technique est particulièrement puissante pour l’affrontement de plein-contact.

Deux façons de percussion coexistent :

** Méthode dite « jambe tendue » (balancé avec la hanche) où l’action principale est une extension de la cuisse sur le tronc donnée avec une vive contraction des muscles fessiers et une extension dorsale.
** Méthode dite « fouettée » (« coup de fouet » à l’envers autour du genou) c’est-à-dire en ramenant le talon vers la fesse).
Une combinaison de la façon « jambe tendue » et de la façon « fouetté » est très souvent employée.


Le coup de pied direct est un coup de pied vers l’avant exécuté les hanches de face (frontal) :

Soit par un mouvement combiné de flexion de la hanche et d’extension du genou
- Soit uniquement par un mouvement de flexion de la hanche.

Il peut être exécuté de la jambe avant ou arrière. La surface de frappe peut différer suivant la forme technique : frappé avec bout des orteils (notamment pour les pratiques en chaussons ou chaussures) le « bol du pied » (dessous des orteils), frappé avec le talon (pied en flexion dorsale) ou le « cou du pied » (dessus du pied).
Les cibles visées peuvent se situer à trois hauteurs : le membre inférieur, le tronc ou la tête. Certaines cibles vitales peuvent être atteintes (gorge, triangle génital).
L’approche de la cible peut se faire de différentes manières : avec un pas marché (croisé), un pas chassé, un sursaut, un saut ou en combinant certains de ces précédents modes.

Les différents types de technique sont :

1/ Le coup de pied direct de forme dite « fouettée » vers le haut : La surface de frappe décrit un arc de cercle de bas en haut, le genou sert de pivot, dans le plan vertical. Une flexion du genou précède la frappe et le plus souvent combinée à une élévation du genou. Le coup est donné avec l’idée de percuter vers le haut. Très souvent, après l’impact le pied revient vivement en arrière, à sa position de départ.
2/ Le coup de pied direct de forme dite « pistonnée » : La surface de frappe suit la ligne la plus droite possible vers la cible. Le coup est donné avec l’idée de percuter en profondeur.
3/ Le coup de pied direct de mode « posé puis poussé » : La surface de frappe est d’abord posée sur la cible adverse puis avec une action d’extension du genou l’adversaire est repoussé.
4/ Le coup de pied direct de forme dite de jambe « lancée tendue » (ou balancée vers le haut) : ce mode est utilisé soit pour percuter en remontant, soit en coup d'arrêt. Dans ce dernier cas le membre est lancé tendu vers le haut puis le pied est posé sur la cible adverse ce qui stoppe l’avancée de l’adversaire ou l’arme adverse dans sa trajectoire.

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Re: Du combat à mains nues

Message par Kerraaoc le Jeu 18 Sep 2014, 13:04

Le coup de pied vers l’arrière est un coup de pied donné dans le dos, porté généralement avec le talon (partie dure du pied), avec une légère inclinaison du tronc dans la direction opposée.
Cette technique existe sous deux formes principales :

** La trajectoire est en ligne directe de type « percutant » ou « pénétrant », voire « repoussant ».
** Le coup remonte et est « crocheté » (fouetté à l’envers autour du genou, forme de type Coup de pied crocheté). Cette technique est très efficace lorsqu’on est près de l’adversaire pour atteindre les cibles de la ligne moyenne ou basse.

Sous ces deux variantes, le coup de pied vers l’arrière peut être donné :

** De la jambe avant avec une rotation de l’appui et donc du tronc (pivot avec demi-tour vers l’arrière).
** De la jambe arrière avec une rotation complète de l’ensemble du corps (tour entier ou 360°) que fait perdre de vue l’adversaire pendant un court moment. Cette technique est dénommée « retournée » et est particulièrement puissante.

La technique peut être également portée en sautant de loin ou au corps à corps. On le nomme « coup de pied vers l’arrière avec saut »


Un coup de pied en marteau est un coup de pied écrasant, donné les hanches relativement de face avec le talon du pied dans une trajectoire finale descendante. Il atteint généralement le sommet du crane et le dessus des épaules.

Cette technique a deux formes principales :

** trajectoire directe, dite « à la hache » . Dans sa première phase le pied monte largement au dessus de la cible puis redescend pour atteindre une cible horizontale dans sa phase descendante ;
** trajectoire circulaire au départ (en « croissant » ou « demi-lune ») puis descendante sur seconde partie ;

- Dans sa phase descendante la jambe tendue peut se combiner avec une action de flexion du genou. Action de type « fouetté » à l’envers autour du genou, une forme de sorte coup de pied crocheté
Sous ces deux variantes, le coup de pied en marteau peut être donné :

** De la jambe avant ou arrière sans rotation excessive des hanches.
** De la jambe arrière avec une rotation complète de l’appui et donc du tronc (tour entier) en faisant perdre de vue l’adversaire pendant un court instant. Cette technique est dénommée « retournée » a une puissance notamment forte.

La technique peut être aussi portée en sautant.


Le coup de pied latéral est exécuté dans un mouvement les hanche de profil. Il combine une adduction de la hanche, avec une rotation de la cuisse et une extension du genou. Le type de percussion peut être soit percutant (rebondissant), soit pénétrant (enfonçant ou défonçant) ou repoussant (on dit posé-poussé).
Le coup est porté avec le dessous du pied (avec le talon, cheville fléchie ou, la semelle pour la pratique en chaussures), le bord externe du pied (pied en éversion, cheville fléchie) ou, plus rarement avec le « bol » du pied (dessous des orteils, cheville fléchie). Plus couramment ce coup de pied dit "de côté" est délivré avec le talon ou le bord externe du pied en flexion et à l'horizontale.

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Re: Du combat à mains nues

Message par Kerraaoc le Jeu 18 Sep 2014, 13:07

III) Les techniques de défense


En combattant à mains nues, il est indispensable d'attaquer, mais aussi de se défendre afin d'éviter ou de bloquer des coups extrêmement douloureux, voire mortels. Nous allons donc voir diverses techniques de défense afin de remédier au mieux aux attaques adverses.


Le blocage

Le blocage est mouvement défensif permettant d’annihiler un coup adverse. Ce geste défensif consiste à arrêter un coup en interposant une partie corporelle (ou le gant) entre la cible visée et l’arme adverse. Il peut être effectué avec de nombreuses parties du corps : mains, tibia, avant bras, dessous des pieds, etc.

On distingue trois formes principales :

** le blocage dit « neutre » qui encaisse le coup,
** le blocage qui va à l’encontre du coup (avec effet dit de « télescopage » de l’arme),
** et le blocage qui accompagne le choc adverse (absorption de l’arme adverse). Il est exécuté le plus souvent avec l’avant-bras ou le bras. Pour certaines formes de blocage, on parle également de parade bloquée


Pour réussir un blocage, voici les points clés à respecter :

Le geste doit être parfaitement automatisé pour éviter un échec en combat (on s’arrête pour essayer de réfléchir à la technique), il doit être aussi parfaitement maîtrisé, pas question de se lancer dans un combat sans maîtriser son sujet, la médiocrité de la maîtrise ne pourrait qu’emmener à la perte du combat.

** L’exécution doit s’accompagner de préférence d’une activité de déplacement (accompagnement, absorption du choc…) donc pas question de rester figé.
** Le déplacement se doit d’être fluide et rapide, un rigidité peut entraîner une déséquilibre (un coup puissant entraîne forcément un déséquilibre) et ainsi les possibilités de riposte seront affectées.
** L’endurcissement des différentes parties du corps susceptibles de bloquer doit être une priorité pour le combat, sous peine de se retrouver avec un tibia ou avant bras cassé lors de l’exécution du mouvement de parade.


La couverture

La couverture est un geste défensif permettant de se protéger d’une attaque (coup) en plaçant l’arme ou la partie corporelle (poing, avant-bras, coude, bras ou épaule) sur la cible visée.
Cette forme de défense dite « passive » se différencie du blocage et de la parade qui sont des gestes dits « actifs ». La couverture est synonyme de « protection » notamment lorsque le combattant monte les bras pour se protéger contre une éventuelle attaque à la face.

Elle est utilisée soit:

** de manière anticipée en cas d’attaque adverse, notamment pour se protéger dans sa propre avancée ou attaque (exemple: monter l’épaule contre la mâchoire, se couvrir avec le bras et le gant)
** de manière instantanée lorsque l’attaque adverse est déclenchée.

Elle est particulièrement utile pour se protéger d'une série de coups à la face. Combinée à un bon jeu de jambes, elle peut permettre au défenseur de s'éloigner légèrement de son assaillant en limitant les risques pour lui.


L'esquive

L’esquive est un mouvement défensif permettant d’éviter l’offensive adverse. Elle consiste à un déplacement (retrait) de tout ou d’une partie du corps. On parle d’ « esquive partielle » (mouvement de tronc ou de déplacement d’un seul appui) et d’ « esquive complète » (déplacement de deux appuis).
Habituellement, elle est l’apanage des combattants expérimentés et la forme de défense par excellence (elle assure une sécurité maximale). Lorsqu’elle est bien organisée elle permet des ripostes efficaces.

On trouve six formes usuelles d’esquive :

** la flexion latérale (inclinaison du tronc ou désaxage),
** l’esquive en torsion (retrait par rotation du tronc et extension dorsale),
** l’esquive par-dessous (verticale ou rotative),
** le retrait de buste en arrière (par extension dorsale),
** le pas de coté
** le pas de retrait



Le pas de côté

Un pas de côté est un placement du corps hors de l’axe d’attaque adverse par déplacement d’un ou de deux appuis. On peut parler également de « décalage » (un pied en dehors du couloir direct d’affrontement) et de « débordement » lorsque l’on sort du couloir direct d’affrontement.
On parle également de « pas de diagonale » lorsque le déplacement s’effectue sur un axe oblique.

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Re: Du combat à mains nues

Message par Kerraaoc le Jeu 18 Sep 2014, 13:10

Le pas de retrait

Déplacement des appuis vers l’arrière. Consiste à se soustraire de l’attaque adverse par un déplacement arrière (aussi « rompre » ou « retraite »). Le retrait complet des appuis entraîne une sortie de la zone d’échange. Il ne doit pas être trop prononcé pour permettre de riposter rapidement.



Le retrait de buste

Action de soustraction du buste sur attaque adverse. Il permet de conserver la distance d’action contrairement à un pas de retrait. Certains athlètes utilisent ce mode défensif pour construire leur boxe. Ainsi un vif retrait lors du coup adverse avec un « rappel du tronc » vers l’avant permet d’augmenter la puissance de la riposte.



Le retrait de jambe

Action de soustraction du membre inférieur sur attaque adverse. Il permet de conserver la distance d’action contrairement à un pas de retrait. Ainsi un vif retrait lors du coup adverse avec une utilisation du poids de corps vers l’avant permet d’augmenter la puissance de la riposte. Certains individus sont spécialistes de cette façon de faire, ils vont même jusqu’à piéger leurs adversaires pour placer des contre-attaques fulgurantes.



IV) Techniques d'étranglement et de luxation


Elles ont pour but de maitriser un adversaire soit en lui coupant l'arrivée d'air ou de sang (étranglements) ou de l'immobiliser par la douleur (luxations). Ces techniques doivent impérativement être enseignées à des personnes plus expérimentées, car, mal maitrisées, elle peuvent être un danger pour le partenaire d'entrainement. Cependant, elles peuvent être utilisées en combat pour immobiliser un adversaire en lui brisant les membres ou en le tuant.


Les étranglements

Les étranglements sont des techniques redoutables. Il y a deux types d'étranglement:

** Sanguin: couper l'arrivée du sang au cerveau d'un adversaire en lui comprimant ses artères carotides.
** Respiratoire: empêcher le renouvellement de l'oxygène dans le sang en comprimant la trachée.


Ce sont des techniques considérées comme dangereuses. En effet si la prise est maintenu trop longtemps, elle peut entraîner la perte de connaissance puis le décès par asphyxie.
Le mécanisme de l'étranglement est simple : compresser les artères carotides de l'adversaire et/ou lui couper l'arrivée d'air aux poumons en lui compressant la trachée (cette dernière méthode étant plus dangereuse que sa "cousine" sanguine, car elle peut produire une rupture des cartilages du larynx, ce qui peut provoquer une hémorragie).
L'étranglement peut se faire à main nue ou en utilisant les vêtements de l'adversaire ou encore en utilisant une arme (bâton, ceinture,..). L'étranglement peut aussi se faire en combinant une clé , permettant un meilleur contrôle de l'adversaire.


b) Les clés articulaires

Une clef (ou clé) articulaire est une technique de combat consistant à amener une articulation d'un adversaire au maximum de son amplitude ce qui provoque une douleur et donc l'abandon de l'adversaire. Ces techniques sont également utilisées pour maîtriser une personne en réduisant le risque de blessure.
La sollicitation de l'articulation se fait en mobilisant un membre, avec un effet de levier. Cela nécessite un placement permettant de saisir le membre sans risquer de se faire frapper.
La manipulation de l'articulation entraîne une douleur progressive en fonction de la force appliquée, et si elle est mal réalisée ou faite trop violemment, peut entraîner diverses lésions sur les muscles, les tendons, les ligaments et entraîner une entorse, une luxation voire une fracture.
Les clés peuvent être utilisées pour soumettre l'adversaire, comme cela a été dit ci-dessus, mais aussi pour projeter l'adversaire au sol. Dans ce cas, l'attaquant utilise la douleur provoquée par la clé pour forcer l'adversaire à se jeter au sol.
Les clés peuvent être classées en fonction de la partie du corps qui est visé :

** clés de bras (épaule et coude)
** clés de jambes (genou)
** clé de cheville
** clé de poignet
** clé de doigts
** clé de cou (vertèbres cervicales)


Et en fonction de la direction de la force :

** clé en extension (hyperextension)
** clé en torsion (par exemple sur la cheville, plus traumatisante)
** clé consistant en un écrasement musculaire (au mollet ou au biceps)



V) Conclusion


Le combat à mains nues, bien que négligé à notre époque, est cependant un atout vital. En effet, il permet à un combattant de continuer à se défendre même après avoir été désarmé par son adversaire.


La maîtrise parfaite de ces techniques permet avant tout une meilleure connaissance de son propre corps et de ses limites. Tout guerrier qui se respecte se doit de connaître son corps à la perfection afin de pouvoir prévoir ses propres réactions en combat.


Il ne faut cependant pas oublier que ces techniques sont dangereuses, certes, mais n'apportent pas l'invincibilité pour autant. Nul n'est invincible ou parfait. Le combat à mains nues ne vous apportera qu'un atout supplémentaire. Il sera donc de votre devoir de mettre vos atouts à profit afin de survivre.

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Re: Du combat à mains nues

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