[RP] Chronique institutionnelle de la Lorraine - Des origines à nos jours

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[RP] Chronique institutionnelle de la Lorraine - Des origines à nos jours

Message par Kerraaoc le Ven 23 Jan 2015, 18:45

Chronique institutionnelle de la Lorraine - Des origines à nos jours



-César de la Tour, premier duc et fondateur de la Lorraine suite à l’épisode malheureux -de 6 jours- de Bâton noir « le bref », fonde la HAL, la coutume lorraine et les bases héraldiques souveraines & autonomes de la province ainsi que des fiefs de retraite.
-A l'origine bicamérisme : seuls le conseil ducal et la Haute Assemblée Lorraine existent.
[...]
-Puis passage au système institutionnel avec 3 chambres : conseil ducal, parlement et HAL.
-Le conseil a le pouvoir exécutif, judiciaire et de promulgation des lois, le parlement le pouvoir législatif, la HAL le pouvoir de retoquer et de tempérer les lois.
-Crise grave avec le parlement qui promulgue des lois qu’il écrit sans consulter le conseil, allant à l’encontre des décisions exécutives dudit conseil.
-Promulgation de la loi martiale par le duc Bigmetal von Frayner puis fermeture du parlement sur l’avis d’Ardarin.
-Insultes allant jusqu’à la Hache heRPée, d’une violence inouïe. Jamais plus une telle violence verbale ne se reverra en Lorraine.
-La mauvaise réputation de la HAL auprès du peuple commence là.
[...]
-Système institutionnel avec deux chambres de nouveau, conseil ducal et HAL.
-La réalité institutionnelle ne cadre plus avec la définition du pouvoir dans la constitution. La vie suit pourtant son cours.
-Dans une logique de vengeance, qui vient se cumuler sur l’antagonisme élitiste/populiste, fondateurs/nouveaux venus politiques, le conseil de Joséphine écrit et promulgue une loi pour rouvrir le parlement. La HAL retoque, totalement scandalisée du contenu, malgré ses multiples avertissements.
-De nouveau les insultes fusent de part et d’autre et le conseil est conspué comme rarement en gargote.
[...]
-Sous la duchesse Morphée von Frayner, Guise réécrit la plupart des textes de lois, le conseil les promulguant tous à l’unanimité. De fait le conseil a les trois pouvoirs pour gouverner, la HAL continuant dans son rôle, malgré la même non-conformité constitutionnelle.
[...]
-Sous et par le duc Guise von Frayner, la constitution et le système institutionnel sont réécrits.
Celui-ci faisant le lien entre les deux institutions et les deux générations de politiques, les textes fondamentaux sont promulgués à l’unanimité des deux chambres.
-Le conseil a les 3 pouvoirs, la HAL est renforcée dans ses prérogatives notamment comme gardienne de la constitution, puisqu’ aucune modification de celle-ci et de la répartition des 3 pouvoirs ne peut se faire sans sa participation et son accord, sous peine de caducité de fait.
-Le parlement redessiné sous la plume d’Ardarin, est ré-ouvert par la décision de Guise. Cette Chambre n’a plus aucun pouvoir afin de ne plus provoquer de blocage et de cacophonie. Il permet de diffuser « pédagogiquement » le savoir aux membres cooptés de celle-ci.
-Ce système fonctionnera à plein régime pendant 1 an et demi, tout en évoluant vers plus de poids pour la HAL du fait du contrôle du conseil par les membres des partis politiques de Guise et de Yanahor.
Cette période, qu’on peut aussi qualifier de « paix des oligarques » voit d’ailleurs Guise, Yanahor et Enorig (deux fois) se succéder comme ducs de Lorraine.
-Pendant cette année et demie de nombreux opposants du système (Cassandres et la plupart de ses obligés de St Dié, puis Pirlet et ses obligés, ou encore Songe par exemple) sont éliminés de Lorraine de par la menace de leur mise en procès face à leurs erreurs politiques qui leurs auraient coûté la HT (et donc la fin de leur carrière).
-La réputation publique de confiscation du pouvoir par la HAL est née de là.
[...]
-Sous la duchesse Marjolaine (veuve von Frayner de Bigmetal), en plein conflit niveau ducal entre Guise et Yanahor, et aux prémices de la crise dite « du HCI » Guise est président de la HAL.
Encore sous loi martiale de la fin du mandat précédent de la même duchesse, c’est par décret de celle-ci rédigé par Guise (la duchesse est membre du parti de G.) que ce dernier est nommé « dictateur légal » le temps du conflit.
-Il cumule ainsi tous les pouvoirs de décisions exécutives et législatives, les textes de lois devant seulement être signés par la duchesse en charge pour qu’ils soient promulgués.
-La HAL et le conseil étant sous le contrôle direct du même homme, cette extrême personnalisation du pouvoir va voir réussir les objectifs déclarés d’éliminer institutionnellement les sbires pro-confiscation du pouvoir impérial au niveau ducal. Mais également entrainer des conséquences négatives comme un excès de mises en procès d’opposants supposés ou déclarés, heurter les consciences de la majorité des habitants actifs par l’absence totale de communication pédagogique, d’explication du « pourquoi du comment », nonobstant les déclarations et décrets officiels.
-Le manque d’explication, de consultation, combinés aux excessives insultes verbales de Guise vont mettre l’essentiel de la vie politique contre lui, la gargote étant le lieu d’expression du mécontentement populaire, en dépit de sa victoire à l’échelon impérial contre tous les tenants de sa génération qu'ils soient en Lorraine, en FC et en Savoie, s’étant ralliés à Yanahor.
-Ceci explique en partie la très mauvaise réputation à la fois de l‘architecte des institutions et de la HAL, dorénavant considérés non sans raison donc, comme tyranniques et injustes.
[...]
-Sous le duc Gwendarion (pro Guise sans être du même parti), Guise continue sa « purge » de la HAL.
Faisant trainer les élections, face à l’objection de la majorité de la HAL de réformer les statuts pour empêcher les nobles non-anoblis pour mérite juridique d’y entrer, le souverain de Bolchen vire les dits membres incapables de justifier leur savoir juridique.
-Cette décision va définitivement sceller la colère du personnel politique et l’envie de faire « tomber » Guise du piédestal qu’il s’est construit.
-Les statuts finissent par être réformés dans le sens voulu par Guise. Le président de la HAL devient Princeps pouvant indéfiniment rester à la tête de cette institution par le biais du « vote de confiance/défiance » lors de tout blocage. Seuls les plus remarquables juristes peuvent dorénavant être membre votant, de même que les plus influents nobles des royaumes francophones peuvent y être nommés comme consultants.
-La Loi martiale est levée.
-La colère tempête en gargote. La HAL est définitivement identifiée à Guise.
[...]
-La duchesse suivante, Bambou, ancienne du parti de Guise mais élue par la fédération de tous les opposants excédés par le chef de famille von Frayner, tente de faire comme si la HAL n’existait pas, comme la duchesse Joséphine par le passé avant-elle. La HAL par la voix de Guise retoque les 3 premiers décrets économiques de ce conseil.
-La duchesse fait cesser les travaux de la haute assemblée en la prenant par la force.
-Guise est arbitrairement destitué de sa charge de princeps de la HAL.
-La Duchesse fait mettre en procès et condamner pour haute trahison Guise.
-La duchesse ordonne le retour des membres virés par Guise à la HAL.
-Le système reste le même, mais la HAL soumise à présent au pouvoir ducal laisse tous les textes être promulgués par le conseil élu.
[...]
-Le duc suivant Circa de Rubempré pourtant élu par les votes de la plupart des opposants de Guise, fait la paix avec lui et permet la restauration de la HAL contre la promesse de la fin de sa vie politique active et de faire de la HAL un « conseil constitutionnel » à terme.
-Les membres de la HAL pro-Bambou sont de nouveau virées avec en prime l’accusation purement déclarative de haute trahison à la constitution.
-La HAL ne compte plus alors que 4 membres votants et deux consultants, contre 12 membres votants auparavant.
-Guise décide de la création de la chambre de la noblesse (CDN), immédiatement « construite » et ouverte par Ardarin.
-La CDN est « faite » pour représenter les nobles, leur donner un moyen d’expression loin de la gargote où ils représentaient un facteur déstabilisant pour le régime Guiséen depuis 3 mois.
-Le système se retrouve avec 4 chambres (conseil ducal, HAL, CDN et parlement), mais seules les deux premières ont du pouvoir.
-Les opposants à Guise sont furieux de sa victoire apparente.
[...]
-Le duc suivant, Selee, qui n’a pas obtenu quelques temps auparavant par MéSaNge le soutient du Duc des Ducs, surfe efficacement sur la vague victimaire d’opposition à Guise pour se faire élire. Refusant de communiquer avec la HAL, notamment les chiffres des finances du duché, celle-ci décide de le renverser, comme elle en possédait le droit constitutionnel.
-La première révolte, réussie, contre un duc élu qui ne défendait pas le château (motif de HT, alors) voit Chlodwig von Frayner prendre le pouvoir putatif grâce au général de Bolchen Sthoreal, à la tête de 16 soldats de la garnison de Verdun.
Faute de présence et de communication du conseil de régence, et immédiatement vue comme une révolte « guiséenne » suite à sa provocation au petit jour en CDN, les sortants s’organisent et réussissent à prendre le château avec le double d’effectif 4 jours plus tard.
-Guise, en Bourgogne pour sa future alliance matrimoniale est malade et donc trop absent. Selee se fait l’expression du désir de revanche des opposants à Guise et Chlodwig. Mais ils n’arrivent ni à avoir gain de cause au niveau judiciaire (La Bourgogne réfute la mise en procès sur son territoire de Guise et va jusqu’à menacer Selee d’intervenir contre lui), ni au niveau héraldique (la Hérauderie Impériale réfute les arguments de Selee pour sa destitution. C’est au contraire Selee qui se fera destituer après son mandat pour défaut d’allégeance.).
C’est donc la HAL qui servira d’exutoire, et par décret « illégal » (d’un point de vue de la constitution d'alors) se voit nier son droit d‘exercice. La constitution est de même remplacée, mais ne durera que le temps de son mandat de contre révolte.
De même la HAL nie son activité en retour.
-Le conseil se retrouve avec tous les pouvoirs, sans aucune chambre pour les tempérer. Ce qui est assez paradoxal pour un personnel politique qui souhaitait « se libérer du tyran ».
-Le fils de Guise, Constantin, réussit à prolonger et imposer les idées guiséennes pour définir les statuts de la chambre de la noblesse : à savoir une incapacité systémique à décider de quoi que ce soit au vu de sa composition et de son absence totale de pouvoir.
[...]
-Le début du mandat de Sébastien Pirlet voit Guise abdiquer de sa charge de Princeps de la HAL, du fait de sa grave maladie (des crises trop fréquentes et trop longues de diabète comatique = absentéisme prolongé).
Ça n’empêche pas celui-ci de le mettre de nouveau en procès et le condamner pour HT sous couvert de faire suite à la volonté de Selee. Mais qui accomplissait là de fait une vengeance ancienne, contre une HAL et un Guise qui l’avaient à l’époque avec Yanahor, obligé à fuir sous peine de HT pour diffusion illégale d’informations de la HAL. Il s’était d’ailleurs fait bannir du castel de Nancy pour ce motif, alors.
-En guise de dernier pied de nez et d‘adieu, le vieux souverain fit une intervention délibérément polémique en chambre des nobles pour attiser une dernière fois le feu des critiques. Jamais plus il ne reviendra en Lorraine ou parler au castel de Nancy, même lorsque celui-ci sera intronisé roi de France par le truchement de son mariage avec la Souveraine de France, Béatrice de Castelmaure-Frayner.
-Une nouvelle constitution est promulguée, lors de laquelle la dernière division institutionnelle voulue par Guise (ironiquement), est mise en place.
-Le conseil garde tous les pouvoirs, la HAL est remplacée par le Conseil Constitutionnel, la Chambre des Nobles, et un Parlement qui devient l’Assemblée Ducale par la suite.
-Les changements fondamentaux proviennent du fait que le CC se retrouve entravé de tant de contraintes (nombre de membre minimum requis, interdiction de s'auto-saisir, aucun moyen d'appliquer ses décisions, entre autres) qu'il est empêché d'avoir un poids quelconque réel.
-Celui-ci pendant près d'un an et demi ne pourra donc rien faire. Le Conseil ducal est donc seul avec tout pouvoir en Lorraine, sur le papier. Les autres institutions se contentent de faire de la figuration.
-Mais l'élection des empereurs, et leur conception confiscatoire du pouvoir a bientôt bouleversé la donne.

[...] [...]

-De nouveau sous la duchesse Marjolaine, celle-ci passe un accord avec un groupe de brigands dont le leader était Thoros afin qu'il ne pille pas le territoire. Sous les insultes et la pression de l'ensemble des acteurs politiques d'alors, dès le mandat suivant le pouvoir législatif du conseil est retiré au profit de l'AD (sorte d'évolution dans la continuité du parlement qui garde bon nombre de caractéristiques -cooptation à l'entrée etc- datant de celui définit par Ardarin des années auparavant).
[...]
-Dès lors, le pouvoir coupé de sa capacité d'action, les lorrains divisés en 4 chambres dont aucune ne peut décider de quoi que ce soit, c'est l'immobilisme -ou parfois une pseudo tyrannie brinquebalante sous loi martiale qui prévaut, en fonction de l'identité et des compétences politiques de ceux qui accèdent à la charge de Duc de Lorraine.
[...]
-Duc de Lorraine qui en est réduit à un simple rôle de gouverneur toléré, mais ne servant au final à rien, et ce, malgré la suppression tardive de l'AD. Avec lui, c'est l'ensemble des lorrains et des institutions qui se retrouvent asservis au rôle de faire valoir.
Ceci fut rendu possible par le joug des empereurs-dictateurs qui ont totalement exagéré leur pouvoir et leur champs d'intervention dans les décisions de la Lorraine, d'une part. Habituant ainsi toute une génération d'habitants à une anomalie dépeinte par la propagande comme normale. Par la méthode aujourd'hui bien connue des destitutions arbitraires de leurs opposants et de la corruption des acteurs politiques par distribution de titres sans limite. D'autre part, par le fait qu'ils ont imposé et verrouillé l'accès à une administration au rôle disproportionné, aux compétences plus qu'aléatoires, ainsi que l’existence ubuesque et non moins inutile de la mal-nommée Lotharingie - qui rappelons le a disparu depuis près de 500 ans avant que des esprits visiblement peu amènes de l'Histoire ne la recréent fictivement ex-nihilo.


De l'esprit des institutions : Il ampère que depuis la création de la Lorraine de nombreux essais ont été tentés, des formes institutionnelles diverses ont été promulguées afin d'empêcher les excès de pouvoir ou au contraire d'immobilisme au sein de la Lorraine.
Néanmoins une seule forme institutionnelle a donné jusqu'à présent des résultats, dès lors qu'elle est restée modérée et équitable pour la majorité des acteurs en présence.
Marqués par la dernière période guisarchique de confiscation et de personnification du pouvoir, depuis lors on assiste à des évolutions cosmétiques qui ne font que bloquer les marges de manœuvre du pouvoir ducal, dans l'espoir d'empêcher "un autre Guise" alors que paradoxalement le personnel politique est de plus en plus contraint à l'impuissance et au silence par le totalitarisme rampant dû à l'hypertrophie -bien au delà des excès passés de la Guisarchie- du magistère des empereurs et de leurs administrations. Ceux-ci agissent par le biais de méthodes de plus en plus tyranniques, allant de nos jours jusqu'à changer le sens des mots pour leur seul confort et obsession de contrôle des provinces contestataires -telle que la Lorraine. Nous sommes donc dorénavant bien loin de la sagesse et de la sanction des excès de pouvoirs impériaux, par l'empereur de Droit Divin LJS. Saint Empereur, qui malgré ses défauts, accordait une totale autonomie à la Lorraine ainsi qu'à toutes les autres provinces francophones.
Dès lors, face à cette situation de perte totale de souveraineté et disparition de marge de manœuvre pourtant naturelle du pouvoir ducal élu, face à la catastrophe contribuant et procédant de la perte de population, ayant conduit à l'actuel état de déchéance de la Lorraine qui n'essaie plus que de survivre; rationaliser et prendre du recul sur ce qui est essentiel, vital, apparait donc comme le meilleur moyen pour cesser de courir derrière le "un fait divers"-> "une réforme institutionnelle", pour s'attaquer enfin aux vrais problèmes structurels.
Solutions qui doivent à la lecture de la transposition des faits dans cette chronique, quelles que soient leur orientation décidée par les lorrains, avant toute chose permettre à la Lorraine de revivre dans un univers équilibré et motivant.



Source: http://casteldenancy.forumpro.fr

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